Petite Chronique de Jeanne de Jussie

Article

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 07 juin 2022
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Disponible dans ces autres langues: anglais

La Petite chronique de Jeanne de Jussie (1535) est un témoignage oculaire de la religieuse Jeanne de Jussie (1503-1561) sur l'impact de la Réforme protestante à Genève, en Suisse, sur la vie des sœurs de son couvent de Clarisses. L'œuvre est importante car elle fournit un contrepoint aux versions protestantes de l'événement.

Les écrits de réformateurs protestants tels que Jean Calvin (1509-1564), Marie Dentière (c. 1495-1561) et Heinrich Bullinger (1504-1575), entre autres, présentent la Réforme à Genève comme un triomphe de la vérité sur l'erreur, au cours duquel une majorité de citoyens répondit avec reconnaissance aux "nouveaux enseignements" et rejeta les préceptes de l'Église catholique. Le récit de Jeanne de Jussie contredit cette idée en racontant comment les réformateurs et leurs partisans persécutèrent les sœurs du couvent, insistant sur le fait qu'elles étaient soit retenues contre leur gré, soit servantes de Satan pour refuser obstinément d'accepter la version réformée du christianisme et continuer dans la "perversion" du catholicisme.

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Jeanne de Jussie's Short Chronicle
La Petite chronique de Jeanne de Jussie
Library of Geneva (Public Domain)

L'ouvrage ne fut jamais écrit en vue d'être publié, mais seulement comme un compte rendu des événements vécus par les sœurs, à conserver dans le couvent et à lire à haute voix pour préserver la mémoire de ce qui s'était passé. Il fut publié en 1611 par une presse catholique sous le titre Le levain du calvinisme ou Le début de l'hérésie de Genève afin d'encourager l'action militaire des catholiques contre les protestants. La Petite chronique continua à être publiée périodiquement par la suite, toujours avec des modifications plus ou moins importantes, jusqu'à ce qu'une version complète ne soit rendue disponible par le spécialiste Helmut Feld en 1996. Aujourd'hui, elle est généralement incluse dans toute étude sur la Réforme protestante ou la Contre-Réforme catholique, car elle donne un aperçu de ce qu'était la vie d'un fervent catholique, en particulier d'une fervente catholique, au début de l'ère de la Réforme.

Jeanne de Jussie et la Réforme

Jeanne de Jussie entra au couvent des Clarisses à l'âge de 18 ans, en 1521, au moment où les 95 thèses de Martin Luther rencontraient un large écho. Martin Luther (1483-1546) avait lancé la Réforme en Allemagne en 1517 et, en 1519, le réformateur suisse Huldrych Zwingli (1484-1531) prêchait la vision réformée à Zurich. Il est possible que les Clarisses n'aient pas eu connaissance de ces développements, car leurs vœux, qui incluaient la chasteté, l'obéissance et la pauvreté, stipulaient également l'enfermement dans le couvent et la rupture des liens avec le monde extérieur.

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Pour les réformateurs, il était inconcevable que les Clarisses mènent une vie qu'elles avaient librement choisie et qu'elles ne demandaient qu'à continuer à vivre en paix.

Les Clarisses se consacraient à la prière et au jeûne pour les péchés du monde et ne s'engageaient pas auprès des habitants de la ville. Tous les besoins étaient satisfaits par les sœurs elles-mêmes, qui avaient des tâches spécifiques telles que vicaire, portier, jardinier, cuisinier, économe et infirmière. Jeanne de Jussie était la secrétaire du couvent. Elle semble avoir vécu paisiblement parmi ses consœurs jusqu'à ce que la Réforme ne commence à faire son chemin à Genève dans les années 1530.

Bien que de nombreuses femmes de l'époque aient choisi la vie monastique d'elles-mêmes, d'autres y avaient été forcées, et la Réforme permit à ces religieuses réticentes de se libérer de ce qu'elles avaient fini par considérer une prison. L'exemple le plus célèbre est celui de l'épouse de Martin Luther, Katharina von Bora (1499-1552), une ancienne moniale, mais il y en eut beaucoup d'autres, dont Marie Dentière. Cela ne semble pas avoir été le cas au couvent des Clarisses de Genève, ni en général ailleurs.

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Pour les réformateurs genevois, qui prêchaient contre les ordres monastiques, personne ne resterait volontiers dans un couvent, lié par des vœux imposés, à moins d'être retenu contre son gré ou d'être au service des forces des ténèbres et de travailler à piéger les "vrais chrétiens" dans les "mensonges" de l'Église catholique. Ils envoyèrent des émissaires au couvent pour tenter d'en faire sortir les nonnes ou pour être autorisés à leur prêcher les "nouveaux enseignements" de la réforme dans leur propre espace sacré. Les réformateurs Guillaume Farel (William Farel, 1489-1565) et Pierre Viret (1511-1571) tentèrent de convertir les sœurs sans succès, et Marie Dentière visita alors le couvent et, selon de Jussie, fut rejetée.

Dans l'extrait suivant de l'ouvrage de Jussie, les Syndics (les plus hauts élus de Genève) se présentent au couvent pour exiger expressément que les sœurs assistent à un débat le dimanche suivant entre leur Père Confesseur et les réformateurs. La croyance réformée était que si une personne ayant sincèrement un "cœur pour le Christ" entendait le message de l'Évangile prêché avec sincérité (selon la définition des réformateurs), elle rejetterait l'artifice du catholicisme pour la vision authentique du christianisme. Pour les réformateurs, il était inconcevable que les Clarisses vivent une vie qu'elles avaient librement choisie et qu'elles ne demandent qu'à continuer à vivre en paix.

Poor Clares
Les Clarisses alias les Pauvres Dames
Gunnar Bach Pedersen (Public Domain)

Le texte

Le texte suivant est la traduction d'un extrait de A Reformation Reader: Primary Texts with Introductions édité par Denis R. Janz, pp. 402-405, d'après la traduction de A. C. Lane de The Rise of Calvinism or the Beginning of Heresy in Geneva de Jeanne de Jussie, édité par A. C. Grivel, recoupé avec The Short Chronicle: A Poor Clare's Account of the Reformation of Geneva de Jeanne de Jussie, traduit par Carrie F. Klaus. Les paragraphes ont été coupés à certains endroits pour plus de clarté. La scène se déroule entre les sœurs à l'intérieur du couvent et les Syndics qui se tiennent devant l'entrée barricadée, parlant peut-être à travers une petite fenêtre dans la porte.

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Alors que l'échéance fixée approchait, les Syndics en personne ont ordonné au Père Confesseur des Sœurs de Sainte Claire de se présenter sans faute au Couvent de Saint François pour le débat.

Or, le vendredi de l'octave de la Fête-Dieu, à cinq heures de l'après-midi, alors que les sœurs étaient réunies au réfectoire pour prendre leur léger repas, les Syndics se présentèrent à la porte avec plusieurs autres grands hérétiques, disant à la mère portière qu'ils venaient annoncer aux Dames qu'elles devaient être présentes au débat du dimanche suivant. La mère-porte envoya aussitôt cette lamentable nouvelle aux sœurs et demanda que la mère-abbesse et son vicaire viennent parler aux hommes et donner une réponse. Elles s'y rendirent ensemble. Les femmes qui restèrent au réfectoire pour maintenir la communauté étaient imprégnées de l'abondance du vin de l'angoisse et chantaient les complies en pleurant de tristesse. La mère abbesse et le vicaire saluèrent humblement les syndics, et ces hommes leur dirent que toutes les moniales étaient tenues par l'ordre de Messieurs de se présenter sans faute au débat. Les femmes répondirent humblement: "Messieurs, vous devez nous excuser, car nous ne pouvons pas obéir à cet ordre. Toute notre vie, nous avons obéi à vos seigneuries et à vos ordres dans ce qui était légitime pour nous. Mais nous ne pouvons obéir à cet ordre, car nous avons fait le vœu d'une sainte clôture perpétuelle, et nous voulons l'observer."

Les Syndics répondirent: "Nous n'avons rien à faire de vos cérémonies; vous devez obéir aux ordres de Messieurs. Quoi qu'il en soit, de solides citoyens ont été convoqués pour ce débat afin de connaître et de démontrer la vérité de l'Évangile, car nous devons parvenir à l'unité de la foi."

"Comment cela ?" dirent la mère abbesse et le vicaire. "Ce n'est pas la profession des femmes de prendre part aux débats, car ces choses ne sont pas prescrites pour les femmes. Vous ne pensez pas qu'elles devraient prendre part à des débats, puisqu'il est même interdit aux hommes sans instruction de s'impliquer dans l'explication des Saintes Ecritures. Jamais une femme n'a été appelée à débattre, ni à témoigner, et nous ne voulons pas être les premiers à le faire. Ce n'est pas vous faire honneur que de vouloir nous obliger à être là".

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Les Syndics leur répondirent: "Toutes ces raisons nous sont inutiles: vous y viendrez avec vos pères confesseurs, que vous le vouliez ou non." La mère vicaire leur dit: "Messieurs, nous vous en prions au nom de Dieu, renoncez à la volonté de nous forcer à faire une telle chose et ne nous empêchez en aucune façon d'aller au service du culte. Nous ne croyons certainement pas que vous êtes les Syndics, étant donné vos simples questions. Car nous croyons les Syndics si sages et si réfléchis qu'ils ne daigneraient pas penser à vouloir nous causer des ennuis ou du mécontentement. Mais ce sont de méchants garçons qui n'ont d'autre passe-temps que de molester les serviteurs de Dieu".

Les Syndics dirent à la dame vicaire: "N'essayez pas de jouer avec nous! Ouvrez vos portes! Nous allons entrer et vous verrez qui nous sommes et quelle est notre autorité. Vous avez là cinq ou six jeunes femmes qui ont vécu dans la ville, et quand elles nous verront, elles vous diront exactement qui nous sommes, car nous sommes de solides citoyens, gouverneurs et conseillers de la ville."

"En temps voulu", dit la mère vicaire. "Mais pour l'instant, vous ne pouvez pas entrer ici, ni parler à celles que vous voulez, car elles sont en train de prier à Complies, et nous voulons y aller aussi. Je vous souhaite une bonne soirée.

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Les Syndics répondirent à la dame vicaire: "Elles ne sont pas tous de votre avis, car il y en a certaines que vous retenez de force, par vos traditions et vos pots-de-vin, et qui ne tarderaient pas à se tourner vers la vérité de l'Évangile, si on le leur prêchait. Et pour que personne ne prétende à l'ignorance, Messieurs ont ordonné ce débat en présence de tous et souhaitent que vous y veniez toutes ensemble."

"Messieurs, dirent les sœurs. "Sauvez votre grâce, car nous sommes toutes venues inspirées par l'Esprit Saint et non par contrainte, afin de faire pénitence et de prier pour le monde, et non par paresse. Nous ne sommes pas du tout des hypocrites, comme vous le dites, mais de pures vierges".

L'un des Syndics répondit alors: "Vous vous êtes vraiment éloignés de la vérité, car Dieu n'a pas du tout ordonné tant de règles que les êtres humains ont inventées, et pour tromper le monde et sous le titre de religion, ils sont les serviteurs du grand Diable. Vous voulez nous faire croire que vous êtes chastes, ce qui n'est pas possible par nature, mais vous êtes des femmes totalement corrompues".

"Quoi ?" dit la mère vicaire. "Vous qui vous dites évangélistes, trouvez-vous dans l'Évangile qu'il faille dire du mal de quelqu'un? Le diable peut bien enlever ce qui est bon, mais il n'a rien à faire en nous." Le syndic dit: "Vous nommez le diable et vous vous donnez des airs de sainteté." "C'est suivre votre exemple, dit-elle, car vous le nommez selon votre bon plaisir et je le fais comme un reproche." Le syndic dit: "Madame la vicaire, taisez-vous et laissez parler les autres qui ne sont pas du tout de votre avis." La mère vicaire dit: "Je le veux bien. Mes sœurs, dit-elle, dites à Messieurs notre intention.

Les trois portières, l'économe, les deux cuisinières, l'infirmière et plusieurs vieilles mères qui étaient là pour entendre la conclusion s'écrièrent tous ensemble à pleine voix: "Nous parlons comme elle et nous voulons vivre et mourir dans notre sainte vocation." Les hommes, étonnés d'entendre de tels cris, se dirent l'un à l'autre: "Écoutez, Messieurs, quel terrible tapage font ces femmes à l'intérieur, et quelle clameur!"

La mère vicaire répondit: "Messieurs, ce n'est rien. Vous en entendrez bien davantage si vous nous emmenez dans votre synagogue, car lorsque nous serons tous réunis, nous ferons un tel bruit que nous resterons invaincues."

"Les Syndics dirent: "Vous êtes bien en colère, mais vous y viendrez".

La mère vicaire répondit: "Nous ne viendrons pas."

"Nous vous y emmènerons nous-mêmes, dirent-ils, et ainsi vous ne retournerez jamais dans votre pays, car chacun de nous prendra l'une d'entre vous dans sa maison et nous l'emmènerons tous les jours à la prédication, car elle doit changer sa mauvaise vie et vivre selon Dieu. Nous avons vécu dans la méchanceté par le passé. J'ai été, dit le syndic, un voleur, un bandit et un sybarite, ne connaissant pas la vérité de l'Évangile jusqu'à présent.

La mère vicaire répondit: "Toutes ces œuvres sont mauvaises et contraires au commandement divin. Tu ferais bien d'amender ta vie, car tu as mal vécu. Mais ni mes compagnes ni moi, grâce au Seigneur, n'avons jamais commis de meurtre ou d'autres œuvres de ce genre pour avoir besoin de reprendre une nouvelle vie, et c'est pourquoi nous ne voulons pas changer du tout, mais continuer à servir Dieu." Elle leur parla avec une telle force, ainsi qu'à la mère abbesse et à la portière, qu'ils furent tous stupéfaits.

"Dame Vicaire, dit le syndic, vous êtes très arrogante, mais si vous nous mettez en colère, nous vous le ferons regretter.

"Messieurs," dit-elle. "Vous ne pouvez que punir mon corps, alors que c'est ce que je désire le plus pour l'amour de mon Dieu. Car au nom de la sainte foi, ni ma compagnie ni moi ne voulons être des dissipateurs; notre Seigneur veut que nous le confessions devant les hommes, et si je dis quelque chose qui vous déplaît, je veux en accepter la punition toute seule. Pour que vous sachiez mieux qui je suis, et que d'autres n'aient pas de malheur à cause de moi, je m'appelle sœur Pernette de Montleul ou de Chasteau-fort."

Voyant qu'ils perdaient leur temps, ces méchants hommes s'en allèrent, terminant la conversation en disant furieusement tous ensemble: "Nous vous enjoignons tous une seconde fois, de la part des Messieurs, de ne pas manquer d'être présents avec vos pères confesseurs dimanche prochain, de bonne heure, au couvent de Saint-François, au débat dont nous avons parlé, et nous n'entendons pas que l'on soit obligé de venir vous chercher." Et ils partirent.

Après leur départ, la révérende mère abbesse, le vicaire et les portiers se rendirent à l'église avec les autres et soulevèrent le tissu de la grille pour adorer le Saint Sacrement qui reposait sur l'autel, selon la très honorable coutume. Puis, prosternées sur le sol, toutes ensemble, d'une voix forte, se représentant comme de pauvres pécheresses et demandant à Dieu sa miséricorde - il y avait de quoi briser un cœur pieux - demandant à ce bon Jésus et au bienheureux Saint-Esprit la grâce de pouvoir échapper à ces dangers et à ces périls.

Conclusion

Les sœurs ne purent rester au couvent après que les calvinistes eurent pris le dessus dans les différents débats, et elles partirent pour la ville d'Annecy, dans le sud de la France, en 1535. Alors que la Réforme protestante se répandait, l'Église catholique réagit par le mouvement connu aujourd'hui sous le nom de Contre-Réforme catholique, et Annecy devint un centre important de ce mouvement en faisant progresser la pensée catholique et en dénonçant les protestants comme hérétiques. Jeanne de Jussie aurait commencé son travail peu après son arrivée à Annecy en 1535, et l'aurait vraisemblablement achevé en 1547. Son objectif déclaré était de préserver les événements qui les avaient menées de Genève à Annecy, comme le note l'universitaire Carrie F. Klaus:

Jussie déclare à plusieurs reprises que son principal objectif en écrivant la chronique est historique: elle ne veut pas que ces événements importants soient oubliés. "Je promets de ne rien écrire que je ne sache être vrai", dit-elle à un moment donné, avant d'ajouter: "Et pourtant, je n'écris pas un dixième de la chronique, mais seulement une toute petite partie des principaux événements, afin qu'on s'en souvienne, afin qu'à l'avenir, ceux qui souffrent pour l'amour de Dieu dans ce monde sachent que nos ancêtres ont souffert autant que nous, et que les gens après nous souffriront, et toujours, à des degrés divers, à l'exemple de Notre Seigneur et Rédempteur, qui a souffert le premier et le plus." Jussie n'avait certainement pas l'intention de publier son texte, mais espérait plutôt qu'il resterait un document pour ses sœurs présentes et futures du couvent de Sainte-Claire. (24)

À un moment donné, le texte fut retiré du couvent (ou une copie le fut) et se retrouva dans la presse catholique des Quatre Frères de Chambéry qui la publièrent en 1611 dans l'espoir que le récit de première main de Jussie inciterait le duc catholique de Savoie à attaquer la Genève protestante, ce qui ne fut pas le cas. La publication de 1611 acquit cependant un large lectorat et l'ouvrage continua à être publié, sous des formes diverses, tout au long du XVIIe siècle et jusqu'aux XIXe et XXe siècles.

Aujourd'hui, la Petite chronique de Jeanne de Jussie est reconnue comme l'un des récits les plus importants des premières années de la Réforme protestante et, selon certains spécialistes, comme une œuvre proto-féministe illustrant la manière dont les femmes ont pu diriger leur propre vie par le biais des ordres monastiques. Les réformateurs, de Luther à Calvin et au-delà, ont noté que d'anciennes moniales avaient quitté leurs couvents après avoir entendu le "véritable" évangile de Jésus-Christ, mais la Petite Chronique présente l'autre côté de l'histoire, montrant clairement que le message de la Réforme n'était pas toujours le bienvenu et n'était pas toujours aussi bien reçu que les écrivains protestants de l'époque l'ont si souvent prétendu.

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Questions & Réponses

Qui était Jeanne de Jussie?

Jeanne de Jussie (1503-1561) était une religieuse du couvent des Clarisses à Genève, en Suisse, qui est surtout connue pour son œuvre, la Petite Chronique, un témoignage oculaire de la Réforme protestante à Genève.

Pourquoi Jeanne de Jussie est-elle célèbre?

Jeanne de Jussie est célèbre pour sa Petite chronique, qui raconte comment les religieuses du couvent des Clarisses de Genève furent persécutées par les réformateurs protestants qui voulaient les sauver.

Quand la Petite Chronique de Jeanne de Jussie fut-elle écrite?

La Petite Chronique de Jeanne de Jussie fut écrite entre 1535 et 1547.

Pourquoi la Petite chronique de Jeanne de Jussie est-elle importante?

La Petite chronique de Jeanne de Jussie est importante parce qu'elle est un témoignage oculaire de la Réforme protestante à Genève du point de vue d'une religieuse catholique. Elle constitue un contrepoint aux récits protestants du même événement.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Joshua J. Mark
Auteur indépendant et ex-Professeur de Philosophie à temps partiel au Marist College de New York, Joshua J. Mark a vécu en Grèce et en Allemagne, et a voyagé à travers l'Égypte. Il a enseigné l'histoire, l'écriture, la littérature et la philosophie au niveau universitaire.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2022, juin 07). Petite Chronique de Jeanne de Jussie [Jeanne de Jussie's Short Chronicle]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2005/petite-chronique-de-jeanne-de-jussie/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Petite Chronique de Jeanne de Jussie." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le juin 07, 2022. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2005/petite-chronique-de-jeanne-de-jussie/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Petite Chronique de Jeanne de Jussie." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 07 juin 2022. Web. 23 avril 2024.

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