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title: Déclaration de sécession de la Caroline du Sud: Pourquoi la Caroline du Sud a quitté l'Union
author: Harrison W. Mark
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2979/declaration-de-secession-de-la-caroline-du-sud/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-10-02
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# Déclaration de sécession de la Caroline du Sud: Pourquoi la Caroline du Sud a quitté l'Union

_Rédigé par [Harrison W. Mark](https://www.worldhistory.org/user/harrisonwmark/)_
traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

Le 20 décembre 1860,[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) 169 délégués se sont réunis à l'Institute Hall de Charleston, en Caroline du Sud, pour examiner la motion visant à faire sécession des États-Unis d'Amérique. Ils votèrent à l'unanimité en faveur de cette décision; en votant la rupture des liens avec l'Union, la Caroline du Sud allait déclencher la crise de sécession de 1860-1861, qui conduirait à la formation des États confédérés d'Amérique et, à terme, à la [guerre de Sécession](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21889/guerre-de-secession/) (1861-1865).

[ ![The Charleston Mercury on South Carolina's Secession](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/22066.jpg?v=1787842977-1787843090) Le Charleston Mercury sur la sécession de la Caroline du Sud Charleston Mercury (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/22066/the-charleston-mercury-on-south-carolinas-secessio/ "The Charleston Mercury on South Carolina's Secession")Le jour même où ils votèrent en faveur de la sécession, les délégués de la Caroline du Sud rédigèrent une déclaration dans laquelle ils exposaient les raisons de leur séparation. Connu sous le nom de "Déclaration de sécession de la Caroline du Sud", ce document affirme avant tout que les États ont le droit de faire sécession si le gouvernement fédéral viole la Constitution des États-Unis. Il soutient que, lors de la signature de la Déclaration d'indépendance en 1776, chaque État est devenu une entité politique libre et souveraine. Ils ne se sont unis qu'au lendemain de la [Révolution américaine](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19591/revolution-americaine/) dans un souci de protection mutuelle; la pérennité de l'Union dépendait donc du respect, tant par les États que par le gouvernement fédéral, de leurs obligations réciproques, telles qu'énoncées dans la Constitution.

Mais, comme le fait valoir la Caroline du Sud, non seulement le gouvernement fédéral a manqué à ses obligations constitutionnelles envers les États, mais il n'a cessé d'affirmer activement son pouvoir sur eux. En tant qu'État "souverain" au sein de l'Union, la Caroline du Sud revendique le droit de choisir ses propres institutions; or, en s'attaquant à l'institution de l'esclavage, le gouvernement fédéral lui refuse ce droit, restreignant ainsi sa souveraineté. De plus, la Caroline du Sud exprime son inquiétude face à la récente victoire d'[Abraham Lincoln](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21379/abraham-lincoln/) et du Parti républicain abolitionniste lors de l'élection présidentielle américaine de 1860. Elle considère l'élection de Lincoln comme le signe que les États du Nord continueront à utiliser le gouvernement fédéral comme un outil pour s'attaquer à l'esclavage et, par extension, à la souveraineté des États du Sud. La Caroline du Sud affirme qu'en agissant ainsi, le gouvernement fédéral a manqué à son devoir de protection des droits des États et que l'Union n'a pas rempli sa mission.

En votant en faveur de la sécession, la Caroline du Sud est devenue le premier des onze États à quitter l'Union. Trois autres États — le Mississippi, la Géorgie et le Texas — ont publié leurs propres "déclarations de sécession", invoquant eux aussi la nécessité de protéger l'esclavage et la souveraineté des États. Bien que la Caroline du Sud ait affirmé que la sécession était légale au regard de la Constitution, une grande partie du Nord n'était pas de cet avis, et sa décision de se séparer de l'Union fut dénoncée comme illégale tant par le président en exercice, James Buchanan, que par le président élu Lincoln.

### Texte

(Texte tiré du projet Avalon de la faculté de droit de Yale)

> Déclaration des causes immédiates qui motivent et justifient la sécession de la Caroline du Sud de l'Union fédérale 
> Le peuple de l'État de Caroline du Sud, réuni en Convention, le 26 avril de l'an 1852, a déclaré que les violations fréquentes de la Constitution des États-Unis par le gouvernement fédéral, ainsi que ses empiétements sur les droits réservés aux États, justifiaient pleinement que cet État se retire alors de l'Union fédérale; mais, par respect pour les opinions et les souhaits des autres États esclavagistes, il s'est abstenu à cette époque d'exercer ce droit. Depuis lors, ces empiètements n'ont cessé de s'aggraver, et toute nouvelle patience cesse d'être une vertu.
> Et maintenant que l'État de Caroline du Sud a repris la place qui lui revient, distincte et égale, parmi les nations, il lui semble de son devoir, envers lui-même, envers le reste des États-Unis d'Amérique et envers les nations du monde, d'exposer les causes immédiates qui ont conduit à cet acte.
> En l'an 1765, la partie de l'[Empire](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-99/empire/) britannique comprenant la Grande-Bretagne entreprit d'édicter des lois pour gouverner la partie composée des [treize colonies](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22360/treize-colonies/) américaines. Il s'ensuivit une lutte pour le droit à l'autonomie, qui aboutit, le 4 juillet 1776, à une Déclaration des colonies selon laquelle "elles sont, et doivent de droit être, des ÉTATS LIBRES ET INDÉPENDANTS; et qu'en tant qu'États libres et indépendants, elles ont le plein pouvoir de faire la [guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/), de conclure la paix, de conclure des alliances, d'établir des relations commerciales et d'accomplir tous les autres actes et toutes les actions que des États indépendants sont en droit d'accomplir."
> Elles déclarèrent en outre solennellement que, dès lors qu'une "forme de gouvernement devient destructive aux fins pour lesquelles elle a été établie, le peuple a le droit de la modifier ou de l'abolir, et d'instituer un nouveau gouvernement". Jugeant que le gouvernement de la Grande-Bretagne était devenu destructeur de ces fins, ils déclarèrent que les colonies "sont dégagées de toute allégeance envers la Couronne britannique, et que tout lien politique entre elles et l'État de Grande-Bretagne est, et doit être, totalement dissous".
> Conformément à cette Déclaration d'indépendance, chacun des treize États s'est mis à exercer sa souveraineté distincte; s'est doté d'une Constitution et a nommé des responsables pour l'administration du gouvernement dans tous ses pouvoirs: législatif, exécutif et judiciaire. À des fins de défense, ils ont uni leurs forces armées et leurs conseils; et, en 1778, ils conclurent une alliance connue sous le nom d'[Articles de la Confédération](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22716/articles-de-la-confederation/), par laquelle ils convinrent de confier l'administration de leurs relations extérieures à un agent commun, appelé le Congrès des États-Unis, déclarant expressément, dans le premier article, "que chaque État conserve sa souveraineté, sa liberté et son indépendance, ainsi que tous les pouvoirs, juridictions et droits qui ne sont pas expressément délégués, par la présente Confédération, aux États-Unis réunis en Congrès".
> C'est sous cette Confédération que la guerre d'Indépendance fut menée, et le 3 septembre 1783, le conflit prit fin et un traité définitif fut signé par la Grande-Bretagne, dans lequel elle reconnaissait l'indépendance des colonies en ces termes: "ARTICLE 1 – Sa Majesté britannique reconnaît lesdits États-Unis, à savoir: le New Hampshire, la baie du Massachusetts, le Rhode Island et les plantations de Providence, le Connecticut, New York, le New Jersey, la Pennsylvanie, le Delaware, le Maryland, la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Géorgie, comme des ÉTATS LIBRES, SOUVERAINS ET INDÉPENDANTS; qu'il les traite comme tels; et qu'en son nom, au nom de ses héritiers et successeurs, il renonce à toute prétention sur le gouvernement, la propriété et les droits territoriaux de ces États et de chacune de leurs parties."
> C'est ainsi que furent établis les deux grands principes revendiqués par les colonies, à savoir: le droit d'un État à s'autogouverner; et le droit d'un peuple à abolir un gouvernement lorsqu'il devient destructeur des fins pour lesquelles il a été institué. Et parallèlement à l'établissement de ces principes, chaque colonie devint et fut reconnue par la métropole comme un ÉTAT LIBRE, SOUVERAIN ET INDÉPENDANT.
> En 1787, des délégués furent désignés par les États pour réviser les Articles de la Confédération, et le 17 septembre 1787, ces délégués recommandèrent aux États d'adopter les Articles de l'Union, connus sous le nom de Constitution des États-Unis.
> Les parties auxquelles cette Constitution fut soumise étaient les différents États souverains; il leur appartenait d'accepter ou de refuser, et lorsque neuf d'entre eux donnaient leur accord, le pacte devait entrer en vigueur parmi ceux qui y adhéraient; le gouvernement fédéral, en tant qu'agent commun, se voyait alors investi de leur autorité.
> Si seulement neuf des treize États avaient donné leur accord, les quatre autres seraient restés tels qu'ils étaient alors: des États séparés et souverains, indépendants de toute disposition de la Constitution. En effet, deux de ces États n'ont adhéré à la Constitution que bien après son entrée en vigueur parmi les onze autres; et pendant cet intervalle, ils ont chacun exercé les fonctions d'une nation indépendante.
> Cette Constitution imposait certaines obligations aux différents États et limitait l'exercice de certains de leurs pouvoirs, ce qui impliquait nécessairement leur existence continue en tant qu'États souverains. Mais pour lever tout doute, un amendement fut ajouté, déclarant que les pouvoirs non délégués aux États-Unis par la Constitution, ni interdits par celle-ci aux États, sont réservés aux États, respectivement, ou au peuple. Le 23 mai 1788, la Caroline du Sud, par une convention de son peuple, adopta une ordonnance approuvant cette Constitution, puis modifia sa propre Constitution afin de se conformer aux obligations qu'elle avait contractées.
> C'est ainsi qu'a été établi, par un pacte entre les États, un gouvernement doté d'objectifs et de pouvoirs bien définis, limités aux termes expressément énoncés dans le texte de la Constitution. Cette limitation a laissé l'ensemble des pouvoirs restants soumis à la clause les réservant aux États ou au peuple, et a rendu superflue toute spécification des droits réservés.
> Nous estimons que le gouvernement ainsi établi est soumis aux deux grands principes énoncés dans la Déclaration d'indépendance; et nous estimons en outre que le mode de sa formation le soumet à un troisième principe fondamental, à savoir: le droit des pactes. Nous soutenons que, dans tout pacte entre deux ou plusieurs parties, l'obligation est réciproque; que le manquement de l'une des parties contractantes à une partie essentielle de l'accord libère entièrement l'autre partie de son obligation; et que, lorsqu'aucun arbitre n'est prévu, chaque partie est renvoyée à son propre jugement pour déterminer l'existence du manquement, avec toutes ses conséquences.
> En l'espèce, ce fait est établi avec certitude. Nous affirmons que quatorze des États ont délibérément refusé, depuis des années, de remplir leurs obligations constitutionnelles, et nous renvoyons à leurs propres lois pour en apporter la preuve.
> La Constitution des États-Unis, dans son quatrième article, dispose ce qui suit: "Nul individu tenu à un service ou à un travail dans un État, en vertu des lois de celui-ci, qui se serait enfui dans un autre État, ne sera, en vertu d'aucune loi ou réglementation de ce dernier, libéré dudit service ou travail, mais sera remis, à la demande de la partie à qui ce service ou ce travail est dû."
> Cette disposition était si essentielle au pacte que, sans elle, ce pacte n'aurait pas été conclu. La plupart des parties contractantes possédaient des esclaves, et elles avaient déjà manifesté l'importance qu'elles accordaient à une telle disposition en en faisant une condition de l'ordonnance régissant le territoire cédé par la Virginie, qui constitue aujourd'hui les États situés au nord de la rivière Ohio.
> Le même article de la Constitution prévoit également la remise, par les différents États, des fugitifs recherchés par la justice d'autres États.
> Le gouvernement fédéral, en tant qu'agent commun, a promulgué des lois pour mettre en œuvre ces dispositions des États. Pendant de nombreuses années, ces lois ont été appliquées. Mais une hostilité croissante de la part des États non esclavagistes à l'égard de l'institution de l'esclavage a conduit à un non-respect de leurs obligations, et les lois du gouvernement fédéral ont cessé de servir les objectifs de la Constitution. Les États du Maine, du New Hampshire, du Vermont, du Massachusetts, du Connecticut, du Rhode Island, de New York, de Pennsylvanie, de l'Illinois, de l'Indiana, du Michigan, du Wisconsin et de l'Iowa ont promulgué des lois qui soit annulent les lois du Congrès, soit rendent vaine toute tentative de les appliquer. Dans bon nombre de ces États, l'esclave fugitif est libéré du service ou du travail qui lui est réclamé, et dans aucun d'entre eux le gouvernement de l'État ne s'est conformé à la disposition prévue par la Constitution. L'État du New Jersey a, très tôt, adopté une loi conforme à son obligation constitutionnelle; mais le courant du sentiment antiesclavagiste l'a conduit plus récemment à promulguer des lois qui rendent inopérants les recours prévus par sa propre législation et par les lois du Congrès. Dans l'État de New York, même le droit de transit d'un esclave a été refusé par ses tribunaux; et les États de l'Ohio et de l'Iowa ont refusé de livrer à la justice des fugitifs accusés de meurtre et d'incitation à l'insurrection servile dans l'État de Virginie. Ainsi, le pacte constitué a été délibérément rompu et bafoué par les États non esclavagistes, et il s'ensuit que la Caroline du Sud est libérée de son obligation.
> Les fins pour lesquelles la Constitution a été élaborée sont, selon ses propres termes, "de former une union plus parfaite, d'établir la justice, d'assurer la tranquillité intérieure, de pourvoir à la défense commune, de promouvoir le bien-être général et de garantir les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité".
> Elle s'est efforcée d'atteindre ces fins par le biais d'un gouvernement fédéral, au sein duquel chaque État était reconnu comme égal et disposait d'un contrôle distinct sur ses propres institutions. Le droit de propriété sur les esclaves a été reconnu en accordant aux personnes libres des droits politiques distincts, en leur accordant le droit d'être représentées et en leur imposant des impôts directs à hauteur des trois cinquièmes de leurs esclaves; en autorisant l'importation d'esclaves pendant vingt ans; et en prévoyant la restitution des fugitifs de l'esclavage.
> Nous affirmons que ces objectifs pour lesquels ce gouvernement a été institué ont été contrecarrés, et que le gouvernement lui-même est devenu un obstacle à leur réalisation sous l'action des États non esclavagistes. Ces États se sont arrogé le droit de juger de la légitimité de nos institutions internes; ils ont nié les droits de propriété établis dans quinze des États et reconnus par la Constitution; ils ont dénoncé l'institution de l'esclavage comme un péché; ils ont permis la création ouverte, en leur sein, de sociétés dont l'objectif avoué est de troubler la paix et de s'emparer des biens des citoyens d'autres États. Ils ont encouragé et aidé des milliers de nos esclaves à quitter leurs foyers; et ceux qui restent ont été incités, par des émissaires, des livres et des images, à se révolter.
> Depuis vingt-cinq ans, cette agitation n'a cessé de s'intensifier, jusqu'à ce qu'elle n'obtienne aujourd'hui le soutien du gouvernement fédéral. En observant les "formes" \[souligné dans l'original\] de la Constitution, un parti régionaliste a trouvé, dans l'article établissant le pouvoir exécutif, les moyens de renverser la Constitution proprement dite. Une ligne géographique a été tracée à travers l'Union, et tous les États situés au nord de cette ligne se sont unis pour élire à la haute fonction de président des États-Unis un homme dont les opinions et les intentions sont hostiles à l'esclavage. On va lui confier l'administration du gouvernement fédéral, car il a déclaré que "le gouvernement ne peut perdurer indéfiniment à moitié esclave, à moitié libre", et que l'opinion publique doit avoir la certitude que l'esclavage est en voie d'extinction définitive.
> Cette coalition régionale visant à submerger la Constitution a été favorisée, dans certains États, par l'octroi de la citoyenneté à des personnes qui, en vertu de la loi suprême du pays, sont inéligibles à la citoyenneté; et leurs votes ont servi à instaurer une nouvelle politique, hostile au Sud et destructrice de ses convictions et de sa sécurité.
> Le 4 [mars](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10341/mars/) prochain, ce parti prendra possession du gouvernement. Il a annoncé que le Sud serait exclu du territoire commun, que les tribunaux seraient organisés selon des critères régionaux, et qu'une guerre devait être menée contre l'esclavage jusqu'à ce qu'il cesse de toute l'étendue des États-Unis.
> Les garanties de la Constitution n'existeront alors plus; l'égalité des droits des États sera perdue. Les États esclavagistes n'auront plus le pouvoir de s'autogouverner ni de se protéger eux-mêmes, et le gouvernement fédéral sera devenu leur ennemi.
> Les intérêts et l'animosité régionaux ne feront qu'aggraver l'irritation, et tout espoir de remède est réduit à néant par le fait que l'opinion publique du Nord a conféré à une grave erreur politique la sanction d'une croyance religieuse encore plus erronée.
> Nous, donc, le peuple de Caroline du Sud, par l'intermédiaire de nos délégués réunis en Convention, en faisant appel au Juge suprême du monde pour attester la rectitude de nos intentions, avons solennellement déclaré que l'Union qui existait jusqu'à présent entre cet État et les autres États d'Amérique du Nord est dissoute, et que l'État de Caroline du Sud a repris sa place parmi les nations du monde, en tant qu'État distinct et indépendant; doté du plein pouvoir de faire la guerre, de conclure la paix, de conclure des alliances, d'établir des relations commerciales et d'accomplir tous les autres actes et toutes les autres actions que les États indépendants sont en droit d'accomplir.
> Adoptée le 20 décembre 1860

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Avalon Project - Confederate States of America - Declaration of the Immediate Causes Which Induce and Justify the Secession of South Carolina from the Federal Union](https://avalon.law.yale.edu/19th_century/csa_scarsec.asp "Avalon Project - Confederate States of America -   Declaration of the Immediate Causes Which Induce and Justify the Secession of South Carolina from the Federal Union"), accessed 23 Aug 2026.
- [McPherson, James M. *Battle Cry of Freedom.* Oxford University Press, 2003.](https://www.worldhistory.org/books/019516895X/)
- [Meacham, Jon. *And There Was Light.* Random House, 2022.](https://www.worldhistory.org/books/0553393960/)
- [The Declaration of Causes of Seceding States | American Battlefield Trust](https://www.battlefields.org/learn/primary-sources/declaration-causes-seceding-states "The Declaration of Causes of Seceding States | American Battlefield Trust"), accessed 23 Aug 2026.

## Auteur

Harrison Mark est chercheur en histoire et rédacteur pour World History Encyclopedia. Il est titulaire de diplômes en histoire et en sciences politiques de l'université SUNY Oswego.
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## Liens externes

- [South Carolina Declaration of Secession (1860)](https://constitutioncenter.org/the-constitution/historic-document-library/detail/south-carolina-declaration-of-secession-1860)
- [Declaration of the causes which justify the secession of South Carlina from the Federal Union : South Carolina. Convention (1860-1862) : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive](https://archive.org/details/declarationofcau00sout)
- [Declaration of the Immediate Causes Which Induce and ...](https://avalon.law.yale.edu/19th_century/csa_scarsec.asp)

## Citer cette ressource

### APA
Mark, H. W. (2026, October 02). Déclaration de sécession de la Caroline du Sud: Pourquoi la Caroline du Sud a quitté l'Union. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2979/declaration-de-secession-de-la-caroline-du-sud/>
### Chicago
Mark, Harrison W.. "Déclaration de sécession de la Caroline du Sud: Pourquoi la Caroline du Sud a quitté l'Union." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, October 02, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2979/declaration-de-secession-de-la-caroline-du-sud/>.
### MLA
Mark, Harrison W.. "Déclaration de sécession de la Caroline du Sud: Pourquoi la Caroline du Sud a quitté l'Union." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 02 Oct 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2979/declaration-de-secession-de-la-caroline-du-sud/>.

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Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 02 October 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

