La bataille de Bentonville (19-21 mars 1865) fut l’une des dernières batailles majeures de la guerre civile américaine (1861-1865). Après avoir semé la désolation d'abord en Géorgie, puis en Caroline du Sud, le major général de l'armée de l'Union William Tecumseh Sherman envahit ensuite la Caroline du Nord, dans le but de se diriger jusqu’en Virginie afin d’allier ses forces à celles de l’armée d’Ulysses S. Grant, stationnée en dehors de Richmond. Les Confédérés constituèrent précipitamment une armée pour s’opposer à lui, qui fut placée sous le commandement du général Joseph E. Johnston. Cette campagne atteignit son apogée à Bentonville, où l’armée rebelle fut mise en échec et contrainte de battre en retraite. Un peu plus d’un mois après, le général Johnston se rendrait au major général Sherman, à Bennett Place.
Contexte: "Lutter plus longtemps est une folie"
La nuit du 15 novembre 1864, la ville d’Atlanta, en Géorgie, prit feu. Au matin, un bon tiers de la ville gisait fumant et en ruines alors que 62 000 soldats de l'Union quittaient Atlanta vers le centre de la Géorgie, afin de commencer ce qui serait connu comme la marche de Sherman vers la mer. Menée par le major général William Tecumseh Sherman, l’armée de l’Union avançait en deux colonnes, pillait la campagne géorgienne tout en détruisant les usines, saccageait les lignes de chemins de fer et libérait des milliers d’esclaves. Puisque la principale armée confédérée de la région, l’armée du Tennessee, était partie mener une invasion désespérée dans l’État éponyme (qui se terminerait par la destruction de l’armée au cours de la bataille de Nashville), les Confédérés ne purent opposer qu'une faible résistance tandis que les troupes du général Sherman, disséminées dans toute la Géorgie, semaient la désolation sur leur passage. Le 21 décembre, la ville côtière de Savannah tomba aux mains des troupes de l’Union, et Sherman télégraphia un message de triomphe au président des États-Unis Abraham Lincoln: "Je vous offre, en guise de cadeau de Noël, la ville de Savannah, avec 150 canons lourds et de nombreuses munitions" (Foote, 712).
Bien qu’il ait atteint son objectif, Sherman n’en avait pas encore fini. En effet, son regard se tournait vers le nord en direction de la situation délicate en Caroline du Sud. Cet État fut le premier à se séparer de l’Union en décembre 1860. Le général Sherman et ses hommes lui reprochèrent d’avoir déclenché la guerre et allaient le lui faire payer cher. "En vérité, rapporta Sherman à ses supérieurs de Washington, toute l'armée brûle d'un désir insatiable de se venger de la Caroline du Sud. Son sort me fait presque trembler" (McPherson, 826). De ce fait, le 1er février 1865, le général Sherman quitta Savannah avec 60 000 hommes pour s'enfoncer dans le cœur vulnérable de l'"État du Palmetto" (la Caroline du Sud). Comme ils avaient fait en Géorgie, ses hommes menèrent une campagne de terre brûlée, mais cette fois-là, ils se montrèrent encore plus zélés dans la destruction. "Peu de maisons avaient été incendiées, en Géorgie, écrivit un officier de l’Union. Ici, rares sont celles qui ont échappé au feu." En effet, cette campagne de feu et de fureur atteint son point culminant le 17 février, quand la capitale de l’État de Columbia fut prise et par la suite brûlée. Alors que le général Sherman n’avait pas mis le feu à Columbia intentionnellement, ses officiers ne cherchèrent pas vraiment à empêcher leurs hommes de piller et brûler. Le lendemain matin, les deux tiers de Columbia avaient été détruits.
L’avancée rapide de Sherman d’abord en Géorgie et maintenant en Caroline du Sud terrorisait et décourageait à la fois la population des Confédérés. "Tout n’est plus que tristesse, abattement et inactivité", écrivit un Sud-Carolinien après la chute de la capitale. "Notre armée est démoralisée, et la population est prise de panique... Lutter plus longtemps semble être une folie" (McPherson, 827). Continuer à se battre face à des obstacles insurmontables relevait sans doute de la folie, mais le président des États confédérés Jefferson Davis était néanmoins déterminé à en découdre. À mesure que l’étau de fer du lieutenant général Ulysses S. Grant se refermait sur la capitale confédérée de Richmond, Jefferson Davis chargea le général Joseph E. Johnston de rassembler une armée pour la défense des Carolines. Tout au long de la guerre, Davis et Johnston avaient rarement été d'accord (le président avait en effet démis le général Johnston de ses fonctions à la tête d'un commandement important pas plus tard qu'en juillet), mais tous les autres généraux confédérés qui possédaient l'expérience et le prestige requis étaient soit occupés ailleurs, soit incapables de servir, voire décédés. Par conséquent, le 22 février 1865, Johnston prit officiellement la tête du commandement des forces confédérées en Caroline du Sud et du Nord. La plupart des soldats étaient des survivants de l’incursion désastreuse dans le Tennessee, et les autres venaient de troupes de garnison venues de Charleston. Au total, le général Johnston disposait d’environ 20 000 hommes pour s’opposer aux 60 000 du général Sherman.
Sherman envahit la Caroline du Nord
Le général Sherman ne s’arrêta pas après l’occupation de Columbia. Au contraire, il poussa au nord, avec le but de traverser la Caroline du Nord pour se rendre jusqu’en Virginie, où il allierait ses forces avec celles de l’armée du lieutenant général Grant. Ensemble, ils allaient vaincre le général Robert E. Lee et son armée assiégée de Virginie du Nord, s'emparer de Richmond et mettre enfin un terme à la guerre. Informé que Johnston avait réuni une armée pour le talonner, Sherman fit plusieurs feintes à son entrée en Caroline du Nord afin de laisser l’ennemi dans le doute concernant sa cible définitive. Cependant, à la mi-mars, il était clair qu’il se dirigeait vers le croisement de routes à Goldsboro, en Caroline du Nord, et que son armée faisait route en deux colonnes séparées: celle de droite sous le commandement du major général Oliver O. Howard, et celle de gauche sous celui du major général Henry W. Slocum. Une vingtaine de kilomètres séparaient les deux colonnes de l’Union l’une de l’autre. Le général Johnston était conscient que sa seule chance de réussite était d’attaquer et de détruire ces colonnes une par une, avant qu’elles ne puissent se rejoindre et que les soldats ne soient trop nombreux pour son armée.
Johnston décida de prendre pour première cible la colonne du major général Slocum. Le 15 mars, il envoya le régiment du lieutenant général William J. Hardee en éclaireur afin de retarder la progression des troupes de Slocum, pendant que le reste de son armée se mettait en position pour défendre les routes entre Goldsboro et Raleigh. Le régiment de Hardee, composé de deux divisions d’infanterie de 3 000 hommes chacune, formait une ligne défensive à Averasboro, une ville située à environ 48 km au sud de Raleigh. Le flanc droit de Hardee était protégé par le fleuve Cape Fear, et celui de gauche par les marécages de la rivière Black, ce qui rendait difficile toute tentative de contournement. Cet après-midi-là, l'avant-garde de cavalerie de l'Union sous les ordres du brigadier général Judson Kilpatrick rencontra les hommes d’infanterie du lieutenant général Hardee; après quelques affrontements, Kilpatrick battit en retraite afin d’informer le major général Slocum de la solide position des Confédérés qui se dressait devant lui. Slocum envoya deux de ses propres divisions d’infanterie en éclaireurs, qui se préparèrent toute la nuit pour un assaut sur les lignes des rebelles. Le 16 mars à l’aube, les divisions de l’Union attaquèrent. La bataille d’Averasboro se prolongea au cours de la journée, puisque les hommes du lieutenant général Hardee parvenaient à repousser les multiples charges de l’armée de l’Union. Toutefois, le major général Slocum continua d’envoyer des soldats sur le champ de bataille, ce qui augmenta la pression sur la ligne ennemie. Enfin, à 20h30, Hardee comprit qu’il avait retardé les Yankees pendant assez longtemps et il se retira afin de réintégrer l’armée principale. Cette opération avait fait 682 victimes dans les rangs de l'Union et environ 860 dans ceux des rebelles.
Préparations
Le 17 mars, le jour de la Saint-Patrick, le major général Slocum continua de prendre de l’avance sur la route principale. Des pluies incessantes trempèrent ses hommes jusqu’aux os et transformèrent les routes en bourbier, ce qui créa des conditions de marche épouvantables auxquelles un officier fit référence comme étant "l’un des moments les plus pénibles de la campagne" (Foote, 828). La colonne de Slocum se trouvait maintenant à environ un jour de marche de celle du major général Howard, les deux ailes séparées par des kilomètres de routes secondaires en mauvais état. Cette situation aurait difficilement pu être plus favorable au général Johnston, dont les éclaireurs de cavalerie l'avaient informé des dispositions de l’armée de l'Union divisée. S'il pouvait frapper avec toutes ses forces la colonne sous les ordres de Slocum et terminer avant que celle de Howard n’arrive en renfort, il pourrait alors avoir une chance de remplir sa mission et sauver la Caroline du Nord. Le 18 mars, le général Johnston décida de diriger son armée entière sur la ville de Bentonville, située entre Averasboro et Goldsboro.
Cette nuit-là, les premières unités de l’armée des États confédérés atteignirent Bentonville. Sous le commandement du lieutenant général Wade Hampton III, la cavalerie des rebelles remporta l’affrontement contre la colonne du major général Slocum et ralentit l’allure pour laisser le temps aux soldats d’infanterie de se mettre en position. Le 19 mars en milieu de matinée, ils avaient réussi à constituer une ligne de bataille d’environ 3,2 km au sud de la ville. La division du major général Robert Hoke, détachée de l'armée de Virginie du Nord, fut déployée sur l’aile gauche le long de la route, tandis que les vétérans aguerris de l'ancienne armée du Tennessee, sous les ordres du lieutenant général Alexander P. Stewart, étaient postés sur la droite, à l'abri d'un épais amas de chênes. Le plan prévoyait que les hommes de Hoke immobilisent les Yankees sous un feu nourri, afin que les troupes de l'Union se retrouvent prises à revers par les vétérans du Tennessee de Stewart et par le corps d'armée de Hardee, qui chargeraient depuis les fourrés. Cependant Hardee n’était pas encore arrivé, et cela posait problème. Le lieutenant général Hardee s’était perdu en se fiant à de vieilles cartes erronées et, à la tombée de la nuit le 18, il se trouvait encore à une dizaine de kilomètres de Bentonville. Il choisit d’établir le camp à cet endroit afin que ses hommes puissent se reposer avant la bataille du lendemain. Il informa le général Johnston qu'ils se mettraient en route à 3h00 pour arriver dans les temps sur le champ de bataille.
Premier jour: 19 mars
Le matin du 19 mars, une division de l’Union sous les ordres du brigadier général William Carlin prenait la tête de la colonne de Slocum. À mesure que la division de Carlin s’approchait de Bentonville, la lisière de la forêt en face d’eux s’anima sous le bruit des rafales de coups de fusil et le grondement de l'artillerie similaire à un tremblement de terre. Pris par surprise, les hommes de Carlin hésitèrent avant de se replier, mais ils furent vite rattrapés par la division suivante de l’Union, commandée par le brigadier général James D. Morgan, arrivée en renfort. Carlin et Morgan se replièrent au sud de la route pour former une ligne défensive et échanger des tirs avec les soldats confédérés de Hoke, retranchés de l'autre côté de la route. Au cours de la matinée, la bataille sombra dans une impasse, puisque les rebelles ne pouvaient pas lancer leur piège sans le régiment de Hardee. En effet, les hommes du lieutenant général Hardee avaient une fois de plus été ralentis par des routes étroites et des fourrés épais, et ils n’arrivèrent sur le champ de bataille que vers midi. À ce moment-là, la division du major général Hoke avait déjà fait face au plus gros des tirs fédéraux, et le général Johnston exhorta Hardee à attaquer avant que le flanc gauche des confédérés ne s'effondre.
Ce dernier envoya l’une de ses deux divisions prêter main forte aux troupes de Hoke sur le flanc gauche et se déplaça sur le flanc droit avec la seconde. À 15h00, Hardee lança l’assaut; les vétérans aguerris de l’armée du Tennessee du lieutenant général Stewart et les propres hommes du lieutenant général Hardee se ruèrent en avant, côte à côte, poussant des cris de guerre perçants. Les fédéraux avaient été entièrement occupés par les hommes de Hoke sur leur front et ils furent pris au dépourvu lorsque les soldats hurlants de Hardee surgirent des buissons pour s'abattre sur leur flanc gauche. Les forces de l'Union de gauche s’effondrèrent rapidement sous la pression, les rebelles avaient pris d’assaut leur hôpital de campagne et manqué de peu de capturer le général Carlin. Toutefois, les Yankees ne reculèrent que de quelques centaines de mètres avant de se regrouper et de former une nouvelle ligne défensive au niveau de la ferme Morris, d'où ils firent pleuvoir une pluie de balles sur les Confédérés qui avançaient. Pendant un certain temps, des combats acharnés au corps à corps se déroulèrent à cet endroit avant que les rebelles ne soient forcés de battre en retraite et de laisser leurs blessés derrière eux, gémissant et se tordant de douleur tandis que leur sang s'écoulait.
Durant la brève accalmie qui suivit, une troisième division de l’Union arriva pour renforcer les défenses des brigadiers généraux Carlin et Morgan; chaque camp avait désormais engagé près de 15 000 soldats dans la bataille. Tout comme le soleil couchant rallongeait les ombres sur les champs verdoyants de la Caroline du Nord, ces nouveaux renforts yankees ne firent qu'accroître le déséquilibre avec les forces confédérées en piteux état. Cependant, à 17h00, le lieutenant général Hardee, nullement découragé, ordonna une nouvelle attaque contre la ligne fédérale renforcée. Malheureusement pour Hardee, son assaut fut décousu car chaque division de rebelles partait d’un point de départ différent, et elles furent repoussées une à une. Les troupes de l’Union, à présent bien installées, ne cédèrent pas de terrain et, à la place, tirèrent salve après salve sur les rangs gris qui avançaient. "Les attaques se répétaient encore et encore jusque tard dans la journée, déclara le major général Slocum, nous étions plus préparés à résister à chaque nouvelle attaque" (Foote, 832). En effet, la bataille fit rage jusque tard dans la nuit. Ce ne fut qu’aux alentours de minuit, lorsque l’assaut final des Confédérés s'abattit sous la lumière de la lune, que Hardee décida enfin de mettre fin aux combats. Il ordonna à ses hommes de se replier vers leurs positions initiales, où ils commencèrent à creuser et à se retrancher pour une autre journée de combats.
Deuxième et troisième jours: 20 et 21 mars
La matinée du 20 mars était calme, le silence uniquement troublé par le crépitement sporadique des coups de fusil ou le grondement sourd des canons, alors que des escarmouches éclataient le long des lignes ennemies. Il ne se passa pas grand-chose avant la fin d'après-midi, lorsque la colonne du major général Howard arriva; elle avait reçu les appels à l'aide du major général Slocum la veille au soir, et les hommes de Howard avaient marché toute la nuit et toute la matinée pour arriver à temps sur le champ de bataille. Le général Sherman, qui avait voyagé avec les hommes de Howard, se trouvait maintenant lui aussi sur le terrain et passa le reste de la journée à organiser ses troupes en une puissante ligne de front qui s’étendait vers Mill Creek. À la fin de la journée, l'ensemble de l'armée de l'Union, forte de 60 000 hommes, fut déployé sur le champ de bataille, face à moins de 20 000 soldats confédérés. Ayant perdu l'initiative, Johnston décida de ne pas attaquer; désormais, sa seule chance de succès était d'espérer que Sherman lancerait une attaque imprudente contre ses positions retranchées.
Pendant ce temps-là, le général Sherman s’attendait à ce que le général Johnston se retire durant la nuit. Lorsque le soleil se leva le 21 mars, il fut agréablement surpris de constater que l'armée des confédérés occupait toujours les mêmes positions que la veille, ce qui lui offrait une excellente occasion de la détruire. L'attaque principale de la journée ne fut toutefois pas menée par Sherman, mais par l'un de ses commandants de division, le major général Joseph Mower. Soldat de carrière de 36 ans originaire du Vermont, Mower avait récemment été qualifié par Sherman de "jeune soldat le plus audacieux que nous ayons", et il était déterminé à se montrer à la hauteur de cette réputation (Foote, p. 834). Mower repéra une brèche dans les lignes des Confédérés devant le pont de Mill Creek et prit l'initiative de lancer l'attaque avec deux brigades. Les hommes de Mower percèrent les lignes confédérées et avancèrent d'environ un kilomètre et demi avant d'être pris de court par une contre-attaque rebelle. Il fit parvenir un message au général Sherman pour lui demander des renforts, sûr qu’avec un peu d’aide, il pourrait anéantir l'armée rebelle ici et maintenant. Il n’obtint en réponse que l’ordre strict de regagner sa position initiale. Mower s’exécuta, après avoir infligé de lourds dégâts aux positions confédérées. Parmi les victimes rebelles figurait Willie, le fils du lieutenant général Hardee âgé de 16 ans, qui avait été mortellement touché et mourrait dans d'atroces souffrances trois jours plus tard.
Conséquences
C’est ainsi que, tandis que le major général Mower faisait consciencieusement battre en retraite ses soldats, la bataille de Bentonville prit fin. Les Confédérés avaient perdu 2 600 soldats, dont 239 tués, 1 694 blessés et 673 portés disparus, tandis que l’armée de l'Union avait essuyé 1 527 pertes, dont 194 furent tués, 1 112 blessés et 221 portés disparus. Dans la soirée du 21 mars, le général Johnston ordonna à son armée de se retirer et brûla le pont de Mill Creek après leur passage. L'armée de l'Union ne se lança pas à leur poursuite, car Sherman ne sut que le lendemain matin que Johnston battait en retraite; à ce moment-là, les rebelles étaient déjà à des kilomètres de là. Choisissant d'ignorer l’armée confédérée affaiblie, qui ne constituait plus une grande menace, Sherman continua son chemin jusqu’à Goldsboro, où il permit à ses hommes de se reposer et de se réapprovisionner en vue de la dernière étape de sa marche vers la Virginie. Mais cela s'avérera inutile. Le 3 avril, la capitale confédérée de Richmond tomba aux mains des forces de l’Union et, plusieurs jours plus tard, le général Robert E. Lee se rendit au lieutenant général Ulysses S. Grant, à Appomattox Court House. La guerre était pratiquement terminée, ne laissant au général Johnston pas d'autre choix que de négocier sa propre reddition. Le 18 avril 1865, il signa l’armistice avec le général Sherman à la Bennett House et, le 26 avril, se rendit officiellement et accepta des conditions similaires à celles que Grant avait proposées à Lee. De ce fait, la bataille de Bentonville fut l’une des dernières batailles majeures de la guerre de Sécession, un dernier sursaut désespéré de la Confédération à l'agonie.

