Pays de Pount

Définition

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 01 août 2011
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Disponible dans ces autres langues: anglais
Supposed Location of the Land of Punt (by Cush, Public Domain)
Emplacement supposé du Pays de Pount
Cush (Public Domain)

Le pays de Pount est décrit dans les textes égyptiens anciens comme "le pays des dieux" et une région riche en ressources. Au cours des décennies qui ont suivi le premier déchiffrage des hiéroglyphes égyptiens par Jean-François Champollion en 1822 et le début de la lecture des textes égyptiens par les érudits occidentaux, des questions se sont posées quant à la localisation de Pount et à son nom dans le monde moderne.

D'après les inscriptions égyptiennes anciennes, il est presque certain que Pount est l'actuel État de Pount (ou Puntland), en Somalie. Selon l'historien Ahmed Abdi, l'ancienne ville d'Opone en Somalie est identique à la ville de Pouen mentionnée comme faisant partie de Pount par les anciennes inscriptions. Les Égyptiens appelaient Pount Pwenet ou Pwene, ce qui se traduit par Pouen, connue des Grecs sous le nom d'Opone. Il est bien établi qu'Opone commerça avec l'Égypte pendant de nombreux siècles.

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Le pays est surtout connu pour la célèbre expédition de la reine Hatchepsout en 1493 avant notre ère, sous la 18e dynastie égyptienne. Cet échange entre l'Égypte et Pount permit de ramener des arbres vivants en Égypte, marquant ainsi la première tentative réussie connue de transplantation de faune étrangère. Ce voyage à Pount n'est cependant que le plus célèbre, et des preuves suggèrent que les Égyptiens commerçaient avec le pays de Pount dès le règne du pharaon Khéops (Khoufou) à la quatrième dynastie (c. 2613-2498 avant notre ère) et probablement avant.

L'Égypte se développa en tant que nation au fur et à mesure que le commerce augmenta, à partir de la dernière partie de la période prédynastique (c. 6000-3150 avant notre ère). Au début de la période dynastique (c. 3150-2613 av. J.-C.), le commerce était solidement établi avec les régions de Mésopotamie et de Phénicie. À l'époque de la cinquième dynastie (c. 2498-2345 av. J.-C.), l'Égypte était florissante grâce au commerce avec ces régions, notamment avec la ville phénicienne de Byblos et les pays de Nubie et de Pount. Mais Pount n'était pas seulement un partenaire commercial important, c'était aussi une source d'influence culturelle et religieuse et un pays que les Égyptiens considéraient comme leur lieu d'origine et béni des dieux.

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Localisation du Pays de Pount

L'emplacement exact du pays de Pount est encore aujourd'hui contesté par les historiens, les chercheurs, les archéologues et d'autres personnes. Au fil des ans, il a été cité comme faisant partie de l'Arabie, de l'actuelle Somalie ou de l'État du Puntland en Somalie, de la Corne de l'Afrique, du Soudan, de l'Érythrée ou d'une autre région interne de l'Afrique de l'Est. Le débat se poursuit quant à la localisation de Pount, les chercheurs et historiens de tous bords proposant des arguments plausibles pour étayer leurs affirmations. Les deux meilleures possibilités sont l'Érythrée et la Somalie, l'Érythrée étant jusqu'à présent la plus largement acceptée.

La culture de l'État du Puntland en Somalie présente un certain nombre de ressemblances avec celle de l'Égypte ancienne, notamment en ce qui concerne la langue, les vêtements cérémoniels et les arts.

Il semblerait toutefois, d'après les reliefs relatant l'expédition sculptés sur le temple d'Hatchepsout à Deir al-Bahari, que Pount ait été situé dans l'actuel État du Puntland, en Somalie. Selon l'historien Abdisalam Mahamoud, l'ancien nom somali de leur région était "Bunn", un nom mentionné dans les textes relatifs au commerce avec l'Égypte comme "Pwenet" ou "Pwene", et la région est connue sous le nom de "Bunni" de nos jours. La culture de l'État du Puntland en Somalie présente un certain nombre de ressemblances frappantes avec celle de l'Égypte ancienne, notamment en ce qui concerne la langue, les vêtements de cérémonie et les arts.

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Les inscriptions d'Hatchepsout affirment que sa mère divine, Hathor, était originaire de Pount et d'autres inscriptions indiquent que les Égyptiens de la 18e dynastie considéraient Pount comme l'origine de leur culture. L'expert John A. Wilson écrit qu'Hatchepsout était très fière de l'expédition qu'elle lança à Pount et il précise qu'il s'agissait "du pays de l'encens au sud, peut-être principalement dans la région du Somaliland, mais aussi en Arabia Felix" (176). Wilson semble favoriser une interprétation de la Somalie comme Pount lorsqu'il souligne la "proéminence inhabituelle" de cette expédition.

Pount ne pouvait pas se trouver en Arabie car les Égyptiens commerçaient régulièrement avec cette région qui n'était pas "au sud" et ne pouvait pas être la Nubie car les Égyptiens connaissaient bien cette terre également et elle n'aurait pas été représentée comme "mystérieuse". De plus, le commerce se faisait par voie maritime, ce qui exclut ces deux possibilités. Il est toutefois possible qu'elle ait été située au-dessus de la Somalie, en Érythrée, et cette région est le meilleur candidat pour Pount après la Somalie.

Les partisans de l'interprétation de la Somalie comme Pount s'appuient sur les descriptions des expéditions d'Hatchepsout et d'autres. Les Égyptiens s'y rendaient en bateau en descendant le Nil, en traversant le Ouadi Tumilat dans le delta oriental, puis en rejoignant la mer Rouge. Il existe des preuves que les équipages égyptiens démontaient leurs bateaux, les transportaient par voie terrestre jusqu'à la mer Rouge, puis longeaient les rives pour se rendre à Pount.

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Map of the New Kingdom of Egypt, 1450 BCE
Carte du Nouveau Royaume d'Égypte, 1450 av. J.-C.
Andrei Nacu (CC BY-SA)

Bien que cette description favorise une interprétation de l'Érythrée, les autres preuves pèsent lourdement en faveur de la Somalie. Les Égyptiens auraient longé la côte jusqu'à la Corne de l'Afrique, l'actuel État du Puntland en Somalie. Wilson cite les reliefs du temple d'Hatchepsout comme preuve de l'étonnement des Pountites à l'arrivée des Égyptiens, alors qu'ils se trouvaient, semble-t-il, au bout du monde. Wilson écrit :

Le peuple de Pount est flatté et stupéfait par l'audace des marins égyptiens : "Comment êtes-vous arrivés ici, le pays inconnu des hommes ? Êtes-vous descendus par les voies du ciel ou avez-vous voyagé par terre ou par mer ? Qu'elle est heureuse la terre de Dieu (Pount), que vous foulez maintenant comme Râ !". (176)

Le pays de Pount est également représenté comme tout à fait étranger aux Égyptiens. L'expert Marc van de Mieroop écrit :

[Les Égyptiens] ont atteint Pount en bateau de mer et ont trouvé un pays très différent du leur. Les représentations de maisons, d'animaux et de plantes suggèrent un emplacement dans le nord-est de l'Afrique, le long de la côte de la mer Rouge, peut-être la région de l'Érythrée moderne, bien qu'un lieu plus à l'intérieur des terres ait également été suggéré. (169)

Certaines des preuves les plus convaincantes de l'existence de Pount en Somalie proviennent des travaux d'archéologues comme le Dr Juris Zarins, qui soutient de manière convaincante que des colons de la vallée du Nil colonisèrent la région de la Somalie au cours de la période néolithique et que les deux régions étaient liées par le commerce dès le deuxième millénaire avant notre ère. Des preuves architecturales et culturelles anciennes étayent fortement la connexion somalienne.

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L'expédition d'Hatchepsout à Pount

Bien que le commerce ait été établi de longue date entre l'Égypte et Pount, l'expédition d'Hatchepsout, en 1493 avant notre ère, revêt une importance particulière. Cela peut s'expliquer simplement par le fait que cette transaction était plus importante que toutes les autres, mais les preuves suggèrent que la route vers Pount avait été perdue et qu'Hatchepsout reçut l'ordre des dieux de rétablir cette connexion. Wilson décrit comment le voyage fut commandé par Hatchepsout, sur la base des reliefs de son temple :

Amon-ra de Karnak a parlé depuis son sanctuaire dans le temple et a ordonné à Hat-Chepsout d'entreprendre l'exploration commerciale de la terre de Pount. "La majesté du palais a adressé une requête au pied des escaliers du Seigneur des Dieux. Un ordre fut entendu du Grand Trône, un oracle du dieu lui-même, de chercher les chemins de Pount, d'explorer les routes vers les terrasses de myrrhe." (169)

Hatchepsout ordonna alors que la volonté du dieu soit accomplie et cinq navires furent équipés pour le voyage tandis que des marchandises furent rassemblées pour le commerce. L'historienne Barbara Watterson décrit le voyage en se basant sur les inscriptions du règne d'Hatchepsout :

Cinq navires sont partis d'un port de la mer Rouge (peut-être Quseir) pour se diriger vers le sud jusqu'à Suakin, où l'expédition a débarqué. Le voyage avait duré entre 20 et 25 jours, couvrant en moyenne environ 50 kilomètres par jour, les navires longeant la côte plutôt que de se risquer dans les eaux profondes et dangereuses de la mer Rouge. De Suakin, la route vers Punt se faisait par voie terrestre à travers les collines de la mer Rouge. (101)

Cette description d'un voyage par voie terrestre jusqu'à Pount après la descente de la Mer Rouge peut plaider en faveur de l'Érithrée ou de la Somalie mais, encore une fois, elle doit être évaluée avec les autres preuves. Quelle que soit sa localisation exacte près de la Corne de l'Afrique, elle était très appréciée et suffisamment différente de l'Égypte pour se prêter au mystère. Les villages de Pount sont décrits comme des maisons posées sur des pilotis et gouvernées par un roi qui était peut-être conseillé par des anciens. Les inscriptions indiquent que les relations entre les deux pays étaient très étroites et que les Pountites étaient un peuple extrêmement généreux. Le pays de Pount est régulièrement loué pour ses richesses et la "bonté de la terre" par les scribes égyptiens.

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Hatshepsut Visits Ruined Temple
Hatchepsout visite un temple en ruine
Ancient History Magazine/ Karwansaray Publishers (Copyright)

Le commerce égyptien avec Pount

Un relief de la quatrième dynastie montre un Pountite avec l'un des fils du pharaon Khéops, et à la cinquième dynastie, des documents montrent un commerce régulier entre les deux pays qui les enrichissait tous deux. Une inscription funéraire du commandant militaire Pepynakht Heqalb, qui servait sous le roi Pépi II (2278-2184 av. J.-C.) de la sixième dynastie, raconte que Heqalb avait été envoyé par Pépi II au "pays des Aamus" pour récupérer le corps du gardien de Kekhen qui "était en train de construire un bateau en roseau pour se rendre à Pount lorsque les Aamus et les habitants des sables l'ont tué" (van de Mieroop, 90).

Les Aamus étaient les Asiatiques d'Arabie et les habitants des sables du Soudan, ce qui plaide pour un point de départ du commerce égyptien autour du port de Suakin (comme l'a déjà noté Watterson) sur la côte ouest de la mer Rouge. Les Égyptiens dépendaient du commerce avec Pount pour nombre de leurs possessions les plus précieuses.

Parmi les trésors apportés à l'Égypte depuis Pount figuraient de l'or, de l'ébène, des animaux sauvages, des peaux d'animaux, des défenses d'éléphants, de l'ivoire, etc.

Parmi les trésors apportés à l'Égypte depuis Pount figuraient de l'or, de l'ébène, des animaux sauvages, des peaux d'animaux, des défenses d'éléphants, de l'ivoire, des épices, des bois précieux, des cosmétiques, de l'encens et des arbres à encens et à myrrhe. Watterson écrit : "En échange d'un modeste présent composé de quelques armes égyptiennes et de quelques babioles, les Pountites offraient à leurs visiteurs des sacs de gomme aromatique, de l'or, de l'ébène, de l'ivoire, des peaux de léopard, des singes vivants et des arbres à encens" (101).

Le commerce entre l'Égypte et Pount n'était cependant pas aussi unilatéral que le suggère Watterson, car les inscriptions montrent clairement que les deux parties s'échangeaient équitablement. Wilson rapporte que les Égyptiens arrivaient à Pount avec "des bijoux, des outils et des armes" et revenaient avec "des encensoirs, de l'ivoire, de la myrrhe et des bois rares" (176). Il existe également des preuves que les Égyptiens échangeaient les métaux disponibles dans leur pays contre l'or de Pount, même si l'Égypte possédait ses propres mines d'or.

Les arbres à encens mentionnés étaient un article d'échange particulièrement impressionnant. Comme on l'a noté, cet échange est la première fois dans l'histoire que la faune (plantes et arbres) fut transplantée avec succès dans un autre pays. Cette transplantation fut si réussie que les arbres prospérèrent en Égypte pendant des siècles. Les racines des arbres à encens ramenés de Pount par l'expédition d'Hatchepsout en 1493 avant notre ère sont encore visibles à l'extérieur de son complexe à Deir al-Bahari.

Portrait of Queen Hatshepsut
Portrait de la reine Hatchepsout
Rob Koopman (CC BY-SA)

Les inscriptions sur les murs du site détaillent les relations entre l'Égypte et Pount et montrent clairement qu'elles étaient mutuellement bénéfiques et que les deux parties se respectaient profondément. Les reliefs sur les murs du temple montrent le chef des Pountites et son épouse recevant les envoyés d'Égypte avec tous les honneurs. Ces représentations sont si précises que des chercheurs modernes ont pu diagnostiquer les problèmes médicaux de l'épouse du chef des Pountites, Aty. Selon l'historien Jimmy Dunn, la reine "présente des signes de lipodystrophie, ou maladie de Dercum. Elle présente une courbure prononcée de la colonne vertébrale" (3). Les inscriptions mentionnent le roi Perahu de Pount et sa générosité qui, à en juger par les biens rapportés en Égypte, était immense.

Le règne d'Hatchepsout fut parmi les plus prospères de l'histoire égyptienne, mais il est clair qu'elle considérait son expédition à Pount comme l'une de ses plus grandes réussites. Watterson décrit l'importance de Pount pour la reine en parlant des reliefs du temple de Deir al-Bahari :

Des reliefs représentant des thèmes importants de la vie d'Hatchepsout décorent les murs des colonnades : sa naissance, le transport des obélisques pour le temple d'Amon à Thèbes, la grande expédition à Pount. (161)

Marc van de Mieroop commente également ce point, en écrivant :

Parmi les marchandises importées se trouvaient des arbres à encens complets ainsi que de l'encens en vrac, un extrait d'arbre odorant et coûteux qui était utilisé dans [les services religieux] comme offrande aux dieux. L'expédition en a rassemblé d'énormes quantités et l'inscription qui l'accompagne affirme que de telles quantités n'avaient jamais été acquises auparavant. La proéminence du relief indique à quel point Hatchepsout était fière des réalisations de l'expédition. (169)

Trente et un arbres à encens (Boswellia) furent ramenés en Égypte, en plus de toutes les autres marchandises de valeur mentionnées ci-dessus, mais il semble que la visite de Pount était tout aussi importante que les marchandises échangées.

Le pays de Pount fut longtemps associé aux dieux et au passé légendaire de l'Égypte, notamment parce que de nombreux matériaux provenant de Pount étaient utilisés dans les rituels des temples. Les peaux de léopard de Pount étaient portées par les prêtres, l'or servait à la statuaire et l'encens était brûlé dans les temples. Une association plus profonde, cependant, naquit de la croyance que les dieux qui bénissaient l'Égypte avaient une affection égale pour Pount. Hatchepsout, comme nous l'avons mentionné, prétendait qu'Hathor venait de Pount et il existe des preuves que l'un des dieux égyptiens les plus populaires de l'enfance, Bès, (connu sous le nom de Dieu Nain) venait également de Pount, comme d'autres.

Pount dans la légende et de nos jours

À la 12e dynastie (1991-1802 av. J.-C.), Pount fut immortalisé dans la littérature égyptienne par le très populaire conte du naufragé, dans lequel un marin égyptien naufragé sur une île converse avec un grand serpent qui se fait appeler "Seigneur de Pount" et le renvoie en Égypte chargé d'or, d'épices et d'animaux précieux. Le marin de l'histoire raconte cette histoire à son maître pour lui remonter le moral après une expédition ratée. Il fait remarquer que son maître est peut être déçu par son récent échec, mais qu'il a lui-même connu un échec similaire, mais pire encore : son navire avait été perdu et il avait craint pour sa vie.

Le pays de Pount est délibérément choisi dans cette histoire comme le lieu mystique sur lequel le marin s'échoue car il était déjà lié aux dieux par le passé. Le marin dit à son maître que, même si la vie peut sembler sombre à un moment donné, le bien peut sortir même des moments les plus sombres de la vie. Il cite l'exemple du Seigneur de Pount qui le renvoya chez lui plus riche qu'au moment de son voyage fatal, car le nom de Pount aurait rappelé au maître les dieux et leurs bienfaits, et l'aurait également rappelé au public qui écoutait le récit.

Le pays de Pount finit par devenir une terre semi-mythique pour les Égyptiens, mais il était toujours considéré comme un lieu très réel au cours du Nouvel Empire (1570-1069 avant notre ère). Le vizir Rekhmirê mentionne avoir accepté le tribut de délégations étrangères venues de Pount sous le règne d'Amenhotep II (1425-1400 avant notre ère). Pount est mentionné sous le règne de Ramsès II (1279-1213 av. J.-C.) et sous celui de Ramsès III (1186-1155 av. J.-C.).

Pount exerça une profonde fascination sur le peuple égyptien en tant que "terre d'abondance" et était connu sous le nom de Ta Nétjer, la terre des dieux, d'où venaient toutes les bonnes choses en Égypte. Le Pount était également associé à l'ascendance égyptienne dans la mesure où il était considéré comme leur ancienne patrie et, en outre, comme la terre d'où les dieux émergèrent et se fréquentèrent. On ne sait pas exactement pourquoi le Pount fut élevé de la réalité à la mythologie, mais après le règne de Ramsès III, le pays s'estompa de plus en plus dans l'esprit des Égyptiens jusqu'à se perdre dans la légende et le folklore.

Aujourd'hui, les Somaliens honorent leur ancienne relation avec l'Égypte en maintenant vivantes la langue et les coutumes. L'historien Abdislam Mahamoud cite le linguiste anglais Charles Barber pour décrire l'appartenance de la langue de l'Égypte ancienne au groupe des langues hamitiques, qui sont encore parlées "dans une grande partie de l'Afrique du Nord et incluent le somali".

Mahamoud explique que les habitants de la Somalie d'aujourd'hui continuent de donner à leurs enfants le nom des dieux de l'Égypte ancienne, comme par exemple le nom moderne "Oraxthy", issu de l'égyptien ancien "Horakhty". Bien que le pays de Pount ait lentement disparu dans la mythologie de l'Égypte ancienne, son riche patrimoine s'est perpétué et est préservé aujourd'hui par ceux qui se souviennent et honorent leur passé.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2011, août 01). Pays de Pount [Punt]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-765/pays-de-pount/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Pays de Pount." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le août 01, 2011. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-765/pays-de-pount/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Pays de Pount." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 01 août 2011. Web. 28 juin 2022.

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