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title: Divisions régionales de la Guerre de Sécession: Correspondance entre A. Nicholas et J.M. McCue
author: Joshua J. Mark
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2981/divisions-regionales-de-la-guerre-de-secession/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-10-05
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# Divisions régionales de la Guerre de Sécession: Correspondance entre A. Nicholas et J.M. McCue

_Rédigé par [Joshua J. Mark](https://www.worldhistory.org/user/JPryst/)_
traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

Les divisions régionales entre le Nord et le Sud aux États-Unis étaient apparues bien avant la [guerre de Sécession](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21889/guerre-de-secession/) [](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/)(1861-1865) et avaient d'ailleurs déjà été relevées lors de la Convention constitutionnelle de 1787. C'est au cours de cette convention que le premier d'une série de compromis entre le Nord et le Sud fut inscrit dans la loi par le biais de la clause des trois cinquièmes de la Constitution américaine. Le compromis des trois cinquièmes constituait une concession faite aux États du Sud, moins peuplés que ceux du Nord: il prévoyait de compter trois Africains réduits en esclavage sur cinq dans la population d'un État, afin de gonfler les chiffres et d'accorder aux États du Sud un pouvoir politique plus équilibré à la Chambre des représentants.

[ ![Map of the United States at the Outbreak of Civil War, 1861](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/20390.png?v=1790662099-1784959165-gf8hogu3) Carte des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, 1861 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/image/20390/map-of-the-united-states-at-the-outbreak-of-civil/ "Map of the United States at the Outbreak of Civil War, 1861")D'autres compromis suivirent, notamment:

- **La loi sur les esclaves fugitifs de 1793** –qui permettait aux propriétaires d'esclaves du Sud de récupérer les esclaves fugitifs se trouvant dans les États du Nord.
- **Le [compromis du Missouri](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24005/compromis-du-missouri/) de 1820** – qui maintenait l'équilibre des pouvoirs entre les États libres et les États esclavagistes. Le Missouri fut admis dans l'Union en tant qu'État esclavagiste et le Maine en tant qu'État libre.
- **La [loi sur les esclaves fugitifs de 1850](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24598/loi-sur-les-esclaves-fugitifs-de-1850/)** – obligeant légalement les habitants des États du Nord à aider les propriétaires d'esclaves et les chasseurs d'esclaves à récupérer les esclaves fugitifs.
- **La loi du Kansas-Nebraska de 1854** – qui abrogea le compromis du Missouri et instaura la souveraineté populaire comme moyen permettant à un État des territoires de l'Ouest nouvellement ouverts de décider lui-même s'il serait libre ou esclavagiste.

Les menaces de sécession du Sud, motivées par ce qu'il considérait comme des injustices infligées aux États esclavagistes par les États libres du Nord, avaient déjà été formulées par le passé, mais dans les années 1850, elles se firent plus pressantes et plus audacieuses. L'historien James McPherson souligne la réponse du Nord à travers le discours d'adieu du président James Buchanan en 1860, et explique comment ses propos trouvèrent un écho auprès des habitants du Nord et attisèrent les tensions dans le Sud:

> Dans son dernier message au Congrès, le 3 décembre 1860, James Buchanan surprit certains de ses alliés sudistes en rejetant fermement le droit à la sécession. L'Union n'était pas "une simple association volontaire d'États, pouvant être dissoute à volonté par l'une quelconque des parties contractantes", déclara Buchanan. "Nous, le peuple", avions adopté la Constitution pour former "une Union plus parfaite que celle qui existait sous les [Articles de la Confédération](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22716/articles-de-la-confederation/)", lesquels stipulaient que "l'Union serait perpétuelle".
> Les pères fondateurs du gouvernement national "n'ont jamais eu l'intention d'implanter en son sein les germes de sa propre destruction, pas plus qu'ils ne se sont rendus coupables de l'absurdité de prévoir sa dissolution". La souveraineté des États n'était pas supérieure à la souveraineté nationale, a insisté Buchanan…
> Lincoln considérait lui aussi la sécession comme "l'essence même de l'anarchie". Il qualifiait la souveraineté des États de "sophisme". "L'Union est plus ancienne que n'importe lequel des États", affirmait Lincoln, "et, en réalité, c'est elle qui les a créés en tant qu'États". La Déclaration d'indépendance a transformé les "Colonies unies" en États-Unis; sans cette union, il n'y aurait donc jamais eu d'"États libres et indépendants". 
> (246-247)

Les opinions de Buchanan et de Lincoln, largement reprises dans les journaux de tout le Nord, furent tout aussi largement dénoncées, tournées en dérision et rejetées par les États du Sud.

### Montée des tensions

Entre 1850 et l'élection présidentielle américaine de 1860, les tensions s'aggravèrent considérablement, en particulier après le raid de [John Brown](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24420/john-brown/) sur Harpers Ferry en 1859. Après l'élection d'[Abraham Lincoln](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21379/abraham-lincoln/) en 1860, dont le programme électoral prévoyait notamment des restrictions à toute expansion de l'esclavage vers l'ouest, la Caroline du Sud fit sécession, et d'autres États du Sud suivirent rapidement son exemple.

Le Sud reprochait au Nord d'être à l'origine du conflit – et le Nord reprochait au Sud d'en être responsable. Les divisions n'étaient toutefois pas seulement régionales, mais aussi personnelles. Familles, amis et voisins – que ce soit à New York ou en Virginie – se retrouvèrent en conflit au sujet de la sécession, des droits des États, de l'esclavage et, finalement, de la [guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/). Les analyses modernes de la guerre de Sécession soulignent souvent qu'elle opposa frère à frère et père à fils – ce qui fut le cas –, mais qu'elle dressa également frère contre sœur, sœur contre frère, ami contre ami, et qu'elle transforma souvent un voisin, qui était auparavant un proche compagnon, en ennemi.

Au Texas, [Sam Houston](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-25625/sam-houston/) – héros de la [Révolution texane](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24707/revolution-texane/) et ancien président de la République du Texas – devint une figure clivante et un paria social pour s'être opposé à la sécession. En Virginie, la relation étroite que Stonewall Jackson entretenait avec sa sœur, Laura, semble avoir pris fin lorsque Jackson se rangea du côté de la Confédération et Laura de celui de l'Union. Ce même triste schéma apparaît également dans la correspondance de deux amis, A. Nicholas, de New York, et le colonel J. M. McCue, de Mount [Solon](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-319/solon/), en Virginie, dont la relation prit également fin au début de la guerre de Sécession.

### Nicholas et McCue

Les lettres de Nicholas et McCue furent publiées dans le journal *Staunton Spectator* le 30 avril 1861, un peu plus de deux semaines après la [bataille de Fort Sumter](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-28746/bataille-de-fort-sumter/) (12-13 avril 1861), premier engagement de la guerre de Sécession. Le général confédéré P. G. T. Beauregard avait ordonné aux batteries de Charleston, en Caroline du Sud, de tirer sur le fort situé dans le port de Charleston, alors occupé par des troupes de l'Union sous les ordres du major Robert Anderson qui avait été le professeur préféré de Beauregard à l'Académie militaire de West Point.

[ ![Bombardment of Fort Sumter by Currier & Ives](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21516.jpeg?v=1767820999-1767946408) Bombardement du Fort Sumter par Currier & Ives Currier & Ives (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21516/bombardment-of-fort-sumter-by-currier--ives/ "Bombardment of Fort Sumter by Currier & Ives")La nouvelle de la chute de Fort Sumter galvanisa tant le Nord que le Sud: Lincoln lança un appel à 75 000 volontaires pour réprimer la rébellion, tandis que le message du président confédéré [Jefferson Davis](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23146/jefferson-davis/) au Congrès indiquait clairement à son auditoire que c'était le Nord qui avait déclenché la guerre et que le Sud n'avait désormais d'autre choix que de se défendre.

Nicholas écrivit à McCue deux jours après la prise de Sumter par les Confédérés, le 15 avril, pour lui demander si la Virginie resterait dans l'Union et contribuerait à empêcher les États frontaliers de faire sécession. McCue répondit avec colère le 21 avril, soulignant que la Virginie avait déjà fait sécession et, de surcroît, que l'ensemble du conflit était imputable aux États du Nord qui s'étaient laissés séduire par les abolitionnistes.

### La Convention de Hartford

Dans sa réponse, McCue fait référence à la Convention de Hartford de 1814 et accuse les Nordistes de lâcheté et d'hypocrisie, les comparant aux "hommes de New York et de la Nouvelle-Angleterre qui, lors de la guerre de 1812, ont pu rester les bras croisés et regarder le drapeau de leur pays traîné et piétiné dans la poussière…"

La Convention de Hartford fut une série de réunions qui se déroulèrent à Hartford, dans le Connecticut, organisées par le Parti fédéraliste de Nouvelle-Angleterre entre le 15 décembre 1814 et le 5 janvier 1815, en signe de protestation contre la guerre de 1812. Cette guerre avait un impact négatif sur le commerce maritime des États de la Nouvelle-Angleterre, tout en semblant favoriser celui du Sud. Les délégués rédigèrent sept amendements à la Constitution visant à limiter le pouvoir politique du Sud et à abolir le "compromis des trois cinquièmes", afin de rétablir l'égalité entre la Nouvelle-Angleterre et les États du Sud en matière d'élaboration des politiques et d'accords commerciaux.

Ces réunions se tinrent en secret et prirent fin lorsque parvint la nouvelle de la signature du traité de Gand, qui mit un terme à cette guerre. Les propositions de la convention, une fois rendues publiques, furent considérées comme antipatriotiques, surgissant précisément au mauvais moment, alors que le sentiment pro-américain était à son apogée, et le tollé qui s'ensuivit entraîna la chute du Parti fédéraliste.

La Convention de Hartford est un autre exemple des frictions de longue date entre le Nord et le Sud; McCue la cite de manière révélatrice pour dépeindre les Nordistes comme des lâches traîtres et les Sudistes comme de véritables patriotes qui avaient combattu les Britanniques dans ce même port de Charleston où la guerre de Sécession venait de débuter.

### Texte

Le texte suivant est tiré du site *Valley of the Shadow,* qui reproduit les lettres du *Staunton Spectator*, un hebdomadaire publié à Staunton, en Virginie, à partir de 1861. On peut supposer que McCue fournit ces lettres à l'éditeur, M. Richard Mauzy.

Ces lettres figurent également dans l'ouvrage *The Civil War: The North*, édité par Thomas Streissguth, où elles apparaissent sous le titre "*On Opposite Sides"*.

> **Bureau bancaire de A. Nicholas & Co., 
> N° 70 Wall Street, 
> New York, le 15 avril 1861.**
> Colonel J. M. McCue, – Mt. Solon, – Cher Monsieur, –
> Cela fait longtemps que je n'ai eu le plaisir de vous écrire pour prendre de vos nouvelles. Mon ami Sibert m'a fréquemment tenu informé et a eu l'amabilité de me donner de temps à autre des nouvelles concernant Mt. Solon et vous-même.
> Ici, en ville, nous sommes profondément bouleversés par la nouvelle selon laquelle Fort Sumter a été pris pour cible et capturé par les troupes des États cotonniers. Le message du président, réclamant d'abord 75 000 soldats puis portant cette demande à 175 000, a laissé une impression profonde et intense: nous sommes sur le point d'entrer dans une terrible aventure dont personne ne peut prédire l'issue.
> Notre seul espoir réside désormais dans le fait que la Virginie reste fermement aux côtés de l'Union et incite tous les États frontaliers à adopter la même ligne de conduite: si elle le fait, nos amis égarés de Caroline du Sud pourront bientôt être ramenés à la raison; si elle ne le fait pas, mais va au contraire grossir les rangs du cortège triomphal de la sécession, [Dieu](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10299/dieu/) seul en connaît l'issue.
> Le sentiment général ici est que, si les États frontaliers se retirent, la guerre devra alors anéantir la cause qui a engendré ce conflit. Lorsque j'ai appris que la Caroline du Sud avait tiré froidement, délibérément et sans raison sur notre drapeau, j'ai pleuré comme un enfant à l'idée que nos frères puissent tirer sur nous.
> Si les hommes qui ont commis cet acte avaient pu voir les yeux embués de larmes et les corps robustes d'hommes forts qui tremblaient lorsque la nouvelle est parvenue jusqu'ici, ils auraient souhaité que la terre les engloutisse. Les journaux et les candidats à des fonctions publiques ont fait tout leur possible pour monter les régions les unes contre les autres.
> Que Dieu leur pardonne, moi je ne le peux pas! – Mon cher Monsieur, la Virginie va-t-elle faire sécession? Quelle est votre opinion? Je vous prie de me répondre au plus vite.
> Bien à vous, A. Nicholas
> **Mt. Solon, le 21 avril 1861.**
> M. A. Nicholas – Cher Monsieur,
> Votre lettre du 15 courant m'est parvenue il y a quelques jours. Les événements qui se sont produits depuis ont largement répondu à l'une des questions que vous posez avec tant d'émotion apparente: "La Virginie a-t-elle fait sécession?"
> Non seulement elle a fait sécession, mais elle dispose dès ce matin d'une armée sur le terrain, prête à défendre nos droits et nos institutions, qui sème la terreur dans le cœur de ceux qui se vantent haut et fort d'"exterminer la cause", comme vous vous plaisez à l'appeler, de toutes les difficultés qui nous opposent.
> Si vous, ainsi que les sbires de l'abolitionnisme, de l'agrarisme et de tout ce qu'il y a d'abominable dans un gouvernement libre, pouviez voir, comme j'en ai eu l'occasion ces derniers jours, l'esprit de notre peuple, vos cœurs lâches s'effondreraient dans vos corps de lâches. Vous qui en avez les moyens, vous enverrez peut-être vos mercenaires pour nous dominer. Vous pourrez ravager notre pays, incendier nos villes, insulter et maltraiter nos femmes, mais vous ne parviendrez jamais à nous vaincre.
> Lorsque nos fils courageux et vaillants auront été exterminés, si tant est que cela soit possible, vous découvrirez que nos épouses et nos filles sont bien plus qu'à la hauteur de tous ces Beechers, Cheevers et Stowes \[célèbres abolitionnistes\] et de cette maudite clique à laquelle vous avez si longtemps fait la cour et que vous avez encouragée, au point d'avoir attiré ce fléau sur le pays.
> Vous dites que nos "institutions" sont la cause de cette guerre, et vous comptez les exterminer, en effet. Laissez-moi vous dire, monsieur, que c'est la frénésie égarée, la folie et la démence de votre peuple qui en ont été la cause; et ce peuple qui s'est enrichi et a prospéré grâce au travail de cette institution, et qui, dans votre autosatisfaction pharisaïque et puritaine, après avoir amassé cette richesse, nous disait: "Écartez-vous, nous sommes plus saints que vous", et ne peut vivre sous le même gouvernement que vous.
> Permettez-moi de vous dire, monsieur, que les hommes de New York et de la Nouvelle-Angleterre qui, pendant la guerre de 1812, ont pu rester les bras croisés et voir le drapeau de leur pays traîné et piétiné dans la poussière, ont pu se réunir en convention à Hartford et refuser de fournir des hommes et des moyens pour défendre leur pays et ce drapeau contre un ennemi étranger insolent, peuvent aujourd'hui, avec une très mauvaise grâce, verser des larmes, comme vous dites l'avoir fait, lorsque vous avez appris que ce drapeau avait été pris pour cible à Fort Sumter.
> Votre hypocrisie maudite me fait bouillir le sang et, malgré moi, me pousse à prier pour que nous ayons l'occasion tant espérée de vous rencontrer au bord du Potomac, ainsi que tous ceux qui, comme vous, ont versé ces larmes de crocodile, et d'y mettre à l'épreuve, sous le regard des cendres du Père de la Patrie, votre sincérité dans la défense de ce drapeau.
> Mais permettez-moi de vous dire, monsieur, que vous ne serez pas là. Vous, et ceux qui pensent comme vous, enverrez comme représentants personnels ces misérables mercenaires étrangers que vous pouvez rassembler dans vos villes pour 10 dollars par mois afin qu'ils se battent à votre place.
> Si seulement il en fût autrement, et que nous puissions vous rencontrer tous en personne, ainsi que votre septième régiment tant vanté, qui s'est réchauffé près de nos feux, a dormi sous nos toits, a partagé notre hospitalité et, lorsque cela servait vos intérêts, a vanté votre conservatisme.
> Mais assez, monsieur, je n'ai pas la patience d'en dire davantage. Dans l'espoir de vous rencontrer à Washington (ce à quoi je ne m'attends pas), Je suis, Monsieur, tout à vous.
> J. Marshall McCue

### Conclusion

On ignore ce qu'advint de A. Nicholas après sa lettre de 1861, mais J. M. McCue figure sur les registres comme propriétaire foncier à Staunton, en Virginie, dans les années 1870. La lettre de Nicholas laisse supposer une correspondance de longue date, mais on ne dispose d'aucune information concernant l'amitié qui liait les deux hommes avant leur brouille très médiatisée d'avril 1861.

La lettre de Nicholas laisse clairement entendre qu'il s'attend à ce que McCue partage ses sentiments concernant la chute de Fort Sumter, ses craintes face à la sécession de la Virginie et la guerre. La réponse dédaigneuse de McCue illustre bien le malaise et les tensions quotidiennes que vivaient les Américains avant, pendant et même après la Guerre de Sécession, car on ne pouvait même plus se fier à ses anciennes certitudes quant aux sentiments d'un ami ou à la réponse qu'il pourrait apporter à une lettre.

[ ![Map of the American Civil War, 1861-1865](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21119.png?v=1790662095-1759291607-ik17hd66) Carte de la guerre de Sécession, 1861-1865 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/image/21119/map-of-the-american-civil-war-1861-1865/ "Map of the American Civil War, 1861-1865")Leur échange est souvent repris dans des recueils consacrés à la guerre de Sécession, comme c'est le cas dans l'ouvrage de Streissguth, pour montrer à quel point la guerre, ainsi que la situation politique et sociale qui la précéda, divisèrent la population des États-Unis, non seulement entre les partis politiques du Nord et du Sud, ni seulement entre les différentes factions de chacun d'eux, mais aussi au sein des familles, entre voisins et entre ceux qui étaient autrefois amis.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Chadwick, B. *The Cannons Roar: Fort Sumter and the Start of the Civil War, An Oral History.* Pegasus Books, 2023.](https://www.worldhistory.org/books/1639363394/)
- [McPherson, J. M. *Battle Cry of Freedom.* Oxford University Press, 2003.](https://www.worldhistory.org/books/019516895X/)
- [Streissguth, T. *The Civil War: The North.* Greenhaven Press, 2001.](https://www.worldhistory.org/books/0064405885/)
- [Taylor, A. *American Civil Wars: A Continental History, 1850-1873.* W. W. Norton & Company, 2025.](https://www.worldhistory.org/books/132411049X/)
- [Valley of the Shadow/Staunton Spectator: April 30, 1861 Newspapers](https://valley.newamericanhistory.org/newspapers/staunton-spectator/1861/04/30 "Valley of the Shadow/Staunton Spectator: April 30, 1861 Newspapers"), accessed 25 Aug 2026.
- [Wheeler, R. & Catton, B. *Voices of the Civil War.* Meridian Press, 2001.](https://www.worldhistory.org/books/0064405885/)

## Auteur

Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l'histoire, la philosophie, la littérature et l'écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.
- [Linkedin Profile](https://www.linkedin.com/pub/joshua-j-mark/38/614/339)

## Questions & Réponses

### Quelles furent les causes des divisions régionales lors de la guerre de Sécession?
Les causes des divisions régionales lors de la Guerre de Sécession étaient l'esclavage, les droits des États, la sécession et les politiques relatives à l'esclavage. Une fois la guerre déclenchée, celle-ci devint la principale cause de division. 

### Qui étaient A. Nicholas et J. M. McCue?
A. Nicholas et J. M. McCue étaient deux anciens amis dont les lettres furent publiées dans le journal *Staunton Spectator* en avril 1861. Nicholas vivait à New York et exprimait des sentiments typiquement nordistes; McCue vivait en Virginie et défendait le point de vue sudiste sur la chute de Fort Sumter et la Guerre de Sécession. Leur correspondance est souvent reprise dans des recueils afin d’illustrer à quel point cette guerre divisa la nation. 

### Quels sont les exemples de divisions régionales lors de la Guerre de Sécession?
Parmi les exemples illustrant les divisions régionales liées à la Guerre de Sécession, on peut citer des amis devenus ennemis, des membres d’une même famille qui ne se parlaient plus, des membres d’une même famille combattant dans des camps opposés, ou encore des personnes attaquant ou incendiant les maisons et les granges de voisins qui avaient des opinions divergentes sur l’esclavage, les droits des États et la guerre. 

### Qu'est-ce qui mit fin aux divisions régionales de la Guerre de Sécession?
Rien. Les divisions régionales issues de la Guerre de Sécession perdurèrent au-delà du conflit. Les Nordistes se méfiaient des Sudistes et les détestaient, et il en allait de même pour les Sudistes. Ces divisions n’ont en fait jamais vraiment été surmontées et refont surface encore aujourd’hui. 


## Liens externes

- [Kentucky Historical Society/Civil War Sniper Jack Hinson](https://history.ky.gov/markers/civil-war-sniper)
- [Project Muse/The Sectionalization of American Politics by Stephen E. Maizlish](https://muse.jhu.edu/article/28955/summary)
- [The West Virginia Encyclopedia Online/Laura Jackson Arnold, sister of Stonewall Jackson](https://www.wvencyclopedia.org/entries/2410)
- [The Valley of the Shadow/Staunton Spectator: April 30, 1861 Newspapers](https://valley.newamericanhistory.org/newspapers/staunton-spectator/1861/04/30)

## Citer cette ressource

### APA
Mark, J. J. (2026, October 05). Divisions régionales de la Guerre de Sécession: Correspondance entre A. Nicholas et J.M. McCue. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2981/divisions-regionales-de-la-guerre-de-secession/>
### Chicago
Mark, Joshua J.. "Divisions régionales de la Guerre de Sécession: Correspondance entre A. Nicholas et J.M. McCue." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, October 05, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2981/divisions-regionales-de-la-guerre-de-secession/>.
### MLA
Mark, Joshua J.. "Divisions régionales de la Guerre de Sécession: Correspondance entre A. Nicholas et J.M. McCue." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 05 Oct 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2981/divisions-regionales-de-la-guerre-de-secession/>.

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Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 05 October 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

