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title: Ruée vers l'Afrique: Comment les Européens ont conquis tout un continent
author: Mark Cartwright
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23319/ruee-vers-lafrique/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2026-06-18
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# Ruée vers l'Afrique: Comment les Européens ont conquis tout un continent

_Rédigé par [Mark Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/markzcartwright/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

La [](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/)"ruée vers l'Afrique" désigne la compétition entre les puissances impériales européennes pour s'assurer d'abord le contrôle du commerce, puis celui du territoire africain au cours des deux dernières décennies du XIXe siècle. L'intérêt de ces puissances pour l'Afrique s'expliquait notamment par ses ressources, telles que l'ivoire, l'or et l'huile de palme, par la maîtrise des routes commerciales et par le prestige lié à la possession d'un [empire](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-99/empire/) mondial. D'autres motivations comprenaient le désir de propager le [christianisme](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-665/christianisme/) et ce que les Européens appelaient la "[civilisation](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10175/civilisation/)". Les puissances dominantes dans cette ruée étaient la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal et l'[Italie](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-207/italie/).

La ruée vers l’Afrique aboutit à un continent divisé sur la carte par la règle d’un cartographe, mais dont la réalité physique était marquée par des divisions préjudiciables entre les populations locales et les réseaux commerciaux traditionnels. Les ressources naturelles et les peuples autochtones furent impitoyablement exploités à des fins lucratives. Au début du XXe siècle, seuls deux États africains échappaient à toute forme de contrôle européen.

### Les richesses de l’Afrique

L'huile de palme, l'ivoire, le caoutchouc, les arachides et l'or ne sont que quelques-unes des ressources africaines convoitées par les États européens. L'Afrique avait longtemps été une source d'esclaves, mais ce commerce particulier fut remplacé par d'autres dès la seconde moitié du XIXe siècle. Les diamants vinrent s’ajouter à la liste des richesses après leur découverte à Kimberley, en Afrique australe, en 1867. D’énormes gisements d’or, qui allaient changer le monde, furent découverts au Witwatersrand, également en Afrique australe, en 1886. Les découvertes d’or et de diamants incitèrent davantage de prospecteurs et de colons à tenter leur chance partout en Afrique, chacun espérant trouver un trésor tout aussi précieux, mais qui, la plupart du temps, étaient déçus.

L'accès aux ressources naturelles de l'Afrique et à ses populations, sources d'esclaves, était traditionnellement limité aux zones côtières et aux intermédiaires africains qui faisaient le commerce avec l'intérieur des terres. Cela changea avec les progrès de la médecine, comme la quinine, qui permettait de prévenir certaines maladies africaines qui affectaient si gravement les Européens. Un deuxième facteur qui ouvrit l'intérieur de l'Afrique fut la découverte et la cartographie de voies navigables utiles comme les fleuves Congo, Zambèze et Niger. La longue et épuisante recherche de la source du [Nil](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-78/nil/), finalement identifiée dans les années 1860 comme étant le lac Victoria, constitua un autre atout pour les commerçants, les missionnaires et les colons en herbe. Désormais, les bateaux à vapeur pouvaient transporter des marchandises beaucoup plus rapidement et à moindre coût jusqu’à la côte, d’où elles pouvaient être expédiées vers d’autres continents. Ces avancées permirent également l’ouverture de nouveaux marchés aux commerçants, où ils pouvaient vendre des marchandises importées en Afrique, généralement en provenance d’autres régions des empires européens.

[ ![Victoria Falls by Baines](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21784.png?v=1777575946-1777576098) Les chutes Victoria par Baines Thomas Baines (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21784/victoria-falls-by-baines/ "Victoria Falls by Baines")Tous ces développements ssurvinrent à point nommé pour de nombreuses économies européennes, comme l'explique The Cambridge Encyclopedia of History:

> La "Grande Dépression" de l’économie capitaliste internationale au cours des trois dernières décennies du XIXe siècle rendit les prix et les profits instables; les marchands opérant en Afrique avertirent leurs gouvernements que leur prospérité future pourrait dépendre du développement de nouveaux débouchés africains pour les exportations et les investissements.
> (156)

### La [Conférence de Berlin](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-25963/conference-de-berlin/)

Alors que la concurrence s'intensifiait entre les puissances européennes pour s'emparer des ressources de l'Afrique et contrôler ses grands fleuves, il fut reconnu qu'il fallait établir certaines règles de conquête afin d'éviter que les empires ne se marchent sur les pieds et ne provoquent une [guerre](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-154/guerre/) entre eux qui pourrait s'étendre au continent européen. Cela était particulièrement vrai pour les trois principaux rivaux: la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne. Cette préoccupation donna lieu à la Conférence de Berlin de 1884-1885. La question de savoir qui contrôlerait l’Afrique centrale et les grands fleuves du continent intéressait tout particulièrement les principaux délégués. Le fait qu’aucun représentant des États africains n’ait été invité à Berlin est révélateur des mentalités de l’époque.

Bien qu’elle n’ait pas réellement divisé le continent, la conférence fournit un cadre permettant, dans un avenir proche, de partitionner l’Afrique en zones de contrôle effectif européen; elle est donc largement considérée comme le point de départ d’une accélération marquée de la ruée vers l’Afrique qui, à proprement parler, était déjà en cours. Outre le fait d’établir que les grands fleuves devaient être accessibles à tous, les accords de Berlin stipulèrent que "les revendications d’un gouvernement européen sur une région particulière ne seraient reconnues que si la puissance européenne en question contrôlait déjà effectivement cette région" (Reid, 153). Il s'agissait là d'une définition plus que nébuleuse des droits coloniaux tels que les concevaient les puissances impérialistes. De plus, la question de savoir ce qui constituait exactement un contrôle ou une occupation effectifs fit l’objet de nombreux débats.

[ ![European Division of Africa Cartoon](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/20327.jpg?v=1772778735-1771926792) Vignette sur la division de l'Afrique par les nations européennes Unknown Artist (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/20327/european-division-of-africa-cartoon/ "European Division of Africa Cartoon")En réalité, la formulation vague et le caractère informel des accords conclus à Berlin, selon lesquels toute l’Afrique était désormais à prendre, signifiaient tout simplement que les puissances impérialistes étaient désormais tenues d’avoir une présence effective dans une région d’Afrique, plutôt que de se contenter de la pointer du doigt sur une carte et de déclarer: "cette partie-là est à moi". Le résultat obtenu revêt une certaine part d'ironie, car les dirigeants réunis à Berlin espéraient à l'origine se contenter de contrôler les activités coloniales en cours en Afrique, de remettre en cause des revendications historiques assez vagues (notamment celles du Portugal) et de limiter les activités futures au commerce; or, comme l'avenir allait le montrer, ils n'avaient réussi qu'à accélérer, étendre et approfondir le processus d'acquisition territoriale. Les puissances européennes étaient désormais bien trop désireuses de démontrer une "occupation effective" par tous les moyens possibles et, dans certains cas, tenaient à s’approprier une partie du continent tout simplement pour empêcher un rival européen de le faire. Lorsque les revendications étaient claires, des traités étaient signés entre les puissances européennes, reconnaissant souvent mutuellement leurs revendications dans le cadre d’un arrangement du type "tu prends cette partie et nous prendrons celle-là".

### Le processus de colonisation

La colonisation prit tout d’abord la forme de comptoirs commerciaux qui contrôlaient, voire monopolisaient, le commerce régional de certaines marchandises, en particulier lorsque ces comptoirs appartenaient à une seule compagnie commerciale privée. Parallèlement, les missionnaires établissaient très souvent des missions, des hôpitaux et des écoles lorsque les chefs locaux les y autorisaient. Lorsqu’il était clair qu’une région disposait de ressources lucratives, les gouvernements européens commençaient à s’y intéresser plus directement, finançant des projets tels que des routes, des ponts, des chemins de fer et des réseaux télégraphiques pour faciliter le commerce et le contrôle.

L'investissement public entraînait souvent la nécessité de protéger militairement ces actifs; des armées furent donc envoyées en Afrique, et des milices locales ainsi que des forces de police furent constituées. Des guerres pouvaient éclater lorsque les populations locales contestaient cette mainmise sur les terres et les ressources, mais peu de nations africaines pouvaient rivaliser avec les armes modernes européennes telles que les fusils, les mitrailleuses et l'artillerie. La puissance des économies européennes leur permettait de se permettre de mener des guerres non rentables pour s'assurer des gains futurs en ressources. Les deux acteurs les plus puissants de ce jeu, la Grande-Bretagne et la France, disposaient également de grandes marines grâce auxquelles elles pouvaient ravitailler et soutenir leurs armées de terre.

À mesure que les communautés de colons européens se développaient, des institutions politiques locales se mettaient en place (qui excluaient généralement les Africains). Enfin, le statut de colonie pouvait être accordé à une région par un gouvernement européen ou, si la région était également convoitée ou stratégiquement importante pour d’autres puissances européennes, un statut de protectorat moins contraignant était octroyé (comme ce fut le cas pour l’Égypte avec son contrôle du canal de Suez).

[ ![Ivory Trading Station, French Congo](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21873.png?v=1781031418-1781031489) Poste de commerce d’ivoire, Congo français Jean Audema (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/21873/ivory-trading-station-french-congo/ "Ivory Trading Station, French Congo")Les puissances africaines ne restèrent cependant pas entièrement passives dans la ruée vers l’Afrique, car de nombreux dirigeants locaux étaient, et allaient continuer d’être, bien trop disposés à favoriser une puissance impérialiste afin d’en écarter une autre, ou à utiliser des liens militaires et commerciaux étrangers pour renforcer leur propre position de pouvoir face à leurs rivaux locaux. Les dirigeants qui décidaient de combattre ouvertement les colonisateurs européens finissaient tôt ou tard par perdre leur État ou par le voir absorbé dans une colonie. Néanmoins, des rébellions contre la domination coloniale éclataient parfois – la guerre mahdiste au Soudan et la rébellion des Mau Mau au Kenya en sont des exemples notables – et des militants clandestins continuaient à œuvrer et à recruter afin qu’un jour puissent se former des mouvements populaires capables de remplacer les gouvernements coloniaux.

Lors de cette ruée des colonies furent créées en tenant compte uniquement des intérêts européens. Cette attitude eut pour conséquence la création de frontières rectilignes qui, très souvent, ignoraient complètement non seulement les contraintes de la géographie locale, mais aussi les droits territoriaux traditionnels des peuples autochtones, les langues communes et les cultures profondément enracinées. Parmi les autres conséquences, on peut citer un impact environnemental majeur, comme la déforestation, et l’éradication dans certaines régions de certains animaux, tels que les éléphants, tués par dizaines de milliers chaque année pour leurs défenses en ivoire.

### Un vernis de moralité autour de la conquête

Les dirigeants, commerçants et colons européens se laissèrent très souvent convaincre que la colonisation de l’Afrique n’était pas uniquement une question d’argent. Diverses autres motivations furent avancées; certaines étaient sincèrement partagées, tandis que d’autres n’étaient que de simples apparences destinées à masquer une exploitation sans scrupules. Diffuser la religion pour sauver des âmes, éradiquer la traite des esclaves, faire des découvertes scientifiques (notamment dans les domaines de la géographie, de la biologie et de l’anthropologie) qui profiteraient à toute l’humanité, éradiquer les maladies qui ravageaient la vie des Africains et partager les bienfaits de la révolution industrielle figuraient parmi ces motivations.

[ ![Dar es-Salaam, German East Africa](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/21705.png?v=1774540461-1774540528) Dar es-Salaam, Afrique orientale allemande Bundesarchiv, Bild 105-DOA0162 / Walther Dobbertin (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/21705/dar-es-salaam-german-east-africa/ "Dar es-Salaam, German East Africa")Les délégations présentes à la Conférence de Berlin avaient accordé une certaine attention au bien-être des Africains, promettant de préserver les tribus autochtones et d’améliorer leurs conditions de vie et leur bien-être matériel. Il s’agissait en grande partie de promesses vaines, mais elles fournissent néanmoins une explication partielle de la raison pour laquelle les dirigeants européens estimaient avoir tout à fait le droit d’intervenir en Afrique sans consulter les Africains, une attitude difficile à comprendre aujourd’hui. Les hommes d’État croyaient que leurs économies industrialisées leur conféraient le pouvoir et, par conséquent, le droit d’intervenir. Cela était perçu et expliqué comme une sorte de darwinisme social, selon lequel les nations plus "évoluées" avaient le droit d’intervenir dans les nations "arriérées". De plus, de nombreux Européens éprouvaient également un sentiment de supériorité morale et une obligation d’agir, car ils se percevaient comme des agents supérieurs capables (pour reprendre leurs propres termes) d’"améliorer" et de "civiliser" les peuples africains qu’ils considéraient comme "primitifs" et "sauvages".

Comme le souligne l’historien M. E. Chamberlain, une opinion largement répandue parmi les populations européennes au XIXe siècle, tout à fait étrangère à notre vision moderne, était la suivante:

> Il était à la fois juste et inévitable que les plus avancés conquièrent et gouvernent les moins avancés. En fin de compte, cela serait à l’avantage des deux parties. Mais surtout, c’était inéluctable… cette \[opinion\] leur donnait \[aux impérialistes\] à la fois l’assurance réconfortante qu’ils étaient du côté des vainqueurs et une sorte d’absolution pour tout acte douteux qu’ils pourraient commettre en accomplissant un destin inévitable et, en fin de compte, bienveillant.
> (94)

L'attitude européenne et son vocabulaire raciste furent renforcés et repris par les historiens et les universitaires européens contemporains qui considéraient à tort la longue histoire de l'Afrique comme dépourvue de tout élément digne d'intérêt, ainsi que par les institutions et les dirigeants religieux convaincus que leur devoir était de diffuser le message du christianisme et d'éliminer les religions et cultures autochtones concurrentes. Toutes ces attitudes se résument dans les idéaux de ce qu’on appelait communément les "3 C" de l’impérialisme: Commerce, Christianisme, Civilisation. Ces attitudes étaient également largement répandues dans toutes les nations européennes, parmi les personnes de toutes les classes sociales, car la finalité, les avantages et la fierté de l’empire étaient vantés dans la [littérature](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-562/litterature/) (y compris la littérature jeunesse), le théâtre, la musique, la publicité et le matériel éducatif.

[ ![Map of Africa after the Treaty of Versailles, c.1920](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/18797.png?v=1774570277-1766470284) Carte de l'Afrique après le traité de Versailles, vers 1920 Simeon Netchev (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/image/18797/map-of-africa-after-the-treaty-of-versailles-c1920/ "Map of Africa after the Treaty of Versailles, c.1920")### Qui s’est emparé de quoi?

À la suite de la ruée vers l’Afrique, les principales puissances européennes contrôlaient les grandes colonies/protectorats suivants:

- **Belgique :** [Congo belge](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-22881/congo-belge/)
- **Grande-Bretagne :** Égypte, Soudan, Somaliland britannique, Kenya, Ouganda, Rhodésie, Bechuanaland, Nyasaland, Basutoland, Swaziland, Afrique du Sud, Sierra Leone, Côte de l’Or, Gambie, Nigeria.
- **France :** Afrique occidentale française, Maroc français, Algérie, Tunisie, Afrique équatoriale française, Mauritanie, Guinée française, Sénégal, Soudan français, Côte d'Ivoire, Congo français, Gabon, Madagascar, Djibouti, Somalie française.
- **Allemagne :** Sud-Ouest africain allemand, [Afrique orientale allemande](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-26070/afrique-orientale-allemande/), Togoland, Cameroun allemand
- **Italie :** Libye, Érythrée, Somaliland italien
- **Portugal :** [Angola portugais](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-19923/angola-portugais/), Mozambique portugais, Guinée portugaise
- **Espagne :** Maroc espagnol, Rio de Oro, Sahara espagnol, Guinée espagnole.

### Un impact durable

Au début du XXe siècle, seuls le Libéria et l’Abyssinie (Éthiopie) restaient donc des États indépendants en Afrique. En l’espace de quelques décennies seulement, plus de 100 millions d’Africains se sont retrouvés sous domination européenne. Puis, alors que les puissances européennes faisaient face aux défis de deux guerres mondiales au XXe siècle et que les mouvements nationaux africains commençaient à gagner en efficacité, la lutte pour conserver les colonies a commencé. Peu à peu, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les États africains ont obtenu leur indépendance. Alors que l’Afrique tentait de se remettre de décennies d’exploitation effrénée et de surmonter les problèmes causés par des frontières arbitraires qui avaient artificiellement divisé les communautés, les populations ont de nouveau souffert et continuent de souffrir aujourd’hui de bouleversements sociaux, économiques et politiques, qui ont trop souvent débouché sur des guerres civiles, des dictatures et des crises humanitaires.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Boahen, A. Adu. *UNESCO General History of Africa, Vol. VII, Abridged Edition.* University of California Press, 1990.](https://www.worldhistory.org/books/0520067029/)
- [Chamberlain, M. E. *The Scramble for Africa.* Routledge, 2010.](https://www.worldhistory.org/books/1408220148/)
- [Dalziel, Nigel . *The Penguin Historical Atlas of the British Empire.* Penguin Books, 2010.](https://www.worldhistory.org/books/B00N4ERUMU/)
- [Fage, . *The Cambridge History of Africa.* Cambridge University Press, 1985.](https://www.worldhistory.org/books/0521228034/)
- [James, Lawrence. *Empires in the Sun.* Pegasus Books, 2018.](https://www.worldhistory.org/books/1681777312/)
- [Marshall, P. J. *The Cambridge Illustrated History of the British Empire.* Cambridge University Press, 1996.](https://www.worldhistory.org/books/0521432111/)
- [McEvedy, Colin. *The Penguin Atlas of African History.* Penguin Books, 1996.](https://www.worldhistory.org/books/0140513213/)
- [Oliver, R. A. *Cambridge Encyclopedia of Africa.* Cambridge University Press, 1981.](https://www.worldhistory.org/books/0521230969/)
- [Pakenham, Thomas. *Scramble for Africa.* Weidenfeld & Nicolson History, 2001.](https://www.worldhistory.org/books/184212448X/)
- [Reid, Richard J. *A History of Modern Africa.* Wiley-Blackwell, 2020.](https://www.worldhistory.org/books/1119381924/)
- [Smith, Simon C. *British Imperialism 1750–1970.* Cambridge University Press, 1998.](https://www.worldhistory.org/books/052159930X/)

## Auteur

Mark est directeur de publication pour WHE et est titulaire d'une maîtrise en philosophie politique (Université de York). Il est chercheur, écrivain, historien et éditeur. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées communes à toutes les civilisations.

## Chronologie

- **c. 1880 CE - c. 1900 CE**: The [Scramble for Africa](https://www.worldhistory.org/Scramble_for_Africa/).
- **c. 1880 CE - c. 1900 CE**: The [Scramble for Africa](https://www.worldhistory.org/Scramble_for_Africa/).
- **15 Nov 1884 CE - 26 Feb 1885 CE**: The Berlin Conference decides the fate of the Congo basin and how European powers will proceed in the [Scramble for Africa](https://www.worldhistory.org/Scramble_for_Africa/).

## Liens externes

- [The scramble for Africa : Chamberlain, M. E. (Muriel Evelyn), 1932](https://archive.org/details/scrambleforafric0002cham_l0m7)
- [Scramble for Africa Lesson Plans & Worksheets Reviewed by ...](https://www.lessonplanet.com/search)
- [The long-run effects of the scramble for Africa](https://cepr.org/voxeu/columns/long-run-effects-scramble-africa-0)
- [The scramble for Africa - The British Empire - KS3 History - homework help for year 7, 8 and 9.  - BBC Bitesize](https://www.bbc.co.uk/bitesize/articles/zrfjqfr)

## Citer cette ressource

### APA
Cartwright, M. (2026, June 18). Ruée vers l'Afrique: Comment les Européens ont conquis tout un continent. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23319/ruee-vers-lafrique/>
### Chicago
Cartwright, Mark. "Ruée vers l'Afrique: Comment les Européens ont conquis tout un continent." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, June 18, 2026. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23319/ruee-vers-lafrique/>.
### MLA
Cartwright, Mark. "Ruée vers l'Afrique: Comment les Européens ont conquis tout un continent." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 18 Jun 2026, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-23319/ruee-vers-lafrique/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 18 June 2026. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

