Grands Domaines de l'Âge d'Or à Staatsburg, New York

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
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Les grands domaines de l'âge d'or étaient plus qu'une simple démonstration ostentatoire de la richesse de l'aristocratie américaine entre 1870 et 1917: ils soutenaient l'économie des communautés locales et encourageaient le développement. Leur déclin entraîna celui de nombreuses villes environnantes, sauf celles qui réussirent à trouver d'autres moyens pour subsister.

À deux heures de route au nord de New York, entre les villes de Hyde Park et Rhinebeck, se trouve le petit village de Staatsburg. Aujourd'hui, ce village est une charmante communauté rurale tranquille, avec le restaurant River & Post stratégiquement situé sur la route principale, le petit bureau de poste en briques, l'église épiscopale St. Margaret's, la bibliothèque communautaire, puis le long parcours de golf de Dinsmore, l'un des plus anciens parcours publics du pays, créé par les riches propriétaires des domaines qui ornaient autrefois les berges de la rivière.

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Mills Mansion, "Staatsburgh", in Staatsburg, NY, USA
"Staatsburgh", demeure des Mills, Staatsburg, NY, USA Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

Il y avait quatre grands domaines de ce type à Staatsburg vers 1915: The Point (le domaine Hoyt), Staatsburgh (le domaine Mills), The Locusts (le domaine Dinsmore) et Hopeland (le domaine Huntington). The Point, Staatsburgh et The Locusts étaient tous liés à l'origine à la famille Livingston, considérée comme "l'aristocratie américaine", tandis que Hopeland était associé à la famille Dinsmore, qui devint propriétaire de The Locusts et de ses vastes terres.

Ces quatre domaines employaient autrefois, directement ou indirectement, la majorité des citoyens de Staatsburg, et bien que l'âge d'or américain soit révolu depuis longtemps, on peut encore ressentir cette époque lorsqu'on contemple le manoir de Staatsburgh depuis la colline, qu'on se promène dans les bois jusqu'aux ruines de The Point ou qu'on flâne sur les agréables sentiers qui sillonnent le domaine de Hopeland.

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Développement européen dans la vallée de l'Hudson

La vallée de l'Hudson fut découverte par les Européens au XVIIe siècle et fut décrite comme un endroit différent de tout ce que le capitaine néerlandais Hendrick Hudson avait jamais vu. C'était littéralement un nouveau monde de nature sauvage infinie, couvert de hautes collines et de vallées traversées par un fleuve si large qu'il faisait passer l'Amstel pour un ruisseau. Cependant, il ne fallut pas longtemps aux colons européens pour commencer à transformer cette terre afin qu'elle ressemble à l'ancien monde qu'ils avaient quitté.

Les nantis de la société qui vivaient à New York cherchèrent refuge dans de somptueuses propriétés à la campagne où ils pouvaient se retirer et choisirent la vallée de l'Hudson.

Des terrains furent défrichés et des bâtiments construits, et les sentiers qu avaient été tracés dans les bois par les tribus autochtones telles que les Mahicans, les Wappingers et les Munsees devinrent des routes qui, avec le temps, furent pavées. En 1664, les Anglais avaient pris le contrôle du territoire aux Hollandais et avaient accéléré son développement, qui allait encore s'intensifier après la fin de la guerre d'indépendance américaine en 1783. Au cours des cent années suivantes, le territoire allait changer de manière si significative qu'il serait devenu totalement méconnaissable pour les premiers colons hollandais. En 1883, l'industrialisation et l'urbanisation étaient de plus en plus présentes au quotidien.

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Les nantis de la société, les industriels, les magnats des chemins de fer, les banquiers d'affaires, qui vivaient à New York, cherchèrent de plus en plus refuge dans de somptueuses propriétés à la campagne où ils pouvaient se retirer et choisirent la vallée de l'Hudson pour sa beauté et sa proximité. Le chercheur Harvey K. Flad commente ce phénomène en écrivant: "Les bâtiments et les terrains soigneusement aménagés sont devenus un salon dans la nature sauvage" (359). Les riches pouvaient profiter de tout le confort de leurs maisons urbaines dans un cadre rural et créèrent des paysages artificiels dans la nature sauvage de la vallée de l'Hudson où vivre au mieux leurs rêves de confort et de luxe.

Cependant, ces riches capitaines d'industrie n'étaient pas arrivés par hasard dans la vallée de l'Hudson au XIXe siècle; la région était déjà réputée pour sa beauté naturelle, ce qui avait encouragé les plus riches de la société à construire leurs domaines le long du fleuve un siècle plus tôt.

Le domaine Mills

Le premier domaine fut construit en 1792 lorsque le troisième gouverneur de New York, Morgan Lewis (1754-1844), fit bâtir un manoir de 25 pièces surplombant la rivière à Staatsburg. Le terrain de 1 600 acres appartenait à son épouse, Gertrude Livingston (1757-1833), dont la famille vivait au nord du village, à Clermont. La maison d'origine brûla en 1832, et Lewis fit construire à sa place une nouvelle maison de style néo-grec.

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Gates of Mills Mansion, "Staatsburgh", Staatsburg, NY, USA
Portail de "Staatsburgh", demeure des Mills, Staatsburg, NY, USA Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

La maison fut transmise de génération en génération jusqu'à ce qu'en 1881 Ruth Livingston Mills (1855-1920) et son mari Ogden Mills (1856-1929) financier et philanthrope, n'en héritent et ne rebaptisent leur domaine Staatsburgh. Mme Mills était membre de la haute société et, en tant que Livingston, elle estimait qu'elle devait établir la norme à laquelle les autres domaines de la vallée de l'Hudson seraient mesurés. À cette fin, en 1895, elle engagea le cabinet McKim, Mead & White pour agrandir le manoir. Le grand architecte Stanford White (1853-1906) ajouta deux ailes à la maison existante et un troisième étage, englobant complètement la structure précédente à l'exception de l'immense portique central avec ses colonnes ioniques. La rénovation dura 18 mois et coûta 350 000 dollars. Lorsque White eut terminé, la nouvelle maison était un manoir de style Beaux-Arts comprenant 65 pièces, 14 salles de bains, une plomberie intérieure avec eau courante chaude et froide, et 750 lampes à gaz alimentées par une station de pompage située sur la rivière et produisant de l'électricité. L'historien Conrad Hanson note:

Antérieure au manoir Vanderbilt à Hyde Park et au casino Astor à Rhinecliff, aucune autre demeure de la vallée de l'Hudson à cette époque ne pouvait rivaliser en termes d'échelle ou de splendeur avec le nouveau palais de 65 pièces de Ruth et Ogden. (7)

Parmi les nombreuses dames de la haute société que Ruth Livingston Mills souhaitait impressionner avec son nouveau domaine, nulle n'était aussi importante que Caroline Schermerhorn Astor (1830-1908), qui dominait alors la scène sociale new-yorkaise. Mme Astor était apparentée à Elizabeth Schermerhorn Jones (1810-1878) qui, en 1853, avait fait construire le plus grand domaine de la vallée de l'Hudson dans le village voisin de Rhinecliff.

Le domaine de Jones, connu sous le nom de Wyndclyffe, était un manoir de trois étages et 24 pièces situé sur un terrain de 80 acres (32 ha) avec une remise, un hangar à bateaux et un quai, tous si somptueux que d'autres dépensèrent sans compter pour rendre leurs propres domaines tout aussi impressionnants. On dit que le domaine Wyndclyffe aurait inspiré l'expression "keeping up with the Joneses" (rivaliser de standing avec ses voisins), qui fait référence à la volonté d'égaler la richesse de son voisin.

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Ruins of the Wyndclyffe Estate, South Tower
Ruines du domaine Wyndclyffe, tour sud Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

Même si Mlle Jones était morte depuis 1876 et que Wyndclyffe était moins impressionnant en 1895 qu'il ne l'avait été auparavant, lorsque Ruth Livingston Mills décida de rénover sa maison à Staatsburgh, elle avait en tête de surpasser la renommée de Wyndclyffe, et elle y parvint. Les jours de gloire de Wyndclyffe appartenaient déjà au passé lorsque Staatsburgh était à son apogée en termes de haute société entre 1900 et 1915. Des fêtes somptueuses y étaient régulièrement organisées, auxquelles seuls les invités les plus sélects étaient conviés, notamment l'auteure Edith Wharton (1862-1937, nièce d'Elizabeth Schermerhorn Jones), qui utiliserait plus tard Staatsburgh, Wyndclyffe et la vallée de l'Hudson dans son roman Chez les heureux du monde et les mentionnera dans ses mémoires Les chemins parcourus.

En plus du manoir, Staatsburgh comprenait la station de pompage mentionnée précédemment près de la rivière, un hangar à bateaux, plusieurs dépendances, et était une ferme en activité où Ogden Mills élevait du bétail primé et cultivait des fleurs dans les serres sophistiquées qui couvraient une partie des jardins du domaine. Membre du Jockey Club, Mills faisait courir des chevaux primés qui remportèrent de nombreuses courses prestigieuses, telles que le Grand Prix de Paris en 1928.

Chaque Noël, Ogden Mills offrait à chaque domestique une pièce d'or de 20 dollars et se montrait extrêmement généreux dans ses dons au village, notamment en offrant des vitraux importés de Chartres pour l'église Sainte-Marguerite, des ambulances pour les hôpitaux locaux et des équipements de pointe pour la caserne de pompiers locale. Cela est d'autant plus impressionnant quand on sait que Staatsburgh n'était pas la résidence principale des Mills. Les Mills n'occupaient leur manoir de Staatsburg que de septembre à novembre ou décembre; ils possédaient cinq autres maisons, dont une résidence parisienne voisine de celle du célèbre sculpteur Auguste Rodin.

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Domaine Hoyt: The Point

Au sud se trouvaient les voisins et parents des Mills, les Hoyt, qui possédaient leur propre manoir, The Point, situé sur la crête d'une colline offrant une vue imprenable sur le fleuve. L'historien Francis R. Kowsky note que la maison était un bâtiment de deux étages et demi en pierre bleue, de style gothique de l'Hudson, conçu par Calvert Vaux (1824-1895), et poursuit en décrivant la façon dont le paysage s'harmonisait avec la maison:

Le terrain légèrement vallonné des Hoyt abritait de nombreux arbres magnifiques et offrait à Vaux de nombreuses occasions de mettre en pratique ses compétences en matière d'aménagement paysager et de conception [qu'il avait acquises]. Guidé par son principe directeur selon lequel "le grand charme des formes du paysage naturel réside dans son irrégularité bien équilibrée", Vaux entreprit de tracer des routes et d'implanter la maison et les autres bâtiments dans le but de préserver et de mettre en valeur le riche trésor paysager que la nature avait accumulé à The Point. (1)

The Point fut construit entre 1855 et 1857 pour le riche marchand Lydig Munson Hoyt (1821-1868) et son épouse Blanche Geraldine Livingston (1822-1897). Vaux, surtout connu pour son travail avec Frederic Law Olmstead (1822-1903) sur Central Park à New York, positionna soigneusement la maison en fonction du relief du terrain afin qu'elle semble s'intégrer naturellement à son environnement, puis conçut l'ensemble du domaine de manière à donner aux visiteurs l'impression d'entrer dans un autre monde dès qu'ils franchissaient les portes.

The Hoyt House Known as The Point, Staatsburg, NY, USA
"The Point", demeure des Hoyt, Staatsburg, NY, USA Unknown (Public Domain)

Des jardins élaborés et des vallons boisés ornaient les deux côtés de la longue allée qui serpentait à travers la forêt jusqu'au manoir. Bien que la maison n'ait compté que sept pièces, elle était tout de même considérée comme un grand manoir situé sur 92 acres d'une ferme en activité avec des serres, des écuries pour les chevaux et des granges pour les autres animaux.

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The Locusts

De l'autre côté du domaine de Staatsburgh s'élevaient les tours de The Locusts, construite en 1797 par Henry Brockholst Livingston (1757-1823) et nommée d'après les acacias noirs qui poussaient en abondance sur le terrain. Sa propriété s'étendait sur 800 mètres le long de la rivière Hudson et couvrait plus de 400 hectares. En 1871, le magnat du transport maritime William Dinsmore (1810-1888) acheta la propriété, démolit l'ancien manoir et construisit à la place un manoir de style italien de quatre étages et 92 pièces.

Locusts-on-Hudson Estate
Domaine "Locusts-on-Hudson" Unknown (Public Domain)

Tout comme les Mills et les Hoyt, Dinsmore exploitait une ferme sur sa propriété et était particulièrement connu pour ses fleurs et ses plantes exotiques. Le domaine fut entièrement rénové sous la supervision de Dinsmore, qui insista pour que tous ses bâtiments soient ornés de motifs en forme de trèfle afin de marquer son vaste domaine; un motif que l'on peut encore voir aujourd'hui sur les bâtiments existants dans la région, à des kilomètres du village de Staatsburg.

Hopeland

Au nord de The Locusts se trouvait le quatrième domaine, connu sous le nom de Hopeland, qui fut développé dès 1859 par le major Rawlins Lowndes et son épouse Gertrude Livingston, qui avaient chargé Calvert Vaux de concevoir leur maison, comme il l'avait fait pour The Point. En 1907, l'architecte et célèbre joueur de tennis Robert Palmer Huntington (1869-1949) acquit la propriété de 300 acres (120 ha) et agrandit la maison principale pour créer un manoir de style néo-Tudor de 35 pièces. Huntington avait épousé Helen Dinsmore en 1892 et les deux familles vivaient en bons voisins.

Hopeland Estate, Staatsburg, NY, USA
Domaine "Hopeland", Staatsburg, NY, USA Staatsburg Library (Public Domain)

Tout comme les autres domaines, Hopeland était une ferme en activité, et il semble que Huntington ait été autorisé à utiliser les granges du domaine Dinsmore. Les Huntington élevèrent trois enfants sur le domaine, et tous se marièrent au sein de familles riches et respectables. L'aînée, Helen Dinsmore Huntington (1893-1976), resta mariée à Vincent Astor (fils de John Jacob Astor IV, mort sur le RMS Titanic) pendant 26 ans, jusqu'à leur divorce, puis elle épousa en 1941 le riche agent immobilier M. Lytle Hull (1882-1958), un ami d'Astor.

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Destruction, réutilisation et déclin

Helen Hull hérita de The Locusts (de son grand-père) et de Hopeland (de son père) et s'en débarrassa. Entre 1940 et 1950, elle fit démanteler le manoir de Hopeland par des ouvriers locaux, qui utilisèrent les fenêtres, les portes et les moulures dans d'autres projets de la communauté, puis fit détruire la maison. Elle conserva toutefois le terrain, qu'elle finit par donner au département des parcs de l'État de New York. Elle fit ensuite démanteler le manoir de 92 pièces de The Locusts et construisit à sa place un manoir néo-baroque plus petit. Avec les autres propriétaires fonciers, Mme Hull avait aménagé le terrain de golf à des fins privées et le donna au département des parcs et des loisirs de l'État de New York pour le public.

Le manoir Mills, bien que toujours debout, n'était plus un domaine à cette époque. En 1938, le manoir et les terres de Staatsburgh furent donnés à l'État de New York afin qu'ils soient utilisés comme parc, par l'une des filles d'Ogden et Ruth Mills, Gladys Mills Phipps (1883-1970), en l'honneur de ses parents. Seul le manoir The Point subsistait tel qu'il était à l'apogée de l'âge d'or et était toujours habité par la famille Hoyt.

En 1963, lorsque le "maître bâtisseur" Robert Moses (1888-1981) acquit des espaces verts le long de l'Hudson afin de les transformer en parcs publics, la famille Hoyt fut expulsée et la maison saisie au titre du droit d'expropriation. Le projet initial était de démolir le manoir et de construire une piscine publique, mais la communauté s'y opposa. La maison fut alors laissée à l'abandon et le terrain et les écuries tombèrent en ruine.

Moins de 60 ans auparavant, ces quatre domaines étaient le poumon de la communauté. Les grands hôtels qui bordaient autrefois les rues de Staatsburg et la route 9 accueillaient les invités des Hoyt, des Mills, des Dinsmore et des Huntington, tout comme les autres commerces situés le long de la rivière. Staatsburg avait autrefois sa propre gare, des trottoirs avec des lampadaires, des pubs, des restaurants, des magasins et des usines, et au moins quatre hôtels dans le village, sans compter ceux situés le long de la Route 9; aujourd'hui, il n'y a plus qu'un seul restaurant dans le village et tout le reste, y compris les trottoirs, a disparu.

Conclusion

L'âge d'or des très riches ne devint qu'un vague souvenir avec l'avènement de l'impôt sur le revenu aux États-Unis en 1913 et la loi sur les recettes de guerre de 1917, qui imposait les riches davantage encore afin de contribuer au financement de la Première Guerre mondiale. Le krach boursier de 1929 et la Grande Dépression des années 1930 contribuèrent aux aussi au déclin des domaines et les descendants des millionnaires de l'âge d'or soit firent don de leurs maisons familiales (comme Gladys Mills Phipps), soit les détruisirent (comme Helen Hull), soit les vendirent, ou encore, comme Helen Hoyt, furent expulsés de la propriété pour faire place à un nouveau modèle de société dans lequel les domaines ne jouaient plus aucun rôle.

À l'exception de The Locusts, il est toutefois encore possible de se promener dans le domaine et de visiter les maisons qui ont autrefois donné vie à Staatsburg. The Point est actuellement en cours de rénovation grâce à la Calvert Vaux Preservation Alliance et au National Park Service. Si vous descendez le sentier qui longe la rivière à Staatsburgh, passez devant la petite plage et continuez dans les bois, en remontant le sentier, vous trouverez The Point dans un état étonnamment bon pour une maison qui est vacante depuis plus de 50 ans. Il n'est pas permis d'entrer dans la maison, qui est désormais clôturée, mais on peut visiter et voir les dépendances, qui étaient autrefois les écuries, la serre et la grange.

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En quittant Mills et en prenant la direction du nord sur Old Post Road, vous passerez devant The Locusts, qui appartient aujourd'hui à l'hôtelier Andre Balazs et sert de ferme et de centre prestigieux pour des conférences et des mariages de luxe. On ne peut visiter le domaine que sur rendez-vous. À l'extrémité nord du village, juste après The Locusts, le domaine de Hopeland est ouvert au public en tant que parc. Les visiteurs peuvent toujours profiter des jardins, des ponts et des sentiers qui sillonnent le domaine, et le site est devenu très prisé des ornithologues amateurs, des promeneurs de chiens et des artistes.

Mills Mansion viewed from the front, Staatsburg, NY, USA
Demeure des Mills vue de face, Staatsburg, NY, USA Joshua J. Mark (CC BY-NC-SA)

Le manoir des Mills à Staatsburgh est resté presque intact. Des visites guidées sont proposées du jeudi au dimanche et le domaine est ouvert sept jours sur sept, de l'aube au crépuscule (bien que des restrictions liées au Covid soient toujours en vigueur en juin 2021). Des visites spéciales sont proposées, ainsi que des conférences sur le Titanic, car les Mills avaient des billets pour un aller-retour sur le navire maudit en 1912. La visite du manoir est une promenade à travers l'histoire, et les guides ramènent les visiteurs à l'époque de l'âge d'or et de la haute société, lorsque les riches Américains regardaient à travers les longues fenêtres de leurs salons la nature sauvage et créaient le monde qu'ils souhaitaient voir.

Quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir aujourd'hui sur les riches de l'âge d'or de New York, ils étaient les célébrités de leur époque, et leurs mariages, leurs scandales et leurs grandes fêtes faisaient parler toute la ville et faisaient grimper les ventes des journaux. Mais surtout, ils subvenaient aux besoins des communautés qui soutenaient leur mode de vie, et après leur disparition, les petits villages américains comme Staatsburg devraient se débrouiller tout seuls, pour le meilleur ou pour le pire.

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Questions & Réponses

Quels étaient les quatre domaines de l'âge d'or à Staatsburg, dans l'État de New York?

Les quatre domaines de l'âge d'or de Staatsburg, dans l'État de New York, étaient le domaine Mills (Staatsburgh), le domaine Hoyt (The Point), le domaine Locusts et le domaine Hopeland.

Qu'est-il arrivé aux quatre domaines de Staatsburg, dans l'État de New York?

Hopeland et les Locusts furent démantelés par leur propriétaire, Mills Estate fut donné au département des parcs de l'État de New York, et la propriétaire de The Point fut expropriée et le domaine fut laissé à l'abandon. The Point est actuellement en cours de restauration par la Calvert Vaux Preservation Alliance.

Les sites des domaines sont-ils ouverts au public?

Mills Estate est un parc public ouvert de l'aube au crépuscule, avec des visites guidées du manoir à heures fixes. Hopeland est un parc public avec des sentiers de randonnée ouverts tous les jours jusqu'à la tombée de la nuit. The Locusts est une résidence privée. The Point est actuellement clôturé car il fait l'objet de travaux de restauration par la Calvert Vaux Preservation Alliance. Pour plus d'informations, veuillez consulter le site calvertvaux.org.

D'autres efforts de préservation sont-ils en cours à Staatsburg?

La Calvert Vaux Preservation Alliance prévoit de restaurer le pont d'origine qui relie Old Post Road au domaine. Pour plus d'informations ou pour faire un don à cette cause, rendez-vous sur calvertvaux.org.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, septembre 13). Grands Domaines de l'Âge d'Or à Staatsburg, New York. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1771/grands-domaines-de-lage-dor-a-staatsburg-new-york/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Grands Domaines de l'Âge d'Or à Staatsburg, New York." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, septembre 13, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1771/grands-domaines-de-lage-dor-a-staatsburg-new-york/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Grands Domaines de l'Âge d'Or à Staatsburg, New York." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 13 sept. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1771/grands-domaines-de-lage-dor-a-staatsburg-new-york/.

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