L'Art de la Guerre Celte

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Définition

Jeffrey King
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 10 juin 2019
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Texte original en Anglais : Celtic Warfare

Celtic Helmet, British Museum (by British Museum, Copyright)
Casque celtique, British Museum
British Museum (Copyright)

Les Celtes étaient un groupe linguistique qui s'étendait sur une vaste zone géographique et comprenait de nombreuses cultures et ethnies. De ce fait, les traditions, les pratiques et les modes de vie des peuples de langue celtique variaient considérablement. L'importance de la guerre et les traditions entourant la guerre étaient un des fils conducteurs dans les sociétés et les cultures celtes, depuis la première émergence de la culture Hallstatt (XIIe - VIe siècle av. JC) à la culture La Tène (Ve - Ier siècle av. JC).

La guerre était partie intégrante des structures sociales celtiques, de leur art, religion et mode de vie, et les Celtes acquirent une réputation de rudes guerriers parmi leurs voisins du monde antique. Alors que les sociétés celtiques avaient tendance à être moins bien organisées que leurs homologues méditerranéennes, les artisans celtes travaillaient le fer, le bronze et l'or avec une grande compétence, et de nombreuses innovations technologiques liées au travail des métaux ont une origine celtique.

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La guerre et la société celte

On sait relativement peu de choses sur la société celte en raison de la partialité des sources classiques décrivant les Celtes et de l'ambiguïté des preuves archéologiques. Il est même évident que la structure des sociétés celtes était très diversifiée, avec une royauté sacrée, des coalitions tribales et même des structures politiques républicaines existant à différents moments et lieux.

Les sépultures des guerriers La Tène contiennent des objets liés à la guerre tels que des épées, des lances et des casques, ainsi que des articles à boire liés aux festoiements.

Sur la base de preuves archéologiques - certaines tombes contiennent beaucoup plus de biens que d'autres -, il existait très certainement une structure sociale hiérarchique et l'aristocratie aurait mis l'accent sur le statut prestigieux des guerriers. La littérature irlandaise précoce atteste également la présence de plusieurs classes sociales différentes, notamment les nobles, les personnes libres et les esclaves.

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La clientèle était un élément important de cette société, car l'aristocratie utilisait les liens de patronage qu'elle entretenait avec ses sujets pour maintenir son propre statut social. Un patron offrirait l'hospitalité, la protection juridique, un soutien économique et d'autres récompenses à ses sujets en échange de leur loyauté et service. Leurs sujets devaient les rembourser avec les produits de leurs fermes, travailler pour eux et les suivre au combat lorsqu'on le eur demandait. Les Celtes ayant un statut suffisamment élevé pour avoir des clients pouvaient eux-mêmes avoir un mécène d'un statut supérieur, les chefs et même les rois étant les clients de dirigeants plus puissants.

Mšecké Žehrovice Hero
Héros de Mšecké Žehrovice
Miroslav Zachoval (CC BY)

La guerre et les raids permettaient aux individus d'améliorer leur position sociale et d'acquérir des butin pour distribuer à leurs sujets. De nombreux raids furent effectués pour voler du bétail ou des trésors, les deux sources de richesse les plus importantes de la société celtique. Cependant, certains raids furent des tentatives de conquête de groupes ou communautés proches. La concurrence pour le pouvoir politique en Europe celtique était parfois violente, et les rois ou les chefs pouvaient tenter de subjuguer par la force d'autres groupes afin d'accroître leur prestige. Les vaincus étaient souvent obligés d'offrir un hommage et des otages aux vainqueurs.

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Statut et rites funéraires

Les sépultures proto-celtiques et celtiques peuvent nous en dire long sur le développement de la culture guerrière en Europe centrale. La pratique consistant à enterrer des individus importants avec des objets liés à la guerre et au statut remonte à la culture des Champs d'Urnes d'Europe centrale du XIIe siècle av.JC. Les soi-disant «sépultures de guerriers» se distinguent de la masse des sépultures plus ordinaires dans les cimetières préhistoriques par la richesse et la signification de leurs rites funéraires.

Les individus importants se distinguaient par l'inclusion d'articles tels que des équipements pour chevaux et des armes, en particulier des épées. Des véhicules tels que des chariots ou des wagons étaient également inclus dans des sépultures de haut niveau, symbole précurseur du rôle que le char jouerait dans la guerre et les rites funéraires celtiques ultérieurs. Ces objets avaient peut-être appartenu à des individus dans la vie, mais la sélection des objets à inclure dans une sépulture pouvait également être influencée par les traditions et les croyances locales. Par exemple, le placement de certaines armes ou de certaines pièces d'équipement peut avoir été plus cérémoniel ou motivé par la religion. Cela est particulièrement vrai pour les épées, les poignards et les casques plus ornés.

Celtic Wagon
Chariot celtique
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

L'importance de la possession d'un cheval et du statut de guerrier était partagée par la culture Hallstatt qui se développa dans la même région et prospéra entre le XIIe et le VIe siècle av. JC, lorsque la culture La Tène lui succéda. Des trésors tels que les tasses à boire et les cornes jouaient également un rôle important dans les rites funéraires de Hallstatt, et la capacité d'offrir de somptueux festins devint le principal moyen de signaler pouvoir et statut. Ce mode de distinction des élites se répandit rapidement et des sépultures avec des armes Hallstatt et des équipements de chevaux furent trouvées aussi loin qu'en Grande-Bretagne et en Irlande. D'autre part, la pratique consistant à enterrer les élites avec des véhicules resta localisée en Europe centrale, en particulier en Allemagne et en Bohême.

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Les sépultures guerrières de la période La Tène remontent à peu près entre le VIe et le Ier siècle av. JC. Les sépultures des guerriers La Tène contiennent des objets liés à la guerre tels que des épées, des lances et des casques, ainsi que des articles à boire liés aux festoiements. Les personnes les plus importantes étaient enterrées avec des chevaux ou des chars.

Scene of Rebirth on the Gundestrup Cauldron
Scène de renaissance sur le chaudron de Gundestrup
Claude Valette (CC BY-ND)

Une sorte de hiérarchie de guerriers apparaît sur le chaudron Gundestrup du Jutland, au Danemark. Cette scène est souvent interprétée comme représentant une croyance en une vie dans l'au-delà où les individus pourraient progresser dans leur statut social. Sur la partie inférieure, de lanciers en colonne marchent à pied vers une figure géante, probablement un dieu lié à la guerre. Un homme avec un casque à crête de sanglier et une épée suit les lanciers, et derrière lui se trouvent trois joueurs de carnyx (un instrument à vent). À l'extrême gauche, le dieu surdimensionné plonge un homme dans un chaudron de renaissance. Sur la partie supérieure, un groupe de guerriers ou de chefs de tribus à cheval s'éloignent du dieu.

Chevaux et Chariots dans la guerre celtique

Les Celtes étaient réputés pour leurs compétences à cheval, et les chevaux jouaient un rôle important dans la culture celtique. L'importance de la propriété du cheval et de la conduite de char pour le statut social et la richesse de la culture celtique témoignent du rôle de la guerre à cheval dans l'Europe celtique.

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Pausanias (c. 110 - c. 180 av. JC) décrit une tactique appelée trimarcisia dans sa Description de la Grèce, dans laquelle chaque guerrier monté était accompagné de deux écuyers qui avaient chacun un cheval au cas où le cheval de leur maître serait blessé. Si le guerrier était blessé, l'un des écuyers le ramènerait dans leur camp, tandis que l'autre resterait pour se battre à sa place. (Pausanias, 10.19.6)

Gallic Coin with Charioteer
Pièce celte avec aurige
British Museum (Copyright)

Des sources romaines décrivent les Celtes apportant des chariots et des chars au combat, et ces véhicules furent trouvés dans des sépultures celtiques de l'âge du fer associées à des guerriers. Les chars à deux roues tirés par un attelage de deux chevaux sont connus à la fois à partir de preuves archéologiques et artistiques telles que des pièces de monnaie et des sépultures. Selon les Romains, les Celtes utilisaient leurs chars pour entrer dans la mêlée et intimider leurs ennemis avant d'en descendre et de se battre à pied.

[Le mode de combat des Bretons] avec leurs chars est le suivant: premièrement, ils se dirigent dans toutes les directions et jettent leurs armes et brisent généralement les rangs de l'ennemi effrayé par leurs chevaux et le bruit de leurs roues; et une fois immiscés parmi les troupes à cheval, ils sautent de leurs chars et s'engagent à pied. (César, Gal., 4,33)

Des auteurs romains comme Lucain (39-65 ap. JC), Pomponius Mela (c. 43 ap JC) et Silius Italicus (c. 28 - c. 103 ap. JC) décrivent les Celtes comme chevauchant des chars équippés de faux et l'historien byzantin Jordanès (vers le 6e siècle) fit une affirmation similaire sur les Bretons dans son Histoire des Goths (Getica). Bien qu'il n'y ait aucune preuve que les Celtes aient utilisé des chars à faux, leur utilisation est décrite dans l'épopée irlandaise du VIIIe siècle The Cattle Raid of Cooley (Táin Bó Cúailnge), qui se déroule au 1er siècle de notre ère.

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Lorsque le spasme avait traversé le grand héros Cúchulainn, il monta dans son char de guerre faucille qui hérissait de pointes de fer et de lames étroites, avec des crochets et des griffes dures, et des pointes frontales héroïques, avec des instruments de déchirure et des clous déchirants sur ses axes et ses sangles et boucles et cordons. Le corps du char était libre, léger et droit, adapté aux exploits d'un champion, avec de l'espace pour les huit armes du guerrier, rapide comme le vent, comme une hirondelle ou un cerf fonçant par delà la plaine. Le char était attelé à deux étalons rapides, sauvages et méchants, à tête nette et à corps étroit, avec des membres élancés et un poitrail rouan, fermes dans le sabot et le harnais — une vision remarquable en garniture des leurs chariots à double timon . (Kinsella et Le Brocquy, 153)

Au 1er siècle av. JC, les chars avaient commencé à disparaître progressivement en Europe continentale, étant progressivement remplacés par des soldats montés. La Grande-Bretagne et l'Irlande étaient plus isolées des changements en technique martiale qui avaient touché le continent, et les tribus britanniques continuèrent à utiliser des chars pendant la période romaine. Les chars de guerre sont attestés lors de l'invasion de la Grande-Bretagne par Jules César (100 - 44 av. JC) en 54 av. JC, et les Calédoniens de l'Écosse moderne sont décrits comme utilisant des chars de guerre lors de la bataille de Mons Graupius en 83 ap. JC. Le bruit et la clameur des chars celtiques sont signalés à la fois par César et Tacite (c. 55 - 120 ap. JC).

L'évolution des armes celtiques et des armures

La panoplie celtique se composait généralement d'une épée, de lances et d'un bouclier. Les principales sources de preuves sur les armes et armures celtiques anciennes proviennent de découvertes archéologiques, de récits littéraires grecs et romains et d'art représentant des guerriers celtes.

Battersea Shield
Bouclier Battersea
British Museum (Copyright)

Les Celtes sont connus pour avoir utilisé de longs boucliers ovales suffisamment longs pour protéger la plus grande partie du corps. Ils étaient décorés de protubérances en bronze ou en fer, et certains étaient assez ornés comme le «Battersea Shield». Les épées étaient portées sur la hanche ou sur le côté, suspendues à une chaîne en bronze ou en fer. Différents types de lances étaient utilisés, certaines petites lances plus légères étant lancées à cheval, tandis que les plus grosses étaient utilisées comme lances.

Les lances qu'ils brandissent, qu'ils appellent lanciae, ont des têtes de fer d'une coudée et encore plus, et un peu moins de deux paumes de largeur; car leurs épées ne sont pas plus courtes que les lances des autres peuples, et les têtes de leurslances plus grandes que les épées des autres. (Diod. Sc. 5.30.3)

L'armure composite faite de tissu ou de cuir, similaire au linothorax grec, est représentée dans l'art celtique et fut certainement utilisée. Dès le IVe siècle avant notre ère, la cotte était répandue parmi les guerriers celtes, et de nombreuses représentations classiques des Celtes les dépeignent en cotte de mailles. Des cottes furent trouvées dans les sépultures de fin de l'âge du fer en provenance d'Europe occidentale, centrale et surtout de l'Est. Les Romains découvrirent probablement l'existence des cottes de maille dans des zones de présence celte comme le nord de l'Italie, et la cotte pourrait avoir été inventée et largement utilisée par les Celtes avant de se propager en Europe et en Asie Mineure, comme l'affirma l'auteur romain Varron (116 - 27 av. JC).

Ces chemises étaient fabriquées avec des milliers de cercles de fer imbriqués et permettaient au porteur une plus grande liberté de mouvement que les cuirasses en bronze massif ou en fer. Les exemples survivants de chemises celtiques sont généralement longs et tombent juste en dessous de la taille et auraient pesé plus de 14 kg (environ 32 livres). Pour aider à redistribuer le poids de la maille de fer, elles étaient fabriquées avec de larges bretelles qui avaient l'avantage d'ajouter une protection supplémentaire.

Stična Breastplate
Plastron Stična
Claudia Plamp (CC BY-NC-SA)

Quelques exemples de plastrons ont également été trouvés dans les tombes de Hallstatt et de La Tène, bien que ces derniers soient très rares. Le plastron Stična est une cuirasse en bronze rivetée issue d'une tombe de guerrier Hallstatt du VIe siècle av. JC. Des cuirasses similaires ont été trouvées dans les sépultures de Hallstatt du VIIIe siècle av. JC, à Marmesse, en France. Ces cuirasses présentent une certaine similitude avec les «cuirasses cloches» grecques et étrusques produites en Méditerranée pendant la période archaïque (du VIIIe au VIe siècle avant notre ère) et avec les «cuirasses musculaires» qui se développèrent au Ve siècle avant notre ère. Le «guerrier de Grézan» du 1er siècle avant notre ère, l'un des plus anciens et des meilleurs exemples d'art celtique représentant un guerrier, peut représenter la figure portant un plastron.

Des casques La Tène de formes et de motifs variés apparaissent dans les tombes du Ve siècle avant notre ère. Cependant, les casques celtiques sont rares et il est probable que les casques n'aient pas été largement utilisés par certaines tribus. Leur rareté vient étayer les affirmations grecques et romaines selon lesquelles certaines tribus celtes méprisaient l'utilisation de casques. La seule région où un nombre important de casques celtiques ont été trouvés est l'Italie.

Waterloo Helmet
Casque de Waterloo
British Museum (Copyright)

De nombreux exemples de casques celtiques survivants sont cérémoniels et ne sont pas destinés à être utilisés dans des combats réels. Il s'agissait de symboles de prestige, fabriqués avec des matériaux coûteux comme l'or et le corail, en plus du bronze et du fer. Les conceptions souvent peu pratiques indiquent qu'elles visaient à rendre le porteur plus visible dans les défilés ou les processions, plutôt que de fournir une protection lors de combats réels. Les casques celtiques commencèrent à être moins ornés et plus pratiques à la fin de la période La Tène, ce qui indique peut-être que leur utilisation se généralisait.

Guerriers celtiques dans l'imagination gréco-romaine

Les guerriers celtiques jouèrent un rôle de plus en plus important dans l'art et la littérature des Grecs et des Romains à partir du IVe siècle avant notre ère. Une coalition de tribus celtes dirigées par un grand roi connu sous le nom de Brennus (ou Brennos) envahit l'Italie et saccagea Rome en 390 avant JC, et un autre dirigeant appelé Brennus contribua à mener une invasion de l'Europe du Sud-Est avec une coalition de tribus qui culmina avec l'invasion de la Grèce en c. 280 av. JC. «Brennus» était probablement à l'origine un titre celtique qui fut corrompu et mal interprété en nom par des écrivains grecs et romains. La migration agressive des Celtes vers la Méditerranée entraîna des conflits de plus en plus intenses avec les royaumes hellénistiques et la République romaine.

Map of Celtic Peoples in the Post-Classical Period
Carte des peuples celtes de la période post-classique
Magna Celtae (CC BY-NC-ND)

Les auteurs grecs et romains décrivant les conflits avec les tribus celtiques notèrent les différences entre tactiques et équipements celtiques. Cependant, ces récits sont fortement colorés par la partialité et l'exagération. Les tactiques celtiques étaient généralement dénigrées comme inférieures, alimentant les stéréotypes gréco-romains selon lesquels les peuples du Nord étaient sauvages et dépourvus d'intelligence. Les guerriers celtes étaient considérés comme étant téméraires au combat, ce qui pouvait rapidement se transformer en panique lorsque la bataille se retournait contre eux. Les auteurs grecs et romains accusèrent les Celtes de comportements barbare et brutal tels que le sacrifice humain et même le cannibalisme. Alors que le sacrifice humain était effectivement pratiqué dans une certaine mesure dans les cultures celtes, des histoires tel que le récit de Pausanias selon lequel les Celtes mangèrent des bébés grecs pendant le sac de Kallion (Callium) en 279 avant notre ère sont de la pure fiction.

Les armes et armures celtiques furent adoptées par les groupes avec lesquels ils entrèrent en conflit, tels que les Thraces et les Romains. Le gladius romain en est un exemple important, car il est issu d'épées celtiques ou celtibériennes qui pouvaient servir à la fois à la coupe et à l'impulsion. Le gladius remplaça les épées les plus pointues et émoussées que les Romains avaient utilisées jusqu'au IIIe siècle avant notre ère. Il existe plusieurs théories à ce sujet, y compris l'idée que le gladius fut introduit par les tribus celtibériennes de la péninsule ibérique, par des mercenaires celtiques ou celtibériens combattant pour Hannibal pendant la seconde guerre punique, ou par des tribus gauloises en Europe.

L'adoption plus tardive de la spatha, une épée plus longue que le gladius, fut en grande partie due au nombre croissant d'auxiliaires de cavalerie celtique dans l'armée romaine du IIe au IIe siècle de notre ère, et à l'évolution des tactiques romaines. D'autres exemples d'armes celtiques adoptées par les Romains sont les casques Montefortino et Coolus.

Gaul Killing Himself and His Wife
Le Suicide du Galate
Mina Bulic (CC BY-NC-ND)

L'image de hordes sauvages et indisciplinées se rassemblant aux confins de l'empire fut cultivée par des auteurs gréco-romains qui voulaient contraster leur propre civilité autoproclamée avec la barbarie des peuples étrangers. La plupart des exemples les plus célèbres de l'art classique représentent les Celtes nus, ce qui signifie leur prétendue barbarie. Le «Galate mourant» et le «Suicide du Galate» sont deux exemples d'art classique qui utilisent la nudité pour exprimer la barbarie de leurs sujets, bien qu'ils idéalisent également leur noblesse dans la défaite. Certains anciens auteurs romains affirmèrent qu'ils se battaient complètement nus, rumeurs qui ont probablement inspiré des représentations artistiques de guerriers celtes nus.

« Certains d'entre eux ont des cuirasses en fer forgé à la chaîne, mais d'autres sont satisfaits de l'armure que la Nature leur a donnée et vont au combat nus. » (Diod. Sic., 5.30.3)

Ces stéréotypes classiques des Celtes furent à la base de études historiques précoces et continuent d'influencer la perception publique des Celtes dans une large mesure. Bien que les preuves archéologiques aient réfuté bon nombre de ces idées, elles continuent de s'attarder dans l'imagination moderne.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth a enseigné l’anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’italien et a 25 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation. Elle aime voyager et découvrir la langue, l’histoire et le patrimoine culturel des différents pays qu'elle visite.

Auteur

Jeffrey King
Jeffrey King is a writer with a an avid passion for history, travel, foreign languages, and cultural heritage. Jeffrey has a particular interest in Gaelic and Norse history, culture, and languages.

Citer cette ressource

Style APA

King, J. (2019, juin 10). L'Art de la Guerre Celte [Celtic Warfare]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-14464/lart-de-la-guerre-celte/

Style Chicago

King, Jeffrey. "L'Art de la Guerre Celte." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le juin 10, 2019. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-14464/lart-de-la-guerre-celte/.

Style MLA

King, Jeffrey. "L'Art de la Guerre Celte." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 10 juin 2019. Web. 08 déc. 2021.

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