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title: Bungalow colonial: Combattre le climat et créer une division
author: Mark Cartwright
translator: Juliette Chofflet
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2919/bungalow-colonial/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-05-05
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# Bungalow colonial: Combattre le climat et créer une division

_Rédigé par [Mark Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/markzcartwright/)_
_Traduit par [Juliette Chofflet](https://www.worldhistory.org/user/chofflet)_

Avec ses murs épais,[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) ses plafonds hauts, ses larges pièces et ses immenses vérandas, le bungalow colonial était construit pour pour résister aux rigueurs des climats chauds. Conçu pour garder l'air froid à l'intérieur et l'air chaud à l'extérieur, en plus de fournir de l'ombre aérée, le bungalow fut couronné d'un succès tel qu'il devint la résidence colonial par excellence dans le monde entier: des Indes britanniques à la Polynésie française. L'accès des populations locales aux bungalows, et a fortiori à leur intérieur, était généralement restreint; ce fait, associé à leur conception, qui se distinguait de l'architecture locale, en a fait un symbole à la fois du pouvoir impérial et de la discrimination raciale. Souvent présent dans la [littérature](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-562/litterature/) et le cinéma sur le thème colonial, le bungalow, dans sa conception essentielle, reste un type d'habitation très répandu à l'époque postcoloniale à travers le monde.

[ ![Karen Blixen's Bungalow, Kenya](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21765.jpg?v=1777273079-1777273396) Bungalow de Karen Blixen, Kenya Grenadille (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21765/karen-blixens-bungalow-kenya/ "Karen Blixen's Bungalow, Kenya")### Origines

Selon *The Oxford Library Of Words and Phrases*, le mot bungalow tient son origine du mot gujarati *bangalo* et du mot hindi *banglā,* signifiant "originaire du Bengale", ce qui indique que les premiers édifices de ce type seraient apparus dans le nord-est de l'Inde.

Les bungalows coloniaux, conçus pour faire face aux défis d'un climat tropical ou subtropical, ont d'abord été construits dans des comptoirs commerciaux isolés, avant de faire leur apparition dans des agglomérations plus importantes. Ils offraient aux colons, dans un endroit où la population locale vivait généralement dans des logements plus modestes, un moyen de reproduire en quelque sorte le mode de vie auquel ils étaient habitués chez eux. Les différences architecturales que présentait le bungalow rappelaient également aux populations locales qui détenait la richesse et le pouvoir dans la colonie. Tous les colons n'étaient pas riches, même comparés aux populations locales, en particulier les soldats et les petits fonctionnaires. Il était courant que deux ou trois hommes célibataires partagent un bungalow jusqu'à ce qu'ils ne puissent s'offrir leur propre logement. Ces bungalows partagés étaient souvent appelés "*chummeries*" (litt. colocation entre potes).

### Caractéristiques de la conception

Le bungalow était souvent construit légèrement au dessus du sol. Le toit présentait généralement une forte pente afin d'offrir une plus grande hauteur sous plafond aux pièces intérieures et de faciliter l'écoulement des eaux de pluie. Les matériaux utilisés pour les murs et la toiture dépendaient de leur disponibilité; on trouvait ainsi, selon les endroits, du rotin, du bois, des feuilles tressées, de la terre, de la brique, du plâtre et de la tôle ondulée. Les meilleurs bungalows étaient dotés de murs épais qui assuraient une bonne isolation des pièces intérieures contre la chaleur extérieure, ce qui permettait de maintenir une température plus fraîche et plus constante à l'intérieur de la maison. Les murs blanchis à la chaux contribuaient à réfléchir la chaleur. Les grandes pièces ouvertes, en particulier les salons et les salles à manger, associées à de hauts plafonds, permettaient une bonne circulation de l'air. Il s'agissait d'un élément important non seulement pendant les saisons chaudes, mais aussi pour éviter l'accumulation d'un taux d'humidité élevé pendant les saisons humides, si caractéristiques des climats tropicaux.

[ ![Maryland, Dutch East Indies](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/19762.jpeg?v=1740216367-1733751821) Maryland, Indes orientales néerlandaises Swiss National Museum (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/19762/maryland-dutch-east-indies/ "Maryland, Dutch East Indies")Afin d’éviter de rester enfermé à l’intérieur en permanence, le bungalow colonial était doté d’une véranda large et profonde. Dans les premiers bungalows ou ceux situés à l’écart, la véranda faisait souvent le tour des quatre côtés du bâtiment, mais lorsque des lotissements de bungalows ont été créés dans les villes coloniales, pour gagner de la place, la véranda se limitait souvent à un seul côté. Cette structure, composée d'un toit en surplomb soutenu par des colonnes régulières, permettait d'éviter que le soleil ne frappe directement les murs du bâtiment. En effet, le contraste entre l'extérieur ensoleillé et l'intérieur sombre d'un bungalow colonial était souvent saisissant. La véranda offrait également un espace ombragé dont on pouvait profiter lors des matins et des soirées plus frais. Une balustrade entourant la véranda empêchait les animaux sauvages curieux d'entrer, en particulier les chiens errants ou les prédateurs nocturnes comme les léopards. Les fenêtres et les portes-fenêtres équipées de volets à croisillons permettaient d'empêcher la lumière directe du soleil de pénétrer, même lorsque le soleil était bas dans le ciel ou si la véranda ne couvrait pas tous les côtés du bungalow. Les grandes fenêtres laissaient entrer davantage d'air et offraient, de préférence, une vue sur un paysage d'autant plus impressionnant qu'il était totalement inconnu des colons.

Les bungalows étaient généralement implantés dans une clairière et, lorsque le climat s'y prêtait, souvent entourés d'une pelouse. Il arrivait aussi qu'ils soient construits au sommet d'une butte ou d'une petite colline, car cet emplacement permettait de mieux capter les brises et de réduire la présence d'indésirables tels que les moustiques. Des courants d'air artificiels pouvaient être créés à l'intérieur du bungalow à l'aide de ventilateurs de plafond ou de punkahs, des ventilateurs constitués d'un grand morceau de tissu suspendu au plafond et mis en mouvement en tirant sur une corde. Certains bungalows disposaient d'une climatisation rudimentaire où une série de ventilateurs placés dans une structure en forme de boîte soufflaient de l'air à travers un espace humidifié par des bandes de tissu mouillées suspendues.

[ ![Destruction of a Bungalow at Meerut](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21761.png?v=1777008575-1777008654) Destruction d'un bungalow à Meerut Unknown Artist (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21761/destruction-of-a-bungalow-at-meerut/ "Destruction of a Bungalow at Meerut")Autour de 1895, Violet Jacobs qui vivait à Mhow dans le centre de l'Inde, nous décrit avec précision ces bungalows coloniaux:

> Imaginez-vous sous le porche, en train de monter quelques marches. Vous traversez la véranda et passez par une immense porte d'entrée dotée d'une imposte et qui donne sur le salon. Toutes les portes et fenêtres donnant sur l'extérieur sont équipées de volets grillagés, comme ceux des armoires à viande, pour empêcher les insectes d'entrer. C'est un véritable luxe ici. Le salon est à peu près aussi haut que Dun Kirk \[l'église de notre village, à Dun, dans l'Angus\] et une sorte d'arc de chœur s'étend latéralement au milieu; il y a six portes de chaque côté qui s'ouvrent sur d'autres pièces, ce qui donne un effet plutôt joli, car elles sont toutes surmontées d'impostes. Il y a sept fenêtres et dix-neuf sources d'aération, donc l'air ne devrait pas manquer. Nous avons des sols en pierre au lieu des sols en terre battue que l'on trouve dans la plupart des bungalows, et toute la chaux est teintée de vert pâle. Il y a un tapis cramoisi \[revêtement de sol\], les chaises en osier sont toutes peintes en blanc et l'effet d'ensemble n'est pas mal du tout." (Holmes, 141-2)

Le design des bungalows coloniaux était tellement apprécié qu'il fut possible de commander des versions préfabriquées, qui étaient ensuite expédiées depuis Glasgow en Ecosse et livrées en Australie. Sur place on assemblait ensuite les différentes pièces. Une autre réussite a été l'adoption du concept fondamental de la structure du bungalow à des fins autres que la construction de résidences privées. Toutes sortes de bâtiments collectifs, tels que des écoles, des clubs, des entrepôts commerciaux et des hôpitaux, ont repris ce modèle architectural.

[ ![Colonial Bungalow, Nigeria](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21767.jpg?v=1777274838-1777274918) Bungalow colonial, Nigéria The British Museum (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21767/colonial-bungalow-nigeria/ "Colonial Bungalow, Nigeria")### Un objectif politique

En se distinguant de l'architecture indigène, le bungalow servait un but impérial qui dépassait la sphère de l'architecture. P.J. Marshall l'expliquait ainsi:

> L'attrait du bungalow tenait en grande partie à la manière dont il servait un objectif politique : celui de la distanciation sociale. Son emplacement, au sein d'un vaste domaine doté d'une allée sinueuse et dont l'accès était contrôlé par des murs, des portails et des gardiens, affirmait la supériorité du Raj britannique et contribuait à apaiser les craintes omniprésentes des Britanniques face aux maladies locales. (236)

Cette séparation entre colons et population locale, même dans les communautés moins isolées, s'étendait jusqu'au commerce. Les commerçants étaient soumis à une sélection rigoureuse et, s'ils obtenaient l'autorisation d'entrer dans l'enceinte d'un bungalow, ils n'étaient généralement pas autorisés à aller plus loin que la véranda. Comme le note Marshall: "Seuls les égaux en termes de statut social étaient autorisés à pénétrer à l'intérieur" (ibid.). Les bungalows constituaient donc un monde intérieur secret et un exemple concret de discrimination raciale, qui n'échappait certainement pas à la population locale. Au fil du temps, cette ségrégation a évolué à mesure que les colons blancs partaient, par exemple lorsqu’un régiment était muté, et les bungalows devenaient accessibles aux habitants locaux plus aisés, tels que les marchands et les commerçants, membres de la classe moyenne en pleine expansion.

L'espace privé impérial du bungalow était très souvent dominé non pas par les hommes, mais par les femmes. Dans les avant-postes coloniaux, les femmes jouaient un rôle un peu plus libre dans la société, même si cela s'accompagnait de l'attente qu'elles fassent preuve d'ingéniosité pour organiser les tâches quotidiennes du foyer, élever les enfants et diriger et discipliner les domestiques. On attendait également des femmes qu'elles animent la vie sociale de la communauté coloniale. Le bungalow devint alors un lieu où l'on organisait des dîners et des goûters, plus informels que les événements organisés dans les clubs.

[ ![Ian Fleming's Bungalow Goldeneye, Jamaica](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21768.jpg?v=1777275433-1777275513) Bungalow Goldeneye de Ian Fleming, Jamaïque Banjoman1 (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21768/ian-flemings-bungalow-goldeneye-jamaica/ "Ian Fleming's Bungalow Goldeneye, Jamaica")### Dans la littérature coloniale

Les bungalows apparaissent fréquemment dans la littérature consacrée à la période coloniale. Isolés, singuliers et souvent délabrés par les ravages du climat, les bungalows coloniaux reflètent souvent l’isolement physique et les failles morales des personnages principaux des récits. De nombreux ouvrages de Joseph Conrad (1857-1924) se déroulent dans des contrées lointaines où des colons peu recommandables et sans le sou peuplent des paysages exotiques. Dans son recueil de nouvelles de 1898, au titre évocateur *Tales of Unrest (Inquiétudes)*, le récit intitulé *An Outpost of Progress (Un avant-poste du progrès)* décrit un poste de commerce d'ivoire isolé dans ce qui deviendra plus tard le [Congo belge](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22881/congo-belge/), où les deux protagonistes se disputent, l'un tirant sur l'autre et le survivant se pendant. Le lecteur est averti dès le début de la déchéance morale de ces personnages par la description que fait Conrad de leur bungalow:

> ...On ne voyait sur le terrain défriché du poste qu'un seul bâtiment important. Il était fait de bambous assemblés avec soin: une véranda en faisait le tour. Ce bâtiment comportait trois pièces. Celle du milieu était la pièce commune; il s'y trouvait deux tables grossières et quelques sièges. Les deux autres pièces étaient les chambres des blancs. Chacune d'elles n'avait pour tout ameublement qu'un lit de camp et une moustiquaire. Le plancher était jonché de tout ce que les blancs possédaient, malles ouvertes et à moitié vides, effets déchirés, vieilles chaussures, toutes les choses sales et toutes les choses brisées qui s'accumulent comme par en-chantement autour den gens négligents. (83)

George Orwell qui est né en Inde britannique, passa plusieurs années au sein de la police coloniale en Myanmar. Dans son roman *Burmese Days (Une histoire birmane)* (1934), Orwell décrit ainsi le bungalow d'un des personnages:

> La maison du docteur était un bungalow tout en longueur, en bois huilé, bâti sur pilotis et doté d’un grand jardin mal entretenu contigu à celui du Club(...) La véranda était vaste et sombre ; de l’avancée du toit pendaient des corbeilles de fougères qui la faisaient ressembler à une caverne derrière une cascade de rayons de soleil. Elle était meublée de chaises longues à fond canné confectionnées à la prison. À l’une des extrémités de la véranda, il y avait des rayonnages contenant un petit choix d’ouvrages assez rébarbatifs.

Orwell décrit l'intérieur d'un autre bungalow, celui du personnage principal, Flory:

> La chambre à coucher était une grande pièce carrée aux murs blancs, aux portes ouvertes, avec, en guise de plafond, des poutres entre lesquelles nichaient des moineaux. Son mobilier se composait en tout et pour tout d’un grand lit à colonnes surmonté d’une moustiquaire relevée, d’une table, d’une chaise en rotin et d’un petit miroir, ainsi que de quelques rayonnages contenant plusieurs centaines de livres moisis par l’humidité et rongés de vers (...) Au-delà de l’avant-toit de la véranda, la lumière tombait, semblable à un blanc rideau d’huile étincelante. (49)

[ ![Flower Garden and Bungalow, Bermuda by Winslow Homer](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21769.png?v=1777275898-1777276000) Jardin fleuri et bungalow, aux Bermudes, par Winslow Homer Metropolitan Museum of Art (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21769/flower-garden-and-bungalow-bermuda-by-winslow-home/ "Flower Garden and Bungalow, Bermuda by Winslow Homer")Le fait que l'emplacement d'un bungalow colonial devait, dans la mesure du possible, permettre de tirer le meilleur parti de l'environnement local est bien décrit par Karen Blixen (1885-1962), qui possédait une plantation de café au Kenya et qui a relaté son expérience dans son célèbre ouvrage *La ferme africaine* publié en 1937:

> Ma salle à manger avait trois grandes fenêtres donnant sur la terrasse, les pelouses et la forêt tout au fond. Le terrain s'abaissait en pente douce jusqu'au petit fleuve qui séparait ma propriété des Masaïs. On ne pouvait pas distinguer le fleuve de la maison, mais on en reconnaissait le cours sinueux à la large ligne d'acacias dont le vert sombre se détachait sur le vert pâle des autres arbres... Les vents soufflaient en général de l'Est: la salle à manger se trouvait à l'abri et les fenêtres en étaient toujours ouvertes. Cette façade était celle que préféraient les indigènes. (43)

Naturellement, à mesure que les villages et les villes coloniaux s'agrandissaient, des lotissements de bungalows ont vu le jour, chacun relié à une route principale. Paul Scott (1920-1978), dans son roman de 1968 intitulé *Le Jour du scorpion* (qui fait partie du célèbre « Le quatuor indien »), décrit la station de montagne de Pankot, où les résidents britanniques venaient se réfugier pour échapper à la chaleur estivale intense des plaines indiennes.

> La plupart d'entre eux \[les bungalows\] étaient dissimulés par des pins, signalés par des poteaux au bord de la route, à l'entrée des allées. Et pourtant, on n'avait pas l'impression d'être enfermé. À chaque virage, la route offrait de nouvelles perspectives… On pouvait même y cultiver des fleurs à l'anglaise (parfois de manière spectaculaire). (72)

Dans son roman *Chaleur et poussière*, récompensé par un prix en 1975, l’auteure Ruth Prawer Jhabvala raconte l’histoire d’une jeune Britannique (Olivia) qui épouse un fonctionnaire (Douglas) en Inde dans les années 1920. Leur histoire est racontée en parallèle à celle d’une femme contemporaine, dont le nom n’est pas mentionné, qui possède des lettres écrites par Olivia et qui retrace sa vie 50 ans plus tôt. Dans son livre, Prawer Jhabvala décrit comment les bâtiments coloniaux ont survécu mais ont été réutilisés pendant la période postcoloniale, et elle oppose ainsi la vie domestique socialement restreinte d’une femme britannique dans l’Inde coloniale aux interactions sociales mixtes et animées de l’après-indépendance.

> Le bungalow de Douglas et Olivia abrite désormais l’Office des eaux, le service municipal de la santé et un bureau de poste secondaire… \[Le bungalow a\] comme tout le reste été divisé et subdivisé en plusieurs parties pour remplir de multiples fonctions. Seule la maison du directeur médical a été conservée intacte et est censée servir de gîte pour les voyageurs… Hier, j’ai croisé un trio insolite devant le bungalow des voyageurs. Le gardien ayant refusé de leur ouvrir les portes, ils ont dû s’installer avec leurs affaires sur la véranda… En fait, c’était plus agréable sur la véranda. À l’intérieur du bungalow, il faisait sombre et ça sentait le renfermé ; l’endroit sentait la mort… C’était une maison lugubre et oppressante qui n’aurait jamais pu être autre chose. (8-24)

[ ![Brownlee Bungalow, Austin](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21766.jpg?v=1777274364-1777274439) Bungalow Brownlee, Austin Randy von Liski (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/image/21766/brownlee-bungalow-austin/ "Brownlee Bungalow, Austin")### Héritage des bungalows

De nos jours, bien sûr, on trouve des bungalows un peu partout, qu’il s’agisse d’une modeste maison de retraite ou d’un vaste complexe de plain-pied. L’arrivée du bungalow dans les pays colonisateurs s’est toutefois faite par étapes. Ce style étant par définition exotique, les premiers bungalows ont été construits dans des lieux associés aux loisirs, tels que les stations balnéaires et les lieux de villégiature. De là, le bungalow s’est répandu dans les villes comme alternative aux logements plus traditionnels. Les caractéristiques architecturales typiques telles que les grandes fenêtres, les multiples entrées, les vastes pièces ouvertes, les fenêtres à volets et les vérandas avec balustrades ne sont absolument pas nécessaires dans des régions plus fraîches comme la Grande-Bretagne, la France ou les Pays-Bas, mais cela n’a pas empêché le bungalow de devenir un élément incontournable des paysages urbains du monde entier, quel que soit le climat local.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Blixen, Karen. *Out of Africa.* Penguin Classic, 2016.](https://www.worldhistory.org/books/0241262119/)
- [Conrad, Joseph. *Heart of Darkness & Tales of Unrest.* Arcturus Pub, 2026.](https://www.worldhistory.org/books/1848376170/)
- [George Orwell. *The Greatest Works of George Orwell 9 Books Set.* Classic Editions Ltd, 2023.](https://www.worldhistory.org/books/1804456195/)
- [Holmes, Richard. *Sahib.* HarperCollins UK, 2006.](https://www.worldhistory.org/books/0007137532/)
- [Jhabvala, Ruth Prawer. *Heat and Dust.* Counterpoint, 1999.](https://www.worldhistory.org/books/1582430152/)
- [Marshall, P. J. *The Cambridge Illustrated History of the British Empire.* Cambridge University Press, 1996.](https://www.worldhistory.org/books/0521432111/)
- [Scott, Paul . *The Raj Quartet.* Everyman's Library, 2007.](https://www.worldhistory.org/books/0307263967/)
- [Simpson, John. *The Oxford Library of Words and Phrases Volume II The Concise Oxford Dictionary..* Guild, 1988.](https://www.worldhistory.org/books/B004H33P94/)

## Auteur

Mark est directeur de publication pour WHE et est titulaire d'une maîtrise en philosophie politique (Université de York). Il est chercheur, écrivain, historien et éditeur. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées communes à toutes les civilisations.

## Liens externes

- [National Museums of Kenya - Karen Blixen's Bungalow](https://web.archive.org/web/20071224150754/http://www.museums.or.ke/content/view/28/10/)

## Citer cette ressource

### APA
Cartwright, M. (2026, May 05). Bungalow colonial: Combattre le climat et créer une division. (J. Chofflet, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2919/bungalow-colonial/>
### Chicago
Cartwright, Mark. "Bungalow colonial: Combattre le climat et créer une division." Traduit par Juliette Chofflet. *World History Encyclopedia*, May 05, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2919/bungalow-colonial/>.
### MLA
Cartwright, Mark. "Bungalow colonial: Combattre le climat et créer une division." Traduit par Juliette Chofflet. *World History Encyclopedia*, 05 May 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2919/bungalow-colonial/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Juliette Chofflet](https://www.worldhistory.org/user/chofflet/ "User Page: Juliette Chofflet"), publié le 05 May 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

