The Heroic Slave

La nouvelle de Frederick Douglass sur l'Affaire de la Creole
Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
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L'auteur abolitionniste, orateur et homme d'État Frederick Douglass (1818-1895) est bien connu pour ses discours, son autobiographie et d'autres ouvrages traitant de la question de l'esclavage aux États-Unis au XIXe siècle, mais en 1853, il écrivit son seul ouvrage de fiction, la nouvelle The Heroic Slave (L'Esclave héroïque), inspirée de l'Affaire de la Creole de 1841 et de son meneur, Madison Washington.

Frederick Douglass c. 1847-1852
Frederick Douglass c. 1847-1852 Samuel J. Miller (Public Domain)

Douglass fut approché par l'abolitionniste britannique Julia Griffiths (1811-1895), qu'il avait rencontrée en Angleterre et qui était fondatrice de la Rochester Ladies' Anti-Slavery Society (Société des femmes de Rochester contre l'esclavage). Elle lui demanda d'écrire une nouvelle pour un recueil qu'elle préparait, Autographs of Freedom, qui présenterait des œuvres de fiction sur l'institution de l'esclavage et, espérait-elle, toucherait un large public, à l'instar du roman abolitionniste de Harriet Beecher Stowe, La Case de l'Oncle Tom (1852).

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The Heroic Slave fut publié en 1853 par John P. Jewett and Company de Cleveland, dans l'Ohio, et, bien qu'il n'ait jamais connu le succès commercial ou critique de La Case de l'oncle Tom, il se vendit assez bien et fut un best-seller, du moins parmi la communauté abolitionniste.

Madison Washington offrit à Douglass l'occasion de présenter le chef rebelle des esclaves à un public blanc non seulement en tant que un héros, mais aussi en tant qu'avertissement.

Douglass aurait pu choisir n'importe quel événement pour son roman historique, mais il choisit l'Affaire de la Creole, car cet événement l'intéressait particulièrement et avait servi de base à plusieurs discours, conférences et autres ouvrages depuis 1841. Le personnage historique de Madison Washington, dont on ne sait presque rien en dehors du récit de l'Affaire de la Creole, offrait à Douglass l'occasion de créer un personnage, selon les termes du chercheur David W. Blight, "doté d'une éloquence et d'une capacité d'action transformatrices" (250) et de présenter le chef rebelle des esclaves à un public blanc non seulement en tant que héros, mais aussi en tant qu'avertissement: il y avait beaucoup d'autres "Madison Washington" parmi la population esclave et, tôt ou tard, ils agiraient comme lui l'avait fait à bord de la Creole, mais probablement avec une bien plus grande effusion de sang.

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L'Affaire de la Creole

L'Affaire de la Creole/rébellion de la Creole fut une insurrection menée par Madison Washington le 7 novembre 1841 à bord du navire négrier Creole, qui faisait route de Richmond, en Virginie, vers les marchés aux esclaves de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Washington s'était échappé de l'esclavage en Virginie en 1839, mais il était revenu en 1841 pour libérer sa femme, Susan, qui était détenue dans la même plantation que lui. Washington fut reconnu avant d'avoir pu retrouver Susan, fut de nouveau réduit en esclavage et vendu à Thomas McCargo, un marchand d'esclaves de Richmond qui prévoyait de vendre un grand nombre d'esclaves à La Nouvelle-Orléans.

Washington faisait partie des 135 hommes, femmes et enfants esclaves à bord de la Creole et, selon toute vraisemblance, était prêt à prendre le contrôle du navire avant même d'y mettre les pieds. Il connaissait l'histoire de la capture de l'Amistad en 1839, au cours de laquelle des Africains illégalement kidnappés avaient réussi à prendre le contrôle de la goélette La Amistad et avaient finalement obtenu leur liberté, ainsi que celle du naufrage de l'Hermosa au large du territoire britannique des Bahamas en 1840, qui avait abouti à la libération de tous les esclaves à bord par les autorités britanniques, la Grande-Bretagne ayant aboli l'esclavage à cette époque.

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La Amistad off Long Island, New York, 1839
La Amistad au large de Long Island, New York, 1839 Unknown Artist (Public Domain)

Washington et 18 autres personnes s'emparèrent de la Creole, ne causant la mort que d'un seul Blanc, le négrier William Henry Merritt, et firent rediriger le navire vers le port de Nassau, aux Bahamas, où tous les esclaves furent libérés, à l'exception des 19 qui avaient pris part à la mutinerie. Ces 19 personnes, dont Washington, furent finalement libérées en avril 1842. Washington et sa femme, qui se trouvait également à bord de la Creole, commencèrent alors sans doute une nouvelle vie en tant que personnes libres aux Bahamas et disparurent des archives historiques.

La nouvelle de Douglass

Douglass ne mentionne pas ce qu'il advint de Washington et de sa femme après 1842, car cela ne l'intéresse pas. Il se concentre uniquement sur Washington en tant que noble chef rebelle, homme pieux et éloquent, qui voit ce qui doit être fait et est capable de le faire. Comme le note Blight:

La défense de plus en plus virulente de Douglass en faveur de la résistance violente contre la terreur exercée à l'encontre des esclaves fugitifs trouva un exutoire intéressant dans l'histoire de Washington. "The Heroic Slave" permit à Douglass, comme le fit si bien remarquer un critique, de créer "une nouvelle version de lui-même". Il s'était toujours présenté comme un combattant réticent, un rebelle qui ne se défendait que pour se protéger, dont les moyens étaient dirigés vers la fin ultime de la liberté naturelle donnée par Dieu et la maîtrise de soi. Douglass était avant tout un homme d'intelligence, pas de muscles, d'éloquence, pas d'action militaire. Mais en Washington, il créa un personnage qui était une noble combinaison de tous ces éléments.

(249-250)

Le Madison Washington de Douglass domine les autres personnages de la nouvelle, en particulier les membres blancs de l'équipage de la Creole, en tant que héros archétypal, chef rebelle prêt à mourir pour libérer son peuple. Bien que, comme l'ont fait remarquer Blight et d'autres, la nouvelle ne soit pas de la même qualité littéraire que les autres œuvres de Douglass, elle mérite néanmoins d'être prise en considération pour la place qu'elle occupe dans la littérature abolitionniste du XIXe siècle. Sa popularité à sa publication témoigne également de la fascination durable que l'Affaire de la Creole et son leader exerçaient sur le public, même plus de dix ans après les événements.

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Texte

L'extrait suivant est la traduction d'un texte tiré de la quatrième partie de The Heroic Slave (1853) de Frederick Douglass, tel que publié sur le site Documenting the American South, pp. 232-238. Le récit est raconté par Tom Grant, le second de la Creole, version fictive du véritable second, Zephaniah Gifford. Dans la version de Douglass, le capitaine du navire et un marchand d'esclaves sont tués lors de la rébellion, alors que dans les faits, comme indiqué, seul un marchand d'esclaves avait été tué.

À ce stade de la nouvelle, Grant est accusé de lâcheté et de "sympathies abolitionnistes" par ses camarades blancs pour avoir permis aux Noirs à bord de la Creole de s'emparer du navire et, plus tard, de se libérer. Grant répond en racontant l'histoire de la révolte et en soulignant la noblesse et le courage de son chef.

Le chef de la mutinerie en question était l'homme le plus rusé que j'aie jamais rencontré et il était aussi apte à diriger une entreprise dangereuse que n'importe quel Blanc sur dix mille. Cet homme s'appelait Madison Washington. En peu de temps à bord, il avait gagné la confiance de tous les officiers. Les nègres le vénéraient littéralement. Ses manières et son attitude étaient telles que personne ne pouvait le soupçonner d'avoir des intentions meurtrières. Nous le considérions simplement comme un nègre puissant et bien disposé.

Il parlait rarement, et lorsqu'il le faisait, c'était avec la plus grande correction. Ses mots étaient bien choisis et sa prononciation était celle d'un instituteur. Nous ne savions pas où il avait appris cette langue, mais comme on lui parlait peu, aucun d'entre nous ne connaissait l'étendue de son intelligence et de ses capacités jusqu'à ce qu'il ne soit trop tard. Il semble qu'il ait apporté trois limes à bord et qu'il se soit mis au travail dès la première nuit; il devait être habile, car le jour de la révolte, il avait réussi à libérer dix-huit autres esclaves en plus de lui-même.

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L'attaque commença juste au crépuscule. Craignant une tempête, j'avais ordonné au second lieutenant de rassembler tout l'équipage sur le pont et de réduire la voilure. Quelques minutes auparavant, j'avais aperçu la tête de Madison au-dessus de l'écoutille; il regardait les vagues blanches sous le vent. Je ne crois pas l'avoir jamais vu aussi débonnaire. Je me tenais à peu près au milieu du navire, sur bâbord. Le capitaine faisait les cent pas sur le pont arrière, à tribord, en compagnie de M. Jameson, propriétaire de la plupart des esclaves à bord. Tous deux étaient armés.

Je venais de donner l'ordre aux hommes de se mettre en hauteur et je regardais si mes ordres étaient exécutés, quand j'entendis un coup de pistolet à tribord; je me retournai brusquement et le pont semblait couvert de démons sortis des profondeurs. Les dix-neuf nègres étaient tous sur le pont, leurs chaînes brisées à la main, se précipitant dans toutes les directions. Je mis rapidement la main dans ma poche pour sortir mon couteau, mais avant que je puisse le faire, je fus assommé et tombai sur le pont.

Lorsque je repris connaissance (ce qui ne prit que quelques minutes, je suppose, car il faisait encore jour), il n'y avait plus un seul homme blanc sur le pont. Les marins étaient tous dans le gréement et n'osaient pas descendre. Le capitaine Clarke et M. Jameson gisaient sur le pont arrière, tous deux moribonds, tandis que Madison se tenait à la barre, indemne.

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J'étais complètement affaibli par la perte de sang et je ne m'étais pas remis du coup qui m'avait renversé sur le pont; mais c'était un peu trop pour moi, même dans mon état prostré, de voir notre bon brick commandé par un meurtrier noir. J'ai donc crié aux hommes de descendre et de reprendre le navire, au risque de mourir à la tâche. Joignant l'action à la parole, je me dirigeai vers l'arrière.

"Assassin!", m'écriai-je à l'adresse du démon à la barre, et je me précipitai sur lui pour lui asséner un coup, mais il me repoussa de son bras noir et puissant comme si j'avais été un garçon de douze ans. Je regardai autour de moi pour voir où étaient les hommes. Ils étaient toujours dans le gréement. Pas un seul n'était descendu. Je me remis en route vers Madison. Le scélérat me dit alors de reculer. "Monsieur, dit-il, votre vie est entre mes mains. J'aurais pu vous tuer une douzaine de fois au cours de la dernière demi-heure et je pourrais vous tuer maintenant. Vous me traitez de meurtrier noir. Je ne suis pas un meurtrier. Dieu m'est témoin que c'est la liberté, et non la malveillance, qui m'a poussé à agir ainsi cette nuit. Je n'ai fait à ces hommes morts là-bas que ce qu'ils m'auraient fait dans les mêmes circonstances. Nous nous sommes battus pour notre liberté, et si vous avez un cœur d'homme, vous nous honorerez pour cet acte. Nous avons fait ce que vous applaudissez vos pères pour avoir fait, et si nous sommes des meurtriers, eux aussi l'étaient."

Je me sentais peu disposé à répondre à ce discours impudent. Par le ciel, cela m'a fait perdre mes moyens. Le type se dressait devant moi. J'oubliais sa noirceur devant la dignité de ses manières et l'éloquence de son discours. C'était comme si les âmes des deux illustres morts (dont il portait les noms) étaient entrées en lui.

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Il s'adressa aux marins dans le gréement: "Messieurs, la bataille est terminée, votre capitaine est mort. J'ai le commandement absolu de ce navire. Toute résistance à mon autorité sera vaine. Mes hommes ont gagné leur liberté avec pour seules armes leurs chaînes brisées. Nous sommes dix-neuf. Nous ne voulons pas votre sang, nous ne demandons que la liberté qui nous revient de droit. Ne vous flattez pas en pensant que je ne sais pas lire une carte ou utiliser un compas. Je sais faire les deux. Nous ne sommes qu'à une soixantaine de milles de Nassau. Descendez et faites votre devoir. Débarquez-nous à Nassau, et on ne touchera pas un cheveu de votre tête."

Je criai: "Restez où vous êtes, messieurs", lorsqu'un Noir robuste se précipita sur moi avec un pied-de-biche et aurait fendu mon crâne si Madison ne s'était pas interposé entre moi et le coup. "Je sais ce que vous manigancez", me dit-il. "Vous voulez conduire ce brick dans un port négrier où vous nous ferez tous pendre, mais vous n'y parviendrez pas. Avant que ce brick ne touche une côte maudite par les esclaves avec moi à bord, je mettrai moi-même le feu à la soute et je le ferai exploser, et je serai réduit en mille morceaux avec lui. Je t'ai sauvé la vie deux fois en vingt minutes, car lorsque tu gisais sans défense sur le pont, mes hommes étaient sur le point de te tuer. Je les ai retenus. Et si maintenant (vu que je suis ton ami et non ton ennemi) tu persistes à résister à mon autorité, je te préviens, tu mourras."

Après m'avoir dit cela, il jeta un coup d'œil vers le gréement où les marins terrifiés s'accrochaient comme autant de singes effrayés, et leur ordonna de descendre d'un ton qui ne souffrait aucune réplique; car quatre hommes se tenaient prêts, fusils à la main, prêts à tirer au moindre signe.

Je compris alors qu'il était hors de question de résister et que ma meilleure stratégie était de diriger le brick vers Nassau et d'obtenir l'aide du consul américain dans ce port. J'étais certain que les autorités nous permettraient d'arrêter les meurtriers et de les traduire en justice.

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À ce moment-là, la tempête annoncée s'abattit sur nous. Le vent hurlait avec fureur, l'océan était blanc d'écume que nous ne pouvions voir, dans l'obscurité, qu'à la lueur des éclairs qui zébraient parfois le ciel furieux. Tout n'était qu'alarme et confusion. Des cris horribles s'élevaient des femmes esclaves. Au-dessus des vagues rugissantes, une succession de coups de tonnerre roulait, amplifiant le vacarme terrible.

En raison de l'obscurité totale et d'un changement soudain de vent, nous nous retrouvâmes dans le creux de la mer. Lorsque la mer déferla sur la proue tribord, les corps du capitaine et de M. Jameson furent emportés par-dessus bord. Pendant un moment, nous avions des préoccupations plus importantes que le sort des esclaves. Jamais une tempête aussi violente n'avait balayé l'océan. Notre brick roulait et craquait comme si chaque boulon allait se détacher et chaque fil de cordage être arraché des coutures. "Aux pompes! Aux pompes! » criai-je, mais aucun marin ne lâcha prise. Heureusement, cette tempête passa rapidement, sinon nous aurions été la proie des requins.

Pendant toute la tempête, Madison resta fermement à la barre, le regard fixé sur le compas. Il n'était pas indifférent à ce terrible ouragan, mais il l'affrontait avec le sang-froid d'un vieux loup de mer. Il était silencieux, mais guère agité. Les premiers mots qu'il prononça après que la tempête se fut légèrement calmée étaient caractéristiques de cet homme. "Monsieur le second, vous ne pouvez pas écrire les lois sanglantes de l'esclavage sur ces vagues agitées. L'océan, si ce n'est la terre, est libre."

Je dois avouer, messieurs, que je me sentais en présence d'un homme supérieur; un homme que, eût-il été blanc, j'aurais volontiers suivi dans toute entreprise honorable. Notre différence de couleur était la seule raison de notre différence d'action. Ce n'était pas que ses principes fussent mauvais en soi, car ce sont les principes de 1776. Mais je ne pouvais me résoudre à reconnaître leur application à quelqu'un que je considérais comme mon inférieur.

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Questions & Réponses

Qu'est-ce que "The Heroic Slave" de Frederick Douglass?

"The Heroic Slave" (L'esclave héroïque) de Frederick Douglass est une nouvelle publiée en 1853, la seule œuvre de fiction écrite par Douglass. Il s'agit d'un récit fictif inspiré de l'Affaire de la Creole de 1841.

De quoi parle "The Heroic Slave"?

"The Heroic Slave" (L'esclave héroïque) est un récit fictif de la vie de Madison Washington, chef de la mutinerie créole de 1841, écrit par Frederick Douglass afin de mettre en lumière l'humanité et la noblesse des Noirs, considérés comme inférieurs par les Blancs.

Pourquoi "The Heroic Slave" a-t-il été publié?

"The Heroic Slave" fut publié en 1853 dans l'espoir de susciter autant d'intérêt pour la cause abolitionniste que "La Case de l'oncle Tom" l'avait fait un an auparavant.

"The Heroic Slave" fut-il populaire lors de sa publication?

"The Heroic Slave" (L'esclave héroïque) de Frederick Douglass faisait partie d'un recueil intitulé "Autographs of Freedom" (Autographes de la liberté) et fut un best-seller parmi la communauté abolitionniste.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, août 30). The Heroic Slave: La nouvelle de Frederick Douglass sur l'Affaire de la Creole. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2775/the-heroic-slave/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "The Heroic Slave: La nouvelle de Frederick Douglass sur l'Affaire de la Creole." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, août 30, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2775/the-heroic-slave/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "The Heroic Slave: La nouvelle de Frederick Douglass sur l'Affaire de la Creole." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 30 août 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2775/the-heroic-slave/.

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