Mélissos de Samos

Joshua J. Mark
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le
Translations
Version Audio Imprimer PDF
Melissus in the Nuremberg Chronicle (by Singinglemon, Public Domain)
Mélissos dans la Chronique de Nuremberg Singinglemon (Public Domain)

Mélissos de Samos (c. Ve siècle av. J.-C.) était un philosophe grec de l'école éléatique, considéré comme le troisième grand défenseur de la thèse de cette philosophie selon laquelle la réalité est Une, après Parménide (c. 485 av. J.-C.) et Zénon d'Élée (c. 465 av. J.-C.). Mélissos a principalement réaffirmé la vision de Parménide, mais l'a élargie en affirmant que la réalité est illimitée.

On ne sait presque rien de sa vie, si ce n'est qu'il était commandant militaire. Ses œuvres ont toutes été perdues et sa pensée n'est préservée que par les mentions qui en sont faites dans les écrits d'auteurs postérieurs tels qu'Aristote (384-322 av. J.-C.) et Simplicius de Cilicie (490 à 560 apr. J.-C. environ). Sa carrière militaire est évoquée par l'historien Plutarque (45/50 à 120/125 apr. J.-C.) dans sa Vie de Périclès. Mélissos était très probablement un élève de Parménide, bien que cela ne soit pas certain, et on pense qu'il fut le maître de Leucippe l'Atomiste (c. Ve siècle av. J.-C.), qui influença Démocrite (c. 460 à v. 370 av. J.-C.) et sa théorie d'un univers atomique.

Supprimer la pub
Publicité

Mélissos est souvent cité comme le dernier grand philosophe éléatique, mais il est aussi souvent omis des discussions sur Parménide et Zénon d'Élée, car certains chercheurs, suivant la critique d'Aristote, affirment qu'il ne fait que reformuler la philosophie de Parménide et que les différences sont superficielles. La pensée de Mélissos s'écarte toutefois de celle de Parménide lorsqu'il affirme que le Être est illimité, immatériel et éternel, alors que Parménide imposait des limites à l'existence, arguant que le moment présent résumait la réalité.

Mélissos écrivait dans une prose claire, expliquant la vision éléatique de la réalité comme un tout, un Tout indifférencié dont toute l'expérience humaine faisait partie.

La contribution la plus importante de Mélissos fut toutefois sa clarification de la pensée éléatique. Parménide présentait ses idées à travers une poésie dense et Zénon à travers des paradoxes logiques. Mélissos, en revanche, écrivait dans une prose claire, expliquant la vision éléatique de la réalité comme un Tout indifférencié dont toute expérience humaine faisait partie. Chaque individu était donc de la même substance que le tout, ni naissant ni mourant, et l'insistance humaine sur les "faits" de la naissance, du changement et de la mort était une interprétation erronée de la véritable nature de la vie, qui faisait souffrir en croyant à la multiplicité et au changement alors qu'il n'y avait qu'unité. Cette ligne de pensée allait influencer les philosophes postérieurs à Leucippe et Démocrite, notamment Platon (428/427 à 348/347 avant J.-C.) et Aristote.

Supprimer la pub
Publicité

Réputation de philosophe et de général

Mélissos était originaire de l'île de Samos et semble être déjà connu en tant que philosophe en 441/440 avant J.-C., lorsqu'il commanda la marine samienne contre l'agression de l'homme d'État athénien Périclès (495-429 av. J.-C.). Plutarque, s'appuyant sur une source plus ancienne, cite Mélissos comme un "philosophe qui agissait à l'époque en tant que général", ce qui signifie que Mélissos était déjà très instruit et avait acquis une certaine réputation, mais cela ne prouve pas qu'il avait déjà écrit son œuvre la plus importante, Sur la nature (ou Sur la nature des choses), à cette époque. Plutarque décrit Mélissos comme un commandant efficace:

Vainqueur, il poursuivit les Samiens jusque dans leur port, s’en empara, et mit le siège devant la ville. Les assiégés se défendirent avec intrépidité : ils ouvrirent leurs portes, et ils combattirent devant leurs remparts. Cependant Périclès, ayant reçu une flotte plus nombreuse que la première, bloqua entièrement la place ; puis, à la tête de soixante trirèmes, il quitta les parages de l’île, et il prit la mer pour aller, à ce que disent la plupart des historiens, au-devant d’une escadre qu’envoyaient les Phéniciens, alliés de Samos, car il voulait livrer la bataille le plus loin possible de l’île. Stésimbrote prétend que c’était pour faire une expédition contre Cypre ; ce qui ne paraît pas vraisemblable Quelle qu’ait été son intention, l’événement prouva qu’il avait tort ; car, pendant qu’il était éloigné, le philosophe Mélissos, fils d’Ithagénès, alors général des Samiens, méprisant le petit nombre des vaisseaux laissés au siège, ou bien l’inhabileté des hommes qui les commandaient, engagea ses concitoyens à tomber sur les assiégeants. Ils le firent, remportèrent la victoire, tuèrent à leurs ennemis beaucoup de monde, et coulèrent à fond plusieurs vaisseaux ; et, la mer ainsi rendue libre, ils firent entrer dans leurs murs des vivres et toutes les choses dont ils étaient privés auparavant, et dont ils avaient besoin pour soutenir le siège. Aristote dit que Périclès lui-même avait été déjà auparavant vaincu sur mer par Mélissos. (Vie de Périclès, 26:1-3, trad. A. Pierron, Charpentier, Libraire-Éditeur)

On ignore si Mélissos était associé à l'école éléatique à cette époque. La description que fait Plutarque de sa victoire sur les Athéniens est le seul passage biographique assez long qui nous soit parvenu. Tout ce que l'on sait d'autre sur Mélissos, c'est qu'il aurait été l'élève de Parménide et le maître de Leucippe. Il semble probable que ces deux affirmations soient vraies, mais ce n'est pas une certitude; Mélissos aurait pu simplement réagir aux travaux de Parménide et de Zénon sans avoir nécessairement étudié sous leur direction ou avec eux, et Leucippe, de même, aurait pu simplement réagir aux travaux de Mélissos sans avoir reçu d'enseignement formel.

Supprimer la pub
Publicité

L'école éléatique

Quelle que soit la manière dont il est parvenu à ses conclusions, celles-ci constituaient une réponse directe à Parménide et à la vision moniste de l'école d'Élée selon laquelle la réalité est une substance unique, incréée et indestructible. Selon l'historien Diogène Laërce (c. 180-240 apr. J.-C.), dont la fiabilité est contestable, Parménide était un élève de Xénophane de Colophon (c. 570 à v. 478 av. J.-C.), qui rejetait la vision polythéiste de son époque et affirmait qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, très différent des êtres humains à tous égards. Selon Laërce, cette vision monothéiste influença les affirmations de Parménide sur l'unité du monde sensible, car Xénophane enseignait également que, tout comme la vérité de la divinité différait des opinions à son sujet, il en allait de même pour le monde observable.

Bust of Parmenides
Buste de Parménide BjörnF (CC BY-SA)

Il est certainement possible, voire probable, que Xénophane ait été le maître de Parménide, mais comme pour les affirmations concernant Mélissos et d'autres philosophes présocratiques (penseurs qui vécurent et écrivirent avant Socrate), cela est loin d'être certain. Parménide aurait peut-être été influencé par les œuvres de Xénophane sans jamais l'avoir rencontré, ou serait peut-être parvenu indépendamment à des conclusions similaires concernant les dieux et la réalité. C'est Parménide, et non Xénophane, qui est généralement cité comme le fondateur de l'école éléatique, et son enseignement fondamental était qu'il existait une voie de la vérité et une voie de l'opinion; la voie de la vérité reconnaissait l'unité de toute existence, tandis que la voie de l'opinion était obscurcie par la confiance en ses sens et la croyance en l'illusion de la pluralité - que l'on était séparé des autres et de son monde - et du changement.

Parménide affirmait que les sens ne sont pas fiables et qu'il faut s'appuyer sur la pensée rationnelle pour appréhender clairement la réalité. On pourrait affirmer que la pluralité et le changement sont des constantes de la vie, sur la base de ce que l'on perçoit – comme le vieillissement ou la mort –, mais ces aspects de la vie ne concernent que l'apparence extérieure, et non l'essence. Ce qui est ne peut jamais ne pas avoir été, ni être né du néant, car rien ne peut venir de rien (l'existence ne peut être générée par la non-existence) et, de même, ce qui est ne peut jamais disparaître dans le néant, car le néant – ce qui n'existe pas – ne peut recevoir ce qui existe, tout comme une tasse sans fond ne peut contenir d'eau.

Supprimer la pub
Publicité

Arguments de Mélissos

Mélissos était d'accord avec Parménide sur ces points, mais rejetait son affirmation selon laquelle la réalité avait des limites, que ce qui est, est maintenu en place par un équilibre (un concept généralement traduit par "justice") qui le maintient uniformément dans l'espace et le temps. Parménide écrit:

Il est nécessaire que l'être soit absolument ou ne soit pas. La force de l'argument ne permet pas non plus que quoi que ce soit jaillisse de l'être, sauf l'être lui-même. Par conséquent, la justice ne relâche pas ses chaînes pour permettre la génération ou la destruction, mais maintient l'être ferme. (Fairbanks, 93)

Pour Parménide, la réalité existe dans le temps et l'espace, liée par la force de l'équilibre pour rester constante et immuable. Mélissos contesta cette affirmation, arguant que ce qui est est éternel, au-delà de l'espace et du temps, et illimité. Mélissos écrit:

Puisqu'il n'est donc pas venu à l'existence, il est, a toujours été et sera toujours, et n'a ni commencement ni fin, mais est infini. Car s'il était venu à l'existence, il aurait un commencement (car il aurait commencé à exister à un moment donné) et une fin (car il aurait cessé d'exister à un moment donné). Mais comme il n'a ni commencé ni cessé d'exister, il est, a toujours été et sera toujours, et n'a ni commencement ni fin. Car il est impossible que quelque chose soit éternel, à moins qu'il n'existe dans son intégralité. (Robinson, 141-142)

Parmenides of Elea
Parménide d'Elée Raphael (Public Domain)

Mélissos commence par affirmer que la réalité est une substance unique et unifiée, puis poursuit en arguant que ce qui est ne peut pas être issu du néant – et donc, a toujours existé – et que ce qui a toujours existé est imperméable au changement car, s'il était sujet au changement, il ne serait plus lui-même et ne pourrait donc pas être considéré comme ayant "toujours existé"; par conséquent, la réalité immuable est une substance unique et éternelle. Mélissos note également que la réalité, et les êtres sensibles qui y participent, ne peuvent rationnellement souffrir ni douleur ni perte, car ces deux choses impliquent une sorte de changement, et dans l'univers de Mélissos, cela n'existe pas. Il n'y a que l'apparence du changement, et non le changement lui-même, comme il l'explique:

Supprimer la pub
Publicité

Elle [la réalité] ne souffre pas non plus. Car si elle souffrait, elle ne serait pas complète; car une chose qui souffre ne pourrait pas exister éternellement. Elle n'aurait pas non plus le même pouvoir que ce qui est sain. Elle ne serait pas non plus la même si elle souffrait, car elle souffrirait par l'ajout ou la soustraction de quelque chose et ne serait plus la même. Ce qui est sain ne pourrait pas non plus souffrir, car dans ce cas, ce qui était sain et existait disparaîtrait, et ce qui n'existait pas viendrait à l'existence. Et le même raisonnement s'applique à la tristesse comme à la douleur. (Robinson, 147)

Si l'on éprouve de la tristesse ou de la douleur, c'est que l'on reconnaît une sorte de perte – de santé, d'un être cher, d'un certain ensemble de circonstances agréables – mais si la réalité est d'une seule substance et éternelle, il ne peut y avoir de perte, seulement l'apparence d'une perte produite par la croyance en la fiabilité de ses sens. Les sens établissent que l'on naît, que l'on vit, que l'on subit des pertes et que l'on meurt, mais si l'individu est de la même substance que la réalité – comme il doit l'être puisque, selon Mélissos, tout ce qui existe est constitué de la même matière –, la douleur, le chagrin et la perte ne peuvent être ressentis tels qu'ils apparaissent, et si l'on croit les ressentir, on interprète simplement de manière erronée la véritable nature de l'existence.

Différences avec Parménide

Sur ce point, il était d'accord avec Parménide, mais ce dernier affirmait que la douleur et le chagrin n'étaient que des illusions et différait également de Mélissos en affirmant que l'Un était à la fois temporel et spatial. Pour Parménide, seul le moment présent existe, et c'est là la véritable nature de la réalité. Le passé n'existe que dans la mémoire, et non dans la réalité objective, et l'avenir ne consiste qu'en espoirs ou en craintes. Pour Mélissos, cette affirmation selon laquelle la réalité est un instant n'était acceptable que si l'on comprenait cet instant comme éternel, non ancré dans l'espace ou le temps.

Mélissos n'était pas d'accord avec la définition du mouvement comme illusion, arguant qu'il ne s'agissait pas tant d'une illusion que d'un élément sans importance pour la nature de la réalité.

De la même manière, dit Mélissos, le mouvement est impossible pour ce qui est. Si ce qui est est complet, infini et éternel, il n'y a pas de vide, pas d'espace dans lequel ce qui est peut se déplacer, donc le concept de mouvement doit être une idée fausse. Parménide et Zénon affirmaient que le mouvement était une illusion, et devait l'être, en raison de l'unité de ce qui est. Mélissos n'était pas d'accord avec la définition du mouvement comme illusion, arguant qu'il ne s'agissait pas tant d'une illusion que d'un élément sans importance pour la nature de la réalité. On peut naviguer de Samos à Athènes et se retrouver alors dans un endroit différent, mais cela ne change pas la nature de soi-même ni sa relation à ce qui est.

Vous aimez l'Histoire?

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite!

Mélissos soutient que l'Un – tout être – est complètement plein, n'admettant aucune perte, et ne peut donc pas bouger, "car si ce qui est est divisé, il bouge; mais s'il bougeait, il ne serait pas" (Robinson, 145). Le mouvement suggère un espace ouvert, car il doit y avoir un endroit où ce qui bouge peut se trouver après avoir quitté son emplacement actuel, mais comme l'Un est illimité, cet espace n'existe pas, et le mouvement est donc impossible. Les êtres humains individuels, cependant, peuvent se déplacer dans cette réalité, car elle n'est ni spatiale, ni temporelle, ni corporelle, et donc, à l'intérieur de celle-ci, une personne peut se déplacer d'un endroit à l'autre sans affecter en aucune façon la nature de la réalité. Dans cette optique, l'effet d'un humain naviguant de Samos à Athènes affecterait la réalité autant qu'une fourmi traversant le porche d'une maison affecterait la structure de celle-ci.

Parménide affirmait cependant que tout mouvement devait être une illusion, car chaque personne participait à la même substance de la réalité. Si la réalité est comprise comme immuable, les individus sont également immuables dans leur essence, quoi que puissent suggérer nos sens. Pour Parménide, soutenu par Zénon, on ne peut pas naviguer de Samos à Athènes – on peut seulement donner l'impression de le faire – car Samos et Athènes sont, par essence, le même endroit, des manifestations de la même substance de l'Un comme tous les autres endroits.

Conclusion

L'explication de Mélissos sur la vision éléatique semble avoir eu une influence significative sur les auteurs postérieurs, non pas tant en raison de ses arguments et de ses divergences avec Parménide, mais plutôt grâce à la clarté de sa prose. Parménide présentait ses croyances à travers la poésie, et Zénon d'Élée soutenait les affirmations de son maître à l'aide de paradoxes logiques. Mélissos, cependant, écrivait dans une prose claire et précise, selon Simplicius, et les concepts concernant l'Un étaient donc beaucoup plus faciles à comprendre.

Supprimer la pub
Publicité
Zeno of Elea
Zénon d'Élée Carducci / Tibaldi (Public Domain)

La vision éléatique d'une réalité unique et immuable a influencé le développement par Platon de sa théorie des formes – l'affirmation selon laquelle il existe un royaume supérieur et éternel dont le monde sensible n'est que le reflet – et la suggestion d'Aristote d'un Premier Moteur, lui-même immobile, qui met tout le reste en mouvement. Aristote attribue toutefois à Parménide le mérite d'avoir pleinement développé la vision éléatique et à Zénon celui de l'avoir défendue, rejetant les opinions de Mélissos comme absurdes:

Le raisonnement de Mélissos est grossier et ne présente aucune difficulté; acceptez une absurdité et le reste suit – il n'y a rien de difficile là-dedans. (Physique, I.2.185a ; Robinson, 149)

Le rejet de Mélissos par Aristote semble avoir été motivé par sa logique. L'affirmation de Mélissos selon laquelle l'Un est éternel parce qu'il n'a ni commencement ni fin est une hypothèse dans la mesure où l'on ne peut savoir si l'existence a eu un commencement ou si elle aura une fin. Mélissos, comme Parménide, demande simplement à son auditoire d'accepter sa prémisse comme vraie, puis construit son argumentation sur cette hypothèse. Si l'on rejette l'affirmation selon laquelle l'existence n'a pas de commencement, les autres arguments de Mélissos s'effondrent. Son argument contre le mouvement, par exemple, n'est valable que si l'on accepte une Unité immuable et complètement pleine comme constituant la réalité, mais de nombreux autres philosophes ont rejeté cette vision, comme Héraclite d'Éphèse (vc. 500 av. J.-C.) qui affirmait que l'existence était dans un état de changement constant.

Malgré tout, la version mélissienne de la vision éléatique semble avoir exercé une influence considérable en contribuant à établir la compréhension d'un aspect immuable dans un monde apparemment en constante évolution. Cet argument influencerait Leucippe – qu'il ait été ou non l'élève de Mélissos – dans son exploration de la matière fondamentale qui compose le monde observable. Les travaux de Leucippe influencèrent son élève Démocrite, qui développa la théorie de l'univers atomique, affirmant que toutes les choses sont constituées de minuscules "indivisibles" appelés atomos – atomes – qui forment tantôt une chose, tantôt une autre, mais ne peuvent être détruits. Cette théorie est bien sûr reconnue comme vraie par diverses disciplines à l'heure actuelle et est considérée comme ayant été inspirée par le monisme de l'école éléatique et la clarté des travaux de Mélissos de Samos.

Supprimer la pub
Publicité

Questions & Réponses

Qui était Mélissos de Samos?

Mélissos de Samos (c. 5e siècle av. J.-C.) était un philosophe grec considéré comme le troisième plus grand représentant de l'école éléatique après Parménide et Zénon d'Élée.

Pourquoi Mélissos de Samos est-il célèbre?

Mélissos de Samos est célèbre pour avoir clarifié la vision de l'école éléatique, qui affirmait que l'univers était constitué d'une seule substance éternelle et immobile.

Quelle a été la contribution de Mélissos de Samos à l'école éléatique?

Mélissos de Samos a clarifié les pensées de Parménide et de son école éléatique en écrivant dans une prose concise et claire plutôt que dans la poésie ou les paradoxes mathématiques. Il a également affirmé que l'univers était illimité.

Mélissos de Samos s'est-il contenté de reformuler la vision de Parménide?

Mélissos de Samos a réaffirmé la vision de Parménide, mais l'a modifiée en affirmant que l'univers était illimité, alors que Parménide avait affirmé qu'il était limité.

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth, responsable de Traduction, est diplômée en anglais et en français langue étrangère. Parlant couramment le français, l'anglais et l'italien, elle a enseigné l'anglais au British Council à Milan, en Italie.

Auteur

Joshua J. Mark
Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.

Citer cette ressource

Style APA

Mark, J. J. (2025, septembre 21). Mélissos de Samos. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19574/melissos-de-samos/

Style Chicago

Mark, Joshua J.. "Mélissos de Samos." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, septembre 21, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19574/melissos-de-samos/.

Style MLA

Mark, Joshua J.. "Mélissos de Samos." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia, 21 sept. 2025, https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19574/melissos-de-samos/.

Soutenez-nous Supprimer la pub