Sandbar Fight

Le duel qui rendit Jim Bowie célèbre
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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Le Sandbar Fight (bagarre du banc de sable) du 19 septembre 1827 rendit célèbre James "Jim" Bowie, ainsi que le couteau Bowie, moins de dix ans avant Alamo (où il tomba aux côtés des héros William Barret Travis et Davy Crockett), mais il s'agissait essentiellement d'une bagarre sur un banc de sable entre des personnes qui ne pouvaient pas oublier leurs rancunes et ressentaient le besoin d'agir. Douze hommes se rendirent sur un banc de sable: deux pour s'affronter avec des pistolets "sur le champ d'honneur", deux seconds, deux médecins et six partisans, trois de chaque côté.

Fowler Bowie Knife
Couteau Bowie Mike Cumpston (Mcumpston) (Public Domain)

Cela aurait dû être une affaire toute simple. L'un des duellistes aurait tué ou blessé l'autre, ou les deux auraient manqué leur cible et se seraient retirés avec leur honneur intact. Quoi qu'il en soit, cette réunion n'aurait pas dû se terminer par deux morts, deux blessés légers et deux blessés graves – aucun d'entre eux n'étant les duellistes –, mais c'est exactement ce qui se passa.

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La bagarre du banc de sable

En 1827, dans la paroisse de Rapides, en Louisiane, Samuel L. Wells III et le Dr Thomas H. Maddox eurent un désaccord qui, selon eux, ne pouvait être réglé que par un duel au pistolet. Le 19 septembre, afin d'éviter toute ingérence de la part des autorités chargées de faire respecter les lois anti-duels dans la paroisse, ils convinrent de se rencontrer sur un banc de sable du Mississippi, situé entre Natchez, dans le Mississippi, et Vidalia, en Louisiane, en dehors de la juridiction de Rapides. Les participants étaient:

Côté Maddox:

  • Dr Thomas H. Maddox – Duelliste
  • Colonel Robert A. Crain – Second
  • Dr James A. Denny – Chirurgien
  • Alfred Blanchard – Non-participant
  • Carey Blanchard – Non-participant
  • Major Norris Wright – Non-participant

Côté Wells:

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  • Samuel L. Wells III – Duelliste
  • Major George McWhorter – Second
  • Dr Richard Cuny – Chirurgien
  • James Bowie – Non-participant
  • Général Samuel Cuny – Non-participant
  • Jefferson Wells – Non-participant

Maddox et Wells prirent position et tirèrent, mais manquèrent leur cible. Ils rechargèrent leurs armes et tirèrent à nouveau, mais manquèrent encore leur cible. À ce stade, estimant avoir satisfait leur honneur respectif, ils se serrèrent la main et se dirigèrent vers un bosquet pour boire un verre de vin.

Ce "combat historique" dura environ 90 secondes.

Cependant, les non-participants avaient d'autres idées en tête. Le colonel Crain et le général Samuel Cuny, qui avaient précédemment servi ensemble dans l'armée, s'étaient brouillés, et Cuny déclara que ce serait le moment idéal pour régler leurs différends. Le major Norris Wright avait par le passé tiré sur James Bowie, et Bowie l'avait attaqué. Les frères Blanchard soutenaient Wright dans sa dispute avec Bowie, et Bowie soutenait Cuny dans sa plainte contre Crain.

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Les duellistes étaient en tête du groupe lorsque Cuny dégaina sur Crain, et Crain leva son pistolet. Bowie, à côté de Cuny – et ne voyant peut-être pas que Cuny avait dégainé le premier – dégaina son pistolet, et Crain, jugeant Bowie le plus dangereux des deux, lui tira dessus. Cuny tira alors sur Crain, le blessant légèrement, et Crain riposta, touchant Cuny à la cuisse et lui sectionnant une artère.

Bowie se jeta sur Crain, qui lui lança son pistolet vide à la tête, frappant Bowie au front et le faisant tomber. Le major Norris Wright tira alors sur Bowie, le manquant peut-être (les sources divergent), puis le poignarda avec sa canne-épée. Alors que Wright luttait pour retirer l'épée de la poitrine de Bowie, les frères Blanchard apparurent, tirèrent sur Bowie, et Alfred Blanchard se joignit à Wright pour poignarder Bowie avec une canne-épée.

Red River at Alexandria, Louisiana
Rivière rouge à Alexandria, Louisiane Billy Hathorn (CC BY-SA)

Alors que Wright luttait dédespérement pour libérer sa lame, Bowie attrapa sa chemise et, lorsque Wright se redressa, il tira Bowie avec lui. Bowie poignarda alors Wright avec son grand couteau (qui devint plus tard célèbre sous le nom de couteau Bowie), le tuant sur le coup, puis entailla l'avant-bras d'Alfred. Alfred fut ensuite abattu par Jefferson Wells, et Carey fut pris pour cible par le major McWhorter, qui le manqua. Toute cette "bagarre historique" dura environ 90 secondes.

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Rapports sur la bagarre

La nouvelle du Sandbar Fight fut rapportée dans le journal local de Natchez, reprise par d'autres médias et, en novembre 1827, elle apparut dans le populaire hebdomadaire Nile's Register à New York. Le compte rendu du Nile's Register est celui d'un témoin oculaire qui répond aux autres journaux (le New Orleans Argus est spécifiquement mentionné) ayant publié des articles dans lesquels l'événement était "très déformé" et, selon l'auteur, "mon souci de la vérité m'a incité à intervenir et à exposer clairement les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés" (Nile's Register, 182).

Bowie fut poignardé à plusieurs reprises, reçut au moins deux balles et fut gravement blessé à la tête lors de la bagarre.

Ce récit, comme tous ceux qui relatent les "faits" de la bagarre du Sandbar, contredit les détails des récits antérieurs, notamment "La seule blessure infligée à Bowie par Wright était une ou deux légères blessures avec une canne-épée", omettant de mentionner le fait que Wright avait tiré sur Bowie. En réalité, Bowie subit plusieurs coups de couteau, fut touché par au moins deux balles et reçut un coup violent à la tête lors de la bagarre.

Le récit du Nile's Register, aussi "précis" soit-il, se concentre sur Bowie, sa force, son endurance et sa victoire sur plusieurs adversaires grâce à son "grand couteau de boucher". Les récits antérieurs, ainsi que celui du Nile's Register – "l'hebdomadaire le plus lu de l'époque" (Davis, 217) – rendirent Bowie célèbre et firent du couteau Bowie l'arme la plus recherchée aux États-Unis en l'espace d'un an. En 1830, il était fabriqué et commercialisé en Arkansas, et cinq ans après le combat, il était produit en série en Grande-Bretagne pour être exporté vers les États-Unis.

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Les récits du combat de Sandbar continuèrent à être publiés, avec des exagérations croissantes sur la grande victoire de Bowie contre toute attente, jusqu'à ce qu'un autre "récit précis" de l'événement ne soit publié dans le journal The Tennessean en décembre 1906. Ce récit tente également de corriger "une grande partie des informations erronées" concernant l'événement et est présenté ci-dessous. Aujourd'hui, des articles et des chapitres dans des livres d'histoire continuent d'essayer de "rétablir la vérité sur le Sandbar Fight", mais contredisent toujours d'autres articles sur le même sujet.

Il est souvent dit que la bagarre aurait duré dix minutes, alors qu'elle se termina en une minute et demie. Le nombre de participants aurait soi-disant été d'au moins 15, alors qu'il n'y en avait que douze présents et que seuls huit prirent part à la bagarre. Pourtant, comme le fait remarquer le chercheur William C. Davis, les récits du XIXe siècle qui ont influencé l'histoire du XXe siècle sont "le genre de choses qui ont transformé une bagarre brutale et inutile en légende" (218). Et cette légende perdure encore aujourd'hui. Si James "Jim" Bowie n'était pas mort lors de la bataille d'Alamo le 6 mars 1836, on se souviendrait surtout de lui pour le Sandbar Fight.

Texte

Ce qui suit est tiré du journal The Tennessean, dimanche 16 décembre 1906, page 31, du site en ligne Newspapers.com par Ancestry:

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Un duel sur un banc de sable du Mississippi – Rencontre historique aux débuts du Sud – Suivi d'un duel sans effusion de sang – Affrontement désespéré en face de Natchez au cours duquel le colonel Bowie utilisa son célèbre couteau – Événement qui conduisit au combat – Principaux protagonistes, seconds et conditions.

Le plus célèbre de tous les innombrables combats au corps à corps qui ont ensanglanté les débuts de la civilisation américaine est sans doute celui qui s'est déroulé sur le banc de sable en face de la ville de Natchez, dans le Mississippi, et auquel ont participé les deux grands-pères de l'actuel gouverneur Blanchard, de Louisiane, le colonel James Bowie, inventeur du couteau Bowie, et neuf autres personnes.

Les récits de ce célèbre duel à mort sont si nombreux et variés qu'il existe aujourd'hui beaucoup d'informations erronées à son sujet, selon le New Orleans Times-Democrat. Il convient donc de rassembler les faits concernant cette bataille sanglante à partir de sources incontestables et de les classer de manière ordonnée avant qu'ils ne soient perdus.

Une histoire très répandue sur le Sandbar Fight fait état de quinze blessés et de six morts, alors qu'en réalité, seuls douze hommes se trouvaient sur le banc de sable au moment de la bagarre, et parmi eux, seuls deux ont été tués et deux blessés. Ces informations ne proviennent pas de personnes qui ont simplement entendu parler du conflit, mais de témoins oculaires et des participants eux-mêmes.

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La bagarre a eu lieu le 18 septembre 1827. Elle est née d'un duel entre le Dr Thomas H. Maddox et Samuel L. Wells. Elle a été un incident inattendu, survenant juste après le règlement pacifique et satisfaisant des différends entre les principaux intéressés, après qu'ils se furent affrontés deux fois sur le terrain et eurent vidé leurs pistolets à deux reprises à bout portant.

Parmi ceux qui accompagnaient les protagonistes et leurs seconds sur les lieux de la rencontre se trouvaient Richard Cuney et le colonel Norris Wright. Cuney était en mauvais termes avec le colonel Crain, qui était le second du Dr Maddox, et après le règlement du différend entre Maddox et Wells, il maudit Crain et, avançant de manière menaçante, son pistolet à la main, déclara que c'était le moment idéal pour régler leur différend.

Cet acte précipita la bagarre générale qui s'ensuivit. À la fin, Cuney et Wright étaient morts, et le colonel Jim Bowie et Alfred Blanchard étaient blessés.

L'affaire fit beaucoup parler à l'époque et donna lieu à de nombreuses rumeurs malheureuses et infondées. Il était naturel que l'affaire soit exagérée, et elle s'est transformée en une histoire qui ne porte que peu de traces de l'original. Le récit suivant de la bagarre a été rédigé par le Dr Thomas H. Maddox, l'un des principaux protagonistes du duel qui a conduit au conflit. Le Dr Maddox était, comme tous les participants à la bagarre, un citoyen éminent de la paroisse de Rapides, en Louisiane. C'était un homme doté d'une force physique et mentale hors du commun, et d'un courage personnel incontestable.

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"Je suis le seul survivant des douze personnes impliquées dans le Sandbar Fight et, ayant récemment lu de nombreux et divers récits de ce qu'ils appellent la "bagarre de Sandbar de Bowie", et comme ceux-ci contiennent peu de vérité, je me sens poussé à donner un compte rendu fidèle de l'affaire telle que je l'ai vue", a déclaré le Dr Maddox.

"Une certaine difficulté survenue entre moi-même et le général Montfort Wells, ou pour une autre raison dont je ne me souviens plus à l'heure actuelle, a incité Samuel L. Wells à me défier avec une "carte blanche" très offensive que j'ai acceptée, et il a été convenu que nous nous rencontrerions à Natchez pour régler la question, chaque partie quittant Alexandrie le 17 septembre 1827.

Mon groupe était composé de R. A. Crain, mon second, Norris Wright, Alfred et Carey Blanchard, et moi-même, soit cinq personnes au total. Le groupe adverse était composé de Samuel L. Wells, McWhorter, son second, James Bowie, Richard Cuney, Jefferson Wells et Sam Cuney, soit six personnes au total. J'ai demandé au Dr Denny d'être mon chirurgien, ce qui faisait six personnes dans mon groupe, et six dans le groupe adverse, et pas plus.

"Ayant accepté le défi de la carte blanche, j'ai demandé au colonel Crain, mon second, d'appeler M. Wells et de lui exposer mes conditions et le mode de combat, qui étaient les suivants: se tenir à huit pas l'un de l'autre, côté droit, pistolets baissés, à lever au signal "Êtes-vous prêts? Feu! Un, deux, trois", selon la manière habituelle dont les gentlemen défendaient leur honneur.

M. Wells s'est opposé à mes conditions, estimant qu'il était la partie défiée et qu'il avait le droit de fixer les conditions, comme m'en a informé mon second, le colonel Crain. Sur ce, j'ai demandé au colonel Crain de retourner voir M. Wells pour lui faire accepter mes conditions, car je renonçais à mon droit, ce qu'il a fait. Les conditions étaient les suivantes: se tenir côte à côte, le côté gauche face à gauche, les pistolets baissés, et au mot "Prêts!", nous devions lever nos pistolets dans des directions opposées et, au mot "Feu!", tirer comme nous le voulions.

J'ai tiré en travers de ma poitrine. Je ne sais pas comment il a tiré. Deux coups ont été tirés sans effet et l'affaire a ensuite été réglée par S.L. Wells, qui a retiré tous ses propos offensants. Nous nous sommes serré la main et nous nous sommes dirigés vers mes amis à l'orée de la forêt pour prendre un verre de vin en guise de conciliation.

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Le Dr Denny et moi-même étions quelques pas devant le reste du groupe lorsque le général Cuney, James Bowie et Jeff Wells se sont précipités vers nous, le général Cuney disant au colonel Crain que c'était le moment idéal pour régler leurs différends, lui, Cuney et James Bowie sortant leurs pistolets.

Le colonel Crain a immédiatement compris la situation et a tiré sur celui qu'il pensait être le major général du groupe, dans la poitrine, si je me souviens bien, et c'est ce qui a été dit à l'époque, car Bowie a déclaré qu'il était heureux qu'il y ait eu autant de poudre dans les pistolets, car les balles sont sorties. Après avoir tiré sur Bowie, qui lui avait également tiré dessus, le colonel Crain fit demi-tour et franchit un petit fossé dans le banc de sable, puis lui et Cuney tirèrent simultanément l'un sur l'autre. Cuney tomba mortellement blessé, puis le colonel Crain, un pistolet vide à la main, se retourna pour faire face à James Bowie, qui se précipitait vers lui avec son célèbre couteau Bowie à la main. Lorsqu'il fut à portée de bras, le colonel Crain le frappa à la tête avec le pistolet vide et le mit à genoux.

"Alors qu'il se relevait, je l'ai attrapé, mais il m'a repoussé et s'est tourné vers Wright et les deux Blanchard, qui étaient arrivés sur les lieux depuis la lisière du bois. À ce moment-là, un pistolet était pointé sur moi, mais il n'a pas été utilisé. Étant moi-même totalement désarmé, j'ai couru jusqu'à la lisière du bois, à quelques pas de là, pour aller chercher mon fusil de chasse. En revenant, j'ai rencontré S.L. Wells qui m'a dit: "Docteur, pour l'amour de Dieu, ne faites plus de dégâts, car tout est fini."

À mon arrivée sur le champ de bataille, à ma grande surprise, j'ai trouvé mon cher ami, le major Wright, mort, le général Cuney mourant d'une hémorragie excessive, Bowie gravement blessé et Alfred Blanchard légèrement blessé. Et ce fut la fin de cette affaire mémorable, la bagarre du banc de sable.

Il y eut donc deux morts et deux blessés sur les douze personnes engagées dans le conflit, six de chaque côté, et non, comme certains l'ont affirmé à tort, six morts et quinze blessés.

D'autres auteurs ont déclaré que Bowie avait tué le colonel Crain dans la mêlée et que le duel n'avait pas eu lieu entre moi-même et S. L. Wells. Une telle contradiction d'opinions est en effet singulière.

Le colonel Crain et James Bowie n'étaient pas aussi hostiles l'un envers l'autre qu'on l'a laissé entendre; le seul sentiment qui existait entre eux était dû au fait que James Bowie défendait la cause de ceux qui s'opposaient à lui-même et au major Wright.

Par la suite, à La Nouvelle-Orléans, James Bowie a invité le colonel Crain dans sa chambre et, contrairement aux conseils de ses amis, celui-ci s'y est rendu. Dès qu'il est entré dans la pièce, Bowie a verrouillé la porte et a demandé au colonel Crain de s'asseoir. Ils ont alors discuté et sont ressortis parfaitement réconciliés. »

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La lettre écrite par le colonel Robert A. Crain, qui a agi en tant que témoin lors de l'entretien avec Wells, juste avant le combat, corrobore entièrement les principaux points de cette déclaration du Dr Maddox. Cette lettre était adressée au général Joseph Walker, qui est devenu par la suite gouverneur de la Louisiane.

Cette lettre dit en partie: "Après avoir ramassé les pistolets qui avaient été utilisés dans le duel, dont j'ai donné une paire au garçon, j'ai gardé les autres, un dans chaque main, bien chargés, bien sûr, et nous avons descendu la rivière, en traversant le banc de sable, avec Bowie, Cuney et Jeff Wells immédiatement à angle droit par rapport à l'endroit où nous nous étions placés et avons descendu la colline, et en courant rapidement, ils nous ont interceptés, ou plutôt m'ont intercepté. Les docteurs Penney et Maddox étaient à une dizaine ou une quinzaine de pas devant nous, Maddox étant totalement désarmé. Cuney a remarqué:

"Le moment est venu de régler notre affaire", tout en m'insultant et en me maudissant, et il a commencé à dégainer son pistolet. Sam Wells l'a attrapé et Cuney s'est immédiatement interposé entre moi et son frère, m'empêchant ainsi de tirer sur lui. Au même moment, Bowie dégainait son pistolet. J'ai tiré sur lui – il dit maintenant que je ne l'ai pas touché, mais que j'ai provoqué son tir – il ment. Je lui ai tiré dans le corps, il était blessé. Je ne pouvais pas le manquer, tirant à moins de trois mètres, et le but était de lui faire payer son comportement pour avoir tué notre pauvre ami.

Je me suis retourné et j'ai sauté quatre, six ou huit pas à travers quelques petits trous d'eau dans le banc de sable et j'ai fait face à Cuney. Nous avons tiré au même moment. Sa balle a coupé ma chemise et effleuré la peau de mon bras gauche. Il est tombé.

"Jim Bowie se trouvait, au même moment, à quelques mètres de moi, son grand couteau levé pour attaquer. Je me suis à nouveau retourné et j'ai fait quelques pas, j'ai changé la crosse du pistolet et, alors qu'il se précipitait sur moi, je me suis retourné et lui ai lancé le pistolet, qui l'a touché au côté gauche du front, ce qui m'a sauvé de sa fureur sauvage et de son grand couteau.

À ce moment-là, le major Wright et les deux Blanchard se sont précipités. Bowie s'est réfugié derrière un tronc d'arbre penché, derrière lequel il a pris position. Wright et Bowie ont échangé des coups de feu à environ dix pas, sans que Wright ait la moindre chance de l'atteindre, lui derrière le tronc d'arbre, et l'autre épuisé après avoir couru au moins 100 mètres. Il a tiré sur le pauvre Wright, qui s'est écrié: "Ce maudit voyou m'a tué", puis s'est précipité sur Bowie avec sa canne-épée, qui l'a attrapé par le col et lui a plongé son couteau dans la poitrine.

À ce moment-là, Cuney a tiré sur Bowie à la hanche, il est tombé instantanément. Wright s'est retourné, s'est jeté sur lui et est tombé raide mort sur lui. Les hostilités ont alors cessé."

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que le Sandbar Fight de 1827 ?

Le Sandbar Fight de 1827 fut une bagarre qui éclata après qu'un accord pacifique eut été conclu entre deux duellistes sur un banc de sable du fleuve Mississippi. Elle fut rendue célèbre par la participation de James "Jim" Bowie et son grand couteau.

Quelle est la signification du Sandbar Fight en 1827 ?

L'importance du Sandbar Fight réside dans le fait qu'il a rendu célèbres James Bowie et son grand couteau. Quelques années après la publication des articles relatant cet événement, le couteau Bowie était devenu l'arme la plus populaire aux États-Unis.

Quel rôle James Bowie a-t-il joué dans le duel du Sandbar Fight?

Bowie n'était qu'un simple spectateur du duel qui est devenu célèbre sous le nom de Sandbar Fight. Il n'était pas le second des duellistes et était seulement là pour soutenir Samuel Wells, l'un des duellistes.

Comment le Sandbar Fight est-il devenu si célèbre?

La bagarre connue sous le nom de Sandbar Fight est devenue mondialement célèbre grâce aux journaux américains, qui ont exagéré l'événement et présenté James Bowie comme un innocent, attaqué par un grand nombre d'adversaires, qui avait refusé d'arrêter de se battre et était sorti victorieux.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, décembre 02). Sandbar Fight: Le duel qui rendit Jim Bowie célèbre. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2838/sandbar-fight/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Sandbar Fight: Le duel qui rendit Jim Bowie célèbre." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, décembre 02, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2838/sandbar-fight/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Sandbar Fight: Le duel qui rendit Jim Bowie célèbre." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 02 déc. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2838/sandbar-fight/.

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