Ambrose Powell Hill

Le général confédéré qui sauva Lee à Antietam
Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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A. P. Hill (by Vannerson & Jones, Public Domain)
Ambrose Powell Hill Vannerson & Jones (Public Domain)

Ambrose Powell Hill (1825-1865) était un général confédéré pendant la guerre civile américaine (1861-1865), qui commandait le troisième corps de l'armée de Virginie du Nord. Souvent appelé "A. P. Hill" pour le distinguer de son collègue général confédéré Daniel Harvey Hill (D. H. Hill), il était l'un des officiers les plus appréciés de Robert E. Lee et joua un rôle essentiel dans les batailles d'Antietam, de Fredericksburg et de Gettysburg. Il fut tué lors de la troisième bataille de Petersburg le 2 avril 1865, une semaine seulement avant la reddition de Lee à Appomattox.

Jeunesse

A. P. Hill vit le jour le 9 novembre 1825 dans la plantation de son père près de Culpeper, en Virginie. Il était le dernier des sept enfants de Thomas Hill, un éminent homme politique et marchand local, et de sa femme, Fannie Russell Baptist Hill. On dit que Hill était "autonome, énergique et brillant" (cité dans Hassler, 8). Il passait ses étés à faire de l'équitation, à chasser et à pêcher avec son père, et le soir, il rentrait à la maison pour lire un livre à la lueur d'une bougie avec sa mère. Enfant, Hill était très proche de sa mère, qui l'appelait affectueusement Powell. Il hérita non seulement de son physique mince et délicat et de son tempérament fier de Virginien, mais aussi de son amour de la lecture, avec une prédilection particulière pour la Bible, la poésie et les œuvres de William Shakespeare. À l'adolescence, cependant, Hill avait troqué ses poèmes d'amour contre des ouvrages d'histoire militaire, en venant à idolâtrer les grands généraux du passé tels que Napoléon Bonaparte. Il décida de se lancer dans une carrière militaire et, grâce aux relations politiques de son père, fut admis à l'Académie militaire américaine de West Point, dans l'État de New York, à l'été 1842.

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Diplômé en pleine guerre américano-mexicaine, Hill fut immédiatement envoyé rejoindre le général Winfield Scott dans sa marche vers Mexico.

La promotion de West Point de 1846 était un véritable trombinoscope des futurs généraux de la guerre civile. Le camarade de chambre de Hill était George B. McClellan (1826-1885), fils d'un médecin de Philadelphie, d'un an plus jeune que Hill et qui avait dû obtenir une autorisation spéciale du secrétaire à la Guerre pour entrer à l'académie à un si jeune âge. Lui et Hill devinrent rapidement des amis proches. Parmi leurs autres camarades de classe figuraient George Pickett, Cadmus Wilcox et, surtout, un jeune cadet étrange et sérieux nommé Thomas J. Jackson (1824-1863). Hill, étudiant flamboyant et facile à vivre, prit immédiatement en grippe Jackson, austère et profondément religieux. Bien qu'il obtînt des notes correctes, Hill aimait profiter des plaisirs de la vie et était connu pour faire la fête, peut-être un peu trop: en 1844, il contracta une grave infection gonococcique qui l'obligea à s'absenter de l'école. Il manqua tellement de cours qu'il dut redoubler sa troisième année à l'académie, obtenant son diplôme avec un an de retard, en 1847. Il se classa 15e sur 38 et fut affecté au 1er régiment d'artillerie américain en tant que sous-lieutenant.

Dans l'armée américaine

Diplômé en pleine guerre américano-mexicaine (1846-1848), Hill fut immédiatement envoyé rejoindre l'armée du général Winfield Scott (1786-1866) en marche vers Mexico. Il arriva trop tard pour participer à des batailles importantes, mais il eut tout de même un avant-goût du combat lors de quelques escarmouches mineures qui clôturèrent la campagne. Pendant l'occupation américaine de Mexico, Hill tomba sous le charme des femmes locales, et l'une de ses romances devint si intense qu'il écrivit à son père pour lui demander s'il "apprécierait une belle-fille mexicaine" (cité dans Hassler, 15). Cette histoire d'amour prit fin en février 1848, lorsque la signature du traité de Guadalupe Hidalgo mit fin à la guerre et renvoya les soldats américains chez eux.

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Map of the US-Mexican War of 1846-1848
Carte de la guerre américano-mexicaine de 1846-1848 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

À l'automne 1849, le régiment de Hill fut envoyé en Floride pour combattre dans les guerres séminoles (1816-1858). Mais là encore, il arriva pendant une accalmie des combats et ne vit rien de plus grave que de petites escarmouches. Il fut promu lieutenant en septembre 1851, mais le climat marécageux de la Floride eut rapidement des répercussions néfastes sur sa santé. Après avoir contracté la fièvre jaune, il prit un congé pour se rétablir à Culpeper, où il demanda à être muté. Sa demande fut acceptée en 1855 et il fut transféré au Service hydrographique des États-Unis. À l'âge de 30 ans, Hill dressa un bilan décevant du début de sa carrière, écrivant qu'il était le vétéran de "deux longues misères et aucun combat" (cité dans Hassler, 16). En 1856, il rejoignit une équipe chargée d'étudier le fleuve Hudson dans le nord de l'État de New York, puis occupa le poste d'assistant général dans un bureau à Washington, où il contribua à mettre au point un procédé permettant d'améliorer la qualité d'impression des cartes.

Pendant son séjour dans la capitale, il rencontra et tomba amoureux de Mary Ellen Marcy, la fille d'un officier de l'armée. Il lui demanda sa main, mais le père de Marcy désapprouva cette union. Elle le repoussa et finit par épouser l'ancien colocataire de Hill, McClellan. Hill semble avoir pris son rejet avec philosophie, car l'année suivante, il rencontra une autre "petite sirène" qui" jeta son filet "autour de lui (ibid.). Il s'agissait de Kitty Morgan McClung, une jeune veuve qui visitait Washington depuis Louisville, dans le Kentucky. Cette fois-ci, les avances romantiques de Hill furent couronnées de succès et le couple se maria le 18 juin 1859. Il ne tarda pas à écrire à McClellan pour lui annoncer la bonne nouvelle: "Je crains qu'il n'y ait pas d'erreur cette fois-ci, mon vieux... ma vie de célibataire touche à sa fin et je vais grossir les rangs des martyrs bénis qui ont renoncé à leur liberté au profit de la crinoline et des yeux bleus" (cité dans Hassler, 23). Alors qu'il rédigeait avec enthousiasme cette lettre à son vieil ami, Hill ne pouvait pas savoir que deux ans plus tard, ils se retrouveraient dans des camps opposés lors de la guerre la plus sanglante de l'histoire des États-Unis.

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Ralliement à la cause sudiste

Hill croyait fermement aux droits des États et, peu avant que la Virginie ne vote la sécession de l'Union, il démissionna de l'armée et partit dans le Sud.

Tout au long des années 1850, les États-Unis s'étaient de plus en plus divisés selon des lignes sectaires: la question de l'esclavage avait opposé les "États libres" du Nord aux "États esclavagistes" du Sud et avait ouvert la voie à d'autres questions constitutionnelles telles que celle des droits des États par rapport à l'autorité fédérale. Bien que Hill n'ait jamais possédé d'esclaves, sa famille était certainement impliquée dans "l'institution particulière" du Sud. Selon le recensement de 1850, son père possédait 20 esclaves dans le comté de Culpeper, tandis que son oncle et homonyme en possédait 32. Hill croyait en outre fermement au concept des droits des États et, peu avant que la Virginie ne vote la sécession de l'Union en avril 1861, il démissionna de l'armée et partit pour le Sud. Avant de présenter sa démission, il eut une dernière conversation avec McClellan, au cours de laquelle il admit qu'il ne pourrait jamais combattre contre son État natal, et qu'il le "défendrait jusqu'à la mort" (cité dans Hassler, 27).

Après avoir rejoint l'armée confédérée, Hill fut nommé colonel du 13e régiment d'infanterie de Virginie. Il se trouvait avec l'armée principale à Manassas Junction, mais, à sa grande frustration, son régiment fut maintenu en réserve pendant la Première bataille de Bull Run (21 juillet 1861). Il fut promu brigadier général le 26 février 1862 et se vit confier le commandement d'une brigade dans la division du major général James Longstreet. Le mois suivant, McClellan, désormais major général à la tête de l'armée de l'Union du Potomac, débarqua dans la péninsule de Virginie, avec l'intention de s'emparer de Richmond, la capitale confédérée. Lorsque la division de Longstreet fut envoyée pour freiner l'avance de McClellan, Hill goûta pour la première fois au combat lors de la bataille de Williamsburg (5 mai 1862). Bien que les Confédérés aient été vaincus et contraints de se replier à la périphérie de Richmond, Hill se distingua au combat et fut promu au grade de major général. Il se vit confier le commandement d'une division composée de plusieurs brigades de Géorgie et des Carolines. Même si sa division était la plus grande et la plus pléthorique de l'armée, il la surnomma "division légère", peut-être dans le but de lui forger une réputation de rapidité et d'agilité. Un vétéran de la division de Hill commenta ce nom:

Je n'ai jamais su pourquoi on l'appelait la "division légère". Mais je savais que ce nom était approprié, car nous marchions souvent sans manteaux, sans couvertures, sans sacs à dos, sans aucun autre fardeau que nos armes et nos havresacs, qui n'étaient jamais lourds et parfois vides.

(cité dans Hassler, 44)

Hill et sa "division légère" ne participèrent à aucun combat pendant la bataille de Seven Pines (du 31 mai au 1er juin 1862), lorsque le général confédéré Joseph E. Johnston (1807-1891) tenta de submerger l'armée de McClellan et de la chasser de Richmond. Cette bataille marqua néanmoins un tournant décisif pour Hill et, en fait, pour tout le Sud: Johnston fut gravement blessé au combat et remplacé par le général Robert E. Lee (1807-1870) à la tête de l'armée de Virginie du Nord. Si la réaction initiale de Hill à la nomination de Lee n'a pas été consignée, il ne tarda pas à être impressionné par les compétences et la détermination de son nouveau commandant. En effet, la division de Hill joua un rôle de premier plan dans les batailles des Sept Jours (du 25 juin au 1er juillet), au cours desquelles Lee repoussa McClellan loin de la périphérie de Richmond. La division de Hill fut au cœur des combats lors de plusieurs de ces engagements, notamment à Mechanicsville, Gaines' Mill et Glendale. Les pertes subies au cours de ces batailles furent stupéfiantes; rien qu'à Gaines' Mill, les Confédérés perdirent plus de 7 000 hommes, dont beaucoup appartenaient à la division de Hill. Mais la capitale avait été sauvée et le cours de la guerre avait basculé.

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Map of the United States on the Eve of Civil War, 1861
Carte des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, 1861 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

Au service de Jackson

Hill était certainement très apprécié de ses hommes, qui le surnommaient "Little Powell "; en effet, un officier remarqua qu'il était "le plus affable et le plus aimable" de tous les généraux confédérés. Homme distingué aux brillants yeux noisette, à la longue barbe rousse, aux cheveux bouclés et au "sourire léger mais agréable", Hill avait toujours le mot pour rire, même au cœur de la bataille. Mais il était également extrêmement instable et sensible, ce qui l'amena à se quereller à plusieurs reprises avec ses collègues généraux. Peu après les batailles des Sept Jours, il commença à se disputer avec son ancien commandant, Longstreet, et les deux hommes se mirent bientôt à écrire des articles critiques l'un sur l'autre dans le journal Richmond Examiner. La situation s'aggrava à tel point que Hill provoqua Longstreet en duel, ce qui fut évité de justesse. Peu après, la division de Hill fut affectée au deuxième corps de l'armée de Virginie du Nord, dirigé par son ancien camarade de classe Jackson, qui avait désormais gagné le surnom de "Stonewall Jackson". Les relations entre les deux hommes ne s'étaient pas améliorées depuis leurs années à West Point, et ils se disputaient souvent.

Malgré leur antipathie mutuelle, Hill et Jackson ne laissèrent jamais leurs différends les gêner pendant les combats. Lors de la bataille de Cedar Mountain (9 août), la division de Hill lança une contre-attaque opportune qui stabilisa le flanc gauche de Jackson et l'empêcha d'être mis en déroute. Lors de la deuxième bataille de Bull Run (28-30 août), la division légère ancra le flanc gauche des Confédérés et résista à des vagues successives d'assauts de l'Union, tenant bon malgré le fait qu'ils aient risqué de manquer de munitions. Néanmoins, Jackson continua à mépriser son subordonné. La situation atteignit son paroxysme le 3 septembre 1862, lorsque Jackson donna à Hill des ordres de marche explicites pour le lendemain. Cependant, Hill partit en retard et ne respecta pas le système strict de Jackson qui consistait à marcher 50 minutes et à se reposer 10 minutes toutes les heures. En conséquence, Jackson fit arrêter Hill pour avoir enfreint ses ordres. Bien que Hill ait été libéré et que les charges aient finalement été abandonnées, il ne pardonna jamais à Jackson, qu'il qualifiait de "vieux presbytérien fou" et qu'il comparait à un "volcan endormi" susceptible d'entrer en éruption et de semer le chaos à tout moment (cité dans Glatthaar, 341).

Hill était impatient de se racheter après l'embarras causé par son arrestation et allait bientôt avoir l'occasion de le faire. Après avoir pris Harpers Ferry le 15 septembre 1862, Jackson laissa la division de Hill sur place pour s'occuper des prisonniers de guerre de l'Union. Il se trouvait toujours là lorsque, quelques heures plus tard, il reçut un message urgent de Lee; ayant lancé son invasion du Maryland, Lee était sur le point d'affronter l'armée de McClellan près de la ville de Sharpsburg et demandait à Hill de le rejoindre dès que possible. Hill se lança dans une marche forcée épuisante et arriva avec sa division en milieu d'après-midi le 17 septembre, juste à temps pour renverser le cours de la sanglante bataille d'Antietam. Il ne perdit pas de temps pour lancer une contre-attaque contre le corps du major général de l'Union Ambrose Burnside (1824-1881), sauvant ainsi le flanc gauche de Lee et probablement l'armée de Virginie du Nord de la destruction. Interrogé à ce sujet après la bataille, Hill répondit avec humour que Burnside, un autre camarade de classe de West Point, lui devait toujours 8 000 dollars. La division de Hill mena également plusieurs actions d'arrière-garde pendant la retraite de Lee en Virginie.

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Battle of Antietam
Bataille d'Antietam Kurz & Allison (Public Domain)

Hill s'en sortit moins bien lors de la bataille de Fredericksburg (11-15 décembre 1862). Sa division était positionnée le long de la droite confédérée, dans un terrain marécageux qui obstruait la vue. Il en résulta un trou de 600 yards (550 m) dans sa ligne, que les troupes de l'Union commandées par le major général George Meade (1815-1872) ne tardèrent pas à exploiter. Deux des brigades de Hill furent mises en déroute, ainsi qu'une partie d'une troisième, avant que des renforts n'arrivent pour combler la brèche et repousser l'assaut de Meade. Hill paya cher son erreur, perdant 2 000 soldats au cours de la bataille. Hill fut notamment au centre d'une vive polémique en raison de son absence de sa division pendant les combats, personne ne sachant exactement où il se trouvait. Il compensa cette erreur par sa performance lors de la bataille de Chancellorsville (du 30 avril au 6 mai 1863), au cours de laquelle sa division participa à la brillante manœuvre de contournement de Jackson. Hill et Jackson furent tous deux blessés à Chancellorsville; Hill se remit de ses blessures, mais Jackson succomba huit jours plus tard.

Commandant de corps d'armée

Le 24 mai 1863, Hill fut promu lieutenant général, devenant ainsi le quatrième homme le plus haut gradé de l'armée de Virginie du Nord. Il se vit également confier le commandement du troisième corps d'armée nouvellement organisé. Le 1er juillet 1863, lors de la deuxième invasion du Nord par Lee, l'une des divisions de Hill affronta les troupes de l'Union dans la petite ville de Gettysburg, en Pennsylvanie. Au lieu d'ordonner le retrait, Hill engagea le reste de son corps dans la bataille, transformant une petite escarmouche en l'une des batailles les plus importantes de l'histoire des États-Unis. Les hommes de Hill souffrirent énormément pendant les trois jours de la bataille de Gettysburg; après avoir subi le plus gros des combats le premier jour, son corps fournit les deux tiers des troupes qui participèrent à la malheureuse charge de Pickett le dernier jour. Le troisième corps subit tellement de pertes que Lee le chargea de mener la retraite à travers le fleuve Potomac après la défaite.

Portrait of A. P. Hill
Portrait d'Ambrose Powell Hill William Ludwell Sheppard (Public Domain)

Hill subit un nouveau revers lors de la bataille de Bristoe Station (14 octobre 1863) lorsque son corps d'armée attaqua "trop précipitamment" et fut repoussé avec des pertes effroyables. Lee, bien que clairement mécontent de Hill, ne le réprimanda pas directement, se contentant de déclarer: "Eh bien, général, enterrez ces pauvres hommes et n'en parlons plus" (cité dans Encyclopedia Virginia). Au printemps suivant, le corps de Hill se distingua le premier jour de la bataille de Wilderness (5-7 mai 1864), tenant bon face à des assauts répétés. Cependant, lorsque la nuit vint apporter un répit dans les combats, Hill ne parvint pas à réorganiser ses lignes battues, ce qui entraîna une grande confusion lorsque la bataille reprit le lendemain. La plupart des divisions de Hill furent repoussées, et seule l'intervention du corps de Longstreet permit de sauver la situation.

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À cette époque, Hill souffrait depuis longtemps d'une mauvaise santé; les historiens pensent qu'il souffrait de prostatite récurrente, provoquée par la gonorrhée contractée dans sa jeunesse. Quelle qu'ait été la cause réelle de son mal, il fut incapable de combattre pendant la bataille de Spotsylvania (9-21 mai 1864), son corps d'armée étant temporairement commandé par le major général Jubal Early. Il se rétablit suffisamment pour reprendre le commandement de son corps d'armée lors de la bataille de Cold Harbor (du 31 mai au 12 juin) et accompagna l'armée lorsqu'elle se replia sur des positions défensives autour de Petersburg, en Virginie. Au cours des dix mois suivants, les armées de l'Union et des Confédérés s'installèrent dans une guerre de tranchées statique qui marqua le siège de Petersburg (du 9 juin 1864 au 25 mars 1865). La santé de Hill continua de se détériorer et il fut absent pendant plusieurs périodes au cours du siège, mais son corps continua de participer à des actions cruciales, notamment la tristement célèbre bataille du Cratère. Après cet engagement, Hill fit défiler les soldats afro-américains capturés autour de Petersburg afin qu'ils soient raillés et hués par les badauds racistes.

General A. P. Hill
Général Ambrose Powell Hill Brady-Handy Photograph Collection (Public Domain)

Mort

En avril 1865, il était clair que les jours de la Confédération étaient comptés: Atlanta était tombée aux mains des forces de l'Union, l'armée sudiste du Tennessee s'était rendue et les détachements de l'Union menaient des campagnes de terre brûlée en Caroline et dans la vallée de Shenandoah. L'armée de Lee, affaiblie par des mois de guerre de siège, était sur le point d'abandonner Petersburg et de laisser Richmond à son sort. Tout cela déprima Hill, déjà malade, qui répétait sans cesse à ses amis qu'il ne souhaitait pas survivre à la Confédération. Le 2 avril 1865, la situation empira lorsque l'armée de l'Union perça les lignes confédérées lors de la troisième bataille de Petersburg. Alors que Hill et un officier d'état-major se rendaient au front pour évaluer la situation, il fut abattu par un soldat de l'Union. La balle pénétra dans sa poitrine, traversa son cœur et lui arracha le pouce gauche. Il mourut en quelques minutes, à l'âge de 39 ans. Sa mort fut grandement déplorée par Lee qui, sept jours plus tard seulement, capitula à Appomattox Court House, mettant ainsi fin à la guerre.

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Questions & Réponses

Qui était Ambrose Powell Hill?

Ambrose Powell Hill était un général confédéré pendant la guerre de Sécession (1861-1865) qui commandait le troisième corps de l'armée de Virginie du Nord et joua un rôle déterminant dans les batailles de Gaines' Mill, Antietam et Gettysburg.

Pourquoi Ambrose Powell Hill était-il surnommé "Little Powell"?

Le général confédéré Ambrose Powell Hill était affectueusement surnommé "Little Powell" par ses hommes en raison de son physique mince et de sa taille relativement petite.

Comment est mort Ambrose Powell Hill?

Le général confédéré Ambrose Powell Hill fut tué d'une balle dans le cœur tirée par un soldat de l'Union lors de la troisième bataille de Petersburg, le 2 avril 1865, une semaine seulement avant la reddition de Lee à Appomattox.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego NY, où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2025, octobre 22). Ambrose Powell Hill: Le général confédéré qui sauva Lee à Antietam. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24839/ambrose-powell-hill/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "Ambrose Powell Hill: Le général confédéré qui sauva Lee à Antietam." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, octobre 22, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24839/ambrose-powell-hill/.

Style MLA

Mark, Harrison W.. "Ambrose Powell Hill: Le général confédéré qui sauva Lee à Antietam." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 22 oct. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24839/ambrose-powell-hill/.

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