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title: Château de Hara
author: Matthew Allison
translator: Nicolas Santucci
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26014/chateau-de-hara/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-07-15
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# Château de Hara

_Rédigé par [Matthew Allison](https://www.worldhistory.org/user/matthewallison/)_
_Traduit par [Nicolas Santucci](https://www.worldhistory.org/user/nicolassantucci)_

Le château de Hara fut construit à l’origine en 1496 comme fortification secondaire du château voisin de Hinoe,[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) puis renforcé entre 1599 et 1604. Il fut ensuite démantelé et abandonné par le *daimyo* (seigneur japonais) Matsukura Shigemasa (1574-1630). Il fut brièvement occupé par les insurgés lors de la [rébellion de Shimabara](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22128/rebellion-de-shimabara/) (1637-1638). Aujourd’hui, il subsiste sous la forme de ruines, accessibles en bus depuis la ville de Shimabara.

### Le château de Hara et le clan Arima

Arima Takazumi, alors *daimyo* du domaine de Hinoe (situé à l’est de Nagasaki, sur l’île de Kyushu, au sud du Japon, et plus tard connu sous le nom de domaine de Shimabara), fit construire le château de Hara comme fortification de soutien au château voisin de Hinoe, les deux places fortes étant distantes d’environ 5 kilomètres. Édifié sur une colline dominant le littoral de la mer d’Ariake, le château était considéré comme une forteresse particulièrement facile à défendre.

Il fut ensuite agrandi et renforcé par Arima Harunobu (1567-1612), alors *daimyo* et descendant d’Arima Takazumi, entre 1599 et 1604, devenant ainsi le château principal de la région. Il comprenait une enceinte principale, une deuxième et une troisième enceinte (*honmaru*, *ninomaru* et *sannomaru* respectivement), ainsi que plusieurs enceintes extérieures, dont celle appelée Amakusamaru. L’enceinte principale abritait également un *tenshu* ([donjon](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-17073/donjon/)). Les travaux réalisés par Arima Harunobu comprenaient la construction de murailles en pierre, le creusement de douves sèches, ainsi que la modernisation des portes et des *yagura* (tours de guet).

Initialement opposé au [christianisme au Japon](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2503/christianisme-au-japon/), Harunobu finit par se convertir et fut même baptisé par Alessandro Valignano (1539-1606), un éminent prêtre jésuite qui joua un rôle majeur dans l’histoire du [christianisme](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-665/christianisme/) au Japon. Fait remarquable, nombre des améliorations qu’il apporta au château permirent par la suite aux insurgés chrétiens de la rébellion de Shimabara de résister aussi longtemps au siège mené par le shogunat (dictature militaire). En outre, Harunobu et ces insurgés connurent le même destin: tous furent condamnés à mort sur ordre du shogunat.

Le fils de Harunobu, Arima Naozumi (1586-1641), joua un rôle important dans la mort de son père puis hérita de ses terres. À la demande du [shogun](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-16129/shogun/) [Tokugawa Ieyasu](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19652/tokugawa-ieyasu/) (1543-1616), il renonça à la foi chrétienne et commença à persécuter les chrétiens de son domaine. Finalement, lassé des soulèvements chrétiens incessants, il demanda à être muté hors du domaine de Shimabara, où Matsukura Shigemasa (1574-1630) lui succéda.

[ ![Stone Ramparts of the Inner Ward at Hara Castle](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21607.jpg?v=1774836199-1774843766) Remparts de pierre de l’enceinte principale du château de Hara Matthew Allison (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21607/stone-ramparts-of-the-inner-ward-at-hara-castle/ "Stone Ramparts of the Inner Ward at Hara Castle")### Le clan Matsukura et la rébellion de Shimabara

En 1618, Shigemasa décida d’entreprendre la construction du château de Shimabara, un imposant édifice qui fut démoli au milieu des années 1870 avant d’être reconstruit dans les années 1960 sous la forme d’un musée, aujourd’hui ouvert au public. À l’époque de sa construction, le principe de *l*’*Ikkoku-ichijō* ("un château par province") était en vigueur. Promulguée en 1615, cette mesure visait à empêcher les *daimyo* de disposer de plusieurs centres de pouvoir militaire, afin de prévenir d’éventuels soulèvements régionaux, et fut la conséquence directe du siège du château d’Osaka, survenu cette même année.

Dès lors, Shigemasa ordonna l’abandon et le démantèlement des châteaux de Hara et de Hinoe, dont les matériaux furent réemployés pour la construction du château de Shimabara. Du château de Hara ne subsistèrent plus que ses fondations, ses douves sèches et ses murailles de pierre, éléments de la fortification trop difficiles à démanteler, ainsi qu’un certain nombre de bâtiments qui tombèrent progressivement en ruine. Le château de Hara ne fut plus que l’ombre de lui-même, abandonné et apparemment insignifiant, jusqu’en 1638.

Shigemasa mourut aux sources thermales d’Obama en 1630 et son fils, Matsukura Katsuie (1598-1638), qui lui succéda, poursuivit la politique oppressive de son père et l’accentua même à certains égards. Les persécutions incessantes contre les chrétiens, les lourdes taxes destinées à financer la construction du château de Shimabara, ainsi que les difficultés supplémentaires engendrées par une récente famine, entraînèrent une multiplication des actes de désobéissance des paysans du domaine envers les autorités locales. Ces tensions finirent par s’exacerber jusqu’à ce qu’une rébellion de grande ampleur éclate à la fin de l’année 1637, connue sous le nom de rébellion de Shimabara.

Dirigés, semble-t-il, a priori par une figure messianique de 16 ans nommée Amakusa Shirō (1621-1638), dont le nom de baptême était Jérôme, les insurgés remportèrent d’abord quelques succès, mais furent finalement contraints de battre en retraite par mer jusqu’au château de Hara, alors abandonné, au début de l’année 1638. Ils y démantelèrent leurs embarcations et en réutilisèrent les matériaux pour ériger des défenses de fortune, renforçant ainsi les fortifications délabrées du château. Entre 30 000 et 40 000 insurgés trouvèrent refuge dans le château de Hara, où ils s’installèrent dans des bâtiments de fortune et des campements. Derrière les murailles du château, ils attendirent, conscients qu’une armée du shogunat d’environ 100 000 hommes avançait progressivement vers eux.

[ ![Statue of Amakusa Shiro at Hara Castle](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/21692.jpg?v=1782138729-1774499029) Statue d’Amakusa Shiro au château de Hara Matthew Allison (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21692/statue-of-amakusa-shiro-at-hara-castle/ "Statue of Amakusa Shiro at Hara Castle")### Le siège du château de Hara

Itakura Shigemasa (1588-1638) fut nommé à la tête des forces du shogunat, qui étaient presque trois fois plus nombreuses que celles des insurgés. Si le fait d’avoir la mer dans leur dos excluait presque certainement toute attaque par l’arrière, il rendait également le château plus facile à encercler et toute tentative de fuite beaucoup plus difficile. Si certains historiens soutiennent que les insurgés étaient pleinement conscients de leur sort et qu’ils choisirent délibérément de livrer un dernier combat en se retranchant dans le château de Hara, il est bien plus probable qu’ils espéraient l’arrivée de renforts venus des rebelles des îles Amakusa et des régions environnantes. Des tentatives furent entreprises pour creuser des tunnels sous les murailles du château, des tours d’artillerie furent installées afin de bombarder les assiégés et un navire néerlandais, le *De Ryp*, fut même envoyé en mer d’Ariake pour apporter un appui d’artillerie aux forces du shogunat. Ces différentes tentatives se révélèrent largement inefficaces. Plusieurs assauts visant à percer les murailles du château furent alors lancés, et Itakura Shigemasa fut tué lors de l’un d’eux.

Comme c’est souvent le cas lors d’un siège, la supériorité numérique ne constitue pas toujours un facteur décisif face à un terrain difficile, à de solides fortifications et à des défenseurs déterminés. Les assiégeants s’installèrent donc en cherchant à affamer les insurgés. Avant même le début du siège, les réserves de nourriture de ces derniers étaient déjà mises à rude épreuve, notamment en raison de la récente famine. Les insurgés récoltèrent tout ce qu’ils purent trouver sur le littoral voisin et dans les champs alentour; ils avaient également emporté d’importantes réserves de *mochi* (gâteaux de riz), qu’ils mélangeaient à divers autres aliments pour préparer une soupe nourrissante appelée *guzōni*, encore consommée aujourd’hui dans la région.

[ ![Map of the Siege of Hara Castle, c. 1600](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/17610.png?v=1780312866-1689931408) Carte du siège du château de Hara, vers 1600 Unknown Artist (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/17610/map-of-the-siege-of-hara-castle-c-1600/ "Map of the Siege of Hara Castle, c. 1600")Finalement, un assaut du shogunat parvint à percer les défenses du château, et les insurgés, affamés, furent submergés et massacrés par milliers. Nombre d’entre eux furent ensevelis à l’endroit même où ils tombèrent, soit par les forces du shogunat, soit progressivement par le passage du temps. Lorsque la poussière retomba enfin, le château de Hara n’était plus qu’une ruine et demeura en grande partie dans cet état jusqu’à nos jours.

Matsukura Katsuie, qui ne semble pas avoir été présent dans son domaine au moment où la rébellion éclata, fut ensuite déchu de son pouvoir et de son statut après l’écrasement de l’insurrection. Il était en effet considéré que son extrême hostilité envers les chrétiens de son domaine, la surtaxation et sa mauvaise gouvernance avaient directement provoqué la révolte. Une enquête fut ouverte et il fut exécuté par décapitation, le seul *daimyo* à avoir connu un tel sort durant la période d’Edo (1603-1868). Kōriki Tadafusa (1584-1656) lui succéda et s’employa rapidement à restaurer la prospérité de la région en instaurant des allégements de taxes, en accordant son pardon aux anciens insurgés et en encourageant le repeuplement de la région.

### L’Ikkoku-ichijō s’est-il révélé inefficace?

On pourrait soutenir que, dans ce cas précis, le décret *Ikkoku-ichijō* ("un château par province") se révéla inefficace. Après tout, cette loi visait à empêcher tout *daimyo* de projeter sa puissance militaire depuis plusieurs châteaux régionaux, potentiellement contre le shogunat. Elle devait ainsi non seulement décourager les actes d’insurrection, mais aussi les rendre extrêmement difficiles, voire presque impossibles, grâce au démantèlement des fortifications secondaires, même lorsqu’ils étaient soutenus par des soldats. Pourtant, loin de leur seigneur et de sa suite, de simples paysans résistèrent pendant une période prolongée à la puissance du shogunat dans un tel château. Après la fin du siège, les hommes du shogunat abattirent méthodiquement les murailles de pierre du château et les ensevelirent, non seulement pour signifier clairement que la rébellion avait été écrasée, mais aussi afin que cette forteresse ne puisse plus jamais être utilisée de cette manière.

[ ![Stone Statues Overlook the Ariake Sea at Hara Castle](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21606.jpg?v=1772521130-1773633797) Des statues de pierre surplombent la mer Ariake au château de Hara Matthew Allison (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21606/stone-statues-overlook-the-ariake-sea-at-hara-cast/ "Stone Statues Overlook the Ariake Sea at Hara Castle")Cela étant, une rébellion d’une telle ampleur était totalement imprévisible et, compte tenu des dizaines de milliers d’insurgés impliqués, une telle force aurait constitué un redoutable défi, même sans la protection offerte par le château de Hara. Il est donc difficile d’affirmer que le château n’avait pas été suffisamment démantelé à l’origine ou que le décret échoua dans ce cas précis, puisque son objectif premier était de limiter la puissance d’un *daimyo*, et non de détruire intégralement toutes les fortifications secondaires susceptibles d’être défendues. En revanche, cette rébellion mit en évidence les limites du décret: s’il pouvait réduire la probabilité qu’un *daimyo* se révolte contre le shogunat, il n’excluait pas la possibilité qu’une forteresse, même abandonnée, puisse être utilisée contre celui-ci en période de crise extrême.

### Les Kakure Kirishitan

Bien que le shogunat eût déjà instauré le *sakoku* ("pays fermé"), une politique d’isolement vis-à-vis du reste du monde, les événements survenus au château de Hara mirent davantage encore en lumière les menaces potentielles que représentaient les religions et les puissances étrangères, et furent également invoqués pour justifier l’expulsion des Portugais du Japon ainsi que le renforcement des persécutions contre les chrétiens. Beaucoup de chrétiens survivants furent contraints d’entrer dans la clandestinité et prirent le nom de *Kakure Kirishitan* ("chrétiens cachés"). Les sermons étaient prononcés en secret et les symboles religieux étaient souvent dissimulés sous l’apparence d’objets domestiques ordinaires. Au fil du temps, leur foi évolua considérablement par rapport à sa forme originelle, en grande partie parce que sa transmission reposait presque exclusivement sur la tradition orale.

En outre, la tendance de nombreuses communautés *Kakure Kirishitan* à vivre dans l’isolement fit que leurs croyances et leurs pratiques purent varier considérablement d’un village à l’autre. Lorsque la liberté de culte fut instaurée en 1873, le Japon et le reste du monde furent surpris de découvrir que cette religion avait survécu, avec quelque 30 000 *Kakure Kirishitan* sortant alors de la clandestinité. Bien que certains Japonais continuent aujourd’hui de pratiquer les anciennes traditions des *Kakure Kirishitan*, leur nombre ne cesse de diminuer.

[ ![Ariake Sea and Yushima at Hara Castle](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21691.jpg?v=1774159077-1774499668) Mer d’Ariake et Yushima au château de Hara Matthew Allison (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21691/ariake-sea-and-yushima-at-hara-castle/ "Ariake Sea and Yushima at Hara Castle")### Le château de Hara aujourd’hui

Les visiteurs du château de Hara peuvent consulter plusieurs panneaux d’information installés sur le site, rédigés en japonais et en anglais. Une expérience en réalité virtuelle permet également de découvrir à quoi le château pouvait ressembler lors de sa construction. Depuis l’enceinte principale et le long du littoral, il est possible d’apercevoir au loin l’île de Yushima, où les chefs de la rébellion se réunirent secrètement pour préparer l’insurrection. Le musée voisin du patrimoine chrétien d’Arima retrace la rébellion de Shimabara et le siège du château de Hara à travers de magnifiques bas-reliefs sculptés, de courts documentaires, des mises en scènes de figurines miniatures et des objets d’époque. On peut également y voir une reconstitution d’un site funéraire mis au jour par les archéologues au château de Hara, où reposent les ossements de rebelles portant les traces de coups d’épée reçus lors du massacre. De nombreux crucifix furent également découverts au cours des fouilles.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Clements, Jonathan. *Christ's Samurai.* Robinson, 2017.](https://www.worldhistory.org/books/1472137418/)
- [Dougill, John. *In Search of Japan's Hidden Christians.* Tuttle Publishing, 2025.](https://www.worldhistory.org/books/0804858799/)
- [Hara Castle Ruins: Site of the final battle of the Shimabara Rebellion](https://www.japan-guide.com/e/e4456.html "Hara Castle Ruins: Site of the final battle of the Shimabara Rebellion")
- [Remains of Hara Castle](https://kirishitan.jp/components_en/com001 "Remains of Hara Castle")

## Auteur

Matthew est un écrivain et un historien passionné. Il s’intéresse particulièrement à la rébellion de Shimabara, à l’histoire du Japon et à l’histoire militaire en général. Il est titulaire d’une licence en histoire et en sciences politiques de l’université de Waikato, en Nouvelle-Zélande.
- [Linkedin Profile](https://www.linkedin.com/in/matthew-allison-56a496180/)

## Chronologie

- **1496 CE**: [Hara Castle](https://www.worldhistory.org/Hara_Castle/) is built.
- **1599 CE - 1604 CE**: [Hara Castle](https://www.worldhistory.org/Hara_Castle/) is upgraded.
- **1615 CE**: The Ikkoku-ichijō or ‘One Castle Per Province' edict goes into effect.
- **Dec 1637 CE - Apr 1638 CE**: The [Shimabara Rebellion](https://www.worldhistory.org/Shimabara_Rebellion/) in [Japan](https://www.worldhistory.org/disambiguation/Japan/), which the shogunate blames on Christians, leading to an expulsion of all Europeans.

## Citer cette ressource

### APA
Allison, M. (2026, July 15). Château de Hara. (N. Santucci, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26014/chateau-de-hara/>
### Chicago
Allison, Matthew. "Château de Hara." Traduit par Nicolas Santucci. *World History Encyclopedia*, July 15, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26014/chateau-de-hara/>.
### MLA
Allison, Matthew. "Château de Hara." Traduit par Nicolas Santucci. *World History Encyclopedia*, 15 Jul 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26014/chateau-de-hara/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Nicolas Santucci](https://www.worldhistory.org/user/nicolassantucci/ "User Page: Nicolas Santucci"), publié le 15 July 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

