Colonie d'Henricus

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Reconstruction of Mount Malady, Henricus Colony (by Morgan Riley, CC BY-SA)
Reconstruction de Mount Malady, colonie d'Henricus Morgan Riley (CC BY-SA)

Henricus (1611-1622, également connue sous les noms de Henrico, Henryco) était une colonie fondée en Virginie en 1611 par Sir Thomas Dale (c. 1560-1619). Dale avait reçu l'ordre de la Compagnie de Londres, qui avait financé la création de la colonie de Jamestown en Virginie, de trouver un site pour une nouvelle colonie qui remplacerait Jamestown comme capitale.

La mission de Dale consistait à trouver un meilleur terrain pour la colonie et à la fortifier contre d'éventuelles attaques des Espagnols, qui s'opposaient aux efforts de colonisation de l'Angleterre en Amérique du Nord, affirmant que ces terres leur appartenaient déjà. Le terrain choisi par Dale pour la colonie était auparavant habité par la tribu Arrohateck, l'un des membres de la confédération Powhatan, mais Dale avait attaqué et massacré sans discernement un grand nombre de ses membres afin de s'assurer le site.

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Les Arrohateck ripostèrent en harcelant les colons de Dale pendant leur marche et après la construction de la colonie. Henricus fut fondée au cours de la deuxième année de la première des guerres anglo-powhatans (1610-1614) qui opposa les colons de Jamestown à Wahunsenacah, également connu sous le nom de chef Powhatan (c. 1547 - c. 1618), chef de la confédération Powhatan, mais Dale refusa de laisser le conflit entraver l'établissement de la colonie.

En 1613, dans le cadre de la guerre en cours, la fille de Wahunsenacah, Pocahontas (née vers 1596-1617), fut kidnappée par les colons et détenue contre rançon d'abord à Jamestown, puis à Henricus, où elle rencontra son futur mari, John Rolfe (né en 1585-1622). Leur mariage en 1614 établit la paix de Pocahontas (1614-1622), qui fut rompue lorsque le successeur de Wahunsenacah, Opchanacanough (1554-1646), déclencha la deuxième guerre anglo-powhatan (1622-1626), qui détruisit Henricus et tua la plupart des colons, y compris (vraisemblablement) John Rolfe.

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Les colons retournèrent dans les ruines vers la fin de la guerre, mais la population ne retrouva jamais son niveau d'avant et la colonie fut abandonnée. Cependant, le site d'un projet de collège à proximité attira des colons qui s'y installèrent après la guerre. L'emplacement de Henricus fut perdu au cours du XIXe siècle, mais on pense qu'il se trouvait sur la péninsule aujourd'hui connue sous le nom de Farrar's Island, à proximité du parc historique moderne de Henricus, un musée d'histoire vivante qui préserve l'histoire de Henricus à travers des reconstitutions quotidiennes et des expositions organisées dans une colonie reconstruite du XVIIe siècle.

Jamestown et la première guerre anglo-powhatan

Bien que Jamestown soit devenue la première colonie anglaise prospère en Amérique du Nord, elle ne semblait pas très prometteuse au départ. Lorsque les premiers colons anglais arrivèrent en 1607, ils établirent leur nouvelle colonie dans un marécage, ce qui contribua à la propagation de nombreuses maladies qui causèrent la mort de 100 hommes et garçons qui avaient fondé la colonie. Ils arrivèrent en mai 1607 et, à l'automne, ils avaient perdu près de la moitié de leurs effectifs.

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En 1609, les relations entre les tribus Powhatan et les colons s'étaient détériorées car les Anglais continuaient à empiéter sur les terres autochtones et à voler de la nourriture.

Le fait que de nombreux colons étaient des aristocrates sans expérience dans le domaine agricole et que tous, ou presque tous, avaient été amenés à croire que les Amériques regorgeaient d'or et qu'il n'était pas nécessaire de travailler pour devenir riche, contribua fortement à leurs difficultés. Lorsqu'ils découvrirent que ce n'était pas vrai, ils eurent recours au vol auprès des tribus autochtones de la Confédération Powhatan pour se procurer de la nourriture.

Wahunsenacah leur avait initialement fourni de la nourriture et des provisions, dans l'espoir qu'ils deviennent alliés contre les Espagnols qui pillaient les côtes à la recherche d'esclaves, ainsi que contre les tribus hostiles de la Confédération iroquoise. Cependant, en 1609, les relations entre les tribus Powhatan et les colons s'étaient détériorées car les Anglais continuaient à empiéter sur les terres autochtones et à voler de la nourriture.

Le capitaine John Smith (1580-1631) avait noué des relations avec Wahunsenacah et pris des mesures pour empêcher les vols, mais il retourna en Angleterre en octobre 1609, et Wahunsenacah ordonna aux colons de rester derrière les murs fortifiés de Jamestown. Les guerriers des tribus Powhatan reçurent l'autorisation de tuer les colons trouvés sur les terres Powhatan, ce qui contribua à la période de l'histoire de Jamestown connue sous le nom de "Starving Time" (période de famine), au cours de laquelle 80 % des colons perdirent la vie.

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Historic Jamestowne
Historic Jamestowne Ken Lund (CC BY-SA)

En mai 1610, le nouveau gouverneur Sir Thomas Gates (vers 1585-1622) arriva, déclara que la colonie était un échec et ordonna son abandon. Il s'apprêtait à embarquer avec les survivants pour retourner en Angleterre lorsqu'il croisa un autre navire transportant l'aristocrate Thomas West, Lord De La Warr (1577-1618), qui lui donna de nouveaux ordres, et Jamestown fut rétablie. De La Warr instaura de nouvelles politiques d'interaction avec les autochtones qui ignoraient leurs revendications territoriales et exigeaient leur soumission, déclenchant ainsi la première guerre anglo-powhatan.

Sir Thomas Dale et Henricus

Sir Thomas Dale arriva alors que ce conflit était en cours et ne se laissa pas intimider par la violence. Dale avait servi dans l'armée anglaise, atteignant le grade de capitaine, et fut plus tard fait chevalier pour s'être distingué au combat contre les Espagnols, attirant l'attention de la cour du roi Jacques Ier d'Angleterre (r. de 1603 à 1625). Il fut particulièrement remarqué par le fils de Jacques Ier, Henri Frédéric Stuart, prince de Galles (1594-1612), qui devint son bienfaiteur et le recommanda pour le poste de vice-gouverneur, chargé de l'application de la loi, en Virginie. Dale était tout à fait apte à occuper ce poste, car il s'était déjà révélé être un commandant strict qui traitait sévèrement les infractions, mais son expérience dans la lutte contre les Espagnols le recommandait certainement davantage.

Le code juridique strict de Dale fut appliqué à Henricus (nommée en l'honneur de son bienfaiteur, Henri Frédéric) et favorisa le développement rapide du site.

Les Espagnols avaient colonisé les Antilles, l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale tout au long du XVIe siècle et s'étaient également emparés de la région correspondant à l'actuel État de Floride en Amérique du Nord. Ils revendiquèrent ensuite les terres situées tout le long de la côte jusqu'à l'actuel État de New York, s'arrêtant juste avant les terres revendiquées par les Hollandais et les Français. Dale arriva en Virginie avec l'impression qu'un raid espagnol était imminent. Après s'être établi (et avoir instauré son code juridique sévère qui, dans de nombreux cas, poussa les colons à fuir pour se réfugier dans les villages autochtones), il fit marcher plus de 300 colons jusqu'au nouveau site et les mit au travail 24 heures sur 24.

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Dale, lui, navigua jusqu'au site en remontant la rivière James, mais ses hommes marchèrent vers l'intérieur des terres. En chemin, ils furent harcelés par les membres des tribus Powhatan sous la direction du chef de guerre Nemattanew (mort en 1621). Nemattanew continua ses actions contre les Anglais pendant qu'ils construisaient la colonie et Dale riposta par des raids surprise sur les villages autochtones, l'incendie de leurs récoltes et des actes de violence aléatoires. Il imposa également aux travailleurs de Henricus les mêmes règles et règlements sévères qu'il avait imposés aux colons de Jamestown à son arrivée.

À Jamestown, il avait fait un exemple de ceux qui cherchaient à se soustraire à leurs responsabilités civiques ou qui s'enfuyaient chez les Powhatans. Le chercheur James Horn cite Dale pour décrire les punitions infligées: "Certains furent pendus, d'autres brûlés, d'autres encore écartelés, d'autres empalés et fusillés [et d'autres] attachés à des arbres et laissés mourir de faim" (196-197). Le même code de lois de Dale fut appliqué à Henricus (nommé en l'honneur de son bienfaiteur, Henri Frédéric Stuart) et encouragea le développement rapide du site.

Reconstruction of a Colonist's Home, Henricus Colony
Reconstruction d'une maison de colon, colonie d'Henricus Jerrye & Roy Klotz, MD (CC BY-SA)

En dix jours, les colons avaient clôturé sept acres de terre avec une palissade en bois, puis érigé des tours de guet, construit une église, puis des bâtiments publics et des entrepôts. Le premier hôpital des colonies, Mount Malady, fut construit de l'autre côté de la rivière et la construction du premier collège, l'université de Henrico, destinée à convertir et à éduquer les Autochtones aux valeurs chrétiennes européennes, fut lancée. Une grande parcelle de terrain fut défrichée à cette fin à quelques kilomètres au-dessus de Henricus. La chercheuse Mary Miley Theobald commente:

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La christianisation des Indiens de Virginie était une priorité pour la Virginia Company et le roi Jacques. Ils prévoyaient de construire un collège à Henricus pour enseigner aux enfants indiens des métiers utiles aux Anglais et les former comme missionnaires auprès de leur propre peuple. Une centaine de locataires anglais furent envoyés pour travailler les dix mille acres de terres du collège afin de fournir des revenus pour le soutien de l'école, et plus de 32 000 livres sterling furent collectées dans les églises de toute l'Angleterre pour permettre à l'institution de voir le jour. Mais cela ne se ferait jamais. Les Indiens "se montrèrent très réticents à se séparer de leurs enfants", déclara le gouverneur George Yeardley. (2)

Les colons ne tinrent cependant aucun compte des besoins et de la culture des autochtones américains, et le défrichage des terres se poursuivit pour permettre la construction du collège, tandis que les travaux avançaient à Henricus même et de l'autre côté de la rivière, en face de la ville principale. Le capitaine John Smith, qui ne revint jamais en Virginie mais suivit de près son évolution, décrit la colonie dans son ouvrage de 1624, The General History of Virginia, telle qu'elle était lorsque Dale parachevait sa construction:

Cette ville est située sur une bande de terre plate et surélevée, entourée sur trois côtés par le fleuve principal. La bande de terre est bien délimitée, ce qui la fait ressembler à une île. Elle compte trois rues bordées de maisons bien construites, une belle église et les fondations d'une autre, plus belle, qui sera construite en briques, ainsi que des entrepôts, des postes de garde et autres bâtiments de ce genre. Au bord du fleuve, il y a cinq maisons, où vivent d'honnêtes gens, fermiers en Angleterre, et ils montent continuellement la garde pour assurer la sécurité de la ville...De l'autre côté de la rivière, pour la sécurité de la ville, il est prévu de développer [des sites connus sous le nom de] Hope in Faith et Coxendale, sécurisés par cinq de nos forts... et Mount Malado, une maison d'hôtes pour les personnes malades, un siège élevé et un air sain, ainsi que Elizabeth Fort et Fort Patience. (421)

Au fur et à mesure que Henricus se développait, elle attirait davantage de colons de Jamestown. Parmi eux se trouvait John Rolfe, qui était arrivé en Virginie avec Sir Thomas Gates en 1610, transportant des graines de tabac hybrides avec lesquelles il expérimentait afin de produire une meilleure récolte que celle disponible auparavant. Le tabac s'était révélé être une exportation rentable pour les Espagnols et était largement cultivé dans leurs colonies sud-américaines. Les Anglais avaient tenté de cultiver la variété connue sous le nom de Nicotiana rustica, qui poussait à l'état sauvage en Amérique du Nord et était utilisée de diverses manières par les Autochtones, mais celle-ci produisait un tabac amer et beaucoup plus âcre que la variété espagnole Nicotiana tabacum, cultivée dans le sud. Les Espagnols gardaient jalousement leurs plants et leurs graines de tabac, mais Rolfe avait réussi à se procurer un certain nombre de leurs graines qui poussaient bien dans le sol de Virginie, et il devint un riche fermier dès 1614. Il créa sa plantation de tabac, Varina Plantation, de l'autre côté de la rivière par rapport à Henricus, et la termina en 1615.

Henricus et Pocahontas

Pendant que Dale s'occupait de Henricus, De La Warr continuait à gérer la première guerre anglo-powhatan depuis Jamestown, mais, tombé malade en 1613, il confia son autorité à Sir Samuel Argall (c. 1580-1626). Argall ne modifia en rien la politique de guerre de De La Warr et, cherchant à tirer profit de la situation, il découvrit que Pocahontas, la fille préférée de Wahunsenacah, vivait dans un village tout près de là. Il la piégea pour qu'elle visite son navire, l'enleva et l'emmena à Jamestown en 1613. Il la transféra ensuite à Henricus, la retenant en otage pour obtenir la libération des prisonniers, des outils et des armes pris par les Powhatan. Wahunsenacah se plia aux exigences d'Argall, mais Pocahontas resta captive, Argall affirmant que le chef Powhatan n'avait pas entièrement respecté les termes de l'échange.

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Pocahontas fut confiée au prêtre anglican Alexander Whitaker (1585-1616), dont la plantation, Rock Hall, était située à Henricus. L'un des objectifs déclarés des colonies anglaises étant l'évangélisation des autochtones, on pensait que la conversion d'une personnalité telle que Pocahontas encouragerait d'autres membres de la confédération Powhatan à se convertir au christianisme. Whitaker, selon les termes du chercheur David A. Price, "fut chargé d'améliorer l'anglais de Pocahontas et de lui enseigner les manières d'une dame chrétienne" (152). Grâce à Whitaker, Pocahontas se convertit au christianisme, rencontra John Rolfe à Henricus et l'épousa en avril 1614.

Baptism of Pocahontas
Baptême de Pocahontas John Gadsby Chapman (Public Domain)

Leur mariage reçut la bénédiction de Dale et Wahunsenacah et mit fin à la première guerre anglo-powhatan. Les relations entre les immigrants et les autochtones s'améliorèrent et ils commencèrent à commercer régulièrement. Cependant, la culture lucrative du tabac nécessitait davantage de terres pour les colons, et les tribus Powhatan furent repoussées plus loin à l'intérieur des terres, loin de leurs terres ancestrales. Pocahontas et Rolfe eurent un fils, Thomas Rolfe (1615 - c. 1660), en 1615 et partirent en 1616 pour une tournée promotionnelle en Angleterre, où Pocahontas mourut en 1617. Le jeune Thomas (nommé en hommage à Thomas Dale) fut laissé là-bas sous la garde du frère de Rolfe.

Massacre indien de 1622

Wahunsenacah maintint la paix, même après la mort de sa fille, en l'honneur de son petit-fils, mais il démissionna de son poste de chef peu après, mourant vers 1618, et son demi-frère Opchanacanough devint chef Powhatan. Opchanacanough maintint également la paix tout en planifiant une attaque qui, espérait-il, chasserait les Anglais de ses terres et les renverrait chez eux. Il tira parti de la satisfaction évidente des colons face à la conversion de Pocahontas et encouragea les autres membres des tribus sous son autorité à manifester leur intérêt pour faire de même. Il a été dit qu'Opchanacanough avait déclenché les hostilités en réponse au meurtre de Nemattanew en 1621, mais il semble clair que les plans étaient en place bien avant cet événement et, de plus, Nemattanew semble avoir été tué à juste titre en représailles au meurtre d'un colon et n'avait jamais fait partie des favoris d'Opchanacanough de toute façon.

Les autochtones et les colons allaient et venaient entre Henricus et d'autres villages autour de Jamestown, tant que la paix de Pocahontas était respectée. Les autochtones étaient souvent accueillis dans les maisons des colons pour faire du commerce ou partager un repas, et certains membres des tribus travaillaient dans les colonies comme ouvriers ou serviteurs. Aucun des colons ne s'attendait donc à ce qu'Opchanacanough lance son attaque (connue plus tard sous le nom de massacre indien de 1622) le Vendredi saint, 22 mars 1622. À un signal donné, les autochtones présents dans les maisons et les villes des colons se soulevèrent et tuèrent les Anglais, tandis que les guerriers de toute la confédération Powhatan se déplacèrent rapidement pour aller brûler les villages et tuer encore plus de colons. Le plan, qui consistait à détruire les colonies une par une, rapidement et avant que l'alarme ne soit donnée, fonctionna bien, sauf pour la colonie de Jamestown qui avait été prévenue par un garçon autochtone qui s'était attaché à l'un des colons.

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Indian Massacre of 1622
Massacre indien de 1622 Matthaeus Merian (Public Domain)

Plus de 300 colons furent tués en une journée, et Henricus fut l'une des colonies détruites par le feu. John Rolfe, dont la mort est attestée en 1622, fut très probablement tué à Henricus. Les guerriers autochtones détruisirent Mount Malady et incendièrent l'université de Henrico, et à la tombée de la nuit, la colonie de Dale n'était plus qu'un champ de ruines fumantes. Opchanacanough attendit alors de voir la réaction des colons, espérant que l'attaque aurait l'effet escompté et qu'ils partiraient, mais il fut déçu. Les colons se regroupèrent et ripostèrent par une série de raids sur les villages powhatans, reproduisant les tactiques, les pertes et les morts de la première guerre anglo-powhatan dans la seconde. Opchanacanough demanda la paix en 1626, mais les hostilités se poursuivirent jusqu'en 1629.

Conclusion

Dale avait également développé la ville de Henricus, qui s'était développée à partir de la ville située à côté des fortifications qui, après mars 1622, était également en ruines. Les colons de Jamestown et les anciens citoyens de Henricus revinrent s'y installer, mais en 1623, il fut rapporté que le site avait été "laissé aux Indiens". Certaines preuves indiquent qu'il fut réhabité par les Anglais en 1624 et que la zone défrichée pour le collège accueillit quelques colons, mais Henricus ne fut jamais reconstruite.

Les ruines de la colonie figuraient encore dans les récits des voyageurs au XVIIIe siècle et furent également mentionnées par des écrivains pendant la guerre civile américaine (1861-1865). En 1864, l'armée de l'Union creusa un canal dans la région (le Dutch Gap Canal) qui détruisit les ruines, et le développement ultérieur de la région occulta le site davantage encore, de sorte qu'au XXe siècle, la zone approximative où Henricus se trouvait était connue, mais pas son emplacement exact.

En 1985, un groupe a été créé pour préserver l'histoire de Henricus, et celui-ci a été constitué en 1987 sous le nom de Henricus Foundation. Grâce à des dons et des subventions, la Henricus Foundation a pu créer le musée vivant du Henricus Historical Park, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs venus écouter l'histoire non seulement de Henricus et des colons anglais, mais aussi des tribus powhatans déplacées par ces derniers.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, octobre 14). Colonie d'Henricus. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19443/colonie-dhenricus/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Colonie d'Henricus." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, octobre 14, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19443/colonie-dhenricus/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Colonie d'Henricus." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 14 oct. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19443/colonie-dhenricus/.

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