L'empire perse achéménide apparut au milieu du VIe siècle avant notre ère, lorsque Cyrus II (r. de 559 à 530 av. J.-C.) unifia les tribus perses et renversa le royaume de Médie (c. 550 av. J.-C.), établissant ainsi un nouvel empire qui allait redessiner le paysage politique du Proche-Orient antique. Sous Cyrus et ses successeurs, l'empire s'étendit rapidement à travers l'Anatolie, la Mésopotamie et le plateau iranien oriental. Au début du Ve siècle avant J.-C., sous le règne de Darius Ier (522-486 av. J.-C.), le royaume achéménide atteignit son apogée, intégrant les trois grands centres de civilisation de l'époque: la Mésopotamie, la vallée du Nil et la vallée de l'Indus. Ce territoire unifié devint un vaste réseau administratif et culturel reliant des peuples, des religions et des économies sur plus de 5 000 km.
Pendant près de deux siècles, l'empire achéménide fonctionna comme un système impérial sophistiqué caractérisé par une gouvernance satrapale, une fiscalité standardisée, un réseau routier étendu, une architecture monumentale et une politique d'accommodation culturelle qui permettait à diverses communautés de conserver leurs traditions locales. Ses villes, Persépolis, Suse, Babylone, Memphis, servaient de centres diplomatiques, universitaires et artistiques, illustrant le rôle de l'empire en tant que centre d'innovation dans les domaines de la science, de l'ingénierie, de la religion et de la politique. Le déclin de l'empire commença au IVe siècle avant notre ère, sous l'effet de révoltes internes et de pressions externes, pour aboutir à sa conquête par Alexandre III, dit le Grand, de Macédoine (r. de 336 à 323 av. J.-C.) en 329 av. J.-C. Cependant, ses modèles administratifs, ses traditions artistiques et ses idéaux politiques influencèrent profondément les empires ultérieurs de la Méditerranée et du Proche-Orient.
