Conte des Origines Séminole et Autres Contes

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Les Séminoles sont une nation amérindienne descendant du peuple Muscogee Creek, entre autres, qui migra vers l'État actuel de Floride dans les années 1700 pour fuir les guerres dans le nord. Ils furent ensuite rejoints par des esclaves fugitifs connus sous le nom de Séminoles noirs (Black Seminoles). Le Conte des Origines Séminole est l'une des nombreuses versions du mythe de la création de ce peuple.

Osceola of the Seminole
Osceola, chef de guerre séminole George Catlin (Public Domain)

Leur nom, Séminole, vient soit du mot creek signifiant "fugitif" ou "paria", soit d'une déformation du mot espagnol cimarones, qui signifie "indompté" ou "sauvage". Les Séminoles se désignent eux-mêmes sous le nom de Yat'siminoli ("peuple libre"), également traduit par "peuple invaincu", car ils résistèrent au vol de leurs terres et à la réinstallation forcée par le gouvernement américain. Les Séminoles de Floride refusèrent de se rendre pendant et après les guerres séminoles (1816-1858).

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La spiritualité des Séminoles est profondément enracinée dans le monde naturel et la terre qu'ils considèrent comme la leur.

Au cours de la deuxième guerre séminole (1835-1842), les Séminoles étaient dirigés par Osceola (1804-1838), John Horse (Jean Caballao, c. 1812-1882) et d'autres. Certaines de ces bandes se rendirent dans l'espoir de trouver la liberté dans l'Ouest. Aujourd'hui, la tribu séminole de Floride, la tribu miccosukee de Floride et la nation séminole d'Oklahoma sont des tribus reconnues par le gouvernement fédéral américain.

La spiritualité des Séminoles est profondément enracinée dans le monde naturel et la terre qu'ils considèrent comme leur propre territoire. Leurs légendes et leurs traditions mettent souvent en scène la région de l'État actuel de Floride comme cadre des interactions entre le monde des mortels et les royaumes supérieurs. Les trois récits ci-dessous, parmi les plus connus, se concentrent toutefois sur la création du monde, le chemin du retour vers le Créateur et la manière dont le peuple en est venu à vivre comme il le fait aujourd'hui.

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Texte

Les contes suivants sont tirés de la page Legends of the Seminoles (Légendes des Séminoles) du site de la tribu séminole de Floride (Conte des origines), de Voices of the Winds: Native American Legends (Voix du vent : légendes amérindiennes) (2021) de Margot Edmonds et Ella Clark (La Voie lactée) et de Seminole Indian Legends (Légendes indiennes séminoles), compilé par les collaborateurs du Writer's Program de la Works Projects Administration de l'État de Floride, 1940 (L'étoile du matin).

Conte des Origines

Lorsque le Créateur, le Grand-Père de toutes choses, créa la terre, il y avait beaucoup de choses qu'il voulait y mettre. Des oiseaux, des animaux, des reptiles, des insectes et de nombreux autres êtres vivants. Le Créateur avait certains animaux préférés. Il aimait la panthère – Coo-wah-Chobee – qui rampait à quatre pattes, près du sol. La panthère s'asseyait à côté du Créateur, qui la caressait sans cesse sur son long dos doux et poilu.

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Le Créateur s'assura que certains animaux et certaines plantes possèdent des pouvoirs de guérison uniques. Lorsque le Créateur touche certaines choses plus longtemps que la normale, ses pouvoirs se transmettent automatiquement à ce qu'il touche. Il dit à la panthère: "Quand tout sera terminé, j'aimerais que tu sois la première à marcher sur la terre. Tu es majestueuse et belle. Tu as de la patience et de la force. Tu as quelque chose de spécial. Tu es parfaite pour être la première à marcher sur la terre."

Le Créateur se mit alors à créer toutes sortes d'animaux et d'oiseaux. Des animaux à quatre pattes, des animaux à sabots, des animaux à pattes, des oiseaux à griffes, des insectes, des reptiles... Le Créateur n'oublia rien. Lorsque la terre fut prête, le Créateur plaça tous les animaux dans une grande coquille. Il la posa le long de la colonne vertébrale de la terre, les très hautes montagnes. "Lorsque le moment sera venu, dit-il aux animaux, la coquille s'ouvrira et vous pourrez tous sortir. Quelqu'un ou quelque chose brisera la coquille et vous devrez tous prendre votre place sur la surface de la terre." Le Créateur scella alors la coquille et partit, espérant que la panthère serait la première à sortir.

Le temps passa, et rien ne se produisit. À côté de la coquille se trouvait un grand arbre. Au fil du temps, l'arbre devint si grand que ses racines commencèrent à encercler la coquille. Finalement, une racine fissura la coquille. La panthère était patiente, ce qui plaisait au Créateur. Mais à ce moment précis, la panthère était trop patiente. Le vent se mit à tourbillonner autour de la fissure dans la coquille, tournant et tournant à l'intérieur, si vigoureusement que la fissure s'agrandit.

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Le vent se souvint cependant que le Créateur souhaitait que la panthère soit la première à venir sur terre. "Nous allons exaucer le souhait du Créateur", dit le vent en se penchant pour aider la panthère à prendre sa place sur terre.

Le vent était partout. Le vent était l'air que nous respirons. Après que le vent eut aidé la panthère à sortir la première, celle-ci le remercia pour cet honneur. L'oiseau fut le suivant à sortir. Il avait picoré autour du trou et, lorsque le moment fut venu, il sortit de la coquille. L'oiseau s'envola immédiatement. Après cela, d'autres animaux émergèrent dans un ordre différent. L'ours, le cerf, le serpent, la grenouille, la loutre. Il y en avait des milliers, tellement nombreux que personne, à part le Créateur, ne pouvait les compter. Tous partirent à la recherche de leur place sur terre.

Pendant ce temps, alors que l'Oiseau volait à la recherche d'un endroit où vivre sur terre, le Créateur observait. Il regardait chaque animal et n'intervenait pas, laissant les animaux livrés à eux-mêmes. Le Créateur laisse souvent les choses se dérouler selon leur propre ordre. Parfois, une chose doit arriver pour des raisons qui lui sont propres.

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Lorsque le Créateur vit que tout était fait, il décida de nommer les animaux et de les répartir en clans. Pour avoir été un si bon compagnon, le Créateur récompensa la panthère en lui accordant des qualités spéciales: "Ton clan aura le savoir nécessaire pour établir des lois et fabriquer des remèdes qui guérissent", dit le Créateur à la panthère. "Toi, la panthère, tu posséderas toutes les connaissances sur différentes choses. La panthère aura le pouvoir de guérir différentes maladies et d'améliorer les pouvoirs mentaux."

Le Créateur trouvait les actions du Vent très honorables et nobles, alors il dit au Vent: "Tu serviras tous les êtres vivants afin qu'ils puissent respirer. Sans le vent, ou l'air, tous mourront."

L'Oiseau, pour sa capacité à voler, sera le souverain de la terre, dit le Créateur: "L'Oiseau veillera à ce que toutes choses soient à leur place sur terre."

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C'est ainsi que tout commença. Certains appellent cela la Création. Bien que le Créateur ait mis de nombreux animaux sur cette terre, tous ont fini par trouver leur place...

Les récits tels que la Création et de nombreuses autres légendes ont une signification importante pour nous. Cependant, leur interprétation peut parfois nous dérouter. Les Séminoles, les Miccosukee, les Creek, les Cherokee, les Choctaw et de nombreuses autres tribus racontent des contes des origines. Ces récits peuvent varier d'un clan à l'autre. Cela s'explique facilement: ils vivent tous dans des régions différentes de la Terre, ce qui influence grandement la manière dont les récits sont transmis.

La Voie lactée

Il y a très longtemps, le Créateur souffla vers le ciel et créa la Voie lactée. Ce large chemin dans le ciel nocturne mène à la Cité de l'Ouest. C'est là que vont les âmes des bons Indiens lorsqu'ils meurent.

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Les âmes des mauvais Indiens restent dans le sol où elles ont été enterrées. Lorsque les Indiens Séminoles marchent dans les bois et marchent à l'endroit où une mauvaise personne a été enterrée, ils ont peur. Même si la tombe est recouverte de broussailles, ils semblent toujours savoir qu'une mauvaise personne est enterrée là.

Les Séminoles disent que la Voie lactée brille plus fort après la mort d'un membre de leur tribu. Ils croient que c'est pour que le chemin vers la Cité dans le Ciel soit bien éclairé pour les Séminoles qui voyagent.

Pour qu'un bon Indien puisse marcher sur la Voie lactée, il doit d'abord être aimé de tous. Il ne doit pas parler de manière malveillante, ni mentir ni voler. Il doit être courageux en toutes circonstances et faire honneur aux Séminoles.

Dans la langue séminole, so-lo-pi he-ni signifie "chemin des esprits" ou "la Voie lactée pour les âmes humaines". Et if-i he-ni signifie "chemin des chiens" et désigne le chemin céleste emprunté par les âmes des chiens et des autres animaux morts. Les esprits ne reviennent jamais sur terre depuis la Cité céleste. Les Séminoles ne croient pas que les fantômes reviennent rendre visite à leurs proches.

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Le long de la Voie lactée vivent Rain (Pluie) et Rainbow (Arc-en-ciel). Le mot séminole pour Rainbow signifie "arrête la pluie", et c'est ce que fait Rainbow lorsqu'il apparaît.

Lorsqu'il y a une éclipse solaire, les Séminoles disent que le crapaud-grenouille est venu mordre le soleil. Le crapaud-grenouille continue de manger le soleil jusqu'à ce qu'il ne disparaisse. Les chasseurs séminoles tirent des flèches sur les crapauds-grenouilles dès qu'ils en voient un, afin d'empêcher les éclipses solaires ou lunaires. Les chasseurs séminoles aiment faire beaucoup de bruit pour effrayer les crapauds-grenouilles lorsqu'ils apparaissent.

Le long de la Voie lactée se trouve la Grande Ourse, qui ressemble à un bateau pour les Séminoles. Ils disent qu'elle sert à transporter les âmes des bons Séminoles le long de la Voie lactée jusqu'à la Cité dans le ciel. La tribu séminole appelle l'étoile du matin l'étoile de demain, et l'étoile du soir est connue sous le nom d'étoile rouge.

A Seminole Woman
Une femme séminole George Catlin (Public Domain)

L'étoile du matin

Chok-fee, un jeune Indien, vivait avec sa grand-mère dans une grande forêt de cyprès.

Chok-fee passait le plus clair de son temps à chasser et à fabriquer de belles flèches bien droites. Quand il était petit, sa grand-mère lui avait dit que le rôle d'un jeune homme dans la vie était d'être un bon guerrier et un bon chasseur. Pour cela, il devait savoir tirer droit et courir vite. Chok-fee devint un homme grand, le coureur le plus rapide et le meilleur tireur de sa tribu.

Quand Chok-fee était jeune, sa grand-mère ne le laissait pas chasser loin de chez lui, mais à mesure qu'il grandissait, il s'aventurait de plus en plus loin dans la forêt. Un matin, alors qu'il prenait son petit-déjeuner, sa grand-mère lui dit:

"Maintenant, mon cher petit-fils, tu es un homme et tu vas parcourir de plus en plus de territoire lors de tes expéditions de chasse. C'est très bien, mais, Chok-fee, mon petit-fils, fais attention à ne pas t'aventurer à plus de deux jours de marche vers le sud lorsque tu erres dans la grande forêt. Je te préviens, mon petit-fils, tu ne dois pas aller dans cette direction. Si tu le fais, un grand malheur t'arrivera et tu ne reviendras peut-être jamais. Quand tu pars chasser, tu dois aller vers l'est, le nord ou l'ouest. Il y a beaucoup de cerfs et de dindes dans ces directions, mais ne va pas vers le sud."

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Après avoir terminé son petit-déjeuner, Chok-fee prit son arc et ses flèches et partit. Pendant son voyage, il se demandait pourquoi sa grand-mère lui avait dit de ne pas aller vers le sud. Plus il avançait, plus il devenait curieux, jusqu'à ce qu'il ne décide finalement de faire ce que sa grand-mère lui avait toujours interdit. Il marcha toute la journée vers le sud, sans tuer aucun gibier, bien qu'il y eût de nombreux cerfs et dindes. Le lendemain matin, il poursuivit son voyage vers le sud.

Au bout d'un certain temps, il aperçut des traces de grands cerfs qui menaient toutes vers le sud. Il suivit la piste et finit par arriver à son terme. Au cœur d'une forêt semblable à une jungle se trouvaient deux huttes, une grande et une petite, mais la piste menait à la grande. Alors qu'il se tenait devant la porte, se demandant si c'était bien l'endroit dont sa grand-mère lui avait parlé, une voix rauque d'homme retentit de l'intérieur de la hutte. "Mon cher ami, ne reste pas dehors à te demander s'il est prudent d'entrer. Entre, mon ami, tu ne te feras aucun mal. Je suis seul à la maison."

Chok-fee entra et s'assit près de la porte. Le vieil homme était assis à l'autre bout de la cabane, couvert de telle sorte que sa tête était cachée. Chok-fee avait faim, alors le vieil homme lui commanda à manger. Quand il eut fini de manger, il demanda à l'homme s'il pouvait faire quelque chose pour lui en échange du repas. Le vieil homme lui dit d'aller se coucher et que le lendemain, il lui dirait pourquoi il était venu ici.

Lorsque Chok-fee se réveilla le lendemain matin, le soleil se levait. L'homme n'avait toujours pas découvert sa tête. Il dit à Chok-fee: "Mon ami, c'est moi qui t'ai fait venir ici. Ta grand-mère avait raison de te dire de ne pas venir, mais je t'ai fait venir ici, car j'ai besoin de ton aide. C'est le dernier jour." Sur ces mots, l'homme retira le voile, et Chok-fee constata qu'il n'avait pas de tête.

L'homme expliqua à Chok-fee qu'il y avait quatre jours de cela, un Unga, un très grand oiseau avec un visage humain, était venu lui couper la tête. Lorsque Chok-fee lui demanda pourquoi, l'homme répondit que l'Unga voulait épouser sa fille, Wah-see-get, et que lorsqu'il avait refusé, l'Unga lui avait coupé la tête. Si, à la fin du quatrième jour, l'homme n'avait pas changé d'avis, il perdrait la vie et l'Unga emmènerait sa fille.

Lorsque Chok-fee proposa son aide, l'homme lui dit d'aller vers le grand cyprès qui touchait presque le ciel, où il trouverait l'Unga. Chok-fee devait tuer l'Unga en lui tirant dans le cœur et ramener la tête de l'homme avant midi. Sinon, l'homme mourrait. Chok-fee prit son arc et ses flèches et suivit les instructions du vieil homme. Juste avant midi, il arriva au grand cyprès et trouva l'Unga tenant la tête de l'homme entre ses mains. La tête avait de beaux cheveux roux.

Il y avait deux oiseaux, et l'un d'eux vola vers Chok-fee, laissant tomber un gros serpent qui ne le toucha pas. Chok-fee le tua d'un coup de flèche, et au même moment, l'autre oiseau fondit sur lui. Chok-fee tira à nouveau, avec le même résultat.

À ce moment-là, la tête parla et dit: "Tu as bien fait, mon ami, mais tu dois tuer l'Unga lorsqu'il s'envolera pour attaquer, sinon nous mourrons tous les deux. Il ne me laissera pas partir à moins que tu ne le tues. Et tu dois le toucher en plein cœur si tu veux le tuer. Lorsque tu l'auras tué, tu devras me ramasser et me ramener rapidement à la maison, car après midi, je ne vivrai plus si je ne suis pas de retour."

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À ce moment précis, l'Unga s'envola vers Chok-fee, toujours avec la tête dans son bec. Alors que l'oiseau fondait sur lui, Chok-fee tira, mais manqua sa cible. L'oiseau répéta cette manœuvre trois fois et, à chaque fois, Chok-fee tira mais manqua sa cible. La troisième fois, l'oiseau s'approcha si près de Chok-fee qu'il fut renversé par les ailes de l'Unga. Alors que l'oiseau l'attaquait pour la quatrième fois, la quatrième flèche de Chok-fee transperça le cœur de l'Unga, qui s'écroula, mort, sur le sol.

Ramassant la tête que l'oiseau avait laissée tomber à proximité, Chok-fee courut vers la corniche, car il était presque midi. Afin de gagner du temps, il lança la tête à l'homme qui s'approchait de la porte. L'homme l'attrapa et la plaça sur ses épaules, une minute avant midi.

"Bien joué", dit l'homme, et il invita Chok-fee à entrer dans la hutte. "Mon ami, dit-il, tu as sauvé ma vie et celle de ton peuple en tuant le mauvais oiseau, et pour te récompenser, tout ce qui m'appartient est à toi, mais, mon ami, ne pénètre pas dans l'autre hutte pendant quatre jours après mon départ. Ma jolie fille y vit et elle deviendra ta femme. Cela fait partie de ta récompense pour ton acte courageux, mais souviens-toi de ce que je te dis. Si tu ne regardes pas à l'intérieur pendant quatre jours après mon départ, tu accompliras beaucoup pour ton peuple. Tu n'auras plus jamais à chasser. Tu n'auras plus jamais faim et tu auras tout ce que tu désires simplement en le souhaitant. Tous les cerfs du pays t'appartiennent désormais. Ils t'appartiennent tous et c'est la raison pour laquelle la piste des cerfs mène à cette hutte."

L'homme se prépara à partir, s'habilla de rouge et emporta un arc et des flèches rouges. Il avertit une nouvelle fois le garçon de ne pas se rendre dans l'autre hutte pendant quatre jours, puis il s'éleva vers le ciel. Il monta de plus en plus haut jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un point rouge dans le ciel. On peut encore le voir aujourd'hui, la seule étoile rouge dans le ciel. C'est l'Indien aux beaux cheveux roux.

La curiosité eut raison de Chok-fee et, à la fin du troisième jour, il jeta un coup d'œil dans la petite cabane. Il y vit une belle jeune fille vêtue d'une robe en peau de daim blanche. Il entra et resta debout à la regarder. La lumière devint de plus en plus vive, jusqu'à l'aveugler. Lorsqu'il put à nouveau voir, il n'y avait plus aucune trace de la hutte, seulement un vaste marécage. La jeune fille s'était élevée dans le ciel dans la lumière aveuglante et était devenue l'étoile brillante du matin.

Si Chok-fee avait attendu quatre jours avant d'entrer dans la hutte, comme le raconte la légende, les Indiens auraient aujourd'hui tout ce qu'ils veulent, simplement en le souhaitant. Au lieu de cela, ils doivent marcher des kilomètres et des kilomètres pour trouver du cerf à manger.

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Questions & Réponses

Qui sont les Séminoles?

Les Séminoles sont une nation autochtone de l'État moderne de Floride qui vit aujourd'hui en Floride et en Oklahoma.

Que signifie le nom Séminole?

Le nom Séminole viendrait soit du mot indien creek signifiant "fugitif" ou "paria", soit du mot espagnol signifiant "sauvage" ou "indompté". Certaines tribus séminoles se désignent elles-mêmes comme "le peuple invaincu" ou "le peuple libre", car elles ne se sont jamais soumises au gouvernement américain.

Combien existe-t-il de récits sur la création chez les Séminoles?

Il existe de nombreuses versions différentes du mythe des origines des Séminoles, dont une où la terre était à l'origine recouverte d'eau et où la terre ferme a été créée par les écrevisses et les castors.

Quelle est la date de composition du conte des origines des Séminoles et d'autres récits?

Comme pour les autres nations autochtones, la date de composition des contes séminoles ne peut être déterminée, car ils furent transmis oralement de génération en génération avant d'être consignés par écrit aux XIXe et XXe siècles.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

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Style APA

Mark, J. J. (2025, août 09). Conte des Origines Séminole et Autres Contes. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2635/conte-des-origines-seminole-et-autres-contes/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Conte des Origines Séminole et Autres Contes." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 09, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2635/conte-des-origines-seminole-et-autres-contes/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Conte des Origines Séminole et Autres Contes." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 09 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2635/conte-des-origines-seminole-et-autres-contes/.

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