Le Travail des Enfants dans la Révolution Industrielle Britannique

Coûts du serveur Collecte de fonds 2024

Aidez-nous dans notre mission de fournir un enseignement gratuit de l'histoire au monde entier ! Faites un don et contribuez à couvrir les coûts de notre serveur en 2024. Grâce à votre soutien, des millions de personnes apprennent l'histoire entièrement gratuitement chaque mois.
$2359 / $18000

Article

Mark Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 12 avril 2023
Disponible dans ces autres langues: anglais, chinois, indonésien, italien, portugais, espagnol, Turc, ukrainien
X

Les enfants ont souvent été utilisés comme main-d'œuvre dans les usines, les mines et l'agriculture pendant la révolution industrielle britannique (1760-1840). Avec des journées de 12 heures comme les adultes, des enfants âgés d'à peine cinq ans étaient payés une bouchée de pain pour grimper sous de dangereuses machines à tisser, déplacer du charbon dans d'étroits puits de mine et travailler dans des équipes agricoles.

Très souvent, les emplois des enfants étaient bien définis et spécifiques. En d'autres termes, le travail des enfants n'était pas simplement une aide supplémentaire pour la main-d'œuvre adulte. L'éducation de nombreux enfants était remplacée par une journée de travail, un choix souvent fait par les parents pour compléter le maigre revenu familial. Ce n'est que dans les années 1820 que les gouvernements ont commencé à adopter des lois limitant les heures de travail et que les chefs d'entreprise ont été contraints d'offrir des conditions de travail plus sûres à tous, hommes, femmes et enfants. Néanmoins, le manque d'inspecteurs faisait que de nombreux abus persistaient, une situation constatée et rendue publique par des organisations caritatives, des philanthropes et des auteurs ayant une conscience sociale, comme Charles Dickens (1812-1870).

Supprimer la pub
Publicité

Child Cotton Mill Worker
Petite ouvrière d'une usine de coton
Lewis Hine (Public Domain)

Manque d'instruction

Comme envoyer un enfant à l'école impliquait de payer des frais - même les établissements les moins chers demandaient un penny par jour - la plupart des parents ne se donnaient pas la peine de le faire. Les villages disposaient souvent d'une petite école, où les parents de chaque élève payaient l'instituteur, mais la fréquentation était parfois irrégulière et, le plus souvent, l'enseignement rudimentaire dans des classes désespérément surchargées. Il existait quelques écoles gratuites gérées par des organisations caritatives et les églises proposaient souvent des cours du dimanche. Ce n'est qu'en 1844 qu'il y eut davantage d'écoles gratuites, telles que les "Ragged schools" créées par Anthony Ashley-Cooper, 7e comte de Shaftesbury (1801-1885). Ces écoles se concentraient sur l'essentiel, ce que l'on appelait les "3 R": reading, writing, arithmetic (lecture, écriture et arithmétique). L'enseignement obligatoire pour les enfants de 5 à 12 ans, et les institutions nécessaires pour le dispenser, ne verraient le jour que dans les années 1870. Par conséquent, "au moins la moitié des enfants nominalement en âge d'être scolarisés travaillaient à plein temps pendant la révolution industrielle" (Horn, 57).

Certains propriétaires d'usines étaient plus généreux que d'autres envers les enfants qu'ils employaient. L'usine de Quarry Bank à Styal, dans le comté du Cheshire, en est un exemple. Là, le propriétaire offrait à 100 de ses enfants travailleurs une scolarité après la longue journée de travail, dans un bâtiment dédié, l'Apprentice House (maison des apprentis).

Supprimer la pub
Publicité
Pour la grande majorité des enfants, la vie professionnelle commençait tôt et était au mieux une corvée, au pire un cycle sans fin de menaces.

Un indicateur de l'amélioration de l'éducation, malgré toutes les difficultés, est le taux d'alphabétisation, mesuré de manière assez imparfaite par les historiens qui se basent sur la capacité d'une personne à signer son nom sur des documents officiels tels que les actes de mariage. L'alphabétisation s'améliora beaucoup, mais en 1800, seulement la moitié de la population adulte était capable de signer son nom sur de tels documents.

Pour les enfants qui trouvaient du travail au cours de la révolution industrielle, et il y avait des files d'attente d'employeurs potentiels, il n'y avait pas de syndicats pour les protéger. Pour la grande majorité des enfants, la vie professionnelle commençait très tôt - en moyenne à l'âge de 8 ans - mais comme personne ne se souciait vraiment de l'âge, cela pouvait varier considérablement. Le travail était au mieux une corvée, au pire un cycle sans fin de menaces, d'amendes, de châtiments corporels et de licenciements immédiats en cas de protestation contre de tels traitements. Une enquête réalisée en 1833 révéla que les stratégies utilisées à l'égard des enfants travailleurs étaient à 95 % négatives. Le renvoi immédiat représentait 58 % des cas. Dans seulement 4 % des cas, une récompense était accordée pour un bon travail, et à peine 1 % des stratégies utilisées impliquaient une promotion ou une augmentation de salaire.

Supprimer la pub
Publicité

Child Sewing by Laugée
Enfant quit coud, Laugée
Désiré François Laugée (Public Domain)

Travail traditionnel des enfants

Dans l'industrie artisanale traditionnelle du tissage à la main, les enfants ont toujours lavé et cardé la laine brute pour que leur mère puisse la filer au rouet, puis la faire tisser par le père à l'aide d'un métier à bras. Les artisans prenaient souvent un ou deux apprentis. Les apprentis étaient logés et nourris par leur maître, qui leur enseignait un métier particulier. En contrepartie, l'enfant ne travaillait pas seulement gratuitement, mais devait payer une somme importante avant de commencer un contrat qui pouvait durer un an ou plusieurs années, voire jusqu'à sept ans, selon le métier. Ensuite, les enfants travaillaient dans les petites entreprises de leurs parents ou de leurs proches, par exemple dans les petites entreprises manufacturières comme les vanniers, les forgerons et les potiers.

Les enfants travaillaient dans l'agriculture, un secteur encore important pendant la révolution industrielle et qui représentait 35 % de la main-d'œuvre totale de la Grande-Bretagne en 1800. Les enfants, comme ils l'avaient toujours fait, continuaient à s'occuper des troupeaux d'animaux et de volailles, et en gros, ils accomplissaient toutes les tâches requises dont ils étaient physiquement capables. De nombreux enfants rejoignaient des équipes agricoles qui se déplaçaient là où il y avait des emplois temporaires ou saisonniers.

Les enfants dans les mines

Des hommes, des femmes et des enfants travaillaient dans les mines de Grande-Bretagne, en particulier dans les mines de charbon, qui connurent un essor considérable car elles produisaient le combustible nécessaire pour alimenter les machines à vapeur de la révolution industrielle. Ces trois groupes travaillaient déjà dans les mines avant l'arrivée des machines, mais l'expansion de l'industrie signifiait qu'ils étaient beaucoup plus nombreux qu'auparavant. Les propriétaires de mines trouvaient utiles les enfants de cinq ans, car ils étaient assez petits pour grimper dans les puits de ventilation étroits où ils pouvaient s'assurer que les trappes étaient régulièrement ouvertes et fermées. Des témoignages comme celui de James Pearce en 1842 sont courants :

Supprimer la pub
Publicité

J'ai 12 ans. Je suis descendu dans les mines il y a environ 7 ans et demi pour ouvrir les portes. J'avais une bougie et un feu à côté de moi pour m'éclairer... Je travaillais 12 heures par jour et je gagnais 6d par jour. J'étais présent et je gagnais de l'argent. Lorsque j'étais payé, je l'apportais à ma mère. J'ai passé un an et demi à ce travail. Une fois, je me suis endormie et j'ai été battu par un chauffeur.

(Shelley, 42)

Child Pulling Coal in a Mine
Enfant tirant du charbon dans une mine
Unknown Artist (Public Domain)

La plupart des enfants, en grandissant, étaient alors employés pour déplacer le charbon du niveau de travail à la surface ou pour le trier des autres débris avant qu'il ne soit expédié. Ceux qui tiraient le charbon dans des charrettes à l'aide d'un harnais étaient appelés "hurriers", (rouleurs) et ceux qui le poussaient étaient appelés "thrusters" (pousseurs). Il s'agissait d'un travail éreintant, préjudiciable au développement physique de l'enfant. De nombreux parents n'étaient pas opposés à ce que leurs enfants travaillent, malgré les risques pour la santé, car ils apportaient à la famille des revenus dont elle avait grand besoin. En outre, plus de la moitié des enfants travaillant dans les mines conservaient leur emploi à l'âge adulte; il s'agissait donc d'un bon moyen de s'assurer un emploi à vie. Entre 1800 et 1850, les enfants représentaient entre 20 et 50 % de la main-d'œuvre minière.

Un enfant travailleur coûtait environ 80 % de moins qu'un homme et 50 % de moins qu'une femme.

La conséquence d'un travail aussi précoce est que la plupart des enfants employés dans les mines n'avaient jamais plus de trois ans de scolarité. Les enfants souffraient très souvent de problèmes de santé dus au dur labeur physique et aux longues journées de travail de 12 heures. L'inhalation de la poussière de charbon, année après année, provoqua chez beaucoup d'entre eux des maladies pulmonaires plus tard dans leur vie. Comme le souligne l'historien S. Yorke, "l'industrie minière doit représenter l'une des pires exploitations d'hommes, de femmes et d'enfants jamais réalisées en Grande-Bretagne" (98).

Les enfants dans les usines

Les usines équipées de nouvelles machines à vapeur, comme les métiers à tisser, furent le grand développement de la révolution industrielle, mais il y avait un prix à payer. Ces lieux, en particulier les usines textiles, étaient sombres et bruyants, et ils étaient délibérément maintenus humides afin que les fils de coton soient plus souples et moins susceptibles de se rompre. La nouvelle mécanisation de la fabrication signifiait que la main-d'œuvre de base n'avait plus besoin de beaucoup de compétences. Les enfants devaient aller sous les machines pour nettoyer les déchets de coton en vue de leur réutilisation, réparer les fils cassés ou débloquer les machines. Ce travail était souvent dangereux, car les machines pouvaient être imprévisibles. Une énorme machine à tisser pouvait s'arrêter brutalement, les pièces lourdes tombant et les pièces mobiles, comme les broches, volant comme des balles.

Supprimer la pub
Publicité

Dans les usines, les enfants travaillaient, tout comme les adultes qui les entouraient, de longues journées de 12 heures, six jours par semaine. 12 heures qui, pour les employeurs, divisaient joliment la journée en deux. Comme les machines fonctionnaient 24 heures sur 24, un enfant retournait dans un lit chaud après le travail, tandis que celui qui l'avait occupé en sortait pour commencer son propre quart, une pratique connue sous le nom de "hot bedding" (literie chaude). Les enfants étaient la main-d'œuvre la moins chère que l'on pouvait trouver et les employeurs les utilisèrent très vite. Un enfant travailleur était environ 80 % moins cher qu'un homme et 50 % moins cher qu'une femme. Les enfants avaient l'avantage d'avoir des doigts agiles et un corps plus petit qui leur permettait d'entrer dans des endroits sous les machines que les adultes ne pouvaient pas atteindre. Ils pouvaient également être intimidés et menacés par les superviseurs beaucoup plus facilement qu'un adulte, et ils ne pouvaient pas se défendre.

Child Working in a Factory
Enfant travaillant dans une usine
Frank Meadow Sutcliffe (Public Domain)

Les enfants étaient également mis en apprentissage auprès des patrons d'usine, selon un système similaire à celui de l'engagisme. Les parents recevaient de l'argent de leur paroisse pour permettre à leurs enfants de travailler dans les usines. La pratique était courante et ce n'est qu'en 1816 qu'une limite fut fixée à la distance à laquelle les enfants devaient travailler: 64 km.

Les enfants représentaient environ un tiers de la main-d'œuvre des usines britanniques. En 1832, alors que la révolution industrielle atteignait sa dernière décennie, ces enfants étaient encore soumis à des conditions de travail épouvantables dans les usines, comme le décrit ici le député Michael Sadler, qui faisait pression en faveur d'une réforme:

Vous aimez l'Histoire?

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite!

Même en ce moment, alors que je parle au nom de ces enfants opprimés, un grand nombre d'entre eux travaillent encore, confinés dans des pièces chauffées, baignant dans la transpiration, assommés par le rugissement des roues tournantes, empoisonnés par les effluves nocifs de la graisse et du gaz, jusqu'à ce qu'enfin, fatigués et épuisés, ils sortent presque nus, plongent dans l'air inclément et rampent en grelottant vers des lits d'où un de leurs jeunes compagnons de travail vient de sortir; et tel est le sort de beaucoup d'entre eux dans le meilleur des cas, tandis que dans de nombreux cas, ils sont malades, rabougris, infirmes, démunis, détruits.

(Shelley, 18)

Les pauvres et les orphelins

Les enfants sans foyer ni emploi rémunéré ailleurs étaient, s'il s'agissait de garçons, souvent formés pour devenir Shoe Black, c'est-à-dire quelqu'un qui cirait les chaussures dans la rue. Ces pauvres se voyaient offrir cette opportunité par des organisations caritatives afin qu'ils ne soient pas obligés d'aller dans la tristement célèbre workhouse (maison de travail). Les workhouses virent le jour en 1834 et furent délibérément conçu comme un endroit si horrible qu'il ne faisait que maintenir ses habitants en vie, dans l'idée que toute autre action charitable encouragerait simplement les pauvres à ne pas se donner la peine de chercher un travail rémunéré. Les workhouses exigeaient ce que leur nom suggère: du travail, mais un travail fastidieux, typiquement des tâches désagréables et répétitives comme broyer des os pour faire de la colle ou nettoyer la workhouse à proprement parler. Il n'est donc pas étonnant, compte tenu de la vie sordide qui y régnait, que de nombreux enfants aient travaillé dans les usines et les mines.

Réformes gouvernementales du travail

Les gouvernements finirent par faire ce que les syndicats naissants s'étaient efforcés d'obtenir, et à partir des années 1830, la situation des travailleurs dans les usines et les mines, y compris celle des enfants, commença à s'améliorer lentement. Auparavant, les gouvernements avaient toujours été réticents à restreindre le commerce a priori, préférant une approche de l'économie fondée sur le laissez-faire. Le fait que de nombreux membres du Parlement aient eux-mêmes été de grands employeurs n'aida en rien. Néanmoins, plusieurs lois furent adoptées par le Parlement pour tenter, sans toujours y parvenir, de limiter l'exploitation de la main-d'œuvre par les employeurs et de fixer des normes minimales.

[Image:17270]

La première industrie à se voir imposer des restrictions sur l'exploitation des travailleurs fut celle du coton, mais les nouvelles lois s'appliquèrent bientôt à tous les types de travailleurs. La loi de 1802 sur la santé et la moralité des apprentis stipulait que les enfants apprentis ne devaient pas travailler plus de 12 heures par jour, qu'ils devaient recevoir une éducation de base et qu'ils devaient assister à des services religieux au moins deux fois par mois. D'autres lois suivirent et, cette fois, elles s'appliquaient à tous les enfants qui travaillaient. Le Cotton Mills and Factories Act de 1819 limitait le travail aux enfants âgés de 9 ans ou plus, qui ne pouvaient travailler plus de 12 heures par jour s'ils étaient âgés de moins de 16 ans. La loi sur les usines de 1833 stipulait que les enfants de moins de 9 ans ne pouvaient être légalement employés dans aucune industrie et qu'on ne pouvait leur demander de travailler plus de 8 heures par jour s'ils étaient âgés de 9 à 13 ans, ou pas plus de 12 heures par jour s'ils étaient âgés de 14 à 18 ans. La même loi interdisait à tous les enfants de travailler la nuit et obligeait les enfants à suivre un minimum de deux heures d'enseignement par jour.

Bien qu'il y ait eu de nombreux abus, des inspecteurs gouvernementaux furent chargés de veiller au respect de la nouvelle réglementation. Ces fonctionnaires pouvaient exiger, par exemple, des certificats d'âge pour tout enfant employé ou un certificat d'un maître d'école attestant que le nombre d'heures d'enseignement requis avait été dispensé à un enfant donné.

Des changements progressifs suivirent les lois précédentes. La loi sur les mines de 1842 stipulait qu'aucun enfant de moins de 10 ans ne pouvait être employé à des travaux souterrains. La loi sur les usines de 1844 limitait la journée de travail à 12 heures, les machines dangereuses devaient être placées dans un espace de travail séparé et des règles sanitaires étaient imposées aux employeurs. La loi sur les usines de 1847 limita davantage la journée de travail à un maximum de 10 heures, une réduction que les militants avaient longtemps réclamée au gouvernement. Il y avait encore de nombreux abuseurs des nouvelles lois, et de nombreux parents avaient encore désespérément besoin du revenu supplémentaire apporté par leurs enfants qui travaillaient, mais les attitudes changeaient enfin dans la société en général en ce qui concernait l'utilisation des enfants comme main-d'œuvre.

Des auteurs comme Charles Dickens écrivirent des œuvres accablantes telles qu'Oliver Twist (1837), qui mettaient en lumière la situation critique des enfants pauvres. Dans le cadre du moralisme de l'époque victorienne, de nombreuses personnes souhaitaient que les enfants conservent plus longtemps leur innocence et ne soient pas exposés si tôt aux tentations et aux pièges moraux de la vie adulte. L'idée que l'enfance valait la peine d'être respectée, mais qu'elle pouvait être perdue si elle n'était pas protégée, donna lieu à la création de la National Society for the Prevention of Cruelty to Children (Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants) en 1889. Les arts continuèrent de piquer les consciences. Le personnage de Peter Pan de J. M. Barries, qui apparut pour la première fois en 1901, confirma ce changement d'attitude et la prise de conscience que l'enfance était une chose de valeur en soi, une chose précieuse qui ne devait pas être anéantie par le travail quotidien dans les mines et les usines.

Supprimer la pub
Publicité

Questions & Réponses

Quel a été l'impact de la révolution industrielle sur le travail des enfants ?

Le travail des enfants a toujours été utilisé dans l'agriculture et les industries artisanales, mais avec l'arrivée de la révolution industrielle, les enfants ont été systématiquement utilisés dans les mines et les usines, effectuant souvent des travaux spécifiques pour un faible salaire et dans de mauvaises conditions. De nombreux enfants travaillaient autant d'heures par jour que les adultes, jusqu'à ce que des lois soient adoptées pour restreindre cette pratique au 19e siècle.

À quoi ressemblait le travail des enfants en Grande-Bretagne ?

Le travail des enfants était très répandu en Grande-Bretagne pendant la révolution industrielle. Les enfants travaillaient souvent aussi longtemps que les adultes (12 heures par jour) jusqu'aux années 1830, date à laquelle de nouvelles lois ont restreint cette pratique. Les enfants recevaient un salaire bien inférieur à celui des adultes et étaient souvent traités durement sur le lieu de travail.

Quand le travail des enfants a-t-il commencé dans la révolution industrielle britannique ?

Le travail des enfants a commencé très tôt dans la révolution industrielle britannique, dès le dernier quart du 18e siècle. Les enfants étaient employés dans les mines et les usines parce qu'ils coûtaient moins cher que les adultes, mais travaillaient autant d'heures. Les enfants pouvaient également pénétrer dans des endroits plus exigus, comme les puits de mine étroits, et sous des machines lourdes.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur, chercheur, historien et éditeur à plein temps. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées que toutes les civilisations peuvent nous offrir. Il est titulaire d'un Master en Philosophie politique et est le Directeur de Publication de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2023, avril 12). Le Travail des Enfants dans la Révolution Industrielle Britannique [Child Labour in the British Industrial Revolution]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2216/le-travail-des-enfants-dans-la-revolution-industri/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "Le Travail des Enfants dans la Révolution Industrielle Britannique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le avril 12, 2023. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2216/le-travail-des-enfants-dans-la-revolution-industri/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "Le Travail des Enfants dans la Révolution Industrielle Britannique." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 12 avril 2023. Web. 14 juil. 2024.

Adhésion