La colonisation portugaise du Cap-Vert

Article

Mark Cartwright
de , traduit par Priscilia Barbuti
publié le 27 mai 2021
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Texte original en Anglais : The Portuguese Colonization of Cape Verde

La colonisation portugaise des îles du Cap-Vert (Cabo Verde) débuta en 1462. Initialement prévue pour être une base offrant aux navigateurs un accès direct au commerce ouest-africain, les îles de l'Atlantique central devinrent rapidement une plaque tournante majeure de la traite transatlantique des esclaves. Ces derniers étaient exploités comme main d’œuvre dans les plantations de sucre de l'archipel et vendus à des navires en route pour les Amériques.

À la différence des autres îles de l'Atlantique sous domination portugaise, l'archipel du Cap-Vert était soumis à des vents arides et à des précipitations irrégulières qui y rendaient la vie précaire. Bénéficiant de concessions commerciales sur la côte africaine, les Cap-Verdiens réussirent à pérenniser leur agriculture, en particulier leur production de textiles en coton, très demandés sur le continent. Le Cap-Vert était stratégiquement important en sa qualité de base de réapprovisionnement pour les navires naviguant vers et depuis les territoires portugais des Indes orientales et du Brésil. Les colons firent traverser l'Atlantique à des esclaves africains et les exploitèrent à un point tel au sein de l'archipel du Cap-Vert qu'au XVIIe siècle, la population, devenue mixte, n'entretenait que peu de liens culturels avec l'Europe. Les îles obtinrent leur indépendance du Portugal en 1975.

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Santiago, Cape Verde
Santiago, Cap-Vert
Ji-Elle (CC BY-SA)

Géographie et climat

Situé à quelque 500 kilomètres (310 miles) au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest (Mauritanie et Sénégal), l'archipel du Cap-Vert tire son nom du cap le plus occidental du continent africain. Il compte aujourd'hui neuf îles habitées, la capitale étant Praia, sur l'île de Santiago (São Tiago). Le port le plus important, Mindelo, se trouve quant à lui à São Vicente. Les autres îles sont Boa Vista, Brava, Fogo, Maio, Santo Antão, São Nicolau et Sal. S'y ajoute également Santa Luzia, île inhabitée, ainsi que plusieurs îlots.

Les îles offrent une topographie variée, les unes relativement plates et les autres montagneuses. Le Pico est un volcan actif, situé sur Fogo et le point le plus élevé de l'archipel, culminant à 2 829 mètres (9 281 pieds). Les îles se divisent en deux groupes : les îles au vent (Barlavento) et les îles sous le vent (Sotavento), des noms qui évoquent les vents forts pouvant souffler depuis l'Atlantique.

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Ces îles constituèrent des relais utiles pour les navigateurs désireux de poursuivre leurs expéditions plus au sud.

L'archipel ne bénéficie pas de sources d'eau abondantes et les précipitations y sont irrégulières, bien que souvent torrentielles lorsqu'elles surviennent. Le sol se révèle peu profond mais riche, du fait de l'origine volcanique des îles. Si le climat est généralement tempéré, les vents arides interdisaient la culture du blé, de la vigne et des olives, contrairement à d'autres territoires portugais. Il existait peu de gibier sur l'île, les seuls mammifères endémiques étant les chauves-souris. Les tortues de mer, qui nichent sur certains îlots, constituaient une source de viande.

Découverte

Il est probable que le Cap-Vert était connu des anciens navigateurs tels que les Phéniciens, ainsi que des navigateurs Arabes et des Africains. Toutefois, ce n'est qu'à partir du XVe siècle que nait un réel intérêt pour la colonisation des îles. Deux navigateurs génois, battant pavillon portugais, découvrirent l'archipel en 1460. Ils se nommaient Antonio et Bartolomeo da Noli.

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Prince Henry the Navigator
Prince Henri le Navigateur
Nuno Gonçalves (Public Domain)

La Couronne portugaise entendait disposer d'un accès direct à l'or de l'Afrique de l'Ouest et les îles du Cap-Vert fournissaient un moyen pratique de longer la côte et d'éviter les États islamiques d'Afrique du Nord, eux-mêmes désireux de monopoliser le commerce africain. Le premier obstacle majeur était de nature géographique: comment contourner le Cap Bojador et regagner l'Europe malgré les vents dominants du nord? La réponse résidait dans l'amélioration de la conception des navires - des caravelles utilisant des voiles latines - et dans le choix d'un itinéraire audacieux s'éloignant des côtes africaines et utilisant les vents, les courants et les zones de haute pression pour rentrer au pays.

Le prince Henri le Navigateur (aussi appelé Infante Dom Henrique, 1394-1460) commandita des expéditions d'exploration qui aboutirent à la colonisation portugaise de Madère (1420) et des Açores (1439). Ces îles constituèrent des relais utiles pour les navigateurs désireux de poursuivre leurs expéditions plus au sud. En 1462, c'est au tour du Cap-Vert d'être ajouté aux possessions maritimes et agricoles du Portugal.

Portuguese Colonial Empire in the Age of Exploration
L'empire colonial portugais à I' époque des grandes découvertes
Simeon Netchev (CC BY-NC-SA)

En 1462, des colons portugais arrivèrent sur l’île de Santiago et fondèrent Ribeira Grande, qui allait être la capitale durant les 250 prochaines années. Dans un premier temps, les îles furent concédées au prince Fernando, neveu et héritier du prince Henri. Mais en 1495, elles repassèrent sous le plein contrôle du souverain, le roi Manuel Ier du Portugal (1495-1521).

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Alors que l'Afrique de l'Ouest était à cette époque soumise au monopole du Portugal, des querelles opposèrent ce dernier à l'Espagne au sujet des îles de l'Atlantique, notamment sur la question de savoir à qui revenait la possession des îles Canaries et du Cap-Vert. Le traité d'Alcáçovas-Toledo signé en 1479-80 détermina les îles Canaries comme propriété de l'Espagne, tandis que le Portugal avait autorité sur les îles du Cap-Vert, des Açores et de Madère. Le traité comportait également quelques clauses imprécises qui devaient par la suite causer des troubles, comme la reconnaissance du droit du Portugal sur les futures découvertes en Afrique et celle de l'Espagne sur les îles situées au-delà des Canaries.

Historical Map of the Cape Verde Islands
Carte historique des îles du Cap-Vert
Barent Langenes (Public Domain)

Colonisation

Comme pour la colonisation portugaise des Açores et de Madère, la Couronne divisa les îles et distribua des "capitaineries" (donatarias), selon le système féodal, en vue d'encourager les nobles à en financer le développement. Le premier "capitaine" de Santiago fut Antonio da Noli. Chaque "capitaine", ou donatario, se voyait confier la responsabilité de coloniser et de développer sa région en échange de privilèges financiers et judiciaires. En conséquence, les "capitaines", à leur tour, répartissaient au sein de leurs partisans des parcelles de terre connues sous le nom de semarias. Les hommes qui se voyaient attribuer ces terres avaient la responsabilité de les défricher et de les mettre en culture dans un délai déterminé. Dans beaucoup de cas, les capitaineries devinrent des fonctions héréditaires. Le modèle des donatarias devait par la suite être appliqué à d'autres territoires coloniaux portugais, notamment au Brésil.

Le Cap-Vert était idéalement situé pour convoyer des esclaves depuis le continent africain, puis les embarquer sur les navires qui traversaient l'Atlantique

Les colons étaient pour la plupart des Portugais (originaires notamment des Açores et de la région de l'Algarve au Portugal), quelques migrants juifs venus chercher une certaine liberté de culte, des indésirables tels que des déportés, ainsi qu’un certain nombre d'Italiens et de Français. Plus tard, s'ajoutèrent également des colons anglais et africains.

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Comme pour la colonisation portugaise de Madère et des Açores, de grands espoirs furent placés dans la canne à sucre. L'aridité des îles limitait toutefois les rendements. Les sécheresses et les famines n'étaient pas rares en raison de l'irrégularité des précipitations. Les colons introduisirent des animaux tels que les chèvres et les bovins, et les forêts furent défrichées pour laisser place aux cultures, au détriment de la préservation des sols sur le long terme. Outre le sucre, les denrées produites dans les îles du Cap-Vert comprenaient une teinture rouge issue de lichens nommés orseilles, des gisements de sel (sur Maio, Sal et Boavista), des céréales et des racines d'origine africaine, du maïs importé des Amériques, du manioc et des patates douces. Au XVe siècle, des chevaux furent élevés à Santiago, avant d'être expédiés sur la côte africaine. Les textiles en coton confectionnés sur place, très prisés sur la côte continentale, étaient conçus tout spécialement pour ce marché, sur la base de motifs traditionnels africains. Il existait également un motif propre au Cap-Vert - six bandes blanches, noires et bleues - et des bandelettes de tissu portant ce motif étaient utilisées comme monnaie d'échange au sein de l’archipel.

Ribeira Grande, Santiago, Cape Verde
Ribeira Grande, Santiago, Cap-Vert
Caspar Schmalkalden (Public Domain)

La Couronne portugaise avait accordé aux Cap-Verdiens, en 1466, le droit de commercer avec les communautés côtières africaines, ainsi que des exonérations fiscales. Il y avait toutefois certaines conditions à respecter : ainsi, seuls les résidents établis dans l'archipel depuis quatre ans étaient autorisés à commercer et ils ne pouvaient le faire qu'avec des marchandises provenant des îles du Cap-Vert. Ces faveurs étaient probablement accordées en raison du manque de viabilité de l'agriculture sur l'île. Cet arrangement impliquait l'établissement de comptoirs commerciaux portugais sur le continent, permettant ainsi de tirer profit de l'organisation bien établie du commerce africain, qui voyait les marchandises voyager de l'intérieur des terres le long des principaux fleuves (par exemple la Gambie et le Sénégal) jusqu'à la côte. Les marchandises achetées comprenaient de l'or, des esclaves, de l'ivoire, du poivre, de la cire d'abeille, de la gomme et des bois tinctoriaux. À cette période, les Portugais ne cherchèrent pas la conquête, faute de moyens humains et en raison de l'existence de réseaux commerciaux déjà bien établis et organisés. Des fortifications étaient parfois érigées pour protéger les sites commerciaux, mais toujours avec l'autorisation des chefs locaux. Les bonnes relations commerciales entre les îles et la côte offraient d'autres avantages, tels que la possibilité de louer des terres à cultiver en cas de mauvaises récoltes sur les îles de l'archipel et celle d'offrir un asile aux exilés lorsque des guerres tribales sévissaient sur le continent.

Les îles conservèrent leur valeur stratégique pour les navigateurs. L'expédition historique de Vasco de Gama par-delà le cap de Bonne-Espérance vers l’Inde en 1497-8 fit escale dans l'archipel. Celle de Fernand de Magellan fit également halte aux îles du Cap-Vert pour se réapprovisionner lors du premier tour du monde en 1519-22.

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Esclavage

Les îles gagnèrent véritablement en importance lorsque la traite des esclaves vers les Amériques prit son essor. Le Cap-Vert était idéalement situé pour convoyer des esclaves depuis le continent africain, puis les embarquer sur les navires qui traversaient l'Atlantique, afin de les exploiter comme main-d'œuvre dans les plantations dans les Caraïbes, en Amérique du Nord et au Brésil. À leur retour, ces navires rapportaient des denrées commercialisées, par le biais du Cap-Vert, vers l'Afrique et l'Europe.

Des esclaves travaillaient également dans les plantations de sucre et de coton de l’archipel et dans la production de teinture indigo. Ces marchandises étaient exportées, en même temps que les tissus fabriqués sur place, vers le continent africain et échangées contre des esclaves, lesquels étaient ensuite expédiés vers les Amériques. Les esclaves se voyaient enseigner les bases du portugais et recevaient quelques leçons sur le christianisme, ce qui leur conférait une plus grande valeur au cas où ils parviendraient à atteindre les Amériques. Les négociants y voyaient en outre un moyen de soulager leur conscience, s'imaginant en bienfaiteurs de ces esclaves auxquels ils offraient la possibilité d'obtenir ce qu'ils considéraient être le salut éternel. Environ 3 000 esclaves entreprenaient chaque année la terrible et souvent mortelle traversée de l'Atlantique. De nombreux Cap-Verdiens libres embarquaient également, attirés par les opportunités qu'offrait la toute récente implantation du Portugal au Brésil.

Diagram of the Brooks Slave Ship
Plan détaillé du Brooks
British Library (CC BY-NC-SA)

Le marchand et esclavagiste florentin Francesco Carletti séjourna aux îles du Cap-Vert en 1594. Il décrivit de façon saisissante la traite des esclaves à Santiago :

... nous achetâmes soixante-quinze esclaves, deux tiers d'hommes et un tiers de femmes, jeunes et vieux, grands et petits. Tous étaient mélangés, selon la coutume du pays, en un troupeau, tout comme on achèterait chez nous des moutons, après avoir pris au préalable toutes les précautions nécessaires pour s'assurer qu'ils étaient en bonne santé, avaient une bonne constitution et ne présentaient aucun défaut physique. Chaque propriétaire les marque ensuite, ou pour parler plus justement, leur appose sa propre marque. Cette dernière est faite d'argent et chauffée dans la flamme d'une bougie faite de suif dont on oint la brûlure. La marque est faite sur la poitrine, le bras ou le dos afin qu'ils soient reconnus.

...Les esclaves furent embarqués dans le navire que nous avions loué, les hommes sous les ponts, entassés et serrés les uns contre les autres de telle sorte qu'ils éprouvaient de grandes difficultés à se tourner d'un côté ou de l'autre quand ils le souhaitaient. Les femmes logeaient à leur guise à bord du navire, partout où elles pouvaient trouver de la place.

(Newitt, 156-8)

Le Cap-Vert étant beaucoup plus éloigné du Portugal que les autres colonies atlantiques (environ deux semaines de navigation), les îles attirèrent peu de colons européens, en particulier de femmes. Par conséquent, Européens et Africains s'y marièrent entre eux, donnant ainsi naissance à une culture afro-portugaise, fortement imprégnée des influences religieuses et artistiques africaines. Ce furent très souvent ces Cap-Verdiens libres et métissés qui s'installèrent dans les comptoirs de la côte africaine.

Une autre influence trouvait son origine dans la présence des navires portugais venus de l'Est et qui faisaient escale dans les îles sur le chemin du retour vers l'Europe. En tant que point de jonction majeur entre les empires portugais, africain, américain et indien, le Cap-Vert était indubitablement un creuset culturel. Par ailleurs, le nombre d'esclaves résidant sur place ne cessa d'augmenter jusqu'à excéder largement le nombre de colons libres. En 1582, les populations de Fogo et de Santiago, qui constituent encore les deux principales îles, comptaient 1 600 Blancs et métisses, 400 Noirs libres et 13 700 esclaves.

São Francisco Church, Cidade Velha
Église de São Francisco, Cidade Velha
Nice Marinho (CC BY-SA)

Les richesses qui transitaient par les îles, tout comme la valeur stratégique de ces dernières attirèrent inévitablement la convoitise des autres puissances européennes, en particulier de l'Angleterre et de l'Espagne, mais aussi des pirates de diverses nationalités. Ces derniers attaquèrent l'archipel en 1541, et les Anglais y pénétrèrent en 1585 et 1592. Le premier raid anglais fut mené par Francis Drake (vers 1540-1596) et se solda par la mise à sac de plusieurs établissements de Santiago. Ces incursions se multiplièrent après la prise de pouvoir de Philippe II d'Espagne (r. 1556-1598) sur le Portugal en 1580 ; les îles du Cap-Vert étaient alors perçues comme une cible de choix par les ennemis de l'Espagne. En 1598, une flotte néerlandaise attaqua les îles alors que la concurrence internationale autour de l'Afrique de l'Ouest gagnait en intensité. Les routes commerciales furent également modifiées au profit d’un passage direct entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest, entraînant le déclin des îles. Une série de sécheresses tout au long du XVIe siècle appauvrit encore davantage l'archipel. En 1712, l'attaque du pirate français Jacques Cassard contre les îles eut pour conséquence de faire de Praia la capitale, au terme d'un lent processus qui ne s'acheva qu'en 1770.

Histoire récente

Avec le déclin de la prospérité de l'archipel, de nombreux Cap-Verdiens migrèrent vers les îles portugaises de Sao Tomé-et-Principe ou vers l'Amérique du Nord, où l'industrie baleinière offrait des opportunités. Une tendance qui s'accentua avec la fin de la traite des esclaves en 1876. Les îles conservent toujours leur important rôle stratégique et servent par la suite de base de ravitaillement pour les navires à vapeur traversant l'Atlantique et longeant la côte africaine, bien que l'ouverture du canal de Suez en 1869 ait permis aux navires se dirigeant vers l'est de ne plus avoir à passer par le cap de Bonne-Espérance. Une importante station de ravitaillement en charbon fut aménagée pour les navires de passage à Mindelo, sur São Vicente.

Les différentes nationalités présentes sur les îles se sont mélangées très tôt dans l'histoire de l'archipel, si bien que la majorité des insulaires d'aujourd'hui sont d'origine mixte, à la fois européenne et africaine, et sont connus sous le nom de mestiço ou crioulo, nom qui désigne également la langue locale (le portugais étant toujours dominant dans les contextes plus formels). Le catholicisme romain reste la religion prédominante, et la péninsule ibérique occupe toujours une place prépondérante dans les importations et les exportations. Le Cap-Vert a obtenu son indépendance du Portugal en 1975, lors d'une transition moins agitée que celle observée dans les colonies portugaises du continent africain. Les îles ont alors pris le nom de République du Cap-Vert. La ville de Cidade Velha (anciennement Ribeira Grande), sur l'île de Santiago, est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour sa riche architecture coloniale.

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Traducteur

Priscilia Barbuti
Passionnée d'art, d'histoire et de science depuis toujours, j'ai fait le choix d'étudier l'archéologie avant de m'orienter vers le domaine des technologies 3D et considère comme essentielle la diffusion des savoirs auprès du plus grand nombre.

Auteur

Mark Cartwright
Mark est un auteur d'articles historiques installé en Italie. Il s'intéresse plus particulièrement à la poterie, à l’architecture, aux mythologies du monde et à la découverte des idées partagées par toutes les civilisations. Il est titulaire d’un Master en philosophie politique et éditeur en chef de WHE.

Citer cette ressource

Style APA

Cartwright, M. (2021, mai 27). La colonisation portugaise du Cap-Vert [The Portuguese Colonization of Cape Verde]. (P. Barbuti, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1762/la-colonisation-portugaise-du-cap-vert/

Style Chicago

Cartwright, Mark. "La colonisation portugaise du Cap-Vert." Traduit par Priscilia Barbuti. World History Encyclopedia. modifié le mai 27, 2021. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1762/la-colonisation-portugaise-du-cap-vert/.

Style MLA

Cartwright, Mark. "La colonisation portugaise du Cap-Vert." Traduit par Priscilia Barbuti. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 27 mai 2021. Web. 26 oct. 2021.