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title: Une Histoire de Foi
author: Joshua J. Mark
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2456/une-histoire-de-foi/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-06-28
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# Une Histoire de Foi

_Rédigé par [Joshua J. Mark](https://www.worldhistory.org/user/JPryst/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/)*Une histoire de foi* est une légende de la nation Pawnee dont le thème s'apparente à celui de *[Le garçon qui fut sacrifié](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2419/le-garcon-qui-fut-sacrifie/)* et qui met en scène les mêmes animaux sacrés – les *Nahu'rac* – qui servent *Ti-ra'wa* ("le Père d'en haut") depuis leurs demeures situées dans cinq lieux mystiques. À l'instar d'autres légendes [pawnees](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22538/pawnees/), ce récit met l'accent sur l'idée que tout arrive pour une raison précise.

[ ![Nesting Least Terns on Missouri River](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/18790.jpeg?v=1716777543-1713336032) Nidification des sternes naines sur le Missouri Robert Etzel (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/18790/nesting-least-terns-on-missouri-river/ "Nesting Least Terns on Missouri River")Dans *Une histoire de foi*, un jeune médecin, doté naturellement de pouvoirs de guérison, est empoisonné par un sorcier plus âgé qui est jaloux de lui et, grâce à sa foi en la sagesse et la justice de *Ti-ra'wa*, il est emmené dans un voyage de guérison par un grand élan et un petit oiseau (probablement la sterne naine). Les *Nahu'rac* du plus grand site mystique, Pahaku (Pahuk, Pahuk Hill, dans l’actuel Nebraska), insistent pour qu’il soit reçu par les *Nahu'rac* des quatre autres sites avant de pouvoir être guéri. En se soumettant fidèlement à leurs exigences, le jeune médecin non seulement se rétablit, mais se voit également accorder des pouvoirs encore plus grands qu’auparavant.

### Texte

Ce qui suit est tiré de *Pawnee Hero Stories and Folk-Tales* (1889) de l’anthropologue et historien George Bird Grinnell. Ce texte a été raccourci par souci de concision, mais l’histoire complète (en anglais) se trouve dans les liens externes ci-dessous, dans l’ouvrage de Grinnell qui comprend également *Le garçon qui fut sacrifié et* un autre conte thématiquement lié, *L'homme-ours*.

> Il y a LONGTEMPS, avant même que ces danses des guérisseurs n’existent, il y avait, au sein de la tribu *des Kit-ke-hahk'-i*, un jeune garçon, petit, qui grandissait. Il ne semblait pas s’entendre avec les autres garçons, ni jouer avec eux, mais préférait rester à l’écart. Il partait tout seul, s’allongeait, et parfois on le trouvait en train de pleurer, ou presque. Il semblait avoir des manières particulières. Son père et sa mère n’essayaient pas de s’immiscer dans sa vie, mais le laissaient tranquille. Parfois, ils le trouvaient le visage et la tête enduits de boue ou d’argile. C’est le signe d’un guérisseur. Quand on voit une personne se mettre de la boue sur le visage ou la tête, cela montre qu’elle a foi en la terre. C’est de la terre que l’on tire les racines utilisées en médecine…
> Le garçon grandit jusqu’à prendre les manières d’un jeune homme, mais il ne se joignait jamais aux autres garçons. Une fois adulte, ils virent qu’il avait quelque chose en tête. Parfois, il jeûnait pendant deux jours, s’asseyait seul, fumait et priait *Ti-ra'-wa*, sans rien dire à personne…
> Quand quelqu’un dans le camp était malade, ce jeune homme avait pitié de lui et, de son propre chef, allait le soigner; très vite, la personne se rétablissait. Grâce à cela, les gens commencèrent à entendre parler de lui, et sa renommée grandit. Il était humble et ne voulait pas qu’on le considère comme quelqu’un d’exceptionnel. Il n’était pas orgueilleux, mais il faisait toujours le bien. À cette époque, il y avait de nombreux guérisseurs dans la tribu, et ceux-ci se demandaient comment il pouvait guérir tant de gens, alors qu’aucun d’entre eux ne lui avait jamais enseigné quoi que ce soit. Ils ne parvenaient pas à le comprendre et commencèrent à être jaloux de lui. Il ne voulait jamais être avec les guérisseurs, mais aimait rester seul…
> À cette époque, il y avait de mauvais guérisseurs, et ils commencèrent à entendre parler de cet homme humble et à être jaloux de lui… Les bandes des Pawnees n’étaient pas encore réunies, comme elles le sont aujourd’hui. Alors que les gens parlaient de ce jeune homme, l’une des autres bandes entendit parler de lui. Dans cette bande se trouvait un grand guérisseur, et celui-ci se dit en lui-même: "L’influence de ce jeune homme ne cesse de croître. Si je ne fais rien, il me dépassera bientôt."
> Ce grand guérisseur se rendit au village pour rendre visite à ce jeune homme, afin de voir à quoi il ressemblait et de découvrir d’où lui venaient son savoir et son pouvoir, car il savait qu’il n’avait jamais reçu d’enseignement. Il voulait manger avec lui, discuter avec lui et découvrir d’où provenait son savoir. Il arriva au village de Kit-ke-hahk'-i. Il fut accueilli chaleureusement, et le jeune homme le traita avec respect; il l’invita à entrer dans la hutte et à s’asseoir à ses côtés. Le soir venu, ils discutèrent ensemble. Le grand médecin dit: "Je suis heureux de te voir. Tu peux venir me demander conseil de temps en temps." Le jeune homme le remercia. Ils fumèrent ensemble. La coutume veut toujours que, lorsqu’un Indien rend visite à un autre, celui qui reçoit offre toutes les pipes; mais cette fois-ci, le grand médecin dit: "Nous fumerons mon tabac." Ainsi, toute la nuit, ils fumèrent son tabac. Le lendemain matin, il partit. Il ne mangea plus jamais avec le jeune homme. Il dit: "Je suis heureux, et je m’en vais." Et il repartit vers son village. C’était en hiver.
> Vers l’été, il se sentit différent de ce qu’il avait été. Il était somnolent et se sentait mal. Il se sentait lourd. Il semblait enfler, atteint d’une nouvelle maladie étrange. Le grand médecin l’avait empoisonné, ce qui avait entraîné ces conséquences. Personne ne sait comment cela s’est produit, mais c’était ainsi. C’était un déshonneur, et il ne savait pas comment s’en sortir. Il n’y avait aucun moyen. Il s’en allait pleurer, prier *Ti-ra'-wa*, et restait parfois trois ou quatre jours sans rien manger. Il était si malheureux qu’une fois, il faillit se suicider. Il n’en parla ni à son père ni à personne d’autre, mais garda cela pour lui. La tribu partit à la chasse et quitta le vieux village. Avant leur départ, l’homme s’était retiré sur une colline pour méditer et prier, et son père lui avait dit que lorsqu’il serait prêt à partir, il devrait monter un certain cheval, qu’il laisserait au village pour lui quand il reviendrait.
> De retour dans le village désert, il trouva le cheval attaché là; il le sella et se mit en route; mais au lieu de suivre la direction prise par la tribu, il se dirigea vers l’est. (Il pria pour être guéri.)
> À ce moment-là, la tribu campait à la source de la rivière Republican. Il continua vers l’est jusqu’à ce qu’il n'arrive à l’endroit situé sur la rivière Platte appelé Pa-huk’ (l’île de la colline). Il vit qu’il y avait beaucoup d’animaux sauvages à cet endroit, cela lui plut, et il pensa qu’il resterait là, peut-être pour rêver. Il s’y arrêta un moment, se sentant très mal, et pleurant sans cesse à cet endroit…
> La quatrième nuit, quelque chose le toucha. Il était à demi éveillé lorsqu’il le sentit. Une voix lui dit: "Que fais-tu ici?" Il était allongé sur le côté, la tête vers l’est et les pieds vers l’ouest. Quelque chose lui tapota l’épaule; il leva les yeux et vit un immense animal, aux grands yeux noirs et au corps blanchâtre: Pah’, un grand élan. Lorsqu’il le regarda, l’animal dit: "Lève-toi et assieds-toi"; et l’élan s’assit lui aussi. L’élan dit: "J’ai entendu parler de toi et de ta situation, et je suis ici pour te dire que nous connaissons tous ton malheur. Ici même, là où tu te trouves, sous tes pieds, se trouve la demeure des *Nahu’rac* (les animaux). Je sais qu’il m’est impossible de t’aider, mais je leur ferai savoir — ils le savent déjà — que tu es ici. Je ne peux t’aider que dans la mesure où je t’emmènerai vers les lieux où se trouvent ces animaux. Si un repaire ne peut pas t’aider, je t’emmènerai ailleurs; si cela échoue, je t’emmènerai encore ailleurs; si cela échoue, encore ailleurs. Tu verras alors que j’aurai fait ma part. S’il est impossible aux animaux d’y parvenir, il nous reste encore quelqu’un au-dessus sur qui nous pouvons compter." À peine eut-il dit cela qu’il disparut comme le vent…
> Tandis que le garçon était assis là, réfléchissant à ce que l’animal lui avait dit, il s’endormit, l’esprit rempli de ces pensées. Dans son sommeil, une voix lui parla. Elle dit: "Je sais que tu te sens mal et que ton esprit ne va pas bien. Je suis passé près de toi à maintes reprises, et je t’ai entendu pleurer. Je suis de ce monde, mais je fais partie des serviteurs. J’ai informé mes supérieurs, ceux qui me commandent, à ton sujet, et du fait que ton esprit va si mal, et ils m’ont dit: “Si tu as pitié de lui, fais comme bon te semble, car tu es notre serviteur.”"
> À ce moment-là, il se réveilla et vit, assis près de lui, un petit oiseau. Il lui adressa la parole. Il dit: "Oh, mon frère, je suis heureux que tu comprennes mon esprit faible. Maintenant, aie pitié de moi et aide-moi." L’oiseau lui répondit: "Tu ne dois pas me parler ainsi. Je ne suis qu’un serviteur. Demain soir, je repasserai par ici et je te montrerai ce que tu dois faire. Demain soir, je repasserai par ici, et quoi que tu me voies faire, tu feras la même chose." Puis il disparut. L’homme se sentit alors un peu plus serein, et eut davantage l’impression qu’il y avait un espoir pour lui…
> \[L’élan emmène alors l’homme tour à tour vers les quatre lieux sacrés des *Nahu’rac*, avec l’aide de l’oiseau, mais aucun d’entre eux ne peut l’aider; ils retournent donc à Pa-huk\]
> Lorsque l’élan le ramena à Pa-huk’, l’oiseau le conduisit à nouveau dans la hutte. Il y avait laissé sa pipe. Lorsqu’il entra dans la hutte, tous les animaux poussèrent un sifflement —*No’a*—: ils étaient heureux de le revoir. L’homme se tint au milieu de la hutte et prit la parole. Il dit: "Maintenant, vous tous, les animaux, vous êtes les chefs. Vous voyez à quel point mon esprit est faible. Je suis las des longs voyages que vous m’avez fait entreprendre. Je veux que vous ayez pitié de moi." …
> Après avoir fumé, ils dirent à l’homme d’aller s’asseoir en face de l’entrée de la hutte, entre les grands guérisseurs et le feu. Ces douze animaux se levèrent et se mirent à faire les cent pas de l’autre côté du feu, face à lui. Au bout d’un moment, ils lui dirent de se lever. Le chef des chiens terriers demanda alors aux autres *Nahu’rac* de l’aider en chantant, et ils chantèrent tous; puis les chiens terriers se mirent à danser, en suivant le rythme du chant, agitant leurs pattes de haut en bas et remuant leurs mâchoires comme s’ils mangeaient, sans toutefois ouvrir la bouche.
> Au bout d’un moment, ils lui dirent de s’allonger, la tête tournée vers les guérisseurs et les pieds vers l’entrée. Une fois qu’il se fut allongé, ils se mirent en mouvement et contournèrent la hutte pour venir vers lui; le chef des chiens sauta par-dessus le ventre de l’homme, et, au moment où il le franchissait, on vit qu’il tenait un gros morceau de chair dans la gueule et qu’il le mangeait. Un autre chien le suivit, puis un autre, et chacun courut jusqu’à ce qu’il arrive près de l’homme; à mesure que chacun sautait par-dessus lui, il avait un morceau de chair dans la gueule et le dévorait. Ils continuèrent ainsi jusqu’à ce qu’ils aient dévoré tout le gonflement…
> L’homme était toujours inconscient, et le chef des chiens dit: "Maintenant, *Nahu’rac*, je ne sais pas comment ranimer cet homme. Je te laisse t’en charger." Puis les chiens terriers retournèrent à leurs places et s’assirent. Alors le médecin en chef, le castor, s’adressa aux ours. Il dit: "À présent, cet homme vous appartient. Voyons ce que vous pouvez faire." Le chef des ours se leva et dit: "Très bien, je vais venir. Je vais vous montrer ce dont je suis capable." Alors les ours se levèrent et se mirent à chanter. Le chef des ours sauta sur l’homme et faisait mine de vouloir le mettre en pièces, tandis que les autres le saisirent et le secouèrent dans tous les sens; enfin, son sang se mit à couler et l’homme recommença à respirer, mais il était toujours inconscient. Au bout d’un moment, il bougea, reprit vie et se sentit exactement comme il était plusieurs mois auparavant. Il constata que son mal avait disparu et qu’il était guéri…
> L’homme se leva et s’adressa aux *Nahu’rac*, les remerciant pour ce qu’ils avaient fait pour lui. Il resta là plusieurs nuits, observant les agissements des *Nahu’rac*. Ils lui enseignèrent toutes leurs coutumes, tous les secrets des animaux. Le chef des guérisseurs lui dit: "À présent, je vais te renvoyer chez toi, mais je vais te demander une faveur, en échange de ce que j’ai fait pour toi."
> L’homme lui répondit: "Il en sera ainsi, quoi que tu dises."
> Le médecin dit: "Par ton intermédiaire, fais en sorte que mes animaux qui évoluent dans la rivière soient nourris. À présent, tu peux voir qui nous sommes. Je me déplace dans l’eau. Je ne respire pas, mais j’existe. Nous mourrons tous, sauf *Ti-ra'-wa*. C’est lui qui nous a créés, tout comme il t’a créé. Il t’a fait pour vivre dans l’air. Nous vivons là où il n’y a pas d’air. Tu vois la différence. Je sais où se trouve cette grande étendue d’eau qui nous entoure \[l’océan\]. Je sais que le ciel est la demeure de *Ti-ra'-wa*, et que nous vivons en son sein. Tu dois nous imiter. Fais comme nous. Tu dois compter sur nous, mais si jamais tu es confronté à une situation très difficile, tu dois compter sur *Ti-ra'-wa*. Demande de l’aide au souverain. C’est lui qui nous a créés. Il a tout créé. Il existe des voies différentes pour chaque créature. Ce que vous faites, je ne le fais pas, et ce que je fais, vous ne le faites pas. Nous sommes différents. Lorsque vous nous imitez, vous devez toujours envoyer un jet de fumée à chacun de ces quatre grands médecins, un chacun; mais à *Ti-ra'-wa*, vous devez en envoyer quatre. Et envoyez-en toujours quatre vers la nuit, vers l’est, car quelque chose pourrait vous révéler dans votre sommeil un événement à venir. Cette fumée représente l’air chargé de la fumée des jours brumeux. Cette fumée est agréable à *Ti-ra'-wa*. C’est lui-même qui l’a créée. Maintenant, rentre chez toi, et après y avoir passé quelque temps, va rendre visite au guérisseur qui t’a mis dans cet état."
> Le jeune homme rentra chez lui, dans son village, où il arriva pendant la nuit. On le pleurait depuis longtemps comme s’il était mort, et son père était désormais accablé par le chagrin à cause de lui. Il entra dans la hutte de son père, le toucha et dit: "Réveille-toi, je suis là."
> Son père n’arrivait pas à y croire. Il le croyait mort depuis longtemps. Il dit: "C’est toi, ou est-ce un fantôme?"
> Le jeune homme répondit: "C’est moi, exactement comme avant. Lève-toi et va dire à mes oncles et à toute ma famille que je suis là. Je veux que tu me donnes quelque chose: une perle bleue, du tabac indien, de la viande de bison et une pipe."
> Le père fit le tour du village pour annoncer à ses proches que son fils était de retour; ceux-ci se réjouirent grandement et entrèrent dans la hutte en apportant les cadeaux, qu’ils remirent au garçon. Il les prit, descendit jusqu’à la rivière, les jeta à l’eau, et le courant les emporta jusqu’à la hutte *de Nahu’rac* à Pa-huk’.
> Quelques jours plus tard, le garçon enfourcha son cheval et partit rendre visite au médecin qui lui avait causé ce malheur. Lorsqu’il arriva au village, les gens dirent au médecin: "Un homme vient te rendre visite", et le médecin fut troublé, car il savait ce qu’il avait fait au garçon. Mais il pensait en savoir tellement qu’personne ne pourrait prendre le dessus sur lui. Lorsque le garçon arriva à la hutte, il mit pied à terre, entra et fut accueilli chaleureusement. Après avoir mangé, le garçon lui dit: "Lorsque tu m’as rendu visite, nous avons fumé ton tabac; aujourd’hui, nous fumerons le mien."
> C’est ce qu’ils firent, car le médecin pensait que personne ne pouvait avoir le dessus sur lui. Ils fumèrent jusqu’à l’aube, et pendant qu’ils fumaient, le garçon n’arrêtait pas de remuer les mâchoires comme s’il mangeait, mais sans ouvrir la bouche. À l’aube, le garçon dit qu’il devait partir. Il s’en alla, et lorsqu’il arriva au bord de la rivière, il souffla fortement sur la glace, et aussitôt l’eau de la rivière se remplit de sang. C’était le sang du médecin. Il semble que les chiens aient appris au jeune homme à faire ce qu’ils faisaient.
> Lorsque les gens trouvèrent le sorcier, il gisait mort dans sa hutte, et son corps était entièrement vidé. Tout son sang et ses entrailles s’étaient déversés dans la rivière et avaient été emportés pour nourrir les animaux. Ainsi, le garçon tint la promesse faite au *Nahu’rac* et se vengea du sorcier.
> Ce garçon était le plus grand sorcier de la tribu *des Kit-ke-hahk'-i* et fut le premier à leur enseigner toutes les cérémonies de sorcier qu’ils pratiquent aujourd’hui. Il leur apprit toutes les choses merveilleuses que les sorciers peuvent accomplir, ainsi que bien d’autres choses encore.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Edmonds, M. & Clark, E. *Voices of the Winds: Native American Legends.* Castle Books, 2021.](https://www.worldhistory.org/books/0785839755/)
- [Grinnell, G. B. *Pawnee Hero Stories and Folk-Tales.* Legare Street Press, 2022.](https://www.worldhistory.org/books/1015720285/)
- [Nozedar, A. *The Element Encyclopedia of Native Americans.* Harper Element, 2012.](https://www.worldhistory.org/books/1435142357/)
- [Zimmerman, L. J. *The Sacred Wisdom of the Native Americans.* Chartwell Books, 2016.](https://www.worldhistory.org/books/0785833900/)

## Auteur

Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l’histoire, la philosophie, la littérature et l’écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.
- [Linkedin Profile](https://www.linkedin.com/pub/joshua-j-mark/38/614/339)

## Questions & Réponses

### De quoi parle la légende pawnee intitulée "Une histoire de foi"?
"Une histoire de foi" raconte l'histoire d'un jeune médecin talentueux qui est empoisonné par un médecin plus âgé, jaloux de lui, et qui doit se plier aux exigences des Nahu'rac, des animaux mystiques, pour être guéri. À la fin, il est récompensé par les Nahu'rac. 

### Quel est le thème de "Une histoire de foi"?
Comme dans de nombreux contes pawnee, le thème central de "Une histoire de foi" est que tout arrive pour une raison, même si les événements peuvent paraître tragiques ou injustes. 

### "Une histoire de foi" est-elle une histoire vraie?
Chaque conte ou légende des Pawnees est considéré comme une "histoire vraie" — peu importe que les événements se soient réellement déroulés tels qu'ils sont décrits. 

### Depuis quand existe le conte pawnee intitulé "Une histoire de foi"?
Il est impossible de déterminer la date de composition de "une histoire de foi", car, comme tous les contes pawnees, celui-ci s'est transmis oralement de génération en génération. Il apparaît pour la première fois en anglais dans l'ouvrage *Pawnee Hero Stories and Folk-Tales* (1889) de George Bird Grinnell. 


## Liens externes

- [Pawnee History | Pawnee Nation](https://pawneenation.org/pawnee-history/)
- [Pawnee Villages - Walk to Unlock Nebraska](https://walk2unlock.ne.gov/markers/pawnee-villages/)
- [The Project Gutenberg eBook of Pawnee Hero Stories and Folk-Tales, by George Bird Grinnell.](https://www.gutenberg.org/files/36923/36923-h/36923-h.htm#Page_191)
- [GCV0J3 Pahuk Bluff - Pawnee Holy Site CITO II (Cache In Trash Out Event) in Nebraska, United States created by McGator](https://www.geocaching.com/geocache/GCV0J3_pahuk-bluff-pawnee-holy-site-cito-ii)
- [Pawnee (tribe) | The Encyclopedia of Oklahoma History and Culture](https://www.okhistory.org/publications/enc/entry?entry=PA022)

## Citer cette ressource

### APA
Mark, J. J. (2026, June 28). Une Histoire de Foi. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2456/une-histoire-de-foi/>
### Chicago
Mark, Joshua J.. "Une Histoire de Foi." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, June 28, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2456/une-histoire-de-foi/>.
### MLA
Mark, Joshua J.. "Une Histoire de Foi." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 28 Jun 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2456/une-histoire-de-foi/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 28 June 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

