L'époque médio-assyrienne (vers 1365-1000 avant Jésus-Christ) est née des changements dans l'équilibre des pouvoirs au Proche-Orient de la fin de l'âge du bronze. Après avoir été auparavant subordonnée à Mitanni, l'Assyrie réaffirma son autonomie sous le règne d'Assur-uballit Ier (vers 1365-1330 avant Jésus-Christ), alors que la pression hittite affaiblissait l'autorité de Mitanni dans le nord de la Syrie et en Haute-Mésopotamie. Cela permit à l'Assyrie de dépasser le stade d'un royaume régional centré sur Assur et de commencer à projeter sa puissance militaire et diplomatique sur les terres bordant le Tigre, le Khabour et l'Euphrate.
Sous des souverains tels qu'Adad-nerari Ier (r. vers 1307–1275 avant Jésus-Christ), Salmanazar Ier (r.vers 1273–1244 avant Jésus-Christ) et Tukulti-Ninurta Ier (r. vers 1243–1207 avant Jésus-Christ), l'Assyrie s'étendit sur l'ancien territoire du Mitanni/Hanigalbat, mit en place une administration provinciale, mena des campagnes militaires contre la Babylonie et les zones frontalières des hautes terres, et renforça l'idéologie royale, le droit et l'organisation militaire. Bien que le contrôle assyrien ait varié selon les villes, les voies de communication et les régions frontalières, cette période vit la mise en place de nombreuses institutions et pratiques impériales qui furent par la suite développées par l'Empire néo-assyrien au cours du premier millénaire avant notre ère.