---
title: Le romani
author: Arienne King
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21804/le-romani/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2023-05-03
---

# Le romani

_Rédigé par [Arienne King](https://www.worldhistory.org/user/ava.spartan.117/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

Le romani est une langue indo-européenne,[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/) appartenant à la sous-branche indienne qui comprend le [sanskrit](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-12138/sanskrit/) et l'hindi. En raison de la diaspora rom dans toute l'[Europe](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-35/europe/) et l'Asie occidentale, cette langue se développa en contact étroit avec les langues européennes et iraniennes. C'est en étudiant la langue romani que les chercheurs ont compris que ses locuteurs étaient originaires du sous-continent indien.

Au XXIe siècle, on estime à 3,5 millions le nombre de locuteurs du romani dans le monde. Toutefois, cette langue n'est plus parlée par toutes les communautés [roms](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21732/roms/), ni même par la plupart d'entre elles, et elle est minoritaire en [Europe](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-15614/europe/). Dans la diaspora romani, de nombreuses personnes parlent des langues mixtes para-romanes ou ont adopté la langue majoritaire de leur pays d'origine.

### Origines du proto-romani

La langue romani n'utilisait pas de système d'écriture et ses origines doivent être reconstituées par les linguistes. On pense que les locuteurs de l'indo-[aryen](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-11520/aryen/), une branche des langues indo-européennes, migrèrent dans le sous-continent indien au cours du deuxième millénaire avant notre ère. Les plus anciens exemples écrits d'une langue indo-aryenne ou "indienne" sont les *Vedas*, des textes sacrés qui ont donné leur nom à la langue sanskrit védique. Les langues indo-aryennes anciennes comme le sanskrit védique et le sanskrit classique se sont transformées en langues indo-aryennes moyennes connues sous le nom de prakrits. Le proto-romani a commencé à diverger des autres langues indiennes après ce développement, évoluant progressivement vers sa propre langue. Cette scission linguistique a dû se produire avant le premier millénaire avant notre ère, car le romani ne contient pas de développements communs aux autres langues indiennes après cette période.

Il n'existe pas de consensus scientifique sur l'origine des locuteurs du proto-romani. Selon une théorie très répandue, le proto-romani se serait développé en Inde centrale avant que ses locuteurs ne se déplacent vers le nord-ouest de l'Inde. Une autre théorie, largement soutenue au XIXe siècle, soutenait que la langue s'était développée dans le nord-ouest de l'Inde quelque temps après que le prakrit ne se soit développé à partir du sanskrit.

[ ![Indo-European language family tree](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/1028.png?v=1765556945) Arbre généalogique des langues indo-européennes Multiple authors (CC BY-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/1028/indo-european-language-family-tree/ "Indo-European language family tree")Quelle que soit l'origine du proto-romani, ses locuteurs quittèrent le sous-continent indien pour l'Asie occidentale au cours du premier millénaire de notre ère. La plupart des locuteurs du proto-romani étaient bilingues ou multilingues, apprenant la langue majoritaire dans leur pays d'origine ainsi que d'importantes langues minoritaires. En conséquence, le romani primitif absorba de nombreuses caractéristiques au fur et à mesure que ses locuteurs migraient et entraient en contact avec d'autres langues.

### Développement

> L'homogénéité frappante de la langue romani, qui comprend un ensemble universel de mots empruntés aux langues iraniennes, à l'arménien et au grec, ainsi que d'autres influences omniprésentes du grec, montre indiscutablement que les ancêtres des Roms ont dû former une seule et même communauté. (Bakker, 293-294)

Le linguiste Andrea Scala a identifié quatre "couches" principales du vocabulaire romani. La couche fondamentale de la langue est indo-aryenne. Les mots indo-aryens présents dans le romani moderne sont principalement ceux qui décrivent des concepts fondamentaux tels que l'environnement, l'agriculture, la nourriture, la parenté, les émotions et le temps. Les mots liés à ces sujets sont moins susceptibles de changer au fil du temps ou d'être remplacés par des mots empruntés. La plupart des consonnes du romani sont héritées de l'indo-aryen, mais la phonologie de la langue a considérablement évolué au fil du temps.

La deuxième couche, le vocabulaire iranien, fut introduite au cours du premier millénaire de notre ère, lorsque les locuteurs du proto-romani traversèrent l'Asie centrale et pénétrèrent en Perse. La grammaire et le vocabulaire du farsi et du kurde influencèrent le romani à cette époque. Bien que le peuple rom ait résidé au Moyen-Orient pendant une longue période, le romani contient étonnamment peu d'emprunts à l'arabe médiéval. Certains chercheurs ont suggéré que cela prouvait que les Roms avaient quitté la Perse avant la conquête musulmane de la Perse au VIIe siècle. Cette absence pourrait également être une conséquence de l'utilisation de l'arabe comme langue d'élite, alors que les Roms de Perse auraient continué à parler des langues plus courantes.

[ ![Map of Romani Migration in the Middle Ages](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/16922.png?v=1761737471-1680157871) Carte de la migration des Roms au Moyen Âge Arienne King (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/16922/map-of-romani-migration-in-the-middle-ages/ "Map of Romani Migration in the Middle Ages")Les locuteurs du proto-romani s'installèrent en Arménie quelque temps avant le XIe siècle, acquérant des mots liés à des sujets tels que la religion, les cultures et les bêtes de somme. Le proto-romani se transforma ensuite en romani ancien, qui se caractérise par un grand nombre d'emprunts lexicaux au grec. Le romani ancien et moderne contient un grand nombre d'emprunts grecs liés aux métaux et au travail des métaux, conséquence de la forte association entre les Roms et les forgerons dans l'[Empire byzantin](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-953/empire-byzantin/) et les Balkans du début du Moyen-Âge.

Le grec est la dernière couche que l'on retrouve dans tous les dialectes du romani moderne. Ce point commun signifie que la migration des Roms dut les amener tous à travers l'Arménie et l'[Empire](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-99/empire/) byzantin avant que les Roms européens ne se divisent en groupes distincts. Au fur et à mesure que la diaspora romani s'étendait, les différents dialectes continuèrent à adopter des caractéristiques d'autres langues, notamment le roumain et le slave.

### Dialectes

L'absence d'une forme écrite standardisée contribua à une grande variation entre les dialectes romans, dont certains ne sont pas mutuellement intelligibles. Ces dialectes sont souvent regroupés en fonction de la zone géographique dans laquelle ils se sont développés et des langues qui les ont influencés. L'histoire complexe de la migration des Roms, qui a connu de nombreuses vagues de déplacement de population, a mis en contact étroit des dialectes non apparentés et a créé une distance entre des dialectes autrefois proches. Le linguiste Yaron Matras a observé que les variations dans les dialectes roms correspondent souvent à des différences géographiques et ethniques, mais que des changements linguistiques se sont également produits selon les zones (urbaines ou rurales), les générations et même le genre des locuteurs.

La première tentative de classification de chaque dialecte romani a été faite par le philologue slovène Franz Miklosich (1813-1891), qui a retracé la migration du peuple romani en étudiant la façon dont les mots étaient empruntés à différentes langues. Miklosich a divisé le romani en 13 dialectes parlés par des groupes qui se sont installés dans différentes parties de l'Europe. Les linguistes modernes séparent généralement les dialectes romans en 12 branches :

- Balkans du Sud
- Balkan du Nord
- Apennin
- Centre-Sud
- Centre-Nord
- Transylvanie
- Vlax
- Ukrainien
- ibérique
- Slovène
- Nord-est
- Nord-ouest

Certaines de ces branches sont aujourd'hui éteintes et ne sont connues que par des [sources historiques](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1048/sources-historiques/) et des emprunts dans d'autres langues. La branche la plus parlée du romani est le romani vlax, qui se serait développé en Roumanie. Le dialecte tire son nom de la Valachie, une région de Roumanie où un nombre important de Roms asservis, les Roms Vlax, vivaient depuis le XIIIe siècle. La migration des Roms Vlax hors de Roumanie après leur émancipation au XIXe siècle a amené le dialecte dans d'autres régions d'Europe, d'Asie, d'Australie et des Amériques.

### Langues para-romani et argots

Un certain nombre de langues para-romani se sont formées dans les communautés bilingues par le mélange du vocabulaire romani et de la grammaire des langues européennes parlées localement. La structure de ces langues de la diaspora et les conditions dans lesquelles elles se sont développées sont similaires aux langues mixtes juives telles que le yiddish et le ladino. Les langues para-romani appartiennent à divers groupes, dont les langues germaniques, [slaves](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-13215/slaves/) et romanes.

Dans de nombreux pays, les sentiments et les politiques anti-Romani ont conduit à la perte de la langue romani dans certaines communautés au profit de la langue majoritaire. Certaines langues para-romani ont survécu après l'extinction du dialecte romani local sur lequel elles étaient basées. Par exemple, le caló s'est développé dans la péninsule ibérique et est basé sur un système grammatical espagnol, avec des emprunts au dialecte ibérique du romani aujourd'hui disparu.

[ ![Spanish Gypsies](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/17240.jpg?v=1751815759-1680247479) Gitans espagnols Evgraf Sorokin (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/17240/spanish-gypsies/ "Spanish Gypsies")En raison de la large diffusion géographique du peuple romani, des mots empruntés aux langues romani et para-romani sont entrés dans plusieurs langues européennes, souvent sous forme d'argot ou de termes informels. Le mot anglais *pal*, qui désigne un ami, vient du mot romani *phral* ("frère"), qui dérive lui-même du sanskrit *bhrā́tṛ*. Les mots empruntés au romani se retrouvent également dans de nombreux argots ou jargons, tels que le Polari et Rotwelsch, qui étaient utilisés dans le passé par des groupes tels que les forains, les voyageurs, les acteurs, les marins, les minorités ethniques et les personnes LGBT. Ces expressions se sont développées au contact de personnes qui, en raison de leur appartenance ethnique, de leur profession ou de leur orientation, étaient marginalisées par la société.

### Sources historiques

La reconstitution du proto-romani et de son évolution vers les dialectes romani actuels est compliquée par la rareté des premiers écrits en romani. Le plus ancien exemple connu de romani écrit a été translittéré en latin par Johannes ex Grafing, un moine bénédictin vivant à Vienne vers 1505-1510.

*Le Fyrst Boke of the Introduction of Knowledge*, écrit par l'écrivain anglais Andrew Boorde (1490-1549) en 1547, contient l'un des exemples les plus étudiés de romani précoce écrit. Boorde a translittéré des phrases de ce qu'il a appelé le "*speche égyptien*", qu'il avait probablement entendu dans des brasseries et des auberges au cours de ses voyages dans le Sussex. Il ignorait l'origine de cette langue et l'a incluse dans un chapitre sur le pays d'Égypte.

Au début de la période moderne, les Roms étant de plus en plus connus en Europe, d'autres translittérations de la langue romani sont apparues dans la [littérature](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-562/litterature/). L'humaniste flamand Bonaventura Vulcanius (1538-1614) fut le premier à publier un lexique romani, qu'il traduisit également en latin. Au début du XVIIe siècle, le romani fut traduit dans d'autres langues comme l'espagnol et le turc ottoman.

### Histoire de la linguistique romani

De nombreux écrivains européens du Moyen Âge et du début des temps modernes ont supposé à tort que le romani était un chant inventé par les voleurs, utilisé pour dissimuler les activités criminelles aux yeux des étrangers. Cette hypothèse reposait sur des stéréotypes négatifs concernant les Roms, considérés comme une classe de criminels plutôt que comme une communauté dotée d'une culture distincte. Dès Vulcanius, certains érudits ont commencé à considérer le romani comme une langue propre et se sont intéressés à son développement.

Au XVIIIe siècle, les forces de l'ordre de nombreux pays d'Europe occidentale ont commencé à étudier les langues utilisées par les minorités et les communautés itinérantes dans le but de les supprimer. Cela permit de prendre conscience que le romani était un phénomène très différent des argots de voleurs. C'est à ce moment-là que les chercheurs ont commencé à faire des études comparatives du romani avec d'autres langues du monde, à la recherche de similitudes qui révéleraient son origine.

> Au milieu de la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'intérêt pour le romani est entré dans une nouvelle phase qui a ouvert la voie à une approche véritablement scientifique, basée sur une étude strictement linguistique et appliquant une méthodologie solide. La clé est l'établissement d'un lien entre le romani et les langues indo-aryennes, qui a placé le romani dans ce groupe en tant que fille du proto-indo-européen, comme le grec, le latin, le germanique, le balto-slave et d'autres langues et groupes linguistiques de l'Eurasie. (Adiego, 70-71)

On s'est rapidement rendu compte que le romani ne présentait aucune similitude avec le copte ou toute autre langue associée à l'Égypte, et les linguistes ont déplacé leurs recherches vers l'est. La découverte du lien entre le romani et l'Inde est attribuée à un cercle d'étudiants hongrois et sri-lankais aux Pays-Bas dans les années 1750 ou 1760. Selon une histoire populaire, le théologien calviniste hongrois István Vályi aurait remarqué des similitudes entre le sanskrit parlé par trois étudiants de Malabar à l'université de Leyde et la langue parlée par les Romani dans son pays d'origine. Selon Ian Hancock, spécialiste du romani, cette histoire pourrait contenir une part de vérité, car Vályi a fréquenté l'université voisine d'Utrecht en 1753 et aurait pu se rendre à Leyde pendant les années où ces étudiants de Malabar y étaient inscrits.

[ ![Gypsies on the Road](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/17239.jpg?v=1679741263-1680251455) Gitans sur la route National Museum in Warsaw (CC BY-NC-SA) ](https://www.worldhistory.org/image/17239/gypsies-on-the-road/ "Gypsies on the Road")La comparaison de Vályi fut la première preuve que le peuple rom était originaire de l'Inde, et non de l'Égypte comme on le supposait auparavant. Sur la base de cette découverte, Johann Rudiger annonça en 1777 que le romani était une langue indienne. D'autres linguistes, comme [Jacob](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20063/jacob/) Bryant, auraient pu parvenir indépendamment à la même conclusion.

En 1844, le linguiste August Pott (1802-1887) publia la première analyse détaillée de la relation entre le romani et les langues indiennes, et il est souvent considéré comme le fondateur de la linguistique romani. Tout au long de la fin du siècle, de nombreux chercheurs ont tenté d'identifier la langue moderne la plus proche du romani et, ce faisant, de retracer les origines de ses locuteurs. Des langues indiennes telles que l'ourdou, l'hindoustani, le sindhi et le gujarati ont été proposées comme candidats potentiels.

### Héritage

L'étude de la langue romani a créé le cadre de l'étude de l'histoire et de la culture romani et a suscité l'intérêt des universitaires pour d'autres domaines de l'histoire romani. Les premiers ouvrages sur la migration romani ont été publiés peu après la découverte des origines linguistiques du romani et ont suscité un regain d'intérêt pour la documentation du folklore et des coutumes roms.

La langue est également devenue un facteur d'unification entre les communautés roms de différentes parties du monde qui avaient auparavant peu d'interactions. Depuis le XIXe siècle, des efforts ont été déployés pour établir une orthographe normalisée pour écrire le romani en utilisant l'[alphabet](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-73/alphabet/) latin. Les efforts visant à créer un dialecte romani standard pour un usage international ont commencé au 20e siècle.

#### Editorial Review

This human-authored definition has been reviewed by our editorial team before publication to ensure accuracy, reliability and adherence to academic standards in accordance with our [editorial policy](https://www.worldhistory.org/static/editorial-policy/).

## Bibliographie

- [Acton, Thomas. *Scholarship and the Gypsy Struggle.* University Of Hertfordshire Press, 2000.](https://www.worldhistory.org/books/1902806018/)
- [Bryant, Edwin & Patton, Laurie. *The Indo-Aryan Controversy.* Routledge, 2005.](https://www.worldhistory.org/books/0700714634/)
- [Considine, John. *Small Dictionaries and Curiosity.* Oxford University Press, 2017.](https://www.worldhistory.org/books/0198785011/)
- [Daftary, Farimah & Grin, Franois. *Nation-Building Ethnicity and Language Politics in Transition Countries.* Central European University Press, 2004.](https://www.worldhistory.org/books/9639419583/)
- [Damian Le Bas. "The Romani Language: A Signpost to Home." *Thinking Home*, edited by Bahun, Sanja & Petric, Bojana. Routledge, 2018.](https://www.worldhistory.org/books/B089X8SWH9/)
- [Elena Marushiakova and Vesselin Popov. "Identity and Language of the Roma (Gypsies) in Central and Eastern Europe." *The Palgrave Handbook of Slavic Languages, Identities and Borders*, edited by Kamusella, Tomasz & Nomachi, Motoki & Gibson, Catherine. Palgrave Macmillan, 2016.](https://www.worldhistory.org/books/B01FYA8RQ4/)
- [Elšik, Viktor & Matras, Yaron. *Markedness and Language Change\[EALT\] Book 32).* De Gruyter Mouton, 2008.](https://www.worldhistory.org/books/B01NBYLR69/)
- Evangelia Adamou and KImmo Granqvist. "Unevenly Mixed Romani Languages." *International Journal of Bilingualism*, 19/5/2015.
- [Fraser, Angus. *The Gypsies.* Wiley-Blackwell, 1995.](https://www.worldhistory.org/books/0631196056/)
- Geurg Nicolaus Knauer. "The earliest vocabulary of Romani words (c.1515) in the collectanea of Johannes ex Grafing, a student of Johannes Reuchlin and Conrad Celtis." *Romani Studies*, 20/1/2010.
- [Ian Hancock. "The Development of Romani Linguistics." *Languages and Culturesé (Trends in Linguistics. Studies and Monographs \[TiLSM\]..*, edited by Jazayery, Mohammad Ali & Winter, Werner. De Gruyter Mouton, 2010.](https://www.worldhistory.org/books/B07CMH98KZ/)
- [Ignasi-Xavier Adiego. "Historical Sources on the Romani Language." *The Palgrave Handbook of Romani Language and Linguistics*, edited by Matras, Yaron & Tenser, Anton. Palgrave Macmillan, 2021.](https://www.worldhistory.org/books/3030281078/)
- [Masica, Colin P. *The Indo-Aryan Languages.* Cambridge University Press, 1993.](https://www.worldhistory.org/books/0521299446/)
- [Matras, Yaron & Tenser, Anton. *The Palgrave Handbook of Romani Language and Linguistics.* Palgrave Macmillan, 2021.](https://www.worldhistory.org/books/3030281078/)
- [Matras, Yaron. *Romani in Contact.* John Benjamins Publishing Company, 1995.](https://www.worldhistory.org/books/155619580X/)
- [Peter Bakker. "Romani in Europe." *The Other Languages of Europe*, edited by Guus Extra, Durk Gorter. Multilingual Matters, 2001.](https://www.worldhistory.org/books/B01K05YU0A/)
- Yaron Matras, Hazel Gardner, Charlotte Jones, Veronica Schulman. "Angloromani: A Different Kind of Language?." *Anthropological Linguistics*, 49/2/2007.
- Yaron Matras. "Applied Linguistics." *Applied Linguistics*, 20/4/1999.
- Yaron Matras. "Scholarship and the Politics of Romani Identity: Strategic and Conceptual Issues." *European Yearbook of Minority Issues, Volume 10 (2011)*, edited by European Centre for Minority Issues and The European Academy Bozen/Bolzano. Brill, 2013.

## Auteur

Arienne King est une étudiante et rédactrice indépendante passionnée d'histoire, d'archéologie et de média numérique. En plus d'animer le blog Muses & Mayhem, elle occuppe le poste d'éditrice média au sein de l'Ancient History Encyclopedia.
- [Linkedin Profile](https://www.linkedin.com/in/arienne-king-430418180)

## Questions & Réponses

### Quelle est la langue parlée par les Roms ?
Dans la diaspora rom, de nombreuses personnes parlent des langues mixtes para-romanes ou ont adopté la langue majoritaire de leur pays d'origine.

### Quel pays parle le romani ?
Le romani est une langue minoritaire parlée par environ 3,5 millions de personnes dans le monde. 


## Citer cette ressource

### APA
King, A. (2023, May 03). Le romani. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21804/le-romani/>
### Chicago
King, Arienne. "Le romani." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, May 03, 2023. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21804/le-romani/>.
### MLA
King, Arienne. "Le romani." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 03 May 2023, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21804/le-romani/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 03 May 2023. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

