Falaises, grottes, églises: un week-end à Doolin, en Irlande

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Le comté de Clare, en Irlande, est surtout connu pour les falaises de Moher, l’ancien dolmen de Poulnabrone et son riche patrimoine musical, mais il recèle bien d’autres sites fascinants et, surtout, l’hospitalité et la chaleur des habitants de ses villages. Ma femme Betsy et moi avons traversé le pays un mois de janvier, partant de Shannon pour remonter, descendre et traverser jusqu’à Dublin, découvrant de nombreux sites mémorables et ayant le plaisir de rencontrer des gens chaleureux et accueillants. Quand je repense à ce voyage, cependant, les souvenirs qui me restent le plus longtemps sont ceux du charmant village de Doolin où nous avons passé notre premier week-end.

The Cliffs of Moher, County Clare, Ireland
Les falaises de Moher, comté de Clare, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Ennis

Nous avons atterri à l’aéroport de Shannon dans l’obscurité du petit matin et avons pris une voiture de location pour nous rendre dans la ville médiévale d’Ennis. Il pleuvait légèrement, et les rues et les trottoirs de la ville scintillaient dans la brume sous la lumière des réverbères. En serpentant à travers la ville silencieuse dans l’obscurité précédant l’aube, nous avons traversé un pont de pierre au-dessus de la rivière Fergus et nous nous sommes garés près du couvent franciscain. Ce charmant édifice date de 1250 et a été fermé, comme toutes les autres institutions catholiques, sous le règne d’Henri VIII (r. de 1509 à 1547) pendant la Réforme protestante en Angleterre.

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Nous avons flâné dans les rues à l’aube jusqu’à l’ouverture des magasins, puis nous avons trouvé un café chaleureux pour prendre notre petit-déjeuner. Ennis est un magnifique village qui semblait frais et propre dans la lumière du matin, avec ses ponts de pierre en arc enjambant la rivière au courant rapide. Nous aurions tous deux aimé y passer plus de temps, mais nous devions poursuivre notre route et nous sommes donc partis pour Doolin et notre première étape prévue aux falaises de Moher.

The Cliffs of Moher, Ireland
Les falaises de Moher, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Le trajet à travers les collines de Doolin vers la mer est une aventure en soi. Les routes sont ces chemins ruraux typiquement irlandais où l’on est certain que deux voitures ne peuvent en aucun cas se croiser sans entrer en collision. On y trouve des ruines de vieilles maisons et d’églises en pierre, disséminées parmi les nouvelles habitations en béton ou se dressant seules au sommet de collines verdoyantes et de pâturages bas.

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Les falaises de Moher

À l'arrivée aux falaises, il faut payer le parking et l'entrée, 6 euros par personne, en espèces – les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Le vent hurlait sur le parking lorsque nous sommes sortis de la voiture et nous avons dû lutter pour rejoindre le centre d'accueil.

Les falaises de Moher sont à juste titre célèbres: elles s’élèvent à 214 mètres au-dessus de la mer, dont les vagues viennent se briser contre leur base et projettent des embruns dans les airs.

À l'intérieur, il faisait agréablement chaud, à l'abri du vent. On y trouve un court métrage sur l'histoire des falaises, des expositions, des toilettes, un café et des boutiques de souvenirs. Nous étions impatients d’aller voir les falaises, mais le vent était si froid et si violent, soufflant de la mer à 80 km/h, que nous avons eu besoin d’un peu de temps pour nous réchauffer; nous avons donc regardé le film et exploré les expositions. En sortant pour nous diriger vers les falaises, le personnel de sécurité nous a avertis de ne pas nous aventurer trop près du bord; il y avait un risque très réel d’être littéralement emportés par le vent.

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Les falaises de Moher sont à juste titre célèbres: elles s’élèvent à 214 mètres au-dessus de la mer, qui vient se briser contre leur base et projette des embruns dans les airs. Nous avons avancé contre le vent en empruntant le large escalier de pierre qui mène à la tour d'O'Brien, tout en haut. L'Atlantique Nord déferlait en vagues blanches et déferlantes bien en contrebas de nous et, tout le long du littoral, nous les avons regardées se briser bruyamment contre les rochers. Des oiseaux marins s'envolaient en grands volées tournoyantes et la journée était si froide que l'eau gelait en minuscules cristaux blancs en plein vol, puis se dispersait sous forme de glace sur la passerelle et les marches.

Le mot "exaltant" est loin de suffire à décrire l'expérience des falaises de Moher en janvier. Debout avec Betsy en haut des marches, les embruns du vent nous fouettant le visage, le regard tourné vers les vagues déferlantes, j'avais l'impression d'être dans un autre monde, un monde bien plus élevé, où chaque sensation semblait plus vive, la lumière plus éclatante, chaque son plus résonnant.

Visitor to Cliffs of Moher, Ireland
Visiteur des falaises de Moher, en Irlande Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

Le point le plus bas des falaises est Hag's Head, à 120 mètres (390 pieds), où se dressait autrefois l'ancien fort du XVIIIe siècle qui a donné son nom aux falaises. Le fort de Moher fut détruit en 1808 pour servir de matériaux de construction, mais à cette époque, le nom s'était déjà attaché aux falaises. Nous nous trouvions au point le plus élevé, près de la tour d'O'Brien (construite en 1835), et nous avions l'impression d'être au sommet du monde. Cette sensation est toutefois devenue de plus en plus périlleuse à cause du vent, et nous sommes donc redescendus pour marcher vers Hag's Head. Le vent n'était pas moins fort à cette altitude plus basse, mais cela ne nous dérangeait presque pas tant la vue sur la mer et la tour d'O'Brien, perchée sur la falaise lointaine d'où nous venions, était magnifique.

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La jetée de Doolin

Nous avons finalement fait nos adieux aux falaises et avons traversé la campagne en voiture, nous arrêtant dans la ville de Lisdoonvarna, qui date du XIXe siècle, où nous avons flâné dans les rues et fait quelques haltes dans des boutiques. La ville tire son nom d’un mot celtique signifiant "fort de la colline des fées", et ce choix est judicieux car l’endroit tout entier dégage une atmosphère à la Brigadoon, comme s’il pouvait disparaître à tout moment pour rejoindre le royaume des fées.

De Lisdoonvarna, nous avons pris la direction de Doolin, où nous allions passer le week-end, et sommes passés devant l’impressionnant château de Doonagore, du XIVe siècle, perché sur une colline qui surplombe la mer. Aujourd’hui, c’est une résidence de vacances privée, fermée au public, mais qui vaut vraiment le détour pour l’admirer depuis la route.

Doolin Pier, County Clare, Ireland
Doolin Pier, comté de Clare, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Nous avons descendu les collines et traversé les rues étroites de la ville jusqu’à la jetée de Doolin, où l’on se retrouve face à face avec la mer, juste à nos pieds. Les vagues se brisaient en d’énormes gerbes blanches contre les rochers du rivage tandis que le vent tentait de nous renverser en arrière.

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On m'a dit plus tard qu'en saison, c'est un spot de surf très prisé, et je comprends aisément pourquoi, tant les vagues sont gigantesques. Au milieu des eaux agitées, nous pouvions voir la plus petite des îles d'Aran qui semblait flotter sur la mer. C'est de cet endroit, à l'embarcadère ou à proximité, que l'écrivain irlandais John Millington Synge aurait pris le large pour son séjour sur les îles d'Aran, où il a produit ce qu'il appelait sa "première œuvre sérieuse", The Aran Islands, publiée en 1907. The Aran Islands est mon œuvre préférée de Synge et c'était une pensée grandiose de réaliser que je marchais là où il avait marché, en voyant les paysages qu'il avait peut-être vus, mais le vent s'est alors levé encore plus fort et les embruns nous gelaient littéralement les manteaux, alors nous nous sommes réfugiés dans la voiture.

L'église de Killilagh et le village de Doolin

Nous avons traversé la ville pour rejoindre le Churchfield Bed & Breakfast. Doolin est un village fascinant composé de quatre quartiers distincts: le port (près de l’endroit où nous nous trouvions sur la jetée); Fisher Street (où se trouvent la plupart des boutiques et des pubs); Fitz’s Cross (un autre quartier commerçant); et Roadford, la partie la plus rurale du village où nous allions séjourner.

Le Churchfield B&B se trouvait sur une route étroite près d'un pont en pierre qui enjambe une partie de la rivière Ailee, qui coule depuis la région rocheuse du Burren, au-dessus de la ville, jusqu'à la mer. De l'autre côté du bâtiment, loin vers l'horizon, les ruines d'un édifice en pierre, l'église de Killilagh, s'élevaient au milieu d'un champ – d'où le nom.

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Killilagh Church, Doolin, Ireland
Église de Killilagh, Doolin, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Ce que j’ai préféré pendant notre séjour à Doolin, c’était le temps passé avec les gens dans les pubs et les magasins, ainsi qu’au Churchfield B&B, à nous détendre après une journée bien remplie et à discuter de tout et de rien. J'ai particulièrement apprécié écouter l'histoire du village racontée par Tony McGann à une table de son pub, assis près du feu, avec un groupe de musiciens jouant dans un coin, ainsi que les récits de notre hôtesse Maeve Fitzgerald sur la vie dans le Burren, alors que nous étions assis dans la chaleur confortable de sa salle à manger.

Si je devais choisir une image qui symbolise Doolin pour moi, ce ne serait toutefois pas une scène au coin du feu; ce serait les ruines de l’église de Killilagh, au fond du champ, car elles constituent toujours un élément essentiel de l’histoire des gens. On l’appelait simplement "la vieille église" pour la distinguer de la nouvelle, non pas comme "ancienne" ni comme une "ruine", mais simplement parce qu’elle était plus vieille que l’église actuelle où les gens se rendaient – même si elle avait été construite en 1470 et incendiée par Cromwell en 1645. Les gens se rendent encore à l’église de Killilagh pour déposer des fleurs sur les tombes, et les anciennes et les nouvelles tombes se côtoient à l’intérieur et autour de ce grand et vieux édifice de pierre. L’église en ruines m’apparaissait comme un symbole de la terre et de ses habitants; toujours debout, résistante et belle, quelles que soient les épreuves et les difficultés des années.

Compagnie et conversation

Il y avait deux excellents pubs un peu plus loin sur la route, mais nous avons préféré le McGann's où nous avons dégusté un excellent dîner composé d'un ragoût irlandais bien chaud servi dans de grands bols, accompagné de purée de pommes de terre et de pain tout juste sorti du four. Quelques pintes de Harp au coin du feu, les jolies mélodies du petit groupe dans le coin et une conversation avec Tony McGann ont complété la soirée, et nous sommes rentrés à pied à Churchfield dans une sorte de torpeur de lassitude satisfaite.

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The Burren, County Clare, Ireland
Le Burren, Comté de Clare, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Après nos aventures, j’étais prêt à dormir profondément, mais les vents de Doolin en avaient décidé autrement. Cette nuit-là, j’ai parfaitement compris comment les Irlandais avaient imaginé le concept de la Banshee hurlante. Les vents hurlaient et semblaient enfoncer des doigts invisibles sous les linteaux du toit pour tirer. Chaque centimètre carré du bâtiment semblait gémir et se raidir contre les rafales.

Le matin, autour d’un bon petit-déjeuner irlandais, Maeve a évoqué les vents de la nuit, ce qui l’a amenée à raconter l’histoire du village et des premiers colons qui construisaient en pierre, les bâtiments se dressant toujours dans un champ juste en bas de la route. La ville était déserte au milieu du XIXe siècle, à l’époque de la célèbre famine de la pomme de terre que Maeve, comme Tony la veille, a qualifiée davantage de génocide perpétré par les riches propriétaires terriens à l’encontre des pauvres métayers.

Le Burren et le dolmen de Poulnabrone

Après le petit-déjeuner, pendant que Betsy se préparait pour notre journée de voyage, j’ai descendu la route jusqu’à l’ancien village; des structures de pierre silencieuses se dressaient, vides, dans la vallée d’un champ à l’ombre d’une montagne. Normalement, j’aurais trouvé triste que tous ces gens soient partis et que leurs maisons soient désertes et en ruines, mais les histoires que j’avais entendues donnaient à ce village silencieux une impression de vie, car il faisait toujours partie de la mémoire collective.

Je suis retourné à Churchfield et nous sommes partis explorer le Burren. Le Burren est ce qu’on appelle un paysage karstique, composé de dolomite, de gypse et de roche calcaire, mais aucune définition technique ne peut lui rendre justice. Se promener dans le Burren au printemps doit donner l’impression de flâner dans le jardin d’Éden, d’après les descriptions que j’ai entendues de Maeve, mais en hiver, cela nous a semblé tout aussi magnifique.

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Poulnabrone Dolmen and the Karst Landscape of the Burren, Ireland
Dolmen de Poulnabrone et paysage karstique du Burren, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Nous nous sommes arrêtés au château de Leamaneh, du XVIIe siècle, qui fut la demeure de la tristement célèbre Máire Rua ("Marie la Rousse"), figure de nombreuses légendes et chansons irlandaises. Máire eut plus de 25 maris, qui moururent tous dans des circonstances mystérieuses. Connue pour sa chevelure d'un roux vif ainsi que pour ne faire que ce qui lui plaisait, Máire était considérée comme un scandale ambulant par ses voisins qui finirent par l'enfermer vivante dans un arbre creux, la croyant sorcière. On dit que son fantôme hante encore aujourd'hui le château de Leamaneh. Le site n'est pas ouvert au public et se trouve sur des terres privées, mais on peut tout de même en avoir une bonne vue, de très près, depuis la route.

Poulnabrone est le plus connu et le plus photographié des quelque 200 dolmens d'Irlande.

Depuis Leamaneh, nous avons serpenté à travers les routes étroites du Burren, les signes de civilisation se faisant de plus en plus rares, les maisons en pierre abandonnées et les tours lointaines au-delà des champs verts cédant progressivement la place au paysage karstique. Les étroits sentiers de transhumance sur lesquels nous nous trouvions se sont transformés en route principale et nous avons trouvé l’objet de notre excursion du jour: le dolmen néolithique de Poulnabrone.

Daté d'environ 4200 avant notre ère, Poulnabrone mesure 1,8 mètre de haut et 3,6 mètres de long, situé dans un champ entouré des formations rocheuses karstiques qui composent le Burren. Un "dolmen" est une tombe mégalithique à chambre unique, caractérisée par une dalle de couverture reposant sur deux orthostates (pierres dressées). Poulnabrone est le plus connu et le plus photographié des quelque 200 dolmens d'Irlande. J'avais entendu dire qu'en saison, le site était régulièrement bondé, mais l'un des grands avantages de l'Irlande en janvier est de pouvoir profiter de tels endroits en toute tranquillité, et nous avons passé un bon moment à nous promener tranquillement autour du monument.

Poulnabrone
Dolmen de Poulnabrone Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

Nous avons ensuite rejoint les grottes d'Ailwee, qui sont rattachées à l'exposition sur les oiseaux de proie. La visite des oiseaux et de la grotte coûte 36 euros et nous avons commencé par les oiseaux. Ce sont des créatures remarquables et leurs dresseurs sont extrêmement compétents. Si vous êtes passionné d'oiseaux, c'est une expérience à ne pas rater.

Les soigneurs ont fait venir un faucon et un épervier pour la démonstration et ont invité Betsy à les lancer depuis son bras. Il y avait également un grand aigle de mer et d'autres oiseaux que l'on ne voit jamais en temps normal. Après la démonstration, nous avons emprunté un sentier à travers les bois menant aux grottes, passant de temps à autre devant de fascinantes œuvres d'art celtique en bois et un petit sanctuaire. Nous avons déjeuné d'une soupe de légumes chaude accompagnée de pain complet, puis nous avons fait la visite des grottes.

Ces grottes constituent les plus anciennes formations du comté de Clare, avec des formations de calcite datant de 350 000 ans. La visite a commencé par une montée, pendant laquelle le guide nous a raconté l'histoire de la grotte et nous a indiqué divers points d'intérêt, puis nous avons commencé à descendre sous terre. À un moment donné, le guide a éteint toutes les lumières, et nous nous sommes retrouvés dans l'obscurité totale. Je ne voyais rien, et il n'y avait aucun bruit à part un faible ruissellement d'eau. À un autre endroit, il y avait une cascade, éclairée d'une lumière bleu pâle, mise en valeur par l'obscurité qui l'entourait. L'endroit semblait si ancien. Nous sommes descendus de plus en plus bas sur ces rampes en bois ou ces pentes en béton ou en pierre, et il semblait que chaque pas nous emmenait de plus en plus loin dans le temps.

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Celtic Art in Woods by Ailwee Caves, County Clare, Ireland
Art celtique dans les bois des grottes d'Ailwee, comté de Clare, Irlande Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Conclusion

En quittant les grottes d’Ailwee, nous nous sommes arrêtés au fort de pierre de Caherconnel, du Xe siècle – un site fascinant connu pour ses techniques anciennes de travail des métaux – puis nous avons poursuivi notre route jusqu’au village de Ballyvaughan où nous nous sommes garés près de la jetée et sommes sortis pour regarder la mer venir se briser sur le rivage. Ballyvaughan a été fondé à l'époque médiévale, mais le village actuel s'est développé au XIXe siècle, principalement en tant que port de pêche. Tout comme Lisdoonvarna, Ballyvaughan dégage une atmosphère éthérée et, comme l'a dit l'un des habitants, "est réputé pour être apprécié des lutins" en raison de sa beauté naturelle.

La journée touchait à sa fin et nous sommes repartis vers Doolin. J’aurais voulu montrer à Betsy le vieux village abandonné, mais il se faisait tard; nous avons donc prévu de le visiter le lendemain avant de partir. À la place, nous avons trouvé une autre route secondaire près de notre B&B qui menait à l’église de Killilagh.

Village of Doolin, Ireland, as seen from the Killilagh Church Ruins
Le village de Doolin, en Irlande, vu depuis les ruines de l'église de Killilagh Betsy Mark (CC BY-NC-SA)

Nous avons visité l’église et le cimetière qui l’entoure au crépuscule, le vent de la mer nous fouettant le visage et les falaises de Moher se profilant au loin. Les histoires que j’avais entendues pendant notre séjour à Doolin prenaient vie et les images devenaient plus nettes. Je pouvais sentir le passé et la présence des gens qui étaient venus construire cette église et leur village de pierre, puis avaient disparu, mais qui continuaient de vivre à travers les récits de ceux qui se souvenaient d’eux et leur rendaient hommage.

Notre séjour à Doolin a donné le ton de ce que nous allions vivre tout au long de notre voyage à travers l’Irlande: des gens fascinants, de magnifiques paysages et des histoires qui tissent le passé et le présent en un tout. En Irlande, on n’oublie jamais les événements passés – peu importe le nombre des années – ils perdurent dans les souvenirs, les chansons et les récits des gens, qui sont toujours ravis de les partager avec de nouveaux amis.

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction pour WHE, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

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Style APA

Mark, J. J. (2026, avril 11). Falaises, grottes, églises: un week-end à Doolin, en Irlande. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1501/falaises-grottes-eglises-un-week-end-a-doolin-en-i/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Falaises, grottes, églises: un week-end à Doolin, en Irlande." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, avril 11, 2026. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1501/falaises-grottes-eglises-un-week-end-a-doolin-en-i/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Falaises, grottes, églises: un week-end à Doolin, en Irlande." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 11 avril 2026, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1501/falaises-grottes-eglises-un-week-end-a-doolin-en-i/.

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