Winfield Scott (1786-1866) était un chef militaire américain célèbre pour ses brillantes tactiques au combat, pour son attachement à une armée hautement entraînée et disciplinée, et pour avoir été le général à l'origine de ce qui fut appelé le "plan Anaconda", destiné à remporter la guerre de Sécession et à préserver l'Union. Bien que le plan de Scott ait d'abord été rejeté et tourné en dérision, les éléments essentiels de sa proposition furent mis en œuvre entre 1861 et 1865, ce qui permit de remporter la guerre.
On le surnommait "Old Fuss and Feathers" (le vieux pointilleux) en raison de l’importance qu’il accordait à la discipline et au comportement irréprochables des militaires. À l’issue de la guerre d’indépendance américaine, l’Armée continentale fut en grande partie dissoute et la petite armée permanente du gouvernement fédéral – ainsi que les milices locales – était composée de soldats n’ayant reçu que peu, voire aucune formation militaire formelle. À partir de mai 1814, Scott changea la donne en mettant en place son "Camp d’instruction" de dix semaines, au cours duquel les soldats s’entraînaient jusqu’à dix heures par jour. Les efforts de Scott conduisirent directement à la victoire américaine sur les Britanniques lors de la bataille de Chippawa, le 5 juillet 1814, pendant la guerre de 1812.
Il est l’auteur de General Regulations for the Army (1821) et de Infantry Tactics, Or, Rules for the Exercise and Maneuver of the United States Infantry (1835), ouvrages de référence pour les militaires jusqu’aux années 1850. On peut en effet attribuer à Scott la création de la force qui devint l’armée des États-Unis des années 1840, et ses tactiques et concepts ont influencé ceux de nombreux commandants parmi les plus importants des deux camps pendant la guerre de Sécession.
Jeunesse et formation
Scott vit le jour dans le comté de Dinwiddie, en Virginie, le 13 juin 1786. Il était le cinquième enfant de William Scott et d’Ann Scott (née Mason). William Scott était un vétéran de la guerre d’Indépendance américaine, et son père, James Scott, avait participé à la bataille de Culloden en 1746 en Écosse, avant de s’installer en Amérique du Nord peu après. Les Scott étaient donc une famille de militaires.
Winfield Scott atteignit la taille imposante de 1,98m (six pieds et cinq pouces), et comme sa famille était aisée, il fut envoyé à l’école plutôt que de travailler comme planteur dans les champs comme son père (décédé lorsque Scott avait six ans). Scott commença ses études au College of William & Mary en 1805, où il lut les œuvres de John Milton, William Shakespeare et d’autres auteurs, mais il était surtout attiré par les campagnes de Jules César et de Scipion l’Africain. Il y resta deux ans avant de partir étudier le droit auprès de l’avocat David Robinson, que le grand-père de Scott avait fait venir en Amérique du Nord pour servir de précepteur à sa famille.
Alors qu’il travaillait pour Robinson en tant que clerc, le procès d’Aaron Burr pour haute trahison se tint au palais de justice de Richmond, et Robinson, en tant que sténographe judiciaire réputé, fut choisi pour consigner les débats; il emmena Scott et ses deux autres clercs avec lui. Lors du procès, Scott fit la connaissance d’un jeune journaliste qui couvrait l’événement pour la New York Gazette, Washington Irving, qui allait devenir plus tard l’un des auteurs les plus célèbres des États-Unis.
Le procès de Burr, au cours duquel celui-ci fut acquitté (même si Scott était convaincu qu'il était coupable), renforça chez Scott une conviction que son éducation chrétienne et ses études antérieures avaient encouragée: il existait une norme objective du bien et du mal, et chacun avait le devoir moral d’adhérer au bien, à la justice et à ce qui est juste. Tout au long de sa vie, Scott fut connu pour son tempérament colérique et son intolérance face aux "comportements répréhensibles" – ce qui lui causa des problèmes à plus d’une reprise.
Enrôlement et guerre de 1812
Scott avait été admis au barreau en 1806 et exerçait la profession d’avocat dans le comté de Dinwiddie, mais en 1807, il s’engagea dans la milice de Virginie et servit comme caporal de cavalerie. En 1808, le président Thomas Jefferson autorisa l’expansion de l’armée américaine, et Scott reçut une commission de capitaine dans l’artillerie légère.
Stationné à La Nouvelle-Orléans, Scott était sous les ordres du général James Wilkinson, qui, bien qu’il fût le témoin vedette à charge contre Burr, fut également reconnu par la suite comme son complice dans la conspiration de Burr. Wilkinson était propriétaire du terrain où les troupes bivouaqaient; celui-ci était insalubre, ce qui entraîna la maladie ou la mort de nombreux soldats. Bien que le secrétaire à la Guerre, William Eustis, lui eût ordonné de déplacer ses troupes, Wilkinson refusa car il tirait profit de la situation.
En 1810, Scott fut suspendu pour un an à l’issue d’une cour martiale, en partie en raison de son opposition virulente au refus de Wilkinson de faire passer le bien-être des troupes avant son intérêt personnel. Pendant son éloignement de l’armée, il reprit l’exercice du droit, étudia les tactiques militaires et lut les ouvrages d’anciens commandants sur la stratégie et l’art de la guerre.
Lorsque la guerre de 1812 éclata, Scott fut promu lieutenant-colonel et envoyé vers le nord pour soutenir le général Stephen Van Rensselaer dans son invasion du Canada. Après que Van Rensselaer eut été blessé, Scott prit le commandement des forces lors de la bataille de Queenston Heights, mais fut ensuite contraint de se rendre et fut fait prisonnier de guerre jusqu’à sa libération, environ un mois plus tard, lors d’un échange de prisonniers.
En 1813, en tant que chef d’état-major du général de division Henry Dearborn, Scott améliora considérablement l’administration des armées à la frontière canadienne et contribua à planifier l’attaque de la bataille de Fort George. Bien que les forces de Dearborn aient remporté la victoire, la majeure partie de la garnison britannique fut autorisée à s’échapper.
En mai 1814, Scott – désormais général de brigade – installa son camp d'entraînement à Buffalo, dans l'État de New York, faisant exercer ses soldats jusqu'à dix heures par jour pendant dix semaines, en s'appuyant sur des manuels d'infanterie de l'armée française, qu'il avait traduits en anglais. Ses efforts furent récompensés par sa victoire sur les Britanniques lors de la bataille de Chippawa, le 5 juillet 1814. La bataille de Chippawa propulsa Scott au rang de célébrité nationale, lui valut la Médaille d’or du Congrès et lui permit d’être promu au grade de général de division.
Blessé lors de la bataille de Lundy's Lane le 25 juillet 1814, Scott resta écarté des combats jusqu'à la fin de la guerre. Après la fin de la guerre en février 1815, Scott fit partie de la commission chargée de la démobilisation et de la restructuration de l’armée. En mars 1817, il épousa Maria DeHart Mayo et s’installa à Elizabethtown, dans le New Jersey. Le couple eut sept enfants et resta marié pendant 45 ans, jusqu’au décès de son épouse en 1862. Scott ne se remaria jamais.
Guerres indiennes et politique
Entre 1817 et 1840, Scott s’engagea en politique et joua également un rôle déterminant dans la conclusion de la guerre de Black Hawk en 1832. Scott mit en œuvre, pendant les guerres indiennes (la deuxième guerre séminole et la guerre des Creeks de 1836), les mêmes programmes d’entraînement intensif et les mêmes exercices que ceux qu’il avait appliqués pendant la guerre de 1812.
En 1838, Scott supervisa le déplacement des Cherokees du sud-est des États-Unis, dans le cadre de ce qui est désormais connu sous le nom de "Piste des larmes". La chercheuse Amy S. Greenberg écrit:
Bien que la tribu n’ait opposé aucune résistance violente, plus d’un quart des Cherokees périrent sur la "Piste des larmes" alors qu’ils se trouvaient sous la supervision de Scott.
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À l’instar d’autres célèbres commandants de l’armée américaine de l’époque – notamment George Armstrong Custer et William Tecumseh Sherman –, le traitement réservé par Scott aux Autochtones est aujourd’hui considéré comme une page sombre dans une carrière militaire par ailleurs brillante.
À cette époque, Scott contribua également à apaiser les tensions entre les États-Unis et la Grande-Bretagne concernant des différends territoriaux le long de la frontière canadienne. Membre du Parti whig, Scott fut désigné comme candidat de compromis lors de la convention de 1839, mais le vote se porta finalement sur William Henry Harrison.
En 1841, Scott fut promu au poste de commandant en chef de l’armée des États-Unis et, en 1844, il fut à nouveau pressenti comme candidat du Parti whig à la présidence; mais cette fois-ci, l’investiture revint à Henry Clay, qui fut battu lors de l’élection présidentielle par James K. Polk, ce dernier l’emportant en grande partie grâce à son programme d’expansion vers l’Ouest – ce qui allait plonger les États-Unis dans un conflit avec le Mexique.
Guerre américano-mexicaine
La région septentrionale du Mexique, le Texas, avait proclamé son indépendance en 1836 à la suite de la révolution texane, devenant ainsi la République du Texas. Après sa victoire électorale, Polk fit pression sur le Congrès pour l’annexion du Texas, qui devint un État en 1845 et déclencha la guerre américano-mexicaine en avril 1846.
Au début de la guerre, les forces américaines étaient commandées par Zachary Taylor, qui poursuivit la stratégie définie par Polk et Scott visant à conquérir les régions septentrionales situées à l’ouest du Texas et encore détenues par le Mexique. Bien que Taylor ait remporté de nombreuses victoires impressionnantes, il devint évident que la guerre ne serait définitivement gagnée qu’en s’emparant de la capitale, Mexico, et Scott proposa un plan pour y parvenir: la prise du port de Veracruz, d’où une invasion à grande échelle du Mexique pourrait être lancée.
Polk confia à Scott le commandement direct de l’invasion. L’historien Martin Dugard note:
Au début de la guerre du Mexique, Scott était général depuis trois décennies. Personne dans l’armée américaine, pas même Zachary Taylor, ne jouissait d’un tel prestige. Scott avait pratiquement oublié ce que c’était que d’occuper un grade inférieur.
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Scott organisa le plus grand assaut amphibie de l’histoire des États-Unis jusqu’alors pour s’emparer de Veracruz, réduisant la ville en cendres au moyen de bombardements. Greenberg écrit:
Lorsque l’armée mexicaine refusa de se rendre, Scott ordonna à son artillerie d’ouvrir le feu. Pendant quarante-huit heures d’affilée, les obus s’abattirent sur la population de Veracruz, détruisant sans distinction maisons, églises et écoles. Le 24 mars, les consuls étrangers en poste à Veracruz implorèrent Scott de faire preuve de clémence. Ils demandèrent que les femmes et les enfants de la ville soient autorisés à évacuer. Scott refusa leur demande et déclara qu’il n’y aurait pas de trêve sans capitulation. Le général intensifia ses bombardements le lendemain et, comme Scott s’y attendait, l’armée démoralisée accepta les conditions… Le Mexique estima que jusqu’à 500 civils et 600 soldats avaient été tués lors du bombardement.
(170-171)
Scott conduisit ensuite ses forces d’invasion vers l’intérieur des terres jusqu’à Mexico, dont il s’empara, remportant ainsi la guerre. Parmi les généraux de la guerre de Sécession qui participèrent plus tard à la guerre américano-mexicaine figuraient ceux qui avaient servi sous les ordres de Scott et de Taylor, tels que:
Union:
- George B. McClellan
- George Meade
- Ulysses S. Grant
- William Tecumseh Sherman
- George H. Thomas
Côté confédéré:
- Robert E. Lee
- Stonewall Jackson
- James Longstreet
- P. G. T. Beauregard
- Braxton Bragg
Winfield Scott Hancock, Lewis Armistead, John Bell Hood et Albert S. Johnston – apprirent tous les tactiques et les compétences qu’ils mettraient plus tard en pratique pendant la guerre de Sécession, alors qu’ils servaient sous les ordres de Scott ou de Taylor, voire des deux, entre 1846 et 1848. Robert E. Lee fut particulièrement influencé par Scott, et Ulysses S. Grant par Taylor, mais chacun d’entre eux tira des enseignements de ces deux mentors non officiels.
Le plan "Anaconda" pour la guerre de Sécession
Scott fut le candidat du Parti whig à la présidence en 1852, mais il fut battu par Franklin Pierce, en grande partie à cause de l’image négative que la campagne de Pierce donna de lui, en mettant en avant des événements tels que sa cour martiale de 1810 et la brutalité de la prise de Veracruz. Scott conserva son poste de commandant en chef et, en 1855, fut promu au grade de lieutenant-général de brevet, devenant ainsi le premier officier de l’armée à détenir ce grade depuis George Washington.
En 1860, alors que les États du Sud commençaient à faire sécession à la suite de l’élection d’Abraham Lincoln, Scott organisa les défenses de Washington, D.C., et, en mars 1861, supervisa la sécurité lors de l’investiture de Lincoln.
La guerre de Sécession débuta le 12 avril 1861 lorsque les forces confédérées ouvrirent le feu sur le fort Sumter, tenu par l’Union. Le 15 avril, Lincoln lança un appel à la formation d’une milice de volontaires de 75 000 hommes pour réprimer la rébellion, ce à quoi Scott s’opposa, estimant que le conflit exigeait une force de combat professionnelle qui aurait besoin de temps pour s’entraîner. Lincoln et son administration rejetèrent les préoccupations de Scott. Ils estimaient que la rébellion pourrait être rapidement écrasée par une armée de volontaires bien armée, car ils se basaient sur la conviction infondée selon laquelle les sécessionnistes du Sud ne constituaient qu'une minorité, aussi petite que bruyante. Une fois que l’armée américaine aurait marché vers le sud, pensaient-ils, elle serait accueillie par la majorité des Sudistes et l’Union serait rapidement rétablie dans son intégralité.
Scott était d’un autre avis et élabora un plan à long terme soigneusement conçu pour remporter la guerre – qui fut baptisé le "plan Anaconda". Le spécialiste Alan Taylor commente:
Au printemps 1861, le général en chef de l’Union, Winfield Scott, alors déjà âgé, proposa une stratégie méthodique visant à constituer progressivement une armée bien entraînée, tandis que la marine imposerait un blocus sur les ports sudistes afin d’étouffer l’économie confédérée. À terme, une partie de l’armée devait descendre le Mississippi afin de rouvrir ce corridor commercial pour le Midwest. Wits baptisa son projet le "plan Anaconda", d’après un grand serpent qui encercle et écrase lentement sa proie.
Le plan de Scott exigeait un peuple plus patient que les Américains.
Les journaux, les citoyens et les hommes politiques (y compris Lincoln) réclamaient à grands cris une attaque rapide depuis Washington, D.C., vers le sud, contre Richmond, la nouvelle capitale confédérée. Les Yankees voulaient croire que la Confédération n’était qu’un château de cartes impopulaire qui s’effondrerait sous une pression rapide et forte. Toutes les troupes de l’Union pourraient alors rentrer chez elles pour faire la fête.
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Cette conviction se renforça en juin 1861 – tout d’abord après l’affrontement improvisé de la bataille de Fairfax Courthouse, le 1er juin en Virginie, lorsqu’une patrouille de reconnaissance de l’Union tomba sur la milice de Fairfax. Les deux camps revendiquèrent la victoire, mais l’engagement s’apparenta en réalité davantage à un match nul.
Le 3 juin, cependant, l’Union remporta la bataille de Philippi Races en Virginie (aujourd’hui en Virginie-Occidentale) – le premier engagement terrestre organisé de la guerre de Sécession – au cours de laquelle, après le barrage d’artillerie d’ouverture de l’Union, les forces confédérées s’enfuirent en masse de la ville (d’où le nom de "Philippi Races" donné à la bataille). Après Philippi, il apparut clairement à Lincoln et à ceux qui soutenaient le concept de "victoire rapide" que les sécessionnistes pourraient être facilement vaincus sans le plan à long terme de Scott.
Ils avaient tort, comme le prouva la bataille de First Bull Run (bataille de First Manassas) le 21 juillet 1861, lorsque les forces de l’Union, sous le commandement du général Irvin McDowell, lancèrent une offensive contre Richmond et furent battues de manière décisive. Bien que Scott se fût opposé à cette offensive, il avait finalement cédé et contribué à sa planification.
Par la suite, lorsque McDowell et lui furent tenus pour responsables de la défaite, Scott démissionna de son poste, proposant le général Henry Halleck comme successeur. Lincoln choisit cependant le général George B. McClellan, dont la nature trop prudente offrit des victoires à la Confédération pendant le reste de l’année 1861 et jusqu’en 1862.
Conclusion
Bien que le plan Anaconda de Scott ait été officiellement rejeté en 1861, ses éléments essentiels – le blocus des ports du Sud et la remontée du Mississippi pour couper la Confédération en deux – furent mis en œuvre. Les historiens continuent de débattre de l’efficacité du blocus, mais aucun ne conteste l’importance de la campagne de l’Ouest menée par l’Union sur le Mississippi ni la prise de Vicksburg par Ulysses S. Grant le 4 juillet 1863.
L’insistance de Scott sur l’importance d’une force de combat formée de manière professionnelle fut également mise en œuvre, sous les ordres du général McClellan, en 1862, puis, dans une plus large mesure, sous ceux de Grant et Sherman en 1864-1865. Scott peut donc à juste titre être considéré comme le général qui traça la voie de la victoire de l’Union pendant la guerre de Sécession.
Scott joua toutefois un rôle significatif dans bien d’autres aspects de l’histoire des États-Unis que ce simple conflit, comme le souligne l’historien John S. D. Eisenhower:
Le rôle moins connu de Winfield Scott fut celui d’agent de la "Destinée manifeste", l’expansion des États-Unis depuis les frontières des treize colonies d’origine jusqu’à l’océan Pacifique lointain.
Lorsque Scott entra en fonction, les États-Unis étaient une fédération d’États peu soudée, dont les frontières et l’avenir étaient incertains. Le pays regorgeait d’hommes ambitieux, dont certains n’étaient pas entièrement convaincus par l’idée d’un pays unifié. À la fin de son mandat, la république s’étendait sur l’ensemble du continent nord-américain en tant que nation unique…
(xiii)
Scott mourut à l’âge de 79 ans à West Point, dans l’État de New York, de causes naturelles, le 29 mai 1866, après avoir vécu assez longtemps pour voir la victoire de la guerre et le début de l’ère de la Reconstruction. Il détient le record de la plus longue durée de service en tant que général dans l’armée des États-Unis et continue d’être célébré à travers des noms de lieux, des monuments et des statues dans tout le pays dont il servit les intérêts tout au long de sa vie.