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title: Art Dialectique et Zénon d'Élée
author: Joshua J. Mark
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-172/art-dialectique-et-zenon-delee/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-08-04
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# Art Dialectique et Zénon d'Élée

_Rédigé par [Joshua J. Mark](https://www.worldhistory.org/user/JPryst/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

On attribue la création de l'art de la dialectique à [Zénon d'Élée](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-448/zenon-delee/),[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) le défenseur philosophique de la thèse de [Parménide](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-1030/parmenide/) selon laquelle l'essence de la réalité est Une et immuable. [Zénon](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-17084/zenon/) était l'élève et le protégé de Parménide et, pour défendre et définir la vision de son mentor, il rédigea une série de paradoxes philosophiques qui ont fait de la dialectique la principale méthode de réflexion philosophique, encore utilisée aujourd'hui..

Zénon (né vers 465 av. J.-C.) est généralement appelé Zénon d'Élée, ce qui pourrait signifier qu’il était originaire de la colonie d’Élée, dans le sud de l’Italie, tout comme Parménide (né vers 485 av. J.-C.), ou bien qu’il appartenait à l’école éléatique fondée par Parménide. Parménide enseignait une version stricte du monisme philosophique, selon laquelle le monde est constitué d’une essence unique, indestructible et indivisible, et ce que les gens perçoivent comme étant le "Multiple" n’est en réalité qu’"Un".

[ ![Zeno of Elea](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/5406.jpg?v=1778796511) Zénon d'Élée Carducci / Tibaldi (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/5406/zeno-of-elea/ "Zeno of Elea")Bien que Parménide fût très respecté par ses élèves, ses affirmations concernant la nature de l’existence n’étaient généralement pas acceptées par les autres, car elles étaient considérées comme contraires au bon sens. L’affirmation de Parménide selon laquelle ce que les gens perçoivent comme différent est, en substance, identique semblait être réfutée par la réalité quotidienne. Zénon entreprit de prouver, mathématiquement et logiquement, que la vision de Parménide était correcte.

Selon [Aristote](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-355/aristote/) (384-322 av. J.-C.), Zénon rédigea 40 paradoxes qui démontraient la validité de la thèse moniste en montrant que l'on ne pouvait se fier à ses sens pour appréhender la véritable réalité. Ces paradoxes donnèrent naissance à ce type de discours philosophique que l'on appelle aujourd'hui la dialectique.

### La thèse de Parménide

La [philosophie](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-340/philosophie/) de Parménide fut transmise par des philosophes postérieurs, notamment [Platon](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-349/platon/) (vers 428/427 - 348/347 av. J.-C.) dans son dialogue intitulé "*Parménide"*, qui présente également la défense de Zénon en faveur de son maître. Le témoignage direct de Parménide sur ses thèses nous est toutefois également parvenu sous la forme de fragments d’un long poème qu’il avait écrit, adressé à Zénon, vers 475 av. J.-C. Le poème était divisé en trois parties: le Prologue, la Voie de la Vérité et la Voie de l’Opinion, chacune distinguant ce que Parménide appelait "la voie qui est" de "la voie qui n’est pas", c’est-à-dire le chemin vers la vérité et la voie de l’opinion et de l’illusion.

Pour Parménide, la réalité ne pouvait être comprise en se fiant aux perceptions sensorielles; il fallait s’appuyer sur la raison et la logique. Même lorsque les conclusions d’une personne contredisaient l’observation empirique, elles devaient néanmoins être reconnues comme vraies, car la perception sensorielle ne pouvait que conduire à se forger des opinions sur le monde et empêchait de voir la réalité telle qu’elle est véritablement. Le chercheur Forrest E. Baird explique:

> Selon Parménide, il existe deux voies de recherche. La première affirme que tout ce qui est (c’est-à-dire l’être), "est et ne peut ne pas être". C’est la voie de la vérité qui nous amène à voir que l’être est un et ne peut être ni créé, ni détruit, ni modifié. Si l’une quelconque de ces altérations de l’Être était possible, l’Être ne serait plus ce qui "est" et deviendrait ce qui "n’est pas" – mais, par définition, il n’existe pas de "n’est pas" d’où l’Être pourrait surgir ou en quoi il pourrait se transformer. L’Être doit être un tout homogène et immuable. L’autre voie de la réflexion, celle de l’opinion, qui prétend que quelque chose naît du non-être, est non seulement impossible, mais aussi inconcevable. (22)

La Voie de l’Opinion, pour Parménide, était impossible et impensable car elle affirmait que "ce qui est" non seulement provenait de "ce qui n’est pas", mais aussi que "ce qui est" prenait de nombreuses formes, était sujet au changement et pouvait finalement "ne pas être". Cela est logiquement impossible car rien ne peut naître du néant, et ce qui existe ne peut revenir à un état dont il n’est jamais issu. Les êtres humains souffrent et s’inquiètent face au changement et à la mort parce qu’ils se sont laissés piéger par la perception sensorielle dans la Voie de l’Opinion, qui ne peut jamais conduire à la compréhension de la réalité véritable, car elle nie la nature fondamentale de la réalité.

[ ![Bust of Parmenides](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/278.jpg?v=1779163687) Buste de Parménide BjörnF (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/278/bust-of-parmenides/ "Bust of Parmenides")La véritable réalité a toujours existé, puisqu’elle ne pouvait pas provenir du néant, et existera toujours, puisqu’elle ne peut revenir à un état dont elle n’est jamais issue, et qu’elle est d’une seule et même substance. La pluralité que l’on présente comme étant la "réalité" – à savoir qu’il existe de nombreuses formes différentes de réalité telles que les personnes, les chiens, les arbres, les montagnes, les cascades, etc. – est une illusion produite par les sens. La manifestation extérieure de la réalité que l’on perçoit comme multiple n’est que le fruit d’une interprétation erronée de la réalité véritable par les sens. L’essence sous-jacente de la réalité est exactement la même dans toutes ces choses; il n’y a donc aucune différence fondamentale entre l’arbre, la personne et le chien – leur essence-réalité est la même – ils ne semblent différents qu’aux yeux de ceux qui sont prisonniers de la Voie de l’Opinion. La réalité est stable, immuable et indivisible dans la vision de Parménide, et son essence est immobile. Parménide écrit:

> Car il n’y a rien d’autre que ce qui est, et il n’y aura rien d’autre, puisque le Destin l’a en effet enchaîné pour qu’il reste entier et immobile. Par conséquent, ces choses que les mortels ont établies, en les croyant vraies, ne seront que de simples noms: "naître et mourir", "être et non-être", "changement de lieu et altération de la couleur vive". (fragment 6.15, Robinson, 116)

L’utilisation par Parménide du terme "destin" ci-dessus ne doit pas être comprise comme la "fatalité", c’est-à-dire comme quelque chose dicté par une puissance ou un événement antérieur, mais simplement comme "la manière dont les choses sont" ou "la manière dont les choses fonctionnent", le fonctionnement naturel de la réalité en tant que telle. Le spécialiste John Mansley Robinson explique:

> On comprend immédiatement pourquoi \[l’Être\] devrait être immobile. Pour qu’une chose puisse se déplacer, elle doit avoir un lieu vers lequel se déplacer. Or, il est clair qu’il n’existe aucun lieu vers lequel l’Être pourrait se déplacer. Car, comme Parménide l’a déjà expliqué, "tout est rempli de ce qui est" (6.11). Il n’y a rien en dehors de ce qui est, capable de le contenir; car qu’y aurait-il en dehors de cela? Seulement le néant, et l’existence du néant est inconcevable. (116)

Conscient que le mouvement équivalait à un changement et que le changement contredisait la vision de Parménide, Zénon allait axer sa défense sur la démonstration que le mouvement n’était qu’une illusion.

### Les paradoxes de Zénon

Parménide exposait ses idées dans son poème et, apparemment, lors de conférences, mais pour bon nombre de ses auditeurs, ce qu’il disait allait à l’encontre du bon sens. Après tout, un être humain n’était ni un chien ni un arbre, et il était impossible de prouver qu’il l’était en invoquant une "Voie de la Vérité" qui semblait ne convaincre que si l’on y adhérait par la foi.

Parménide ne défendait toutefois pas une doctrine fondée sur la foi, mais une approche logique de la perception de la réalité. Si l’on affirmait que la personne, le chien et l’arbre étaient trois entités distinctes, on affirmait que toutes trois provenaient de points d’origine distincts. Or, puisque toutes trois participaient à la réalité, elles devaient toutes trois avoir le même point d’origine que tout ce qui participait à celle-ci et, par conséquent, être de la même essence fondamentale. L’Être pouvait se manifester sous différentes formes, mais son essence était toujours la même et indifférenciée. Personne ne vieillissait ni ne mourait jamais; leur forme extérieure pouvait sembler avoir changé, mais pas leur essence.

Ces affirmations se heurtaient encore à une certaine résistance, ce qui poussa Zénon à formuler ses paradoxes, démontrant que l’on ne pouvait se fier à la perception sensorielle, que la réalité était Une, et que même les "faits" les plus élémentaires et apparemment évidents de la vie n’étaient que des illusions et des impossibilités logiques. Aristote affirme que Zénon rédigea quarante paradoxes, dont moins de dix subsistent aujourd’hui. Les plus célèbres d’entre eux, qui remettent tous les quatre en cause la possibilité du mouvement, sont les suivants:

- La dichotomie
- [Achille](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10354/achille/)
- La flèche
- Le [stade](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10298/stade/)

**La dichotomie** part du principe que pour se déplacer d'un point A à un point Z, il faut d'abord atteindre le point situé à mi-chemin entre A et Z. Or, pour atteindre ce point intermédiaire, il faut d'abord atteindre le point situé à mi-chemin entre A et ce point intermédiaire, et pour atteindre ce dernier, il faut encore parcourir la moitié du chemin. Comme il y aura toujours un espace, même infinitésimal, entre un point et un autre, et comme il faut toujours parcourir la moitié du chemin avant de pouvoir atteindre sa destination, le mouvement est impossible. Nos sens, qui nous indiquent que le mouvement est possible, doivent donc être défaillants et ne devraient pas être considérés comme fiables pour appréhender la vérité.

L’argument d’**Achille** affirme que le coureur le plus rapide ne rattrapera jamais le plus lent si ce dernier prend le départ en premier avec une avance significative, "dans la mesure où, à partir de n’importe quel instant donné, le poursuivant, avant de pouvoir rattraper le poursuivi, doit atteindre le point d’où le poursuivi est parti à cet instant, et ainsi le plus lent aura toujours une certaine distance d’avance sur le plus rapide" (Baird, 28). En d’autres termes, comme le coureur le plus lent (généralement représenté par une tortue, tandis que le plus rapide est appelé "Achille") devance le plus rapide, ce dernier doit d’abord atteindre le point d’où le coureur le plus lent est parti; or, comme le plus lent sera toujours en avance sur le plus rapide du fait d’être parti plus tôt, le plus rapide doit toujours rester à la poursuite du plus lent sans jamais avoir l’espoir de le rattraper. Ce que les gens perçoivent comme une "course" dans laquelle une personne en dépasse et distancie une autre doit donc être une illusion des sens, car, logiquement, un tel événement est impossible.

[ ![Bust of Zeno of Elea](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/14138.jpg?v=1622445429) Buste de Zénon d'Élée Jan de Bisschop (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/14138/bust-of-zeno-of-elea/ "Bust of Zeno of Elea")La **flèche** montre comment une flèche en vol ne peut en aucun cas se déplacer, car "tout est au repos lorsqu’il se trouve à un endroit égal à lui-même, et si l’objet en mouvement est toujours dans le présent \[et donc à un endroit égal à lui-même\], alors la flèche en mouvement est immobile" (Robinson, 134). Puisque tout ce dans quoi chacun vit, à tout moment, c’est le présent, et puisque la flèche est immobile à tout instant donné de son vol, la flèche ne peut en réalité pas être en mouvement. Celui qui observe une flèche en vol et prétend qu’elle se déplace interprète à tort "ce qui est" – à savoir que la flèche est immobile d’instant en instant – pour "ce qui semble" – à savoir que la flèche est en vol.

Le **stade** réfute également la possibilité du mouvement en demandant au public d’imaginer un stade dans lequel trois rangées de coureurs, A, B et C, se déplacent en ligne dans des directions opposées, les extrémités de leurs rangées se situant à des points différents. Lorsqu’ils commencent à courir dans les deux sens, avant qu’A n’atteigne le point de retour de B, il doit atteindre un point intermédiaire, tout comme C par rapport à B et B par rapport aux deux autres; et avant d’atteindre ce point, il doit à nouveau atteindre un point intermédiaire. Ainsi, à l’instar de la "dichotomie", tout mouvement réel est impossible car chaque point intermédiaire comporte lui-même un point intermédiaire; par conséquent, comme le note Aristote, il est "impossible de se déplacer car ce qui se déplace doit atteindre le point intermédiaire avant d’atteindre l’extrémité" et il n’y a pas de "fin" à la divisibilité des points intermédiaires (*Physique*, 6. 9, 239b, 11-13). Il peut sembler à quelqu’un présent dans le stade qu’il observe des athlètes courir d’avant en arrière, mais il n’y a pas de mouvement en tant que tel et ce qui est présenté comme une réalité n’est donc en réalité qu’une illusion.

Le but de chaque paradoxe visant à prouver l’impossibilité du mouvement est de montrer comment, si l’on peut se tromper sur la véritable nature du mouvement, on peut également se tromper sur sa propre appréhension de la réalité dans son ensemble. De plus, en démontrant logiquement l’impossibilité du mouvement, le concept de mutabilité et de changement est remis en cause, puisque le mouvement inclut ce concept – on est passé d’un endroit à un autre – et si le mouvement n’existe pas, le changement n’existe pas non plus; ainsi, la vision de Parménide selon laquelle l’Être est immobile, immuable et indivisible est correcte. Tout ce que les gens perçoivent comme du mouvement ou du changement n’est qu’une illusion de la perception sensorielle; l’essence de la réalité reste inchangée.

### Création de la dialectique

Les paradoxes démontraient logiquement l’impossibilité du mouvement, mais cela ne conduisait pas nécessairement à une plus grande acceptation de la philosophie de Parménide. Même dans le dialogue de Platon intitulé *Parménide*, ces paradoxes sont critiqués, et Aristote s’interrogeait lui aussi sur leur pertinence et leur utilité pratique. Les paradoxes n’étaient toutefois pas considérés comme de simples jeux de mots; ils captivaient pleinement l’auditoire de Zénon et donnaient lieu à l’analyse et à la discussion d’une question, connue sous le nom de dialectique, qui permettait une réflexion intellectuelle et impartiale sur un sujet, sans se laisser distraire par les opinions. Robinson définit cet art et son application:

> La dialectique implique deux personnes: un interrogateur et un répondant. L’interrogateur invite le répondant à adopter une position qu’il pense pouvoir défendre, puis procède à une série de questions bien placées pour le faire renoncer à cette position. Il y parvient en amenant le répondant à accepter une série de propositions supplémentaires qui, prises ensemble, impliquent la contradiction de la thèse initiale. (Robinson, 137)

Pour prendre l’exemple de la "course", l’interlocuteur inviterait le répondeur à défendre la réalité du mouvement. L’interlocuteur, en utilisant le paradoxe comme point de départ mais sans nécessairement y faire explicitement référence, amènerait le répondeur à accepter des propositions s’y rapportant, puis conclurait l’argumentation par ce que l’on appelle la méthode de *l’élenchus* ("réfutation"), rendue célèbre par les dialogues de Platon. La "course" servirait alors de fondement sous-jacent validant l’affirmation et l’argumentation de celui qui pose la question. Sans ce fondement sous-jacent dans un argument, on ne dispose que d’une simple opinion.

### Conclusion

Les paradoxes de Zénon furent les précurseurs des célèbres œuvres de Platon en ce sens qu’ils cherchaient à établir un fondement logique et rationnel pour un argument qui éliminait l’opinion du débat. Un interlocuteur de Zénon serait contraint de se confronter aux affirmations avancées par les paradoxes sur le terrain même de ces derniers. On pourrait entamer un tel raisonnement en insistant sur le fait que l’existence du mouvement et du changement relève du bon sens, mais, par le biais de la dialectique, on serait forcé de remettre en question cette affirmation et, en toute honnêteté, d’admettre que ses convictions étaient peut-être fausses ou, du moins, pas aussi évidentes qu’on le croyait.

L’influence des paradoxes de Zénon sur l’œuvre de Platon est manifeste dans la construction minutieuse des arguments qu’il met dans la bouche de [Socrate](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-339/socrate/), qui amène systématiquement son interlocuteur à accepter une série de propositions avant de montrer à quel point celles-ci sont incompatibles avec l’affirmation que cette personne avait énoncée au début de la discussion. Les *Dialogues* de Platon sont de véritables manuels sur l’art de la dialectique. Dans *La République,* la dialectique sert à découvrir ce qu’est la justice en définissant d’abord ce qu’elle n’est pas; dans *Euthyphron*, elle sert à définir la piété; dans *Ion,* la question "Qu’est-ce que l’art?" est abordée; et dans *Ménon*, le concept de vertu est clarifié à l’aide de la même méthode.

Zénon semble n’avoir eu pour seule intention que de formuler une défense rationnelle de la thèse de Parménide, mais il finit par établir une méthode d’enquête entièrement nouvelle ainsi que les moyens permettant de parvenir logiquement à des conclusions dans un débat sans sombrer dans une [guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/) des mots ou des opinions. Le fait de disposer d’une base rationnelle définit les lignes directrices de la recherche et de la discussion, écarta les opinions subjectives et ouvrit le champ philosophique à la quête de la Voie de la Vérité. Que ce fût son intention ou non, Zénon transmit à Platon les moyens grâce auxquels ce dernier allait jeter les bases de la philosophie occidentale.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Aristotle & McKeon, R. *The Complete Works of Aristotle.* Princeton University Press, 1994.](https://www.worldhistory.org/books/0691016518/)
- [Baird, F. E. *Philosophic Classics: Ancient Philosophy .* Routledge, 2010.](https://www.worldhistory.org/books/0205783856/)
- [Freeman, K. *Ancilla to Pre-Socratic Philosophers.* Harvard University Press, 1983.](https://www.worldhistory.org/books/0674035011/)
- [Plato & Jowett, B. *The Dialogues of Plato.* Scribner, 2000.](https://www.worldhistory.org/books/1774760762/)
- [Robinson, J. M. *An Introduction to Early Greek Philosophy.* Houghton Mifflin School, 1968.](https://www.worldhistory.org/books/0395053161/)
- [Waterfield, R. *The First Philosophers: The Presocratics and the Sophists.* Oxford University Press, 2009.](https://www.worldhistory.org/books/019953909X/)

## Auteur

Joshua J. Mark est cofondateur et Directeur de Contenu de la World History Encyclopedia. Il était auparavant professeur au Marist College (NY) où il a enseigné l’histoire, la philosophie, la littérature et l’écriture. Il a beaucoup voyagé et a vécu en Grèce et en Allemagne.
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## Citer cette ressource

### APA
Mark, J. J. (2026, August 04). Art Dialectique et Zénon d'Élée. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-172/art-dialectique-et-zenon-delee/>
### Chicago
Mark, Joshua J.. "Art Dialectique et Zénon d'Élée." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, August 04, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-172/art-dialectique-et-zenon-delee/>.
### MLA
Mark, Joshua J.. "Art Dialectique et Zénon d'Élée." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 04 Aug 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-172/art-dialectique-et-zenon-delee/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 04 August 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

