Vêtements de Grèce Antique

Article

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 13 juillet 2021
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Disponible dans ces autres langues: anglais, portugais

Les vêtements de Grèce antique se développèrent à partir de la civilisation minoenne de Crète (2000-1450 av. JC), durant la civilisation mycénienne (1700-1100 av. JC), la période archaïque (du VIIIe siècle à 480 av. J.-C.) et sont surtout reconnaissables à partir de la période classique (environ 480-323 av. JC). La mode simplifiée des périodes plus tardives vit l'influence des vêtements grecs sur d'autres cultures qui les adoptèrent et les utilisèrent fréquemment.

Greek Peplos Dress
Peplos grec
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

D'une manière générale, la plus grande partie de ce que nous savons des vêtements grecs anciens ne reflète que la classe supérieure, car ils étaient ceux le plus souvent représentés dans des œuvres d'art, et celles-ci documentent les types de vêtements portés. À l'époque Minoenne, les hommes de la cour de la classe supérieure semblaient porter principalement un pagne, une cape, des sandales et parfois une coiffe alors que les femmes étaient généralement plus couvertes, sauf pour les seins qui eux été exposés. Les goûts vestimentaires mycéniens furent influencés par les Minoens, mais pendant la période archaïque, les vêtements furent simplifiés et restèrent ainsi pendant la période classique.

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Les types de vêtements étaient essentiellement les mêmes depuis l'époque archaïque jusqu'à la période classique :

  • Strophion — une bande de tissu qui servait de soutien-gorge aux femmes
  • Perizoma — un pagne porté par les hommes et les femmes en guise de sous-vêtements
  • Chiton — une tunique de deux styles différents, Dorique et Ionique, portée par les deux sexes
  • Chlamys — un vêtement extérieur utilisé comme cape ou manteau court, porté principalement par les hommes
  • Peplos - un vêtement porté principalement par les femmes pardessus ou au lieu du chiton.
  • Epiblema — châle porté par-dessus un chiton ou un peplos par les hommes et les femmes
  • Himation — un vêtement d'extérieur plus grand porté en longue cape ou manteau par les deux sexes
on pouvait utiliser plusieurs fois un même morceau de tissu pour créer différentes tenues.

Il s'agissait toujours de morceaux de tissu non coupés et non cousus -en lin ou en laine - mis sur une personne de différentes manières afin de produire différents effets. Les vêtements principaux étaient simplement des carrés de tissu, des cylindres ou des rectangles, qui étaient enveloppés ou drapés autour d'une personne, puis fixés à l'aide d'épingles, de boutons ou de broches pour les tenir en place. La facilité avec laquelle on pouvait transformer du tissu en vêtement, qui pouvait ensuite être placé de différentes façons, signifiait que l'on pouvait utiliser plusieurs fois un même morceau de tissu pour créer différentes tenues.

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En ajoutant au chiton de base des vêtements supplémentaires, différents bijoux et autres accessoires, on créait des vêtements confortables et faciles à porter qui étaient remarqués et appréciés par les cultures voisines. Ce paradigme vestimentaire se poursuivit pendant les périodes hellénistique et romaine et influença la mode masculine et féminine au Moyen Âge et jusqu'à nos jours.

Mode Minoenne et Mycénienne

Tout ce qui est connu des vêtements grecs anciens provient de représentations dans les œuvres d'art et la littérature grecque de l'époque, et cela commence par la civilisation minoenne que les chercheurs ont divisée en périodes de Minoen primitif (MP), Minoen moyen (MM) et Minoen tardif (MT), chacune étant divisée en sous-périodes. Certaines des premières statuaires et œuvres d'art proviennent de la période Minoenne moyenne de MM I (vers 2100-1900 av. JC) à MM III (se terminant vers 1600 av. JC) représentant des figures humaines vêtues à la mode de l'époque.

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Les hommes minoens portent des pagnes, des manteaux et des sandales, mais semblent marcher pieds nus, surtout à l'intérieur des maisons. Les hommes sont également représentés portant des brassards, des bracelets et des bijoux. Ils avaient les cheveux longs et lâches, mais maintenus en place par une coiffe, parfois une coiffe à plume ou un chapeau, et leurs vêtements étaient de couleur rouge, jaune, noire et violette. La teinture violette était produite en Crète par la pêche de la coquille de murex, et les vêtements teints, quelle que fût la couleur, étaient assez chers, mais tout particulièrement le tissu violet.

Minoan 'Procession Fresco' from Knossos
« Fresque de la procession » minoenne de Cnossos
Carole Raddato (CC BY-NC-SA)

Des artefacts et des représentations du MM I montrent des hommes vêtus de pagnes, des athlètes masculins vêtus de la même façon ou nus, et des femmes en jupes en forme de cloche, avec des corsets serrés qui soulevaient et exposaient la poitrine, des bijoux et des coiffes. Les mêmes types d'œuvres du MM III présentent le même style et le même motif de base, mais avec plus de détails. Un exemple célèbre est la figure connue sous le nom de Déesse aux serpents, datée de MM III, et pensée représenter une divinité ou un membre de son clergé sous forme naturaliste, ce qui signifie, dans ce cas, qu'elle porte le genre de vêtements qu'une femme de la classe supérieure de l'époque aurait porté. L'historien de l'art et expert John Griffiths Pedley commente :

[La figurine de la Déesse aux serpents] mesure 34,5 cm et est l'un des plus grands exemples de sculptures minoennes à la ronde. Elle porte une jupe volantée en forme de cloche, une ceinture serrée et un tablier court; ses seins sont nus. Des serpents ondulent vers le bas et le long de ses bras et autour de sa taille et de son épaule tandis qu'un autre entoure le haut de son chapeau. Les autres figures [trouvées avec elle] affichent une posture, des proportions et des vêtements similaires, de couleurs vives avec des nuances de rouge, de bleu et de vert. (49)

Minoan Snake Goddess Figurine
Figurine de la Déesse aux serpents minoenne
Carole Raddato (CC BY-NC-SA)

La civilisation mycénienne, la dernière de la période dite helladique de Grèce continentale, est également divisée par les universitaires en différentes périodes et les œuvres du début de la période helladique (environ 3200 à 2000 av. JC) jusqu'à l'Helladique tardif (c. 1550 - c. 1050 av. JC) présentent des styles similaires à ceux du Minoen. Une figure féminine en terre cuite de Céos (Kéa moderne) datant de la période Helladique II tardive (c. 1450 - c. 1400 av. JC) montre une femme portant la même jupe en forme de cloche, les seins nus et un corsage similaire. Il est possible qu'il s'agisse d'une copie de la figurine de la Déesse aux serpents, mais qu'il s'agisse également d'une œuvre originale de l'époque.

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Les vêtements pour hommes montrent cependant une certaine différence par rapport à la période minoenne, comme on le voit dans une statue représentant un jeune homme portant le même type de pagne que les Minoens, mais portant un autre type de coiffe et un kilt. Une peinture murale du palais de Pylos datant de la fin de l'Helladique III (c. 1300 - environ 1200 av. JC) montre des guerriers en pleine bataille portant la tunique chiton combattant d'autres personnes portant des kilts, des casques et des bottes à hauteur de genou. Le Vase aux Guerriers, actuellement au Musée national d'Athènes et datant de la même période que le tableau, représente des guerriers mycéniens portant ces mêmes casques, kilts et bottes, mais avec une armure corporelle et est considéré comme une représentation réaliste des soldats de l'époque.

Simplification archaïque et style classique

Les cultures Minoenne et Mycénienne témoignent toutes deux de vêtements aux couleurs vives et complexes, en particulier pour les femmes, mais ce type de mode et la technologie qui la produisit ne survécurent pas à l'effondrement de l'âge du bronze qui causa la chute de la civilisation mycénienne. Pedley note:

Avec la destruction des palais mycéniens s'en est allé le système social dont ils étaient les centres. Les rois, les subordonnés, les scribes et la connaissance de l'écriture disparurent tous. Avec eux, on perdit également la connaissance de la maçonnerie et de la construction à l'aide de blocs coupés, de la peinture murale, du travail de l'ivoire, des métaux précieux... toutes les réalisations sophistiquées de l'âge du bronze grec s'évanouirent (105-106).

Après les soi-disants siècles obscurs grecs (environ 1100-700 avant notre ère), la civilisation commença à revivre pendant la période archaïque, mais la mode avait considérablement changé. Les vêtements étaient maintenant un seul morceau de tissu drapé autour d'une personne, puis pliés et maintenus en place selon les goûts personnels. En comparant les statuaires et les peintures de femmes minoennes et mycéniennes avec leurs jupes cloches et corsets avec des images ultérieures de femmes grecques portant le peplos, la simplification du style est évidente et on pense que la connaissance du mode de fabrication des vêtements antérieurs avait été perdue.

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Greek Vase Depicting Wedding Preparations
Vase grec représentant des préparatifs de mariage
British Museum (CC BY-NC-SA)

Dans les périodes archaïque et classique, la fabrication de vêtements était considérée comme un travail féminin en Grèce antique, en particulier la filature de la laine, bien que c'était principalement des marchands hommes qui vendaient le produit fini. Cependant, les prostituées filaient fréquemment la laine pendant leur temps de pause, et les femmes la vendaient pour se faire un peu plus d'argent. Les vêtements étaient souvent fabriqués à la maison dans les quartiers des femmes, bien qu'il y ait eu des tisserands et des teinturiers professionnels. Les Grecs les plus riches pouvaient s'offrir des vêtements colorés, ce qui était assez cher, tandis que la classe inférieure ne portait généralement que des chitons blancs ou des pagnes.

Vêtements, broches et chaussures

Les vêtements étaient faits de lin ou de laine. Le lin était plus cher et n'était disponible que pour la classe supérieure, tandis que la filature était largement pratiquée par les femmes de la Grèce antique et était utilisée pour fabriquer des vêtements pour toutes les classes et tous les groupes d'âge. Les vêtements teints n'étaient également disponibles que pour les riches, tout comme les vêtements décorés d'imprimés et de poids en bas pour faire en effet drapé sur le corps et les tenir en place.

Les vêtements de la classe supérieure étaient de couleurs vives, même si ce n'était que le long des bords.

Les vêtements de la classe supérieure étaient de couleurs vives, même si ce n'était que le long des bords. L'affirmation moderne selon laquelle la couleur bleue était inconnue en Méditerranée ne s'applique qu'après l'effondrement de l'âge du bronze. L'art égyptien et minoen montre tous deux le bleu utilisé pendant une longue période, mais la connaissance de la fabrication du pigment bleu n'est pas évidente pendant la période archaïque. Aucun vêtement bleu n'est suggéré par l'art ou la littérature grecques, bien que le violet soit toujours populaire, et de nombreuses autres couleurs étaient régulièrement utilisées.

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Il y avait quatre vêtements de base dans la garde-robe de la classe supérieure de la Grèce antique, en plus du perizoma (pagne/sous-vêtements) et du strophion (soutien-gorge). Il n'y a aucune trace du corsage minoen, et le perizoma semble moins gracieux que le pagne minoen. Les quatre vêtements de base étaient les suivants:

Le Chiton : Il s'agissait d'une simple tunique blanche qui pouvait être un sous-vêtement ou une tenue publique quotidienne. Il s'agissait d'un cylindre en tissu dans lequel on se glissait et qui était retenu sur les épaules par des broches ou des épingles et blousé à la taille en le tirant par dessus une zone (prononcée zoh-nay), une ceinture de cuir ou de tissu. Le chiton est défini par deux styles, dorique et ionique. L'expert Iris Brooke explique la différence:

[Les désignations dorique et ionique] les divise selon deux des principaux ordres d'architecture développés par les deux principaux groupes raciaux, les Grecs doriens et les Grecs ioniens. Le dorique était très simple; l'ionique est un tantinet plus compliqué, comme l'est en effet le style ionique à tous égards. Le chiton dorique [était] un morceau de matériau droit et non cousu, enroulé autour du corps et épinglé sur les épaules. Le tissu pouvait être de presque n'importe quelle largeur, de un à trois mètres environ, mais il ne faisait probablement pas plus de trois mètres de largeur. Le chiton ionique était beaucoup plus détaillé que le dorique et était cousu comme une vaste jupe sans forme. Pour l'enfiler, l'un des bords ouverts devait être épinglé à intervalles réguliers, laissant un intervalle légèrement plus grand pour que la tête puisse passer. Les bras passaient ensuite entre la dernière épingle à chaque extrémité et le pli du tissu. Cela formait une sorte de manches longues avec les épingles décorant le bras et permettant au matériau de créer une ouverture entre chacune d'entre elles, montrant le bras nu. Il pouvait être ceintré à volonté [et] la ceinture elle-même aidait à plisser la jupe. (Nardo, 42 à 43)

Les hommes, les femmes et les enfants portaient le chiton, mais les femmes et les filles semblent avoir porté beaucoup plus d'attention quant à la façon dont le vêtement leur allait. Les chitons des hommes n'arrivaient généralement qu'aux genoux et étaient ceinturés. C'était la tenue typique des artisans, des prostituées (hommes et femmes), des guerriers, des athlètes et des esclaves qui n'étaient pas engagés dans le travail manuel (qui ne portaient que des pagnes). Les chitons des esclaves semblent avoir été de style dorique.

Bronze Charioteer of Delphi
Aurige en bronze de Delphes
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Les Chlamys : Certains hommes (plus que les femmes) portaient un chlamys par dessus le chiton. Il s'agissait d'une cape courte que l'on portait soit en cape, attachée au cou et tombant sur les deux épaules puis dans le dos ou porté sur une épaule et attaché à l'autre. Les chlamys étaient principalement portés par les soldats, les messagers et les domestiques de la classe supérieure.

Le Peplos : Il s'agissait d'un gros morceau de tissu carré qui pouvait être porté par une femme ou par un homme, au lieu d'un chiton ou par-dessus celui-ci, et qui était plus souvent porté par les femmes. En règle générale, une femme de la classe supérieure portait un sous-vêtement en chiton avec un peplos orné par-dessus qui descendait jusqu'aux pieds et parfois traînait derrière. Les représentations de femmes grecques aristocratiques dans les films les montrent souvent portant ce qui semble être une robe à pans multiples, décorée avec de la couleur sur les bords, et qui serait un peplos sur un chiton. Le statut de chacun était clairement indiqué par la quantité de vêtements qu'une personne portait parce que les vêtements, surtout teints ou ornés, coûtaient chers. La statuaire de la période classique représente fréquemment des déesses et des dames nobles portant le peplos et le chiton ou simplement le peplos. Les colonnes caryatides sur le porche de l'Érechthéion de l'Acropole Athénienne sont des femmes portant le peplos blousé.

Caryatid from the Erechtheum
Caryatide de l'Érechthéion
Osama Shukir Muhammed Amin (Copyright)

L'Epiblema : Certaines femmes ornaient leur tenue avec un châle, parfois une simple truc pour apporter de la chaleur ou un morceau de parure décoré. Un châle finement tissé, surtout s'il était teint ou décoré, était une façon pas si subtile de montrer sa richesse et les hommes accessoirisaient également une tenue de cette façon.

L'Himation : Porté par-dessus le chiton, le peplos ou les deux par les hommes et les femmes, l'himation était une superbe cape de cinq mètres de long et d'environ un mètre de large qui était habituellement teintée et ornée. Brooke décrit le vêtement :

Les extrémités étaient décorées et avaient souvent une frange ou des glands, ou un petit poids de perles attachées aux coins de sorte que, en mouvement, le poids s'éloignait du corps et accentuait le motif du design de la bordure. Il était porté, comme tous les vêtements, par les hommes et les femmes. Il n'y avait pas de vêtement particulier à l'un ou l'autre sexe, bien qu'une version de l'himation avec le bord inférieur tissé en points et le bord supérieur plissé sur une bande portée sous un bras et attaché à l'épaule opposée semble apparaître beaucoup plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes. Cet himation plissé hautement décoratif est presque toujours représenté comme l'un des vêtements d'Athéna, également ceux des reines et autres femmes nobles. Sa forme se prête facilement à la sculpture et les décorations des bordures forment un motif fin sur les vases à figures. (Nardo, 45 ans)

L'himation est le manteau que l'on voit porté par des généraux grecs, des rois, des reines et des nobles dans les films et les jeux vidéo. Il désormais bien connu à l'ère moderne après la sortie du film 300 en 2006 alors que le roi Léonidas I est représenté portant un himation rouge. Comme pour le chlamys, l'himation pouvait être porté comme une cape, une robe ou une couverture et était particulièrement apprécié dans les hivers grecs froids car il était fait de laine épaisse qui retenait la chaleur corporelle.

Greek Himation Robe
Himation grec
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Tous ces vêtements étaient fixés sur une personne à l'aide de diverses attaches, que ce soit des épingles, des boutons ou des broches. Les broches pouvaient être assez ornées et, à l'époque romaine, étaient connues sous le nom de fibules, qui devinrent une sorte d'œuvre d'art à part entière. La ceinture permettait également de fixer un chiton ou un peplos à la taille, tout comme la ceinture connue sous le nom de zone. Les accessoires comprenaient des chapeaux à larges bords (les petasos) pour hommes et des chapeau pointus, parfois à bord plat, pour les femmes.

Les hommes et les femmes portaient des sandales, des chaussons, des chaussures et des bottes. Les philosophes étaient célèbres pour porter un simple chiton, une himation sans ornement et des chaussures en cuir les plus basiques. L'image stéréotypée du philosophe grec, non idéalisée comme c'est le cas de Socrate ou de Platon, mais le professeur moyen de philosophie, est représentée par les chaussures les plus pauvres, le bâton de rigueur et une vieille cape. Les soldats portaient des bottes ou des sandales avec des protège-tibias appelés jambières. La plupart des Grecs marchaient pieds nus, surtout chez eux, et les athlètes, en particulier, refusaient les chaussures. Les athlètes ne voyaient pas non plus l'utilité pour la plupart des vêtements ci-dessus, tant lors de leur entraînement que dans la compétition, car on pensait que l'on avait de meilleurs résultats nu.

Conclusion

Les vêtements des Grecs influencèrent les goûts vestimentaires des Romains qui adoptèrent un grand nombre de ces mêmes vêtements pour eux-mêmes. L'expert Don Nardo commente:

La plupart des vêtements portés dans la Grèce antique (ainsi que dans de nombreux autres pays méditerranéens, qui copièrent plus ou moins la tenue grecque entre 600 av. JC et 200 av. JC) sont tombés sous quelques formes simples et basiques. Chacun peut être porté dans un certain nombre de variations et de styles différents, en fonction de la situation et/ou des goûts personnels du porteur. (42)

Contrairement à la mode minoenne et mycénienne, qui semblaient, pour les femmes dtout du moins, être beaucoup plus complexe, la simplicité des vêtements grecs archaïques et classiques les suggéra à d'autres cultures de la région et furent adoptées par d'autres encore plus tard. Les techniques de plissage de l'ancien himation grec, par lesquelles le tissu était rassemblé, plié et pressé pour créer des lignes droites dans le dos pour accentuer la hauteur, furent ensuite utilisées en Europe pendant la Renaissance pour les capes et les manteaux de la noblesse.

Les vêtements et le style grecs anciens influencent même la mode aujourd'hui. Les robes de soirée pour femmes suivent fréquemment des motifs grecs, et la silhouette en sablier associée à la beauté féminine a d'abord été reconnue et accentuée par les Grecs à travers les vêtements féminins. La mode masculine mettant l'accent sur la hauteur, la force et la puissance fut également normalisée pour la première fois par les anciens Grecs qui croyaient que les hommes étaient supérieurs aux femmes et devaient avoir le physique de l'emploi. Cependant, la facilité d'utilisation et l'aspect unisexe des vêtements grecs les rendirent instantanément attrayant pour les civilisations voisines. Les vêtements grecs étaient facilement adaptables à divers climats et cultures et les formes de base de ces vêtements fonctionnent toujours en tant que modèles dans le vent plus de 2 000 ans après leur création.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Joshua J. Mark
Écrivain indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2021, juillet 13). Vêtements de Grèce Antique [Ancient Greek Clothing]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-20/vetements-de-grece-antique/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Vêtements de Grèce Antique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le juillet 13, 2021. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-20/vetements-de-grece-antique/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Vêtements de Grèce Antique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 13 juil. 2021. Web. 28 janv. 2022.

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