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title: Sur les traces de Darwin - la Mission Te Waimate
author: Kim Martins
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1475/sur-les-traces-de-darwin---la-mission-te-waimate/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-05-22
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# Sur les traces de Darwin - la Mission Te Waimate

_Rédigé par [Kim Martins](https://www.worldhistory.org/user/kim.martins/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

La Baie des Îles est une région subtropicale située à l'extrême nord de la Nouvelle-Zélande;[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) c'est une destination prisée pour la pêche au gros, la voile et l'observation des dauphins. C'est une région riche en histoire, marquée par les relations et les conflits entre les Maoris (Māori dans leur propre langue) et les Européens (Pākehā).

L'auteur américain de romans d'aventure Zane Grey (1872-1939) propulsa la région sur la scène internationale lorsqu'il s'y rendit dans les années 1920. Pêcheur de renom, Grey était accompagné d'une escorte qui comprenait des cuisiniers et des cameramen. Il réussit à irriter les Néo-Zélandais par ses critiques à l'égard des pratiques de pêche locales et par son train de vie fastueux, à une époque où une crise économique se profilait à l'horizon.

[ ![Te Waimate Mission, New Zealand](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11477.jpg?v=1618623009) Mission Te Waimate, Nouvelle-Zélande Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11477/te-waimate-mission-new-zealand/ "Te Waimate Mission, New Zealand")Mais avant la visite controversée de Zane Grey, la Baie des Îles était connue pour avoir accueilli une ferme modèle visitée et admirée par le naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882). Cette ferme faisait partie d’une mission autrefois très étendue qui avait accueilli la deuxième signature du Traité de Waitangi, le document fondateur de la Nouvelle-Zélande (1840).

La mission et la ferme Te Waimate sont situées au sommet d’une petite colline entourée par le paysage pastoral vallonné de Waimate, dans la Baie des Îles, et préservent l’architecture coloniale primitive de la Nouvelle-Zélande ainsi que l’histoire missionnaire du pays. On peut attribuer aux missionnaires britanniques qui fondèrent la mission le mérite d’avoir introduit les pratiques agricoles européennes en Nouvelle-Zélande, et leur histoire est celle du courage et de la résilience.

### La fondation de la mission Te Waimate

La station missionnaire de Waimate s’appelle aujourd’hui [Te Waimate Mission](https://www.heritage.org.nz/places/places-to-visit/northland-region/te-waimate-mission) (te signifiant "la" en maori); elle fut fondée par la Church Missionary Society de Londres lorsque le site fut choisi en 1830 par le révérend [Samuel](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20614/samuel/) Marsden (1765-1838). La Société avait été fondée en 1796 dans le but de porter le message chrétien vers des contrées lointaines, notamment en Afrique, en Inde et en Nouvelle-Zélande.

Marsden avait déjà établi des missions anglicanes dans la baie des Îles, à Rangihoua (1814), Kerikeri (1820) et Paihia (1823), et il était fermement convaincu qu’une station missionnaire à l’intérieur des terres était nécessaire pour rapprocher les missionnaires des tribus maories (iwi). Mais l’une des principales raisons d’implanter la mission à Waimate était la distraction que représentait pour les missionnaires et les Maoris l’avant-poste sans loi de Kororareka.

Kororareka signifie "Le lieu des adorables pingouins" en langue maorie (Te Reo). C'était tout sauf cela au début des années 1800. Kororareka (aujourd'hui appelée Russell) était la plus grande station baleinière de l'hémisphère sud et les navires, les chasseurs de phoques, les marins et les marchands s'y rendaient pour "se ravitailler et se rafraîchir". L'ivrognerie et la prostitution étaient les principales attractions de la ville. Les observateurs qualifiaient [Kororareka](https://teara.govt.nz/en/artwork/23489/kororareka) de "trou infernal du Pacifique" ou de "Gomorrhe, le fléau du Pacifique".

Marsden, troublé par ce qu’il voyait, décida que douze milles à l’intérieur des terres, à partir de Kororareka, constituaient une distance suffisamment sûre pour échapper aux frasques des marins et à la tentation de l’alcool. Des missionnaires s’étaient rendus dans la région de Waimate pendant de nombreuses années avant 1830. Marsden avait également eu des entretiens avec le chef maori (rangatira), Hongi Hika (1772-1828), en 1823, au sujet de la possibilité d’établir une ferme dans la région.

Les missionnaires y trouvèrent de vastes champs de maïs, de patates douces (kumara) importées en Nouvelle-Zélande depuis les îles du Pacifique par les premiers colons maoris, ainsi que des fougères arborescentes indigènes dont la hauteur empêchait Marsden et ses missionnaires d’avoir une vue dégagée pour repérer des sites potentiels. Marsden choisit très probablement cette région en raison de son sol argilo-limoneux d’origine volcanique, estimant qu’il s’agissait d’une terre fertile pour l’agriculture, car il était lui-même un agriculteur de renom.

[ ![Dining Table & Porcelain](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11481.jpg?v=1599183004) Table à manger et porcelaine Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11481/dining-table--porcelain/ "Dining Table & Porcelain")La Church Missionary Society choisit le révérend William Yate (1802-1877) comme pasteur résident de la mission, aux côtés des missionnaires laïcs George Clarke (1823-1913), Richard Davis (1790-1863) et James Hamlin (1803-1865). Les hommes qui se lançaient dans le travail missionnaire avaient souvent des parcours intéressants et variés; Yate était un érudit, Clarke un armurier, tandis que Davis avait été un métayer prospère dans le Dorset, en Angleterre, et Hamlin un tisserand de métier.

Yate signa l’acte d’achat de 735 acres (297 hectares) en septembre 1830 après des négociations avec la tribu Ngapuhi (Ngāpuhi iwi) et après avoir parcouru la région pendant de nombreux mois à la recherche de la parcelle de terre appropriée. Les missionnaires devaient également respecter les lieux où les Maoris déposaient leurs morts avant leur [inhumation](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-41/inhumation/) définitive (wahi tapu).

En 1840, il ne restait plus aucun de ces hommes à la mission. Des années de travail éreintant pour défricher le terrain envahi par des broussailles enchevêtrées et de hautes fougères, ainsi que pour construire les maisons de la mission, avaient eu raison d’eux. Clarke se vit offrir un poste au sein du nouveau gouvernement colonial lorsque la Nouvelle-Zélande devint une possession britannique en 1840.

[ ![Hand Tools](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11482.jpg?v=1599183004) Outils à main Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11482/hand-tools/ "Hand Tools")Yate quitta la mission en disgrâce après avoir été accusé de relations inappropriées avec un officier à bord du Prince Regent, qui l’avait amené d’Angleterre. En apprenant la nouvelle, Marsden renvoya Yate en Angleterre, où la Church Missionary Society le licencia sans délai. Ses collègues en Nouvelle-Zélande brûlèrent ses effets personnels et abattirent son cheval.

Malgré cette déchéance, les travaux de construction des logements permanents pour les missionnaires et de la ferme modèle commencèrent, sous la direction de George Clarke.

### Les maisons de la mission

Trois maisons de conception similaire furent initialement construites, mais la seule qui subsiste sur le site est la maison de Clarke, érigée en 1832. Cette maison est le deuxième plus ancien bâtiment de Nouvelle-Zélande et témoigne d’un savoir-faire remarquable. Le visiteur peut se promener dans cette maison vieille de 187 ans et flâner dans les jardins subtropicaux luxuriants, peuplés d’arbres araucarias et de pins de l’île Norfolk.

La conception architecturale de style géorgien (1714-1830) à deux étages a été adaptée au climat de la baie des Îles, qui peut être humide et marqué par de fortes précipitations. De larges vérandas, des toits en croupe à faible pente et trois petites lucarnes confèrent à la maison son aspect gracieux.

[ ![Te Waimate Mission, New Zealand](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11478.jpg?v=1599183004) Mission Te Waimate, Nouvelle-Zélande Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11478/te-waimate-mission-new-zealand/ "Te Waimate Mission, New Zealand")Clarke était très probablement le concepteur de ces maisons, ayant vu des styles similaires à Sydney, en Australie; il supervisa également la construction et forma des Maoris à la menuiserie. L'intérieur était simple mais pratique. Au rez-de-chaussée, les pièces principales sont situées de part et d'autre d'un hall d'entrée central. À l'arrière se trouvent des pièces plus petites, dont un skillion – une annexe ou un appentis attenant à la maison et parfois utilisé pour cuisiner ou servir de logement supplémentaire. À l'étage, le visiteur découvrira un petit couloir d'où partent trois chambres. La maison de Clarke disposait également d'une cave. Il n'y avait ni salle de bains ni plomberie à l'intérieur, et les épouses des missionnaires allaient chercher l'eau aux puits et lavaient le linge à l'extérieur. La cuisine était équipée d'une grande cheminée à foyer ouvert que l'on peut encore voir aujourd'hui.

Les missionnaires, aidés par des ouvriers maoris, moulèrent et firent cuire 50 000 briques d'argile et abattirent 213 m (700 000 pieds) de bois dans les forêts locales pour en faire des planches, des panneaux et des meubles.

[ ![Open Fireplace](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11480.jpg?v=1599183004) Cheminée à foyer ouvert Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11480/open-fireplace/ "Open Fireplace")La construction des maisons dura 14 mois et l’un des missionnaires a décrit une journée type en dehors des travaux:

> Préparer des remèdes, rendre visite aux malades, réprimander les paresseux, réveiller les somnolents et raisonner les obstinés ont occupé toute ma journée; en effet, ce n’est pas une petite partie de mon temps qui est ainsi employée. J’ai examiné quelques candidats au baptême dans la soirée. (Standish, 18)

### La ferme modèle

Comme le district de Waimate était densément peuplé de Maoris, les missionnaires y virent une occasion idéale de créer une ferme modèle et d’enseigner les méthodes agricoles anglaises. Marsden était convaincu que si l’on introduisait des pratiques agricoles modernes et des cultures anglaises, la [guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/) entre les tribus (*iwi*) cesserait et que le [christianisme](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-665/christianisme/) ainsi qu’une formation utile aux techniques du tissage, de la forge (travail des métaux) et de la menuiserie s’ensuivraient.

Les Maoris pratiquaient la culture itinérante, ce qui signifiait que la terre était défrichée par le feu, puis les cultures étaient plantées et le site abandonné quelques années plus tard lorsque les Maoris partaient. Les missionnaires choisirent de ne pas suivre la pratique maorie consistant à utiliser les cendres issues de la combustion des arbres et des broussailles comme engrais. Au lieu de cela, ils défrichèrent à la main la brousse enchevêtrée à l’aide de crochets à haricots ou à mauvaises herbes, de houes, de socs de charrue et de herses. En 1835, 35 acres (14 hectares) avaient été préparés et ensemencés de blé.

Le blé était une culture essentielle, car la farine devait être importée de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, ce qui représentait un coût considérable pour la mission. On utilisait des faucilles pour moissonner le blé, et le battage se faisait au fléau (un ancien outil manuel muni d’un long manche en bois et d’un bâton plus court se balançant librement qui sépare les grains de l’enveloppe).

Les chenilles, les rats et les souris causaient la perte des céréales stockées et le climat s’avérait souvent trop humide pour permettre une bonne croissance du blé. Mais en décembre 1834, la mission avait construit le premier moulin à eau de Nouvelle-Zélande. En 1837, environ 14 000 kg (30 520 livres) de farine avaient été produites pour la mission et les Maoris.

[ ![Water-Powered Mill](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11479.jpg?v=1599183004) Moulin à eau Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11479/water-powered-mill/ "Water-Powered Mill")Des potagers furent aménagés et des écoles construites. Dans le verger, on planta des poires, de la rhubarbe, des figues, des pêches, des prunes, des coings, des groseilles à maquereau, des abricots et des pommes. La plupart des graines étaient importées d’Angleterre, et c’est probablement par le biais de ces graines que le chardon écossais, plante nuisible, fut introduit en Nouvelle-Zélande. On élevait des moutons et des vaches laitières. Le bétail causa quelques tensions avec les Maoris, car il perturbait les terres sacrées (*tapu*).

En 1835, Charles Darwin (1809-1882), alors âgé de 26 ans, passa neuf jours dans la baie des Îles après son arrivée à bord du HMS Beagle, qui faisait le tour du monde depuis décembre 1831. Darwin avait collecté des fossiles et des spécimens scientifiques lors de ses excursions à terre et tenu un journal rempli d’observations et de dessins qui aboutirent finalement à sa théorie de la sélection naturelle. Le Beagle jeta l'ancre au large de Kororareka, bordé de ses nombreux débits de boissons et maisons closes. Darwin écrivit dans son journal: "Ce petit village est le repaire du vice."

Heureusement, il fut invité à passer Noël à la mission, et il fit le voyage à pied et en bateau, guidé par un chef maori (*rangatira*). Darwin se rendit en canoë (*waka*) jusqu’aux chutes de Haruru avant de devoir suivre des sentiers à travers une brousse dense.

[ ![Charles Darwin](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11483.jpg?v=1599183902) Charles Darwin Richard Leakey and Roger Lewin (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/11483/charles-darwin/ "Charles Darwin")Il admira la mission où il savoura des tasses de thé et joua au cricket sur la pelouse, consignant ses pensées dans son journal le 23 décembre 1835:

> Nous avons enfin atteint Waimate; après avoir traversé tant de kilomètres d’une campagne inhabitée et inutile, l’apparition soudaine d’une ferme anglaise et de ses champs bien entretenus, placés là comme par la baguette d’un enchanteur, était extrêmement réjouissante.

Dans la même entrée de journal, Darwin mentionna avoir vu un chêne anglais, qui se trouvait près de la mission. Il avait commencé sa vie sous la forme d’un gland apporté par bateau depuis l’Angleterre en 1824 par Richard Davis et avait été planté à Waimate vers 1830. Malheureusement, ce chêne majestueux fut abattu par un vent violent en 2018.

La mission de Waimate semblait être le seul point positif de la brève visite de Darwin en Nouvelle-Zélande, car le 27 décembre 1835, Darwin écrivait: "Je suis déçu par la Nouvelle-Zélande, tant par le pays que par ses habitants. Après les Tahitiens, les indigènes me paraissent sauvages."

[ ![St. John's Church, Waimate North, New Zealand](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11476.jpg?v=1733215716-1733215734) Église Saint-Jean, Waimate North, Nouvelle-Zélande Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11476/st-johns-church-waimate-north-new-zealand/ "St. John's Church, Waimate North, New Zealand")Les journaux intimes, manuscrits et documents privés de Darwin sont [disponibles en ligne](http://darwin-online.org.uk/) et constituent une lecture fascinante. Si vous visitez la mission Te Waimate, vous marcherez sur les traces de Darwin.

L'église Saint-Jean fait également partie de la mission et constitue un magnifique exemple d'architecture néo-gothique (des années 1740 au début des années 1900). Charles Darwin n'aurait pas pu voir ni visiter cette église, car elle fut construite en 1871 pour remplacer la chapelle de 1839. Mais les fonts baptismaux en pierre d'origine sont toujours là.

### Déclin de la mission Te Waimate

À la fin des années 1830, la mission connaissait de graves difficultés. Le sol de la région de Waimate s’est avéré impropre à la culture des plantes auxquelles les missionnaires anglais étaient habitués dans leur pays. Les Maoris cultivaient également leurs propres terres et vendaient leurs produits à bon prix. De plus en plus de colons anglais préféraient élever du bétail plutôt que de cultiver la terre. Et le maintien de la mission demandait trop d'efforts et d'argent, d'autant plus que le blé et la farine pouvaient désormais être achetés à moindre coût ailleurs en Nouvelle-Zélande.

George Clarke rejoignit le nouveau gouvernement colonial en tant que protecteur en chef des aborigènes, et sa maison resta inoccupée jusqu’en 1842, date à laquelle l’évêque Selwyn (1809-1878) arriva et loua la mission pour former des candidats maoris à l’ordination.

[ ![Stained Glass Church Window](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11484.jpg?v=1599183902) Fenêtre d'église en vitrail Kim Martins (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11484/stained-glass-church-window/ "Stained Glass Church Window")La mission subit un coup dur en 1840 avec la mort d'une petite fille maorie qui fréquentait l'école maternelle. Elle vivait chez Clarke et Hōne Heke (vers 1807/1808 – 1850), un chef maori influent (*rangatira*) et chef de guerre, arriva avec un groupe de Maoris pour confronter Clarke, qui était absent de la mission à ce moment-là. Hōne Heke repartit, emmenant avec lui les Maoris de la mission, et les persuada de ne plus avoir aucun contact avec Clarke et les missionnaires.

L'histoire de la mission se transforme alors en une histoire de détérioration des relations entre Maoris et Européens. La baie des Îles perdit sa prédominance commerciale au profit d'Auckland, ce qui affecta les Maoris sur le plan économique. De nombreux Maoris ne comprenaient pas non plus ce que signifiait la cession de la Nouvelle-Zélande à la Grande-Bretagne.

Hōne Heke entraîna les Maoris mécontents sur la voie d’affrontements de plus en plus violents qui culminèrent avec la Guerre de Flagstaff (ou rebellion de Hōne Heke) de 1844-1846. La neutralité de la mission fut compromise lorsque d’importants renforts militaires arrivèrent et utilisèrent la mission comme quartier général britannique pendant plusieurs mois. Les victimes de la violente bataille d'Ohaeawai (1845) furent enterrées dans le cimetière de l'église St. John's. Hōne Heke fut vaincu en 1846.

[ ![Hone Heke](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/11486.jpg?v=1599183902) Hone Heke National Library of Australia (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/11486/hone-heke/ "Hone Heke")La mission de Te Waimate ne s'en remit jamais vraiment. La population maorie de la Baie des Îles diminua, passant d'environ 8 000 personnes en 1843 à environ 2 500 en 1878. L'extraction de gomme et la vente de terres étaient des activités plus lucratives. Bien que l'école de la mission ait réussi à attirer 60 élèves en 1846, une épidémie de coqueluche et de dysenterie causa la mort de six enfants.

La *Church Missionary Society* loua ou vendit les terres entourant la mission jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques acres autour de la maison de Clarke. Au fil des ans, les bardeaux et les planches de bardage furent remplacés, mais la maison de la mission de Te Waimate est restée en grande partie telle que George Clarke et les constructeurs maoris l’avaient bâtie, avec son mobilier d’époque.

### Comment s'y rendre

La Baie des Îles se trouve à trois [heures](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21729/heures/) de route au nord d'Auckland (Île du Nord) et la grande ville la plus proche est Kerikeri. Si vous venez en voiture depuis Auckland, il faut compter encore 20 minutes de route entre Kerikeri et la mission de Te Waimate.

Vous pouvez également prendre un vol pour l'aéroport de Kerikeri et louer une voiture ou participer à une visite guidée privée de la Baie des Îles qui inclura la mission. Le prix d'entrée pour la maison et les jardins est de 10,00 NZD (environ 6,50 USD), et les horaires d'ouverture en été et en hiver sont disponibles sur le [site web de la mission](https://www.heritage.org.nz/places/places-to-visit/northland-region/te-waimate-mission).

Si vous visitez la Baie des Îles baignée de soleil, ne manquez pas de faire un arrêt à la [Makana Chocolate Boutique](https://www.makana.co.nz/) à Kerikeri, puis de jeter un œil à leur chocolaterie juste à côté. Cela vous donnera certainement assez d'énergie pour passer des heures à la mission à explorer la maison et les jardins, en suivant le chemin que Charles Darwin a autrefois emprunté.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Darwin Online](http://darwin-online.org.uk/ "Darwin Online"), accessed 21 Nov 2019.
- Hargreaves, R.P. "Waimate: Pioneer New Zealand Farm." *Agricultural History*, No. 1, Vol. 36 (Jan. 1962), pp. 38-45.
- [Stacpoole, John. *Colonial architecture in New Zealand.* Reed, 1976.](https://www.worldhistory.org/books/0589009303/)
- Standish, M. W. *The Waimate Mission Station.* National Historic Places Trust, New Zealand, 1962
- [Wolfe, Richard. *Hell-hole of the Pacific.* Penguin Global, 2005.](https://www.worldhistory.org/books/0143019872/)

## Auteur

Kim est une écrivaine indépendante basée en Nouvelle-Zélande. Elle est titulaire d'une licence d'histoire et d'une maîtrise en sciences du chaos et de la complexité. Elle s'intéresse particulièrement aux fables et à la mythologie, ainsi qu'à l'exploration du monde antique.
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## Citer cette ressource

### APA
Martins, K. (2026, May 22). Sur les traces de Darwin - la Mission Te Waimate. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1475/sur-les-traces-de-darwin---la-mission-te-waimate/>
### Chicago
Martins, Kim. "Sur les traces de Darwin - la Mission Te Waimate." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, May 22, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1475/sur-les-traces-de-darwin---la-mission-te-waimate/>.
### MLA
Martins, Kim. "Sur les traces de Darwin - la Mission Te Waimate." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 22 May 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1475/sur-les-traces-de-darwin---la-mission-te-waimate/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 22 May 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

