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title: Encomienda
author: Mark Cartwright
translator: Babeth Étiève-Cartwright
source: https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20877/encomienda/
format: machine-readable-alternate
license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike (https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/)
updated: 2022-06-26
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# Encomienda

_Rédigé par [Mark Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/markzcartwright/)_
_Traduit par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright)_

L'[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1290/fantomes-nordiques-et-au-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-148/textes-des-pyramides-guide-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-119/les-chaouabtis-la-main-doeuvre-de-lau-dela/)[](https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1942/communautes-diasporiques-en-mediterranee-et-au-del/)*encomienda* était un système dans lequel les aventuriers et les colons espagnols se voyaient accorder le droit légal de soutirer du travail forcé aux chefs de tribus indigènes dans les colonies américaines de l'[Empire](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-99/empire/) espagnol. En contrepartie, les Européens devaient assurer la protection militaire des travailleurs et leur offrir la possibilité de se convertir au [christianisme](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-665/christianisme/) en payant un prêtre.

Le système de l'*encomienda* permit à la Couronne espagnole de convertir son armée de conquistadors en colons, mais les défauts du système - mauvais traitements et réduction significative de la population à cause des maladies - ont fait qu'il finit par être remplacé par un système de main-d'œuvre faiblement rémunérée et de gestion de grands domaines.

### Origines féodales

L'Empire espagnol poursuivait deux objectifs clés dans les territoires conquis : extraire des richesses matérielles et convertir les populations indigènes au christianisme. Dans la catégorie des ressources que les Espagnols jugeaient bon d'exploiter, il y avait la main-d'œuvre de tous les peuples locaux de la région. *Encomienda* était un terme féodal dérivé du verbe *encomendar*, qui signifie "confier". Dans l'Espagne médiévale, l'*encomienda* faisait référence à la relation entre un propriétaire terrien et ceux qui travaillaient la terre. Dans une relation de réciprocité, le premier recevait du travail tandis que le second recevait une protection. Ce concept fut appliqué aux terres reprises aux Maures pendant la [Reconquista](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-17457/reconquista/) et la colonisation des îles Canaries. L'*Encomienda* fut ensuite étendue aux colonies américaines à partir de 1502 (d'abord à Hispaniola) afin de justifier ce qui n'était guère plus que de l'esclavage. En 1503, cette politique reçut l'approbation royale et s'étendit des Caraïbes au Mexique et à l'Amérique centrale, puis à l'Amérique du Sud, où les conquistadors l'utilisèrent comme moyen d'extraire des ressources et comme récompense pour leurs partisans.

Dans une justification plutôt douteuse de ce système d'exploitation, un Européen favorisé *(encomendero*) pouvait bénéficier d'une main-d'œuvre gratuite à quelque fin que ce soit en échange de l'offre aux populations locales d'un certain niveau de protection physique et d'une opportunité d'être exposé à la religion chrétienne et de bénéficier ainsi du salut ultime de leurs âmes.

[ ![Map of the Spanish Colonial Empire](https://www.worldhistory.org/img/r/p/750x750/14411.png?v=1768170065-1754193743) L'Empire colonial espagnol durant l'Âge des Grandes Découvertes Simeon Netchev (CC BY-NC-ND) ](https://www.worldhistory.org/image/14411/map-of-the-spanish-colonial-empire/ "Map of the Spanish Colonial Empire")L'*encomienda* n'était pas alors la mise en esclavage des Indiens d'Amérique que le pape avait interdit en 1537 (bien qu'il n'ait pas favorisé les Noirs d'Afrique). L'attitude des Européens apaisa peut-être quelques consciences de leur côté, mais, naturellement, les peuples indigènes ne virent pas souvent la relation en ces termes, et des milliers d'entre eux souffrirent de ce qui était, dans la réalité pratique, un esclavage qui n'en portait pas le nom. De plus, "il existe de nombreuses preuves que les *encomenderos* ignoraient très souvent leurs responsabilités religieuses" (Alan Covey, 372).

Il n'y avait aucun lien avec la terre dans le cadre de l'*encomienda* comme cela avait été le cas dans l'Espagne médiévale, au contraire, dans les colonies, l'*encomienda* était un arrangement purement légal, et le droit pouvait même être détenu par des municipalités. Une *encomienda* était initialement donnée par les chefs des expéditions de conquistadors, puis par le vice-roi ou l'*audiencia* (panel judiciaire) présents dans la grande ville la plus proche. La taille de la population liée à une *encomienda* particulière variait; la plupart concernaient environ 2 000 unités familiales, mais certaines pouvaient être beaucoup plus importantes, comme celle attribuée à [Hernán Cortés](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-12267/hernan-cortes/) au Mexique, qui comprenait bien plus de 23 000 unités familiales. Il est certain que même une petite *encomienda* permettait à un colon de faire construire une maison, de nourrir sa famille et d'entretenir un petit entourage de partisans personnels (*paniaguados*) pour sa propre protection contre les peuples indigènes rebelles - les raids sur les colonies espagnoles où les habitants et les animaux étaient tous massacrés n'étaient pas rares. Les indigènes engagés dans le travail recevaient une protection contre les autres colons et aventuriers européens. En ce qui concerne la communauté au sens large, le détenteur de l'*encomienda* devait envoyer ses partisans armés pour aider à défendre la colonie locale si nécessaire et payer un prêtre de la paroisse.

L'*encomienda* était généralement accordée à vie mais n'était pas héréditaire, malgré les demandes des détenteurs du droit et de certains ordres religieux qui souhaitaient qu'elle le soit. On pensait que si les familles de colons avaient une relation prolongée avec leurs ouvriers, elles les traiteraient mieux. La Couronne rejeta la demande d'*encomiendas* héréditaires, car elle souhaitait garder ses options ouvertes et maintenir son contrôle global sur les colonies. Par conséquent, dans la majorité des cas, l'*encomienda* d'un détenteur décédé revenait à la Couronne avec une petite provision pour la veuve survivante et ses enfants.

[ ![Spanish Torture of American Peoples](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/16041.png?v=1755222011) Torture espagnole des peuples américains Joos van Winghe & Theodor de Bry (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/16041/spanish-torture-of-american-peoples/ "Spanish Torture of American Peoples")### Du travail contre des âmes

À l'origine, le droit d'*encomienda* était accordé à un *[adelantado](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20845/adelantado/)*, c'est-à-dire un conquistador qui avait reçu la licence pour explorer et conquérir de nouveaux territoires au nom de la Couronne espagnole. L'*adelantado* pouvait conserver 80 % de la richesse qu'il avait acquise au cours du processus (les 20 % restants revenaient à la Couronne), ce qui incluait le droit d'utiliser la main-d'œuvre locale. L'*encomienda* fut ensuite étendue aux colons, de sorte que, dans les faits, l'armée d'invasion se transforma en une population urbaine quasi-milicienne qui tirait sa richesse des terres exploitées par les populations autochtones des environs.

D'intenses débats eurent lieu en Espagne tout au long du XVIe siècle pour déterminer lequel des objectifs souvent contradictoires du gain matériel et de la conversion religieuse devait être considéré comme le plus important. Les lois de Burgos de 1512 définirent la manière dont les peuples indigènes devaient être traités et les responsabilités des colons en tant que chrétiens. Ensuite, [le Conseil des Indes](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20856/le-conseil-des-indes/) en Espagne, qui supervisait tous les aspects des colonies, émit des directives selon lesquelles les populations locales ne devaient pas être exploitées au point de causer la famine ou même la mort. La question fut discutée lors d'une réunion du Conseil en 1540, où les membres furent invités par le président Loaísa à examiner les six questions suivantes :

1. Comment punir ceux qui avaient maltraité les Indiens ?
2. Quelle est la meilleure façon d'enseigner le christianisme aux Indiens ?
3. Comment peut-on garantir que les Indiens seront bien traités ?
4. Est-il nécessaire pour un chrétien de prendre en compte le bien-être des esclaves ?
5. Que devrait-on faire pour s'assurer que les gouverneurs et autres fonctionnaires exécutent les ordres du gouvernement d'être juste ?
6. Comment l'administration de la justice pourrait-elle être correctement organisée ? (Thomas, 474-5)

Du point de vue de la Couronne espagnole, l'arrangement de l'*encomienda* créait un conflit d'intérêt inhérent. Les monarques étaient censés, en tant que défenseurs de la foi et bénéficiaires de la bienveillance des papes, promouvoir la christianisation et la "[civilisation](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-10175/civilisation/)" des peuples conquis. Cela signifiait naturellement que le fait de les tuer par le travail n'était guère propice à l'éducation religieuse et à la conversion. D'autre part, pour maximiser l'extraction de richesses des colonies, la main-d'œuvre était absolument nécessaire pour des projets d'État aussi importants que l'extraction de métaux précieux et la récolte de cultures à l'échelle industrielle.

[ ![Bartolomé de las Casas](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/16043.png?v=1774483868) Bartolomé de Las Casas Unknown Artist (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/16043/bartolome-de-las-casas/ "Bartolomé de las Casas")Le troisième groupe dans ce triangle de contrôle était les Européens qui avaient reçu le droit d'*encomienda*. À des milliers de kilomètres de la monarchie et du Conseil des Indes, de nombreux conquistadors ne voyaient pas l'utilité des subtilités et exploitaient impitoyablement les ressources et les populations locales pour leur propre bénéfice. Les chefs des communautés indigènes et certains membres des ordres religieux espagnols protestèrent, comme le frère dominicain [Bartolomé de las Casas](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20878/bartolome-de-las-casas/) (1484-1566) qui rédigea une description graphique de ce qui se passait dans le Nouveau Monde dans son ouvrage intitulé *Brevísima Relación de la destrucción de las Indias* ( *Très brève relation de la destruction des Indes,* 1522). Sur le terrain, ces voix ne purent pas faire grand-chose pour empêcher que l'*encomienda* ne devienne, dans de nombreux cas, un système de travail forcé extrême indiscernable de l'esclavage, à l'exception du fait que les travailleurs ne pouvaient pas être vendus. De plus, les peuples indigènes américains étaient très souvent totalement inadaptés au concept étranger de travailler pour un autre pendant des [heures](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21729/heures/) de travail régulières, et le contact accru avec les Européens ne fit qu'accroître la dévastation de la population américaine par les maladies européennes. La population d'Hispaniola était peut-être d'environ 200 000 personnes avant le contact avec les Européens, mais en 1522, elle n'était plus que de 90 000 personnes ; celle de la Nouvelle-Espagne était d'environ 22 millions en 1500, mais n'était plus que de 3 millions en 1550. Que ce soit par le travail ou par la maladie, le sort des populations locales était tragique.

### Protestations et changements

La situation devint si grave pour la stabilité des affaires intérieures et les relations entre Européens et Indiens qu'il y eut même un mouvement pour abolir l'*encomienda* en 1542. Un ensemble de nouvelles lois tenta de réduire l'application de l'*encomienda* , mais il ne fit guère de progrès face aux forces puissantes et avares de la monarchie, des conquistadors et des colons qui faisaient fortune grâce à ce système. En 1573, une tentative plus substantielle de limiter l'exploitation fut faite par Philippe II d'Espagne (r. de 1556 à 1598). Le monarque interdit toute utilisation du système de l'*encomienda* dans tout nouveau territoire. Cette mesure n'aida guère les peuples indigènes qui souffraient déjà du système, mais elle permit au moins de prendre conscience que le système était défectueux et ne pouvait pas continuer indéfiniment. Les colonies espagnoles d'Amérique devenaient désormais une zone non plus de conquête mais de pacification.

[ ![Philip II of Spain by Moro](https://www.worldhistory.org/img/r/p/500x600/12308.jpg?v=1752150484) Philippe II d'Espagne par Moro Antonio Moro (Public Domain) ](https://www.worldhistory.org/image/12308/philip-ii-of-spain-by-moro/ "Philip II of Spain by Moro")Au fur et à mesure que le processus de colonisation évoluait et que la collaboration des citoyens indigènes et métis devenait essentielle, le système de l'*encomienda* prit fin peu à peu dans les premières années du XVIIIe siècle (mais il continua jusqu'aux années 1780 dans certaines poches de l'empire, notamment au Chili et dans la péninsule du Yucatán). L'un des problèmes du système de l'*encomienda* était qu'il n'y avait pas assez de licences pour répondre à la demande, et dans les régions sauvages, les peuples indigènes, sans surprise, se montrèrent réticents à se porter volontaires pour un tel système. Le niveau de productivité que le système pouvait fournir, compte tenu de la réduction de la main-d'œuvre due aux maladies au fil du temps et de l'inadaptation des cultures indigènes aux marchés urbains qui nourrissaient désormais les Européens, signifiait qu'il fallait trouver de nouveaux moyens pour que la production agricole réponde aux exigences des colonies.

L'*encomienda* fut remplacée par le système du *[repartimiento](https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-21000/repartimiento/)* qui impliquait également le travail forcé, mais au moins, cette fois, les travailleurs recevaient un salaire, bien que maigre. Connu sous le nom de *mita* dans la vice-royauté du Pérou, ce système obligeait les chefs indigènes à envoyer un nombre fixe de travailleurs masculins travailler pour l'administration coloniale (tout comme les Aztèques et les Incas l'avaient fait dans leurs propres empires). L'équipe travaillait généralement pendant un certain nombre de semaines avant d'être remplacée par un autre groupe issu de la même communauté. Ce système permettait de poursuivre l'exploitation des mines et de l'agriculture d'État et de construire des infrastructures telles que des routes, des ponts et des bâtiments publics. Les faibles salaires étaient une piètre compensation pour le préjudice d'être déraciné de sa famille et de sa communauté, mais c'était un progrès par rapport au système de l' *encomienda*. Une deuxième alternative à l'*encomienda* était l'utilisation d'esclaves expédiés d'Afrique vers les Amériques. Les esclaves et la main-d'œuvre à bas salaire permirent aux colons européens ou d'origine européenne d'élaborer un nouveau système de gestion des terres et des ressources qui consistait à établir de vastes domaines ou *haciendas* où l'agriculture (blé, sucre, olives et vignes), l'élevage (bovins et moutons importés) et l'exploitation minière (or et argent) étaient pratiqués à une échelle encore plus grande.

#### Editorial Review

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## Bibliographie

- [Alan Covey, R. *Inca Apocalypse.* Oxford University Press, 2020.](https://www.worldhistory.org/books/B08762WJKS/)
- [Carballo, David M. *Collision of Worlds.* Oxford University Press, 2020.](https://www.worldhistory.org/books/0190864354/)
- [Cervantes, Fernando. *Conquistadores.* Allen Lane, 2020.](https://www.worldhistory.org/books/0241242142/)
- [Hugh Thomas. *Golden Age.* Penguin Books, 2022.](https://www.worldhistory.org/books/0141034491/)
- [Olson, James S. *Historical Dictionary of the Spanish Empire, 1402-1975.* Greenwood, 1991.](https://www.worldhistory.org/books/0313264139/)
- [Parry, J.H. (John Horace). *The Spanish Seaborne Empire .* Alfred A Knopf, 1966.](https://www.worldhistory.org/books/B0000CMUSM/)
- [von Habsburg, Max & Fordham, Michael & Smith, David. *Spain in the Age of Discovery.* Cambridge University Press, 2015.](https://www.worldhistory.org/books/110758728X/)

## Auteur

Mark est directeur de publication pour WHE et est titulaire d'une maîtrise en philosophie politique (Université de York). Il est chercheur, écrivain, historien et éditeur. Il s'intéresse particulièrement à l'art, à l'architecture et à la découverte des idées communes à toutes les civilisations.

## Chronologie

- **1502 CE**: The [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) system is first applied to the Americas on the island of Hispaniola.
- **1503 CE**: The use of the system of [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) in the Spanish [Empire](https://www.worldhistory.org/empire/) receives approval from the Spanish monarchy.
- **1512 CE**: The Laws of Burgos set out how indigenous peoples should be treated within the Spanish [Empire](https://www.worldhistory.org/empire/).
- **1522 CE**: [Bartolomé de Las Casas](https://www.worldhistory.org/Bartolome_de_las_Casas/) writes a graphic description of the Spanish colonial [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) system in his "A Very Brief Recital of the Destruction of the Indies".
- **1542 CE**: The New Laws unsuccessfully attempt to reduce the application of the [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) system in the Spanish [Empire](https://www.worldhistory.org/empire/).
- **1573 CE**: [Philip II](https://www.worldhistory.org/disambiguation/Philip_II/) of Spain prohibits the application of the [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) system in any new territories of the Spanish [Empire](https://www.worldhistory.org/empire/).
- **c. 1700 CE**: The [encomienda](https://www.worldhistory.org/Encomienda/) system goes into decline in most parts of the Spanish [Empire](https://www.worldhistory.org/empire/).

## Questions & Réponses

### Qu'était le système de l'encomienda ?
Le système de l'encomienda était une forme de travail forcé et non rémunéré utilisée par les autorités espagnoles et les colons dans les colonies de l'Empire espagnol. En contrepartie, les travailleurs bénéficiaient d'une protection militaire et avaient la possibilité de se convertir au christianisme.

### Quel était le but du système de l'encomienda ?
L'objectif du système de l'encomienda dans l'Empire espagnol était d'inciter les conquistadors à conquérir de nouveaux territoires et de fournir une main-d'œuvre gratuite pour extraire des richesses des colonies. Pour l'Église catholique, le système permettait d'exposer les peuples indigènes au christianisme.

### Le système de l'encomienda était-il de l'esclavage ?
Le système de l'encomienda dans l'Amérique coloniale espagnole était un système de travail forcé et non rémunéré mais n'était pas de l'esclavage puisque les travailleurs ne pouvaient pas être achetés et vendus à un tiers. En termes pratiques, cependant, il y avait peu de différence.


## Citer cette ressource

### APA
Cartwright, M. (2022, June 26). Encomienda. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). *World History Encyclopedia*. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20877/encomienda/>
### Chicago
Cartwright, Mark. "Encomienda." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, June 26, 2022. <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20877/encomienda/>.
### MLA
Cartwright, Mark. "Encomienda." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. *World History Encyclopedia*, 26 Jun 2022, <https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-20877/encomienda/>.

## Licence & Copyright

Soumis par [Babeth Étiève-Cartwright](https://www.worldhistory.org/user/bab.cartwright/ "User Page: Babeth Étiève-Cartwright"), publié le 26 June 2022. Veuillez consulter la ou les sources originales pour obtenir des informations sur les droits d'auteur. A noter que les contenus liés à cette page peuvent avoir des des termes de licence différents.

