Thomas J. "Stonewall" Jackson

Lieutenant du général Lee
Harrison W. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Stonewall Jackson, 1862 (by Nathaniel Routzah, Public Domain)
Stonewall Jackson, 1862 Nathaniel Routzah (Public Domain)

Thomas J. Jackson (1824-1863), plus connu sous le nom de "Stonewall" Jackson, était l'un des généraux confédérés les plus célèbres de la guerre de Sécession (1861-1865). Vétéran de la guerre américano-mexicaine et ancien instructeur au VMI, il s'engagea dans l'armée confédérée en 1861 et se distingua lors de la campagne de la vallée de Shenandoah (mars à juin 1862). Il devint le bras droit du général Robert E. Lee (1807-1870) et commanda le deuxième corps de l'armée de Virginie du Nord, qui comprenait sa célèbre "brigade Stonewall". Le 2 mai 1863, Jackson fut blessé par un tir ami lors de la bataille de Chancellorsville et mourut de pneumonie huit jours plus tard. Sa mort fut grandement déplorée dans tout le Sud.

Jeunesse

Thomas Jonathan Jackson vit le jour le 21 janvier 1824 à Clarksburg, en Virginie (aujourd'hui Virginie-Occidentale). Il était le troisième enfant de Jonathan Jackson, un avocat d'origine écossaise et irlandaise, et de sa femme, Julia Beckwith Neale Jackson. Ses premières années furent marquées par de nombreuses tragédies. Le 6 mars 1826, alors qu'il n'avait que deux ans, il était au chevet de sa sœur aînée Elizabeth, qui succomba à la fièvre typhoïde. Son père, qui avait soigné Elizabeth pendant ses derniers jours, contracta la même fièvre et mourut quelques semaines plus tard. Julia Jackson donna naissance à une autre fille, Laura Ann, le lendemain du décès de son mari. Veuve à seulement 28 ans et avec trois jeunes enfants à charge, elle fut contrainte de vendre les biens de la famille pour joindre les deux bouts. Elle se remaria en 1830, mais sa santé était fragile et elle mourut l'année suivante, laissant ses enfants orphelins. Jackson et sa petite sœur, Laura, furent envoyés vivre chez leur oncle, Cummins E. Jackson. Leur frère aîné, Warren, partit vivre chez d'autres parents et mourut de tuberculose à l'âge de 20 ans.

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Jackson ne s'exprima jamais au sujet de "l'institution particulière" du Sud, ni pour ni contre l'esclavage.

Pendant son enfance, Jackson aidait souvent Cummins à la ferme, s'occupant des moutons et récoltant les cultures. Ayant peu de temps pour suivre une éducation formelle, il dut s'instruire lui-même et on le trouvait souvent plongé dans un livre. Au cours de ces années, il tissa des liens étroits avec sa sœur Laura, et leur dévouement mutuel dura jusqu'à leur brouille pendant la guerre civile: fervente unioniste, Laura fut dégoûtée par le rôle de leader joué par Jackson dans l'armée confédérée. En 1842, Jackson fut accepté comme cadet à l'Académie militaire de West Point, dans l'État de New York. En raison de son manque de scolarité, il se retrouva à la traîne par rapport aux autres étudiants et dut travailler très dur pour rattraper son retard. Il obtint son diplôme en juin 1846, se classant 17e sur 59 étudiants. Il fut nommé sous-lieutenant et affecté à la compagnie K du 1er régiment d'artillerie des États-Unis.

Guerre mexicaine et instructeur au VMI

Au début de la guerre américano-mexicaine (1846-1848), l'unité de Jackson partit vers le sud et fut finalement affectée à l'armée du major général Winfield Scott (1786-1866) qui se préparait à envahir le cœur du Mexique. En mars 1847, l'armée de Scott effectua un débarquement amphibie juste à l'extérieur de la ville portuaire de Veracruz, qui tomba rapidement sous les bombardements de l'artillerie américaine. Au cours des mois suivants, l'armée de Scott progressa vers Mexico, livrant plusieurs batailles aux armées mexicaines. Jackson combattit lors de la bataille de Contreras (19-20 août 1847) et de la bataille de Chapultepec (13 septembre). Lors de cette dernière bataille, Jackson refusa d'obéir à ce qu'il considérait un "ordre inapproprié" de retirer ses troupes, estimant qu'un tel retrait exposerait ses hommes à des tirs plus nourris que s'ils restaient sur place. Son jugement s'avéra juste: en tenant bon, il parvint à créer une brèche dans les lignes ennemies, qui fut ensuite exploitée par une brigade américaine venue en renfort. Pour cette action, il fut promu et obtint le grade honorifique de major.

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Lt. Thomas J. Jackson, 1846
Lieutenant Thomas J. Jackson, 1846 Unknown Photographer (Public Domain)

Après la chute de Mexico et la fin de la guerre, Jackson fut affecté en Floride, pendant une accalmie dans les guerres séminoles (1816-1858). Cependant, il n'était pas fait pour la vie militaire en temps de paix et se disputait constamment avec son commandant, ce qui le conduisit à démissionner de l'armée américaine en 1851. Il retourna en Virginie, où il accepta un poste au Virginia Military Institute (VMI) de Lexington en tant que professeur de philosophie naturelle et expérimentale (alias physique). Il s'avéra que Jackson était un piètre enseignant. D'un naturel timide et maladroit, ses cours consistaient à mémoriser des passages de manuels et à les réciter mot pour mot à ses étudiants; si un étudiant venait le voir après le cours pour lui demander des éclaircissements, il se contentait de répéter la leçon plus lentement. Frustrés, ses élèves le surnommèrent "Tom Fool" (le bouffon) et lui jouèrent parfois des tours. En 1856, un groupe d'anciens élèves demanda à l'institut de le renvoyer. Jackson continua cependant à enseigner à l'institut jusqu'au début de la guerre de Sécession.

Pendant qu'il enseignait au VMI, Jackson courtisa Elinor Junkin, dont le père était président du Washington College situé à proximité. Ils se marièrent le 4 août 1853, mais leur union tourna très vite au tragique: le 22 octobre 1854, Elinor fut victime d'une hémorragie après avoir donné naissance à un enfant mort-né et mourut une heure plus tard. En juillet 1857, Jackson épousa Mary Anna Morrison, originaire de Caroline du Nord, dont la sœur était mariée à un autre futur général confédéré, D. H. Hill. Leur mariage semble avoir été heureux; selon William Garrett Piston, il est décrit dans les mémoires d'Anna Jackson comme "tendre et passionné, leur vie familiale étant le seul domaine dans lequel Jackson, très complexé, était complètement détendu et informel" (Encyclopedia Virginia). En 1858, Anna donna naissance à une fille mort-née, Mary Graham. Leur deuxième fille, née en novembre 1862, fut prénommée Julia Laura en hommage à la mère et à la sœur de Jackson.

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Pendant ses années au VMI, Jackson commença à souffrir d'une série de problèmes physiques qui lui valurent la réputation d'hypocondriaque. Il souffrait de digestion difficile et d'une mauvaise vue chronique et croyait qu'un de ses bras était plus long que l'autre, ce qui le poussait à le tenir en l'air pendant de longues périodes afin de favoriser la circulation sanguine. Il chercha à soulager ces maux par des méthodes telles que l'hydrothérapie et la consommation de grandes quantités de fruits. Jackson aimait particulièrement les citrons, mais contrairement à ce que racontent certaines histoires, il n'en était pas obsédé et ne les consommait qu'occasionnellement. Jackson était un presbytérien profondément dévoué qui aimait discuter de théologie. Pendant la guerre civile, il fit de son mieux pour éviter de marcher le dimanche, même s'il dut souvent enfreindre cette règle, et certains de ses contemporains l'accusèrent d'être si fanatique qu'il préférait promouvoir les bons presbytériens plutôt que les bons soldats.

Sécession et Bull Run

Jackson s'opposa à la sécession jusqu'à ce que sa Virginie natale NE quitte l'Union en avril 1861.

Alors que Jackson naviguait entre son deuxième mariage et faisait de son mieux pour garder ses élèves turbulents dans le droit chemin, les États-Unis se rapprochaient de la guerre civile. Pendant des décennies, la question de l'esclavage avait divisé le pays selon des lignes sectaires, opposant les "États libres" du Nord aux "États esclavagistes" du Sud. La question de l'esclavage avait donné lieu à plusieurs autres questions existentielles, telles que celle des droits des États par rapport à l'autorité fédérale centralisée, ainsi que le conflit entre le "mode de vie" du Nord industrialisé et celui du Sud agricole. Jackson ne s'exprima jamais au sujet de "l'institution particulière" du Sud, ni pour ni contre l'esclavage. Il était cependant lui-même propriétaire de six esclaves à la fin des années 1850. Trois d'entre eux faisaient partie de la dot d'Anna, l'un avait demandé à Jackson de l'acheter afin de pouvoir travailler pour gagner sa liberté, et les deux autres avaient été acquis pendant son mariage.

En 1859, Jackson reçut l'ordre de conduire ses cadets du VMI à Charles Town, en Virginie, afin d'assurer la sécurité lors de l'exécution publique de l'abolitionniste John Brown (1800-1859), dont le raid sur Harpers Ferry venait d'être déjoué. L'année suivante, les tensions s'aggravèrent lors de l'élection présidentielle américaine de 1860, plusieurs États du Sud menaçant de faire sécession de l'Union si le Parti républicain, opposé à l'esclavage, remportait les élections. Lorsque le candidat républicain Abraham Lincoln (1809-1865) remporta effectivement la présidence, la Caroline du Sud fit sécession et fut finalement suivie par dix autres États du Sud au printemps 1861, formant les États confédérés d'Amérique. Jackson s'opposa à la sécession jusqu'à ce que sa Virginie natale ne quitte l'Union en avril 1861, date à laquelle il choisit la loyauté envers son État plutôt que celle envers la nation. Il fut nommé colonel dans la nouvelle armée confédérée et fut chargé de superviser les défenses à Harpers Ferry.

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Map of the United States on the Eve of Civil War, 1861
Carte des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, 1861 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND)

En mai, il fut promu brigadier général et envoyé en renfort à l'armée confédérée à Manassas Junction. Lors de la première bataille de Manassas (21 juillet 1861, également connue sous le nom de première bataille de Bull Run), sa brigade arriva juste au moment où les lignes confédérées, battues, commençaient à s'effondrer, et il prit position sur la colline Henry House. Pendant des heures, la brigade de Jackson tint bon, absorbant les tirs nourris de l'ennemi. Remarquant cela, le général confédéré Barnard Bee cria à ses troupes épuisées de Caroline du Sud: "Jackson est là, immobile comme un mur de pierre! Rassemblez-vous derrière les Virginiens!" Bee fut tué par une balle peu après, mais il avait, sans le savoir, donné à Jackson son célèbre surnom. Jackson lui-même resta aux côtés de ses hommes, alors qu'il avait été blessé au majeur de la main gauche. Lorsqu'un officier s'approcha de lui en criant: "Général! La journée tourne mal pour nous", Jackson répondit simplement d'un ton sévère: "Si vous le pensez, monsieur, vous feriez mieux de ne rien dire" (cité dans Foote, 79).

En milieu d'après-midi, la ligne confédérée s'était regroupée et était prête à contre-attaquer. Jackson parcourut sa ligne à cheval, disant à ses hommes: "Ne tirez pas avant qu'ils ne soient sur vous. Ensuite, tirez et chargez à la baïonnette. Et lorsque vous chargez, criez comme des fous furieux!" (cité dans Foote, 80). Le cri qui s'éleva de la brigade de Jackson lorsqu'elle se précipita en avant fut, selon la tradition du moins, à l'origine du célèbre "cri des rebelles" qui allait résonner sur de nombreux autres champs de bataille de la guerre civile. Grâce en partie à la détermination de Jackson et de ses Virginiens, les Confédérés remportèrent la bataille, repoussant les troupes de l'Union vers Washington. Cet automne-là, Jackson fut promu major général et se vit confier le commandement du district militaire de la vallée de Shenandoah.

Campagne de la vallée de Shenandoah

Au printemps 1862, la Confédération sudiste se trouvait dans une situation désespérée. Le major général de l'Union George B. McClellan (1826-1885) avançait lentement vers la capitale confédérée, Richmond, depuis la péninsule de Virginie, à la tête de la puissante armée du Potomac. Commandant trop prudent, McClellan refusa d'attaquer Richmond tant qu'il n'aurait pas plus d'hommes. Il y avait plusieurs détachements de l'Union dans la vallée de Shenandoah, que le président Lincoln détourna à contrecœur pour soutenir l'attaque de McClellan. Jackson savait qu'il devait agir pour empêcher ces forces de rejoindre McClellan. Le 23 mars 1862, il attaqua une force de l'Union lors de la bataille de Kernstown, mais fut repoussé, ayant sous-estimé la taille de l'armée ennemie. Bien que Kernstown ait été une défaite pour les Confédérés, l'agressivité de Jackson déstabilisa Lincoln, qui décida de maintenir 50 000 hommes dans la vallée de Shenandoah, au lieu de les envoyer en renfort à McClellan.

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General Stonewall Jackson
Général Stonewall Jackson Augusto Ferrer-Dalmau (CC BY-SA)

Le général Robert E. Lee, qui à cette époque agissait en tant que conseiller militaire du président confédéré Jefferson Davis pour la défense de Richmond, comprit que Jackson pouvait soulager la pression sur la capitale en semant le chaos dans la vallée. Il autorisa Jackson à rejoindre une autre grande division commandée par le major général Richard S. Ewell, portant ainsi ses effectifs à 17 000 hommes. Jackson se lança alors dans l'une des campagnes les plus brillantes de la guerre. Tirant parti de la vitesse et de l'effet de surprise, il attaqua les forces de l'Union et les battit à plusieurs reprises lors de cinq engagements: la bataille de McDowell (8 mai), la bataille de Front Royal (23 mai), la bataille de Winchester (25 mai), la bataille de Cross Keys (8 juin) et la bataille de Port Republic (9 juin). Ses hommes se déplacèrent si rapidement qu'ils gagnèrent le surnom de "cavalerie à pied", parcourant 1 040 km en 48 jours et repoussant une force presque trois fois supérieure en nombre. La célèbre campagne dans la vallée de Jackson fit de lui un héros de guerre dans le Sud et démoralisa considérablement le Nord en menaçant la sécurité de Washington.

Lieutenant de Lee

Le 1er juin 1862, Lee prit le commandement de l'armée de Virginie du Nord et se prépara à chasser McClellan de Richmond. Il ordonna à Jackson de le rejoindre pour préparer l'attaque, mais "Stonewall" Jackson arriva en retard aux batailles des Sept Jours (du 25 juin au 1er juillet). En effet, Jackson obtint de mauvais résultats pendant toute cette campagne; ses troupes étaient léthargiques et souvent lentes à se déplacer, tandis que Jackson lui-même était clairement fatigué au point d'être à peine apte à commander. L'explication la plus probable de cette lenteur était tout bonnement que Jackson et ses hommes étaient encore épuisés par leurs marches et leurs combats incessants dans la vallée, bien que le beau-frère de Jackson, D. H. Hill, affirmait que Jackson n'avait jamais bien performé sous le commandement d'un autre. Malgré cet incident, la confiance de Lee en Jackson ne fut guère ébranlée. Après avoir réussi à repousser McClellan, Lee divisa son armée en deux ailes: le major général James Longstreet (1821-1904) reçut le commandement de la première aile, et Jackson celui de la seconde.

Jackson se racheta dans les jours qui précédèrent la seconde bataille de Bull Run (28-31 août 1862). Dans une manœuvre audacieuse, ses troupes contournèrent l'armée de l'Union commandée par le major général John Pope et détruisirent sa base de ravitaillement. Jackson attira Pope à Manassas Junction, où il le retint prisonnier jusqu'à l'arrivée des hommes de Longstreet qui frappèrent le flanc de l'Union, mettant les Yankees en déroute. Fort de cette victoire, Lee décida de lancer une invasion du Maryland, espérant qu'une victoire sur le sol nordiste démoraliserait le Nord et convaincrait la Grande-Bretagne de reconnaître l'indépendance du Sud. Pour ouvrir la voie, Lee envoya Jackson neutraliser la garnison fédérale à Harpers Ferry. Le 15 septembre, la garnison de 12 000 hommes se rendit à Jackson, devenant ainsi la plus grande armée de l'Union à se rendre pendant la guerre. Les hommes de Jackson rejoignirent Lee à temps pour participer à la bataille d'Antietam (17 septembre), la bataille la plus sanglante de l'histoire des États-Unis. Les hommes de Jackson subirent le plus gros des assauts des Yankees, mais ils tinrent bon. Néanmoins, le nombre considérable de pertes subies par l'armée de Lee l'empêchèrent de poursuivre son invasion. L'armée de Virginie du Nord retraversa péniblement le Potomac pour regagner la Virginie.

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The Last Meeting Between Lee and Jackson
La dernière rencontre entre Lee et Jackson Unknown Artist (Public Domain)

En novembre, Jackson fut promu lieutenant général et reçut le commandement officiel du deuxième corps nouvellement organisé (Longstreet fut chargé du premier corps). Lors de la bataille de Fredericksburg (11-15 décembre 1862), son corps joua une fois de plus un rôle défensif, tenant la droite de la ligne confédérée. Pour une raison inconnue, Jackson laissa une brèche dans sa ligne que les troupes de l'Union ne tardèrent pas à exploiter; cependant, il corrigea rapidement son erreur en comblant la brèche et en repoussant les attaquants. Après la défaite des Yankees à Fredericksburg, l'armée de Virginie du Nord s'installa pour l'hiver, dans l'attente des campagnes du printemps suivant.

Chancellorsville et mort

Au début de l'année 1863, le major général Joseph Hooker (1814-1879) fut placé à la tête de l'armée de l'Union du Potomac. Surnommé "Fighting Joe", Hooker était réputé pour son agressivité, ce qui poussa Lee à décider de frapper le premier. Largement surpassé en nombre, il décida une fois de plus de diviser ses forces. Ne laissant que 10 000 hommes pour faire face au centre de Hooker, Lee ordonna à Jackson de contourner discrètement le flanc droit de l'Union avec tout son corps d'armée. Cette manœuvre fut brillamment exécutée le 2 mai. Les hommes de Jackson accomplirent une difficile marche de 19 km à travers une zone de bois épais connue sous le nom de "Wilderness" avant de fondre sur le flanc droit de l'armée de Hooker en début de soirée. Les soldats fédéraux furent pris par surprise et les hommes de Jackson déboulèrent sur le flanc de l'Union. Suite au succès de son attaque, Jackson chevaucha en avant avec ses officiers d'état-major pour évaluer la situation. Lorsqu'il revint vers les lignes confédérées, le soleil était déjà couché; les sentinelles du 18e régiment de Caroline du Nord prirent son groupe pour la cavalerie yankee et ouvrirent le feu.

Battle of Chancellorsville
Bataille de Chancellorsville Kurz and Allison (Public Domain)

Lorsque les sentinelles se rendirent compte de leur erreur, Jackson avait déjà été touché trois fois. Plusieurs de ses officiers d'état-major furent tués et, dans la confusion du moment, Jackson tomba de sa civière alors qu'il était évacué. Ses blessures étaient graves et son bras gauche fut amputé. En apprenant la nouvelle, le général Lee se lamenta: "Il a perdu son bras gauche, mais moi, j'ai perdu mon bras droit". Après l'amputation, les chirurgiens étaient convaincus que Jackson se remettrait. Cependant, une pneumonie se déclara et son état s'aggrava rapidement. À 13 h 30, le 10 mai, les médecins lui annoncèrent qu'il ne lui restait que quelques heures à vivre. Dans ses derniers instants, il devint délirant, criant des ordres comme s'il était sur un champ de bataille: "Ordonnez à A. P. Hill de se préparer au combat! Faites passer l'infanterie au front... Dites au major Hawks... » À ce moment-là, il s'interrompit brusquement et fixa le lointain. Un sourire se dessina lentement sur son visage alors qu'il prononçait ses derniers mots: "Traversons la rivière et reposons-nous à l'ombre des arbres" (cité dans Foote, 319). Stonewall Jackson rendit alors son dernier souffle, il mourut le 10 mai 1863 à l'âge de 39 ans. Il fut pleuré dans tout le Sud, sa mort étant considérée comme un coup dur pour la cause confédérée.

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Questions & Réponses

Qui était Stonewall Jackson?

Thomas J. "Stonewall" Jackson était l'un des généraux confédérés les plus efficaces de la guerre de Sécession. L'un des subordonnés les plus fidèles du général Lee, il fut grièvement blessé lors de la bataille de Chancellorsville et mourut huit jours plus tard, le 10 mai 1863.

Pourquoi l'ont-ils surnommé Stonewall Jackson?

Stonewall Jackson gagna son surnom lors de la première bataille de Bull Run parce que sa brigade restait immobile au milieu des tirs nourris. Voyant cela, le général confédéré Bee dit à ses hommes: "Jackson est là, immobile comme un mur de pierre! Rassemblez-vous derrière les Virginiens !"

Comment est mort Stonewall Jackson?

Stonewall Jackson fut touché par un tir ami le 2 mai 1863 pendant la bataille de Chancellorsville. Après l'amputation de son bras gauche, il semblait pouvoir se rétablir, mais il contracta une pneumonie et décéda le 10 mai.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Harrison W. Mark
Harrison Mark est diplômé de SUNY Oswego NY, où il a étudié l'histoire et les sciences politiques.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, H. W. (2025, août 22). Thomas J. "Stonewall" Jackson: Lieutenant du général Lee. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24827/thomas-j-stonewall-jackson/

Style Chicago

Mark, Harrison W.. "Thomas J. "Stonewall" Jackson: Lieutenant du général Lee." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 22, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24827/thomas-j-stonewall-jackson/.

Style MLA

Mark, Harrison W.. "Thomas J. "Stonewall" Jackson: Lieutenant du général Lee." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 22 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24827/thomas-j-stonewall-jackson/.

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