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title: Raid Jameson: Le coup manqué des Britanniques au Transvaal
author: Mark Cartwright
translator: Salomée Charrière
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26323/raid-jameson/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-06-05
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# Raid Jameson: Le coup manqué des Britanniques au Transvaal

_Rédigé par [Mark Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/markzcartwright/)_
_Traduit par [Salomée Charrière](https://www.worldhistory.org/user/salomeecharrier)_

Le raid Jameson fut une tentative non officielle et ratée des Britanniques pour prendre le contrôle de la République boer du Transvaal en Afrique australe,[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) en décembre 1895. Organisé par le millionnaire impérialiste Cecil [Rhodes](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-534/rhodes/), le raid n’obtint pas le soutien de la communauté d’immigrés au Transvaal et fut rapidement étouffé. Après ce fiasco, Cecil Rhodes fut discrédité et le regain de méfiance réciproque entre Britanniques et Boers conduisit finalement à la Seconde [Guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/) des Boers (1899-1902).

### Contrôle de l’Afrique australe

En 1806, la Grande-Bretagne avait installé une colonie en Afrique australe, la colonie du Cap, qui incluait le cap de Bonne-Espérance, un point d’arrêt stratégique pour les navires qui voguaient entre la Grande-Bretagne et ses possessions en Asie, notamment les Indes britanniques. En 1843, une nouvelle colonie britannique s’installa, le Natal. Les Britanniques durent faire face à la concurrence, non seulement des autochtones, mais aussi des Boers. Les Boers étaient des colons blancs en Afrique australe qui possédaient des ancêtres hollandais et français. Le nom Boer signifie "fermier". Ils étaient également connus sous le nom d’Afrikaners car ils parlaient afrikaans. Au cours des années 1830, alors que les Britanniques abolissaient l’esclavage et que la croissance démographique devenait trop importante pour les terres et les ressources autour du cap, plus de 14 000 Boers émigrèrent pour trouver des terres ailleurs. À partir de ces nouveaux territoires, deux républiques boers furent créées: le Transvaal (fondé en 1852) et l’État libre d’Orange (fondé en 1854).

En grande partie rurale et ne disposant que d’un commerce modeste lié à l’agriculture, l’Afrique australe vit son destin basculer suite à la découverte de diamants à Kimberley, dans le Griqualand, en 1867, ainsi qu’à celle d’énormes gîtes aurifères dans le Witwatersrand, au Transvaal, en 1886. Entre ces deux découvertes, les Britanniques n’avaient cessé de progresser dans la région pour étendre leur contrôle. Le Griqualand, rebaptisé Griqualand Ouest par les Britanniques, fut transformé en une colonie de la couronne en 1871. En 1879, le [royaume zoulou](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-25981/royaume-zoulou/) fut battu par une armée britannique, et le Zoulouland devint une colonie de la couronne en 1887. Les Britanniques conquirent égalent le protectorat du Basutoland (Lesotho actuel) en 1884, ainsi que le protectorat du Bechuanaland (Botswana actuel) en 1885. En 1893 et 1894, le Swaziland et le Pondoland vinrent respectivement s’ajouter à la collection hétéroclite d’États d’Afrique australe de la Grande-Bretagne.

Le rêve des colonialistes britanniques était d’unifier plusieurs colonies en un seul et même État, l’Afrique du Sud. Naturellement, les Boers étaient attachés à leur indépendance et ne voyaient aucune raison de devenir une partie de l’Empire britannique. En effet, ils avaient déjà reçu un avertissement de cette volonté entre 1877 et 1881 lorsque les Britanniques, avec l’excuse d’attaques menées par des tribus africaines, avaient temporairement pris le contrôle du Transvaal. La rivalité pour la terre et les ressources explosa à nouveau en un conflit lors de la [première guerre des Boers](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26343/premiere-guerre-des-boers/) (1880-1881). Les Boers remportèrent cette rencontre plutôt brève, mais ce n’était à présent qu’une question de temps avant qu’un conflit plus grand et plus décisif n’éclate. Les hommes qui cherchaient à faire éclater cette crise le plus tôt possible étaient des magnats de l’or millionnaires.

[ ![Cecil Rhodes Colossus Cartoon](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21725.png?v=1774979147-1774979255) Caricature de Cecil Rhodes en colosse Edward Linley Sambourne (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21725/cecil-rhodes-colossus-cartoon/ "Cecil Rhodes Colossus Cartoon")### Les "Gold Bugs"

Au cours des dernières années du XIXe siècle, le gouvernement britannique n’avait pas encore décidé de l’approche à adopter pour les affaires en Afrique australe. D’un côté, il était en faveur d’une expansion plus naturelle du contrôle britannique en attendant simplement jusqu’à ce que les immigrés britanniques ne fassent pencher la balance et ne transforment les Boers en une minorité sans pouvoir dans leurs propres républiques. D’un autre côté, il était certainement préoccupé par le fait qu’un Transvaal riche en or ne s’allie, tôt ou tard, à une puissance coloniale rivale telle que l’Allemagne, et qu’un tel partenariat ne menace les intérêts britanniques en Afrique australe et au-delà. Une autre source de tourment était le fait que les investissements britanniques au Transvaal s’élevaient au-delà de 350 £ (environ 400 €) en 1899, et deux tiers des mines de Witwatersrand appartenaient à des actionnaires britanniques.

Les propriétaires de mines d’or de Witwatersrand se composaient de personnalités telles que Julius Wernher, Barney Barnato, Alfred Beit, et Cecil Rhodes (1853-1902). Ces hommes influents, qui étaient aussi impliqués dans les mines de diamants à Kimberley, étaient connus des Britanniques sous le nom de "Randlords". Le président du Transvaal, Paul Kruger (1825-1904), les surnommait les "Gold Bugs". Les "bugs" n’étaient pas tous unis puisque certains magnats préféraient adopter une méthode plus pacifique pour influencer le gouvernement du Transvaal dans leur propre intérêt, pendant que d’autres se tenaient prêts à employer tous les moyens nécessaires afin d’augmenter leur pouvoir personnel et leurs profits.

À la moitié des années 1890, la population de Johannesbourg s’élevait à 100 000 personnes, car des immigrés du monde entier étaient attirés par les mines d’or du Transvaal. Les Boers, envieux de leur situation privilégiée, adoptèrent des lois au sein du corps législatif du Transvaal, le *volksraad*, afin de s’assurer que ces nouveaux travailleurs blancs, appelés *Uitlanders* ("Étrangers"), ne puissent pas voter et jouir des mêmes droits de citoyenneté que les Boers au Transvaal. Paul Kruger fit passer une loi stipulant qu’un émigrant blanc ne pouvait voter aux élections politiques qu’après 14 ans de résidence. Les magnats des mines ne furent pas très satisfaits de ces restrictions imposées à la partie la plus qualifiée de leur main-d’œuvre. Les travailleurs blancs n’apprécièrent pas non plus de ne pas avoir le droit de vote, mais d’avoir tout de même l’obligation de payer des taxes et d’effectuer le service militaire pour le gouvernement du Transvaal. Les autorités coloniales britanniques à la colonie du Cap et de Natal ne furent certainement pas d’accord avec les discriminations du président Kruger contre les émigrés blancs, en particulier les sujets britanniques; c’était peut-être là que se trouvait un fondement moral acceptable pour mener une intervention au Transvaal, par ailleurs contestable.

[ ![Paul Kruger](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21815.png?v=1778750682-1778750735) Paul Kruger Unknown Photographer (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21815/paul-kruger/ "Paul Kruger")Un autre point de discorde entre les magnats des mines et le gouvernement du Transvaal fut la politique relative à la consommation d’alcool de ce dernier. Les propriétaires de mines citèrent des statistiques selon lesquelles 15 à 25 % des ouvriers noirs étaient tellement affaiblis par l’alcool qu’ils ne pouvaient pas travailler. Les propriétaires de mines souhaitaient que le gouvernement fasse passer une loi de prohibition pour la vente d’alcool, mais leur requête fut ignorée jusqu’en 1896, et même alors, elle ne fut pas totalement appliquée.

Enfin, les propriétaires de mines désiraient que le gouvernement du Transvaal change les lois sur les taxes, qui touchaient proportionnellement davantage les mines profondes que celles des petits prospecteurs situées en surface. En outre, le contrôle du gouvernement du Transvaal sur les chemins de fer et la dynamite rehaussait également les coûts d’extraction de l’or, alors que cette activité était déjà très onéreuse en raison de la très faible teneur du minerai aurifère.

### Le complot du coup d’État

Le principal artisan politique parmi les magnats des mines était Cecil Rhodes, premier ministre de la colonie du Cap depuis 1890. L’historien M. Corey fait le résumé qui suit de l’un des impérialistes britanniques les plus influents:

> Cecil Rhodes était un homme extravagant et dominateur, en raison de la grandeur de ses actions, que ce soit pour construire un pont ferroviaire enjambant les chutes Victoria ou pour divertir des invités internationaux à Groote Schuur, le palais privé qu’il avait fait rénover dans un style colonial hollandais au Cap. Convaincu de la supériorité raciale des Européens, il avait dépossédé bon nombre d’africains noirs et il avait contribué à des générations de conflit racial en Afrique australe.
> (378)

[ ![Rhodes & Jameson](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21813.png?v=1778747996-1778748077) Cecil Rhodes et Leander Starr Jameson National Photo Company (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21813/rhodes--jameson/ "Rhodes & Jameson")Cecil Rhodes tenta d’abord de saper le Transvaal en essayant d’acheter le seul accès ferroviaire de la république vers un port maritime, Lourenço Marques, qui était alors aux mains du Portugal. L’Allemagne s’en mêla, et la pression diplomatique empêcha la réalisation de la vente. Par la suite, Cecil Rhodes prit des mesures plus drastiques. Il prépara en secret un complot dans le but de renverser le gouvernement du Transvaal et de prendre le contrôle de la république par la force. Les troupes impliquées furent recrutées au sein de la *British South Africa Company* (BSAC) de Cecil Rhodes, une organisation qu’il avait créée en 1895, et à laquelle avait été accordée une charte royale pour coloniser les terres situées au nord du Transvaal, qui devinrent connues sous le nom de Rhodésie (Zimbabwe, Zambie et Malawi actuels). Il s’avéra, ce qui n’était peut-être pas sans importance pour l’avenir des républiques boers, que ce territoire ne disposait pas des richesses minérales que l’on trouvait au Transvaal.

Cecil Rhodes choisit le docteur Leander Starr Jameson (1853-1917), un administrateur colonial, magistrat et vétéran de la guerre de la BSAC au Matabeleland, pour diriger le coup d’État militaire. Leander Starr Jameson était "un ancien médecin extrêmement rusé et agressif" (James, 261). Le commando n’était que de taille modeste car Cecil Rhodes espérait qu’une fois à l’intérieur du Transvaal, il serait rejoint par les *Uitlanders* à Johannesbourg. Le comité de réforme des Uitlanders réclamait depuis plusieurs années davantage de droits pour ses membres. Les *Uitlanders* recevaient depuis longtemps de l’argent de la part des propriétaires de mines comme Cecil Rhodes, Alfred Beit et Julius Wernher afin de semer la zizanie.

La troupe de Leander Starr Jameson, forte de 500 à 600 cavaliers et composée des policiers de la BSAC, écouta un discours d’encouragement donné par le colonel Grey de la police du Bechuanaland, qui leur expliqua les motivations derrière cette action, mais également que ni la [reine Victoria](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21483/reine-victoria/), ni le gouvernement britannique n’étaient au courant. Il fut simplement annoncé aux hommes: "Vous allez vous battre pour la suprématie du drapeau britannique en Afrique du Sud" (James, 108). La troupe était très bien équipée avec un nouveau fusil Lee-Metford à alimentation par magasin pour chaque homme. Leander Starr Jameson possédait également huit mitrailleuses Maxim et trois pièces d’artillerie lourde.

[ ![Members of a Boer Commando](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21816.png?v=1778750999-1778751075) Membres d’un commando boer Unknown Photographer (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21816/members-of-a-boer-commando/ "Members of a Boer Commando")Pendant ce temps, et ce malgré le fait que les intermédiaires de Cecil Rhodes aient distribué des primes et des armes, le soulèvement des Uitlander n’arriva jamais. Cecil Rhodes laissa à Leander Starr Jameson le soin de décider s’il fallait tout de même continuer. Ce dernier choisit de poursuivre le coup d’État malgré tout. Le 29 décembre, les envahisseurs pénétrèrent sur le territoire du Transvaal depuis leurs points de rassemblement à Pitsani et à Mafikeng, situés dans le protectorat du Bechuanaland. L’expédition avait été bien planifiée, puisque des sympathisants de la cause attendaient au Transvaal avec des provisions de nourriture et des chevaux reposés. L’équipement de la troupe était supposé être réduit de façon à ce qu’elle puisse parcourir la distance d’environ 170 miles (273 km), qui la séparait de Johannesbourg, en à peine trois jours, même si l’on trouvait toujours de la place pour un gros fût de brandy et quelques caisses de champagne.

### Défaite et déshonneur

Malheureusement pour Leander Starr Jameson, les services secrets du gouvernement du Transvaal avaient eu vent de ce raid, et un comité de réception avait été mobilisé. Ils avaient également découvert l’un des dépôts de provisions secrets de Jameson. Le commando boer stationné à Lichtenburg fut envoyé pour intercepter la troupe de Jameson, mais il la manqua. Un second commando fut mobilisé; des hommes boers âgés de 16 à 60 ans étaient attendus pour se mettre au service de l’État lorsque cela était requis. Ce second commando prit la direction de Krugersdorp, à côté de Johannesbourg. Les forces du Transvaal, menées par le général Piet Cronjé, surpassaient en nombre les lignes de file de Leander Starr Jameson et remportèrent le combat lors de leur rencontre le 1er janvier. Les attaquants battirent en retraite pour se mettre à l’abri des affleurements rocheux de Doornkop, mais ils se retrouvèrent bientôt à court de munitions. Les Boers avaient apporté un lourd canon dans le but de tirer dans la masse, et Jameson fut contraint de se rendre. De nombreux hommes furent faits prisonniers, et Leander Starr Jameson fut arrêté. 16 hommes furent tués et 56 furent blessés chez les attaquants, alors que les Boers n’eurent à déplorer qu’une seule victime.

Au bout du compte, Leander Starr Jameson fut emprisonné en Angleterre. Le chef d’accusation portait sur l’enrôlement dans une armée étrangère, un acte interdit par le *Foreign Enlistment Act* (loi sur les combattants volontaires internationaux, qui est toujours en vigueur aujourd’hui). La peine fut de 15 mois d’emprisonnement, mais cela n’eut pas de conséquences durables sur la carrière militaire de Jameson, puisqu'il fut élu premier ministre de la colonie du Cap en 1904. En revanche, la réputation de Cecil Rhodes fut sérieusement entachée par ce fiasco. La couronne britannique rejeta toute responsabilité pour ce raid. En 1896, lorsque tout éclata au grand jour après que des enquêtes officielles furent réalisées à la fois à la colonie du Cap et à Londres, Cecil Rhodes fut contraint de démissionner de ses postes de premier ministre de la colonie du Cap et de directeur de la BSAC.

[ ![Carte de la Seconde guerre des Boers, 1899-1902](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21741-fr.png?v=1779436114-1779818401) Carte de la Seconde Guerre des Boers 1899-1902 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/trans/fr/3-21741/carte-de-la-seconde-guerre-des-boers-1899-1902/ "Carte de la Seconde guerre des Boers, 1899-1902")### Une seconde guerre des Boers

À Londres entre 1895 et 1902, le secrétaire d’État aux Colonies, Joseph Chamberlain, fut régulièrement blâmé pour avoir alimenté les relations hostiles avec les Boers, mais il existe très peu de preuves irréfutables qu’il l’ait jamais fait. Alfred Milner, lui, l’avait toutefois fait. Entre 1897 et 1905, Alfred Milner fut le haut-commissaire britannique en Afrique du Sud. Comme l’historien S. C. Smith le fait remarquer, en "manipulant la presse à la fois en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne, Alfred Milner créa un état de l’opinion qui rendit un compromis difficile" (90). La situation ne fut guère apaisée lorsque l'empereur Guillaume II d'Allemagne (qui régna de 1888 à 1918) envoya à Kruger un télégramme largement médiatisé pour le féliciter d'avoir repoussé avec succès le raid Jameson.

Une conférence fut organisée afin de discuter des droits des *Uitlander*, la Conférence de Bloemfontein de juin 1889, mais Alfred Milner y coupa court, une action qui "ébranla la confiance des Boers dans la bonne foi des Britanniques" (Smith, 90). La suspicion du gouvernement du Transvaal à l’égard de l’impérialisme britannique se refléta dans le fait que le budget militaire avait déjà été quadruplé et qu’une alliance militaire venait d’être signée avec l’État libre d’Orange. Au cours des quatre années qui suivirent le raid Jameson, Paul Kruger dota ses Boers de 80 000 des derniers fusils Mauser allemands et de 80 millions de cartouches.

En octobre 1899, c’est peut-être fatalement qu’une lutte armée éclata: la Seconde Guerre des Boers. En tant que futur premier ministre d’Afrique du Sud, Jan Smuts déclara: "Le raid Jameson fut une véritable déclaration de guerre dans le conflit anglo-boer" (Fremont-Barnes, 22). La Grande-Bretagne remporta finalement cet affrontement violent en 1902, mais cela nuisit à sa réputation internationale, en raison de son recours à la stratégie de la terre brûlée et à la mise en place de camps de concentration pour civils. En 1910, les deux républiques boers et les colonies britanniques furent ensuite unifiées en une seule et même colonie: l’Union d'Afrique du Sud.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Chamberlain, M. E. *The Scramble for Africa.* Routledge, 2010.](https://www.worldhistory.org/books/1408220148/)
- [Corey, Melinda. *The Encyclopedia of the Victorian World.* Henry Holt & Co, 1996.](https://www.worldhistory.org/books/0805026223/)
- [Curtin, Philip. *African History.* Pearson, 1995.](https://www.worldhistory.org/books/0582050707/)
- [Fage, . *The Cambridge History of Africa.* Cambridge University Press, 1985.](https://www.worldhistory.org/books/0521228034/)
- [Fremont-Barnes, Gregory & O'Neill, Robert. *The Boer War 1899–1902.* Osprey Publishing, 2003.](https://www.worldhistory.org/books/1841763969/)
- [Jackson, Tabitha. *The Boer War.* Channel 4 Book, 1999.](https://www.worldhistory.org/books/075221702X/)
- [James, Lawrence. *Empires in the Sun.* Pegasus Books, 2017.](https://www.worldhistory.org/books/1681774631/)
- [James, Lawrence. *The Rise and Fall of the British Empire.* St. Martin's Griffin, 1997.](https://www.worldhistory.org/books/031216985X/)
- [Knight, Ian. *The Boer Wars #303).* Osprey Publishing (Military), 1997.](https://www.worldhistory.org/books/1855326132/)
- [Pakenham, Thomas. *Scramble for Africa..* Harper Perennial, 1992.](https://www.worldhistory.org/books/0380719991/)
- [Pakenham, Thomas. *The Boer War.* Random House, 1979.](https://www.worldhistory.org/books/0394427424/)

## Auteur

Mark est directeur de publication pour WHE et est titulaire d'une maîtrise en philosophie politique (Université de York). Il est chercheur, écrivain, historien et éditeur. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées communes à toutes les civilisations.

## Chronologie

- **29 Dec 1895 CE**: The British [Jameson Raid](https://www.worldhistory.org/Jameson_Raid/) is launched to take over the Boer Republic of Transvaal.
- **2 Jan 1896 CE**: The British [Jameson Raid](https://www.worldhistory.org/Jameson_Raid/) to take over Boer Transvaal ends in failure.

## Liens externes

- [Jameson Raid : Hole, Hugh Marshall - Internet Archive](https://archive.org/details/in.ernet.dli.2015.54333/2015.54333.Jameson-Raid)
- [Boer War | National Army Museum](https://www.nam.ac.uk/explore/boer-war)

## Citer cette ressource

### APA
Cartwright, M. (2026, June 05). Raid Jameson: Le coup manqué des Britanniques au Transvaal. (S. Charrière, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26323/raid-jameson/>
### Chicago
Cartwright, Mark. "Raid Jameson: Le coup manqué des Britanniques au Transvaal." Traduit par Salomée Charrière. *World History Encyclopedia*, June 05, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26323/raid-jameson/>.
### MLA
Cartwright, Mark. "Raid Jameson: Le coup manqué des Britanniques au Transvaal." Traduit par Salomée Charrière. *World History Encyclopedia*, 05 Jun 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26323/raid-jameson/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Salomée Charrière](https://www.worldhistory.org/user/salomeecharrier/ "User Page: Salomée Charrière"), publié le 05 June 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

