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title: Trouvé dans l'herbe
author: Joshua J. Mark
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2537/trouve-dans-lherbe/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-05-12
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# Trouvé dans l'herbe

_Rédigé par [Joshua J. Mark](https://www.worldhistory.org/user/JPryst/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/)*Trouvé dans l'herbe (Found In the Grass*) est une légende des nations algonquiennes des [Indiens des Plaines](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22195/indiens-des-plaines/), et l'une des plus célèbres. Cette histoire existe sous de nombreuses versions, mais la plus connue provient des [Cheyennes](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22435/cheyennes/) et met en scène le jeune héros Mok-so-is et le filou Wihio, célèbre dans les contes de Wihio

[ ![North American Red Fox](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/19430.jpeg?v=1778484303-1778484303) Renard roux d'Amérique du Nord Lvaughn7 (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/19430/north-american-red-fox/ "North American Red Fox")Wihio apparaît dans plusieurs récits cheyennes en tant que méchant, héros, sage, fou, bouffon ou clown, et, dans *Trouvé dans l'herbe*, il apporte une touche comique en essayant sans cesse, et parfois en réussissant, de s’attribuer le mérite des exploits de Mok-so-is. Comme dans d’autres contes de Wihio, notamment *[Wihio et Coyote](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2454/wihio-et-coyote/)* et *Le sac merveilleux*, Wihio échoue dans ses objectifs.

Wihio est toutefois un personnage secondaire, car l'histoire est toujours centrée sur le jeune héros magique Mok-so-is ("ventre rond"), un surnom donné aux enfants cheyennes. Mok-so-is apparaît toujours dans les récits comme un très jeune enfant capable d’actes héroïques et doté de pouvoirs magiques de transformation, pouvant prendre à volonté l’apparence d’un garçon laid ou d’un beau jeune homme, et toujours capable de trouver de la nourriture – ou de la créer par magie – pour ceux qui en ont besoin. Comme dans le récit *[Les aigles rouges](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2535/les-aigles-rouges/)*, Mok-so-is ne se laisse pas décourager par les doutes des autres et, simplement en essayant ce qu’ils disent être impossible, il réussit.

L'histoire met en avant plusieurs symboles et thèmes communs aux légendes et traditions cheyennes, notamment le chiffre quatre – considéré comme sacré en raison de son association avec les quatre points cardinaux – un jeune garçon pauvre qui est généralement orphelin, un village ayant besoin d'aide (généralement pour trouver de la nourriture ou capturer un animal dangereux), et les valeurs culturelles de générosité, de courage et de pardon. Mok-so-is ne conteste jamais les mensonges de Wihio, mais lui pardonne, l'accueille chez lui et le traite comme un membre de sa famille, sachant que Wihio finira par se ruiner simplement à cause de ce qu'il est et de son obstination à s'accrocher à de fausses valeurs qui le poussent à se placer avant les autres, tandis que Mok-so-is fait systématiquement passer le bien de la communauté avant ses propres intérêts, restant humble même après avoir sauvé le peuple de la famine.

### Texte

Ce qui suit est tiré de *By Cheyenne Campfires (* 1926) de l'anthropologue et historien George Bird Grinnell (1849-1938), réédité par University of Nebraska Press en 1971.

> Un jour, Mok-so-is jouait avec plusieurs garçons lorsqu’il leur dit: "Écoutez, mes amis, je vais fabriquer un cerceau et nous ferons des courses pour le faire rouler." Il en fabriqua un et tous les autres dirent: "Le temps est parfaitement calme; il ne peut pas rouler", car, lorsque le vent souffle, le cerceau est emporté par le vent et parcourt souvent une longue distance. Les garçons se concertèrent et dirent: "Nous ne voyons pas comment il va le faire rouler."
> Mok-so-is tenait le cerceau dans sa main et dit: "Bon, lequel d’entre vous va le poursuivre en premier?" Comme il n’y avait pas de vent, plusieurs dirent: "C’est moi qui vais le faire." Après avoir fait quatre mouvements comme s’il allait le lancer, Mok-so-is le lâcha et dit à l’un d’eux: "Maintenant, suis-le." Au moment où il quitta sa main, un petit souffle de vent se leva. Le premier garçon le poursuivit sur une courte distance. Puis le cerceau se renversa et il le rapporta à Mok-so-is. La deuxième fois qu’il le lança, il fit les mêmes gestes, et le cerceau roula un peu plus loin; un deuxième garçon le rapporta. Mok-so-is le prit dans sa main une troisième fois, le lança, et un autre garçon le poursuivit; il alla encore plus loin avant de tomber. Le troisième garçon revint en disant: "Ce cerceau roule bien vite. Je suis à bout de souffle."
> Avant de le lancer une quatrième fois, Mok-so-is dit: "Cette fois, je vais courir après moi-même." Il dit aux garçons: "Je vais trouver un autre endroit où vivre. Ici, je suis pauvre et je n’ai pas de mère pour prendre soin de moi. Vous ne me reverrez pas avant longtemps." Pendant qu’il parlait, le vent souffla encore plus fort. Il lança le cerceau et courut après jusqu’à ce qu’il franchisse une grande ligne de partage des eaux. Ils le guettèrent tous, mais il ne revint pas; ils ne le revirent plus.
> Le cerceau le conduisit dans un grand village. Les huttes étaient disposées en cercle et le cerceau tomba près de l’une des plus petites du cercle. Comme Mok-so-is était fatigué, il s’allongea dans les hautes herbes. Un vieil homme et une vieille femme sortirent de cette petite hutte pour couper de l’herbe et se mirent à travailler près de Mok-so-is. Il appela la vieille femme en disant: "Grand-mère, ne me frappe pas." La vieille femme le prit par la main en disant: "Mais j’ai failli frapper mon petit-fils!" Il dit: "Quelles sont les nouvelles, grand-mère?" Et elle répondit: "Elles sont très mauvaises. Tout le monde meurt de faim car nous n’avons rien à manger dans le village." Mok-so-is dit: "Je vais vous accompagner jusqu’à votre hutte." La hutte de la vieille femme était petite et vieille – presque en ruine.
> Quand elle fit entrer Mok-so-is dans la hutte, elle dit: "Je ne sais pas ce que je peux te donner à manger. Je n’ai rien pour toi." Mok-so-is dit: "Mets une marmite sur le feu et fais-moi cuire des racines pilées – réduites en poudre." La vieille femme mit la marmite sur le feu et dit: "Je ne vois pas où je vais trouver de quoi te faire cette bouillie." Il répondit: "Vas-y, ça ira." Il prit une poignée de cendres, les mit dans la marmite et dit: "Maintenant, fais cuire." Quand elle commença à remuer, la vieille femme vit la bouillie commencer à épaissir. Le vieil homme était ravi de voir Mok-so-is faire une telle chose. Une fois la bouillie cuite, la vieille femme la répartit dans trois bols en bois, et ils mangèrent tous autant qu’ils pouvaient. Après avoir mangé, Mok-so-is dit: "Grand-mère, y a-t-il des nouvelles au village?"
> La vieille femme répondit: "Eh bien, je vais te le dire. Le chef de ce village a une belle fille cadette. Il tient absolument à avoir un vrai renard roux et il dit que quiconque en attrapera un pour lui aura sa fille en mariage." Mok-so-is dit: "Est-ce vrai, grand-mère? Je pense que c’est moi qui vais en attraper un. Je vais installer un ou deux pièges à chute." Sa grand-mère répondit: "Mon petit-fils, je ne pense pas que tu puisses l'attraper. Tout le monde a essayé", mais Mok-so-is dit: "Eh bien, je vais tenter ma chance."
> Les autres jeunes hommes avaient installé leurs pièges tout autour du campement. Mok-so-is sortit et installa son piège non loin de certains d’entre eux. L’un des jeunes hommes lui dit: "Que fais-tu? Tu ne pourras pas attraper le renard roux."
> Wihio vivait dans ce campement. Il dit à Mok-so-is: "De toute façon, tu es trop laid pour attraper le renard roux." Mok-so-is avait un beau morceau de viande grasse comme appât et, tôt le lendemain matin, lorsqu’il sortit pour inspecter ses pièges, il trouva le renard roux dans l’un d’eux et l’apporta au village; tout le monde accourut pour le voir. Wihio dit: "Oh, c'est moi qui l'ai attrapé, et Mok-so-is l'a pris dans l'un de mes pièges." Le chef s'écria: "Je crois que c'est Wihio qui a attrapé ce renard. Je ne voudrais pas de Mok-so-is comme gendre de toute façon. Il est trop laid." Il dit à ses soldats: "Allez prendre ce renard à Mok-so-is." Une partie d’entre eux alla prendre le renard. Mok-so-is arracha quelques poils de la peau de renard, les cacha et rendit le renard; ils le ramenèrent et le chef l’accrocha en guise de trophée au sommet de sa hutte. Dès qu’il fut accroché, il devint blanc et n’était plus un renard roux. Lorsque Mok-so-is regarda sous la robe où il avait caché les poils, il y avait une autre peau de renard roux.
> Mok-so-is dit au vieil homme avec qui il vivait: "Grand-père, fabrique-moi un arc et des flèches. Le camp n’a rien à manger, et je veux aller chercher quelque chose." Son grand-père répondit: "Que vas-tu en faire?" Mok-so-is dit: "Vas-y, fabrique-les. Je te montrerai." Le vieil homme les fabriqua et Mok-so-is lui demanda de peindre deux des flèches en noir. Une fois qu’ils eurent terminé, Mok-so-is dit: "Grand-mère, fabrique-moi une roue pour le jeu de la roue et du bâton." La vieille femme répondit: "Je n’ai pas de cuir brut pour la faire." Mok-so-is dit: "Fais le tour des huttes pour voir si tu en trouves." Elle sortit et trouva quelques morceaux; à son retour, elle dit à Mok-so-is: "Maintenant que j’en ai, vois ce que tu peux faire." Il répondit: "Vas-y, fabrique-la. Découpe le cuir en lanières et fabrique la roue." La vieille femme s’y mit et eut bientôt terminé. Alors Mok-so-is dit: "Donne cela au vieil homme." Mok-so-is tenait l’arc et les flèches à la main et bandait l’arc pour voir s’il était bon, bien fait et solide.
> Tous les trois étaient seuls dans la petite hutte, personne d’autre n’était au courant. Mok-so-is dit au vieil homme: "Toi et grand-mère, vous êtes vieux, et si je faisais un gros bison, vous ne pourriez pas le mâcher. Ce serait trop dur pour vous." Puis il dit au vieil homme de faire tourner la roue et lui dit: "Grand-père, fais le geste de lancer la roue quatre fois et, quand tu la lâcheras la quatrième fois, dis: "Petit-fils, voici une génisse de deux ans."" Quand il fit tourner la roue, le vieil homme dit: "Mon petit-fils, voici une génisse de deux ans." Alors que la roue passait, Mok-so-is lui tira dessus et elle se transforma en une génisse de deux ans qui s’effondra à l’intérieur de la hutte. Puis il dit: "Vas-y maintenant, découpe-la." Il sortit de la hutte et, près de la porte, il y avait un tas de cendres. Il donna un coup de pied dans les cendres pour les faire voler en l'air et, aussitôt, une grosse tempête de neige se leva. Il fit cela pour que personne ne sache qu’il y avait un bison dans la hutte. Ils découpèrent la viande et la petite hutte se remplit de morceaux de viande mis à sécher. Personne à l’extérieur n’en savait rien. Il neiga abondamment pendant quatre jours.
> D'une manière ou d'une autre, Mok-so-is dut user de son pouvoir, car la fille du chef vint rendre visite à la hutte. Lorsqu'elle entra, elle fut surprise de voir la petite hutte pleine de viande. Mok-so-is dit: "Grand-mère, donne-lui tout ce qu’elle veut manger." Il cracha vers le feu, et de sa bouche tomba un ar-ri-cas – une sorte de coquillage très prisé que l’on trouve près des grands lacs. Elle le ramassa et en fut très ravie. Elle dit: "Mok-so-is, crache encore." Il le fit et un autre coquillage tomba. Mok-so-is était si laid que personne ne pensait qu’il pouvait faire de telles choses. Il continua à cracher jusqu’à ce qu’elle en ait une poignée, et elle dit: "Je vais les porter aux oreilles.2 Elle les attacha et, lorsqu’elle regarda le garçon, il s’était transformé en un beau jeune homme. Elle baissa la tête et regarda vers le sol, et lorsqu’elle releva les yeux, il avait changé à nouveau et était très laid.
> Mok-so-is dit à sa grand-mère de donner à la jeune fille de la viande à emporter chez les siens – car il l’aimait bien. Il dit à sa grand-mère d’aller à la hutte où vivait la jeune fille, en emportant avec elle un petit morceau de graisse de bison. La vieille femme dit: "Oh, je suis si vieille, si laide et si pauvre, ils me chasseront de la hutte." Mais il répondit: "Vas-y." Il lui dit aussi: "Maintenant, quand tu sortiras de la hutte du chef, laisse tomber le morceau de graisse. Quand ils te verront le laisser tomber, ils te diront que tu as laissé tomber quelque chose. Alors tu devras leur dire que c’est la graisse que Mok-so-is utilise pour s’enduire le visage et les yeux."
> La vieille femme se rendit à la hutte du chef comme il le lui avait dit et, lorsqu’elle laissa tomber le morceau de graisse, tous s’écrièrent: "Donne-moi ça. Laisse-moi l’avoir."
> Quand la vieille femme revint à la hutte, Mok-so-is lui dit: "Maintenant, apporte-leur un peu de cette viande de bison ainsi que ce renard roux, et donne-les au chef." La vieille femme chargea alors la viande sur son dos et posa la peau de renard roux par-dessus, afin que tout le monde puisse la voir. Elle se rendit à la hutte, y entra avec la peau de renard roux posée sur la viande et dit: "Mon petit-fils vous a envoyé ceci. Il souhaite maintenant épouser votre fille." Lorsque la vieille femme revint, elle dit à Mok-so-is que tout s’était bien passé.
> Ils firent monter la hutte pour lui et, quand la nuit tomba, Mok-so-is dit: "Maintenant, je vais aller là-bas et en prendre possession." Il se rendit à la hutte et, quand il entra, la jeune fille était là, seule, assise sur le lit. Il était devenu un bel homme, et elle le reconnut, car elle l’avait déjà vu ainsi une fois auparavant.
> Mok-so-is dit: "Va dire à ton père de venir à cette hutte." Lorsque son beau-père arriva, il lui dit de sortir et de crier à travers le village que Mok-so-is partait chercher de la nourriture.
> À l'aube, Mok-so-is partit à la recherche de bisons et franchit une grande colline. La neige avait fondu, sauf à quelques endroits. Il se mit à rassembler un grand tas de crottes de bison et les empila en un seul endroit; puis il prit deux de ces crottes et les plaça à quelque distance sur un côté du tas.
> De retour à sa hutte, il dit à sa femme: "Va dire à ton père qu’il y a un grand troupeau de bisons de l’autre côté de cette colline." Son beau-père sortit et cria à travers le camp qu’il y avait un grand troupeau de bisons de l’autre côté de la colline. Wihio dit: "Mais j’ai gravi cette colline et j’ai vu les bisons. Ce garçon les a vus après moi."
> Tout le monde partit à la chasse aux bisons. Une fois que tous eurent quitté le campement, Mok-so-is partit avec sa femme. Il dit: "Ils vont tuer tous ces bisons, mais allons par là." Il dit à sa femme: "Nous irons par là" – c’est-à-dire à l’endroit où il avait déposé les deux copeaux. Ils trouvèrent deux grosses vaches bien grasses couchées là et il les tua, puis sa femme commença à les découper. Wihio n’obtint rien d'autre qu’un vieux taureau qu’il avait tué parce qu’il semblait si gros. Tous les autres eurent de la bonne viande. Mok-so-is et sa femme rentrèrent parmi les derniers au campement. Lui et sa femme avaient chacun une peau d’oiseau rouge attachée sur la tête et avaient fière allure.
> Wihio s’approcha de Mok-so-is et lui dit qu’il voulait être son ami, et Mok-so-is répondit que cela lui ferait plaisir. Wihio dit alors: "Je veux venir avec ma femme dans ta hutte." Mok-so-is répondit: "C'est bien; viens donc et nous vivrons dans la même hutte." Wihio et sa femme s'installèrent donc chez Mok-so-is et placèrent leur lit de l'autre côté de la hutte.
> Une nuit, Mok-so-is dit: "Je vais rendre visite à mon grand-père et à ma grand-mère. Ne t’inquiète pas et n’aie pas peur si je rentre tard ce soir." À son retour, ses pas résonnaient très fort et des étincelles de feu jaillissaient tout autour de lui; lorsqu’il se coucha, on pouvait voir les étincelles jaillir de tout son corps.
> Le lendemain matin, Mok-so-is dit: "Je pars à nouveau à la recherche de bisons." Wihio répondit: "Je viens aussi." Il partit avant Mok-so-is, mais s’éloigna trop. Mok-so-is sortit peu après, ramassa des bouses de bison comme auparavant, retourna à sa hutte et dit à sa femme de dire à son père qu’un autre troupeau de bisons se trouvait à peu près au même endroit que la fois précédente.
> Son beau-père fit à nouveau passer le mot dans le village qu’il y avait de nouveau un grand troupeau de bisons là-bas et que tout le monde devait se préparer et partir. Tout le monde se rendit vers le troupeau et Mok-so-is et sa femme se rendirent au même endroit où ils étaient allés auparavant. Lorsqu’il partit, il attacha à nouveau les deux oiseaux rouges sur sa tête et celle de sa femme. Entre-temps, Wihio, qui était revenu, sortit, attrapa deux pics et en attacha un sur sa tête et un sur celle de sa femme, exactement comme Mok-so-is l’avait fait avec les oiseaux rouges. Lui et sa femme se précipitèrent dehors, les pics attachés à leurs têtes. Mok-so-is et sa femme revinrent chargés de viande et les oiseaux rouges reprirent vie et volèrent au-dessus de leurs têtes. Les pics de Wihio reprirent également vie et picorèrent la tête de sa femme jusqu’à ce que son cuir chevelu ne soit tout déchiqueté.
> Cette nuit-là, Wihio dit: "Je sors, alors ne t'inquiète pas si je rentre tard." Le lendemain matin, après que Mok-so-is fut sorti pendant la nuit, Wihio avait vu les traces d'un buffle mâle se dirigeant vers la hutte; ainsi, cette nuit-là, lorsqu'il revint, il attacha des sabots de buffle à ses mains et à ses pieds et disposa des charbons ardents tout autour afin qu'ils scintillent lorsqu'il bougeait ou s'allongeait.
> Quelque temps après, Mok-so-is annonça qu’il allait retourner d’où il était venu et déclara que son nom serait "Trouvé dans l’herbe" – *Mio en Ihko*.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Edmonds, M. & Clark, E. *Voices of the Winds: Native American Legends.* Chartwell Books, 2021.](https://www.worldhistory.org/books/0785839755/)
- [Grinnell, G. B. *By Cheyenne Campfires.* University of Nebraska Press, 1971.](https://www.worldhistory.org/books/B00BXTH7LM/)
- [Grinnell, G. B. *The Cheyenne Indians, Volume 1.* Bison Books, 1972.](https://www.worldhistory.org/books/0803257716/)
- [Grinnell, G. B. *The Cheyenne Indians, Volume 2.* Bison Books, 1972.](https://www.worldhistory.org/books/0803257724/)
- [Nozedar, A. *The Element Encyclopedia of Native Americans.* Harper Element, 2012.](https://www.worldhistory.org/books/1435142357/)
- [Zimmerman, L. J. *The Sacred Wisdom of the Native Americans.* Chartwell Books, 2016.](https://www.worldhistory.org/books/0785833900/)

## Auteur

Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l’histoire, la philosophie, la littérature et l’écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.
- [Linkedin Profile](https://www.linkedin.com/pub/joshua-j-mark/38/614/339)

## Questions & Réponses

### De quoi parle le récit cheyenne intitulé "Trouvé dans l'herbe"?
"Trouvé dans l'herbe" est un conte héroïque très apprécié des peuples de langue algonquine des Grandes Plaines. Il met en scène Mok-so-is, un jeune héros qui sauve un village de la famine. 

### Quelles nations amérindiennes racontent l'histoire de "Trouvé dans l'herbe"?
Des versions de l'histoire intitulée "Trouvé dans l'herbe" sont aujourd'hui racontées par les Arapahos, les Cheyennes, les Pieds-Noirs et de nombreuses autres nations de langue algonquienne. 

### La légende cheyenne intitulée "Trouvé dans l'herbe" fait-elle partie des contes de Wihio?
"Trouvé dans l'herbe" n'est généralement pas considéré comme faisant partie des contes de Wihio, car Wihio y joue un rôle secondaire. Dans les contes de Wihio, il est le personnage principal. 

### Quand la légende cheyenne intitulée "Trouvé dans l'herbe" a-t-elle été écrite?
Il est impossible de dater la composition de "Trouvé dans l'herbe", car cette histoire s'est transmise oralement de génération en génération avant d'être mise par écrit au début du XXe siècle. 


## Liens externes

- [Cheyenne – Warriors of the Great Plains – Legends of America](https://www.legendsofamerica.com/na-cheyenne/)
- [The History and Culture of the Cheyenne Tribe](https://blog.nativehope.org/the-history-and-culture-of-the-cheyenne-tribe)
- [Cheyenne Legends (Folklore, Myths, and Traditional Indian Stories)](https://www.native-languages.org/cheyenne-legends.htm)
- [Cheyenne Stories](https://www.cheyennelanguage.org/stories.htm)

## Citer cette ressource

### APA
Mark, J. J. (2026, May 12). Trouvé dans l'herbe. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2537/trouve-dans-lherbe/>
### Chicago
Mark, Joshua J.. "Trouvé dans l'herbe." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, May 12, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2537/trouve-dans-lherbe/>.
### MLA
Mark, Joshua J.. "Trouvé dans l'herbe." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 12 May 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2537/trouve-dans-lherbe/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 12 May 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

