Chute de Fort Alamo: Témoignages

Création d'une histoire et témoins oubliés
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
Translations
Version Audio Imprimer PDF

Une quinzaine de non-combattants présents à Alamo survécurent à la bataille du matin du 6 mars 1836; parmi eux, deux personnes devinrent célèbres pour leurs témoignages directs sur les événements qui s'étaient déroulés pendant les treize jours du siège d'Alamo et la bataille d'Alamo: Susanna Dickinson, épouse d'Almaron Dickinson, défenseur d'Alamo et officier d'artillerie, et Joe, l'esclave de William Barret Travis (parfois appelé Joe Travis).

Interior of the Alamo Chapel, 2025
Intérieur de la chapelle de l'Alamo, 2025 Gatorfan252525 (CC BY-SA)

Après la bataille, Susanna Dickinson (accompagnée de sa fille en bas âge, Angelina) fut envoyée vers Gonzales par le président/général Antonio López de Santa Anna afin d'informer les Texians de ce qui s'était passé à Alamo et de ce à quoi ils pouvaient s'attendre s'ils poursuivaient leur révolte. Joe, libéré par la suite, rattrapa Susanna et voyagea avec elle. Ils arrivèrent le 13 mars et confirmèrent au général Sam Houston la nouvelle qui avait été apportée deux jours plus tôt, le 11 mars: Fort Alamo était tombé et il n'y avait aucun survivant.

Supprimer la pub
Publicité

Le 11, deux Tejanos – Andres Barcena et Anselmo Vergara – avaient été les premiers à apporter la nouvelle depuis San Antonio de Béxar, mais, comme ils n’étaient pas blancs, Houston avait rejeté leur rapport et les avait fait arrêter pour espionnage. Joe, bien sûr, était noir, et son témoignage aurait donc très probablement été rejeté lui aussi s’il n’avait pas été secondé par celui de Susanna Dickinson, une femme blanche et épouse d’un officier de la milice.

Les récits de Susanna et de Joe ont constitué la base de la compréhension de la chute de l'Alamo.

Susanna et Joe furent longuement interrogés, et leurs récits devinrent la base de la façon dont la chute de fort Alamo était perçue. Le seul problème est qu'ils étaient tous deux analphabètes. Il n'existe aucun récit de première main de la chute d'Alamo du point de vue texian, car tous ceux qui auraient pu les rédiger étaient morts, et les deux seuls témoins d'intérêt ne savaient pas écrire.

Supprimer la pub
Publicité

Leurs récits sont donc en réalité des œuvres de seconde main, formulées et éditées par ceux qui menèrent les entretiens. Leurs "témoignages oculaires" devraient donc être mieux compris comme les efforts des Anglo-Américains du Texas pour établir le récit qui est devenu l’"Histoire" de la chute de Fort Alamo, et une fois leur rôle joué, ils ont été oubliés.

Les autres survivants et leurs récits

Il y avait bien sûr d’autres survivants de la bataille qui s’étaient trouvés avec Susanna Dickinson et sa fille dans la chapelle de l’Alamo, notamment Ana Salazar Esparza et ses enfants, ainsi que Juana Navarro Alsbury (belle-sœur de James "Jim" Bowie, qui ne fut interrogée sur l’Alamo qu’à partir des années 1880 et dont le récit ne fut publié qu’en 1995), mais, comme pour Barcena et Vergara, personne ne s’intéressait à leur témoignage après la bataille car elles n’étaient pas blanches. Au départ, en effet, les sources de 1836 ne mentionnaient que deux survivantes de l’Alamo: Susanna Dickinson et sa fille Angelina, surnommée "le bébé de l’Alamo".

Supprimer la pub
Publicité
Portrait of Susanna Dickinson
Portrait de Susanna Dickinson Unknown Photographer (Public Domain)

Les récits de Susanna et Joe ont établi plusieurs événements qui sont depuis entrés dans la légende de l'Alamo, notamment le fait que Travis ait tracé une ligne dans le sable, qu'aucun des combattants n'ait survécu à la bataille et que Davy Crockett soit mort au combat. La légende de la "ligne tracée dans le sable" provient de Louis Moses Rose, prétendument le seul défenseur d’Alamo à avoir accepté l’offre de Travis de quitter Alamo avant la bataille finale, et n’est apparue qu’en 1873, consignée par écrit par William P. Zuber, qui affirmait que Rose avait été l’invité de sa famille peu après la chute de Fort Alamo.

Susanna n’a en réalité jamais dit avoir vu Travis tracer la ligne dans le sable, mais que le 5 mars, il avait rassemblé tout le monde dans la cour de l’Alamo pour expliquer leur situation périlleuse et permettre à quiconque le souhaitait de partir; ce récit a par la suite donné du crédit à l’histoire de Rose et Zuber. Joe ne mentionne jamais la ligne dans le sable dans ses récits, mais il est d’accord avec Susanna sur le fait que personne n’avait survécu à la bataille, à l’exception d’un certain Warner, qui fut ensuite exécuté.

La célèbre image de la mort de Davy Crockett, combattant jusqu'au bout, a été établie par les récits de Susanna et Joe – même si, dès le 11 mars, des récits circulaient déjà selon lesquels certains défenseurs de l'Alamo avaient tenté de se rendre et avaient été exécutés et, à la fin du mois (probablement plus tôt), que l'un d'entre eux était Davy Crockett. Ni Joe ni Susanna n’ont jamais prétendu avoir vu Crockett se faire tuer, mais seulement avoir vu son corps entouré de soldats mexicains morts; pourtant, cette image semble avoir suffi à établir le récit selon lequel Crockett serait tombé au combat.

Supprimer la pub
Publicité

Texte

Le récit suivant est tiré du site web officiel de l'Alamo, et a été recoupé avec Eyewitness to the Alamo de Bill Groneman, Three Roads to the Alamo de William C. Davis, Texian Iliad de Stephen L. Hardin, et A Time to Stand: The Epic of the Alamo de Walter Lord.

Ce récit semble avoir été rédigé pour la première fois le 20 mars 1836 par William Fairfax Gray, puis publié (ou republié) le 25 mai 1836 dans le journal The Frankfort Commonwealth. Le récit commence par le témoignage de Joe, puis inclut des détails fournis par Susanna.

L'un des problèmes de ces récits, comme on le verra, est que Susanna se cachait dans la chapelle d'Alamo pendant la bataille, et que Joe, après la mort de Travis, s'était réfugié dans l'un des bâtiments d'Alamo. Le récit affirme que Joe tirait à travers les meurtrières du bâtiment, et on suppose donc qu'il aurait vu ce qui se passait – mais uniquement dans son champ de vision. Susanna, qui se trouvait dans la sacristie de la chapelle, n'aurait en fait pu voir aucun des événements dont elle est censée avoir été témoin.

Supprimer la pub
Publicité

Malgré tout, ces récits ont été acceptés comme véridiques – ou plutôt, les versions révisées de ce que Susanna et Joe auraient dit l’ont été – et ils ont constitué la base de ce qui s’est "réellement" passé lors de la chute de Fort Alamo.

La garnison était épuisée par le dur labeur, la surveillance incessante et les combats qui avaient duré treize jours. La veille de l’attaque, jour et nuit, les bombardements mexicains avaient été suspendus. Dans la nuit du samedi 5 mars, la petite garnison avait travaillé d’arrache-pied jusqu’à une heure tardive pour réparer et renforcer ses positions.

Et lorsque l'attaque eut lieu, juste avant l'aube, les sentinelles et tous les autres dormaient, à l'exception de l'officier de service qui venait de commencer sa ronde. Il y avait trois gardes à l'extérieur du fort; mais eux aussi, suppose-t-on, dormaient, et furent pris d'assaut et tués à la baïonnette, car ils ne donnèrent aucun signal d'alarme qui fut entendu.

Joe ne s'en rendit compte qu'à l'entrée de l'adjudant Baugh, l'officier de service, dans les quartiers de Travis, qui le réveilla en criant: "Les Mexicains arrivent." Ils coururent à toute vitesse avec leurs échelles d'assaut vers le fort, se retrouvèrent sous le feu des canons et avaient appuyé leurs échelles contre le mur avant même que la garnison ne soit réveillée pour résister.

Vous aimez l'Histoire?

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite!

Travis bondit, saisit son fusil et son épée, et appela Joe pour qu’il prenne son arme et le suive. Il grimpa sur le mur et cria à ses hommes: "Allez, les gars, les Mexicains sont sur nous et on va leur faire vivre l’enfer!"

Il tira immédiatement avec son fusil et Joe suivit son exemple. Plusieurs coups de feu furent tirés en riposte et Travis tomba, blessé, à l’intérieur du mur, sur le talus qui venait d’être érigé pour renforcer le mur. Il resta assis là, incapable de se relever. Joe, voyant son maître tomber et les Mexicains s’approcher du mur, et pensant avec Falstaff que la prudence est la meilleure partie du courage, courut se réfugier dans une maison, d’où, dit-il, il tira plusieurs fois sur eux par les meurtrières après qu’ils furent entrés.

À ce stade, le récit de Joe s’interrompt quelque peu, mais Mme Dickinson, l’épouse du lieutenant Dickinson qui se trouvait dans le fort à ce moment-là et qui réside aujourd’hui à San Felipe, a fourni certains détails que l’état de retraite de Joe l’empêchait de connaître avec une parfaite exactitude.

Supprimer la pub
Publicité

L'ennemi appuya trois fois ses échelles d'assaut contre le mur; à deux reprises, ils furent repoussés. Mais le nombre et la discipline l'emportèrent sur le courage et le désespoir. À la troisième tentative, ils réussirent, puis ils envahirent les lieux "comme des moutons".

Alors que Travis, blessé, mais continuant à encourager ses hommes, était assis là où il était tombé, le général Mora, en passant, lui asséna un coup d’épée pour l’achever. Travis rassembla ses forces, porta un coup contre l’arme qui s’abattait et transperça son assaillant. Ce fut le dernier effort du pauvre Travis. Tous deux tombèrent et rendirent l’âme sur place.

La bataille devint alors une véritable mêlée. Chaque homme se battait "pour sa propre survie" avec des crosses de fusil, des épées, des pistolets et des couteaux, du mieux qu’il pouvait. La poignée d’Américains, pas plus de 150 hommes valides, se replia vers les abris dont elle disposait et continua le combat, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul homme en vie, un petit homme frêle nommé Warner.

Lui, et lui seul, demanda grâce. Il fut épargné par les soldats, mais, lorsqu’on le conduisit devant Santa Anna, celui-ci ordonna qu’on l’abatte, ce qui fut aussitôt fait. Ainsi, il ne restait aucun homme blanc de cette bande dévouée pour raconter l’histoire.

Supprimer la pub
Publicité

Crockett, le brave et généreux Davy Crockett, ainsi que quelques-uns des amis dévoués qui étaient entrés dans le fort avec lui, furent retrouvés gisant ensemble, entourés de vingt-et-un ennemis tués. On raconte que Bowie aurait tiré à travers la porte de sa chambre, depuis son lit de malade. Il fut retrouvé mort et mutilé là sur son lit.

Le corps de Travis, lui aussi, était transpercé de nombreux coups de baïonnette. L’ignoble colonel Cos enfonça son ignoble épée dans le cadavre. En effet, dit Joe, les soldats continuèrent à poignarder les Américains tombés jusqu’à ce que toute trace de vie ait disparu.

Le capitaine Baragan fut le seul officier mexicain à se montrer disposé à épargner les Américains. Il sauva Joe et intercéda en faveur du pauvre Warner, mais en vain. Il y avait plusieurs Noirs et quelques femmes mexicaines dans le fort. Ils furent tous épargnés.

Une seule des Noires fut tuée, une femme, qui avait été retrouvée gisant entre deux canons. Joe suppose qu’elle s’était enfuie, prise de panique, et qu’elle avait été tuée par un tir accidentel. L’enfant du lieutenant Dickinson ne fut tué, contrairement à ce qui avait été rapporté initialement. La mère et l’enfant furent tous deux épargnés et renvoyés chez eux. L’épouse du docteur Alsbury et sa sœur, Mlle Navarro, furent également épargnées et rendues à leur père, qui vit à Bexar.

Après le combat, alors qu'ils fouillaient les maisons, un officier crié en anglais: "Y a-t-il des Noirs ici?" Joe sortit alors de sa cachette et répondit: "Oui, en voici un." Immédiatement, deux soldats tentèrent de l'abattre, l'un en tirant sur lui, l'autre en lui enfonçant sa baïonnette.

Il s'en sortit avec seulement une égratignure causée par l'acier et une balle de chevrotine dans le flanc qui, cependant, ne causa que peu de dommages. Il fut sauvé par l'intervention du capitaine Baragan, qui repoussa le soldat à coups d'épée.

Supprimer la pub
Publicité

Une fois leur œuvre meurtrière accomplie, les Mexicains se mirent en carré, et Santa Anna s’adressa à eux d’un ton très animé. Ils lui répondirent par de bruyants "vivas". Joe le décrivit comme un homme de constitution légère, mince, plutôt grand, aux traits vifs mais beaux et animés, vêtu très simplement, un peu "comme un prédicateur méthodiste", pour reprendre les propres mots du Noir.

Joe fut emmené à Bexar et détenu plusieurs jours. On lui fit assister à une grande revue de l’armée après la bataille et on lui dit qu’il y avait 8 000 soldats armés. Il suppose qu’il y en avait un tel nombre, mais ceux qui connaissent le terrain sur lequel, selon lui, ils se seraient rangés, pensent que la moitié de ce nombre n’aurait pas pu s’y rassembler.

Santa Anna s’intéressa beaucoup à lui et l’interrogea sur le Texas et l’état de l’armée. Il lui demanda notamment s’il y avait beaucoup de soldats américains dans l’armée et si d’autres étaient attendus. Lorsqu’on lui répondit par l’affirmative, il déclara avec mépris qu’il avait assez d’hommes pour marcher sur Washington s’il le souhaitait. Les corps des défenseurs de l’Alamo tués furent rassemblés en un tas et brûlés.

Joe, Susanna et Angelina Après l'Alamo

La vie après l'Alamo ne fut guère paisible pour Joe Travis et Susanna Dickinson, ni d'ailleurs pour Angelina Dickinson.

À la suite de la bataille de Goliad, le 10 octobre 1835, la seule victime parmi les Texians fut l'ancien esclave de George Collinsworth, Samuel McCulloch, Jr, qui avait été blessé. Une fois l'indépendance acquise, lorsque la Constitution texane de 1836 interdit à tout Noir libre de vivre au Texas, McCulloch, sa famille et leurs descendants furent exemptés de cette interdiction, car il avait été le premier à verser son sang dans la lutte pour une République du Texas indépendante.

Joe fit le voyage pour raconter au fils de William B. Travis comment son père était mort – puis fut à nouveau réduit en esclavage sur la plantation Travis sous les ordres d'un nouveau maître.

Joe n'eut pas cette chance. D'abord honoré en tant que héros de guerre et seul survivant adulte masculin de l'Alamo, Joe fut bien traité lorsqu'il accorda des interviews et raconta ses récits du siège et de la bataille. Il fit le voyage de son propre chef pour raconter au fils de William B. Travis, Charles Travis, comment son père était mort – puis fut à nouveau réduit en esclavage sur la plantation Travis sous les ordres d'un nouveau maître, John Rice Jones, exécuteur testamentaire de la succession de William B. Travis.

Il s'échappa en avril 1837, fut rattrapé quelques mois plus tard et renvoyé chez Jones, qui le loua pour effectuer des travaux forcés. En 1838, il s'échappa à nouveau et, n'ayant nulle part où aller, se réfugia à la ferme du frère de William B. Travis, Nicholas, en Alabama. Nicholas semble avoir racheté la liberté de Joe à Jones à un moment donné entre 1839 et 1854. Il vécut avec eux pendant 15 ans, changeant son nom pour Ben à leur demande lorsqu’ils baptisèrent leur fils nouveau-né "Joseph". Pour des raisons inconnues, il quitta l’Alabama à un moment donné et retourna au Texas, où il disparaît des archives historiques vers 1878.

La vie de Susanna après l'Alamo fut également loin d'être facile. Elle fut d'abord saluée en tant que "Messagère de l'Alamo", mais, une fois son histoire suffisamment racontée, elle fut oubliée. Elle demanda une pension au gouvernement texan en 1836, son mari étant mort au combat pour leur cause, mais sa demande fut rejetée.

Supprimer la pub
Publicité

N'ayant aucun moyen de subvenir à ses besoins ni à ceux de sa fille, elle épousa John Williams en novembre 1837, mais divorça rapidement pour cause de cruauté. En 1838, elle épousa Francis P. Herring, qui mourut d'alcoolisme en 1843. En 1847, elle épousa Peter Belles, qui finit par l'accuser d'avoir été prostituée (ce qu'elle fut peut-être pendant un certain temps) et il demanda le divorce en 1857. La même année, elle épousa Joseph W. Hannig et resta avec lui jusqu'à sa mort en 1883.

Angelina Dickinson se maria au moins deux fois, semble s'être livrée à la prostitution pour gagner sa vie et mourut à l'âge de 37 ans. À cette époque, les récits de sa mère et de Joe Travis étaient déjà entrés dans l’histoire du Texas, et, tout au long de sa vie, Angelina Dickinson racontait ses histoires de la chute d’Alamo à quiconque voulait bien l’écouter – mais Susanna, Angelina et Joe ne reçurent jamais aucune reconnaissance après leur célébrité initiale en 1836, ni liberté pour Joe, ni pension pour Susanna ou Angelina. La reconnaissance et le respect ne viendraient que plus tard, bien après leur mort.

Supprimer la pub
Publicité

Questions & Réponses

Y a-t-il eu des survivants à Fort Alamo?

Il y eut environ 15 survivants non combattants à Fort Alamo, les plus célèbres étant Susanna Dickinson, sa petite fille Angelina et Joe, l'esclave de William B. Travis.

En quoi les récits de Susanna Dickinson et de Joe Travis ont-ils contribué à façonner l'histoire de Fort Alamo?

Susanna Dickinson et Joe Travis étaient tous deux analphabètes; leurs récits oraux de la chute de Fort Alamo ont donc été consignés par d'autres personnes, qui ont reformulé leurs propos de manière plus élégante et ont retravaillé leurs déclarations. Ces récits, qui étaient en réalité des témoignages de seconde main, sont ainsi entrés dans l'histoire.

Qu'est-il advenu de Joe Travis et Susanna Dickinson après la bataille de Fort Alamo?

Joe Travis fut à nouveau réduit en esclavage après la bataille d'Alamo, tandis que Susanna Dickinson se vit refuser une pension par le gouvernement texan en 1836 et fut contrainte de se remarier. Elle se maria quatre fois après la mort de son mari à l'Alamo et semble avoir été contrainte de se prostituer pour survivre – ce qui semble avoir également été le sort de sa fille, Angelina.

Les récits de Joe Travis et de Susanna Dickinson sur l'Alamo sont-ils exacts?

Oui et non. Certains éléments des récits de Joe Travis et de Susanna Dickinson concordent avec ceux d’autres officiers mexicains, tandis que d’autres diffèrent. Comme Joe et Susanna étaient tous deux analphabètes, nous ne savons pas exactement ce qu’ils dirent aux personnes qui les interrogèrent après la bataille de Fort Alamo.

Bibliographie

World History Encyclopedia est un associé d'Amazon et perçoit une commission sur les achats de livres sélectionnés.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2026, mars 24). Chute de Fort Alamo: Témoignages: Création d'une histoire et témoins oubliés. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2837/chute-de-fort-alamo-temoignages/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Chute de Fort Alamo: Témoignages: Création d'une histoire et témoins oubliés." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, mars 24, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2837/chute-de-fort-alamo-temoignages/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Chute de Fort Alamo: Témoignages: Création d'une histoire et témoins oubliés." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 24 mars 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2837/chute-de-fort-alamo-temoignages/.

Soutenez-nous Supprimer la pub