Dans son nouveau livre intitulé Ten Caesars : Roman Emperors from Augustus to Constantine (édition en anglais), le professeur Barry Strauss retrace l'histoire de l'Empire romain, depuis ses origines jusqu'à son renouveau sur les rives orientales de la Méditerranée. Son livre couvre une période exceptionnelle qui s'étend du règne d'Auguste, fondateur de l'Empire, jusqu'à celui de Constantin, qui fit de Constantinople sa nouvelle capitale et donna au Christianisme sa place au sein du monde romain. À travers cette formidable fresque historique, Barry Strauss met en lumière les contributions et l'héritage de dix empereurs romains, héritage qui n'a pas fini d'influencer le monde occidental d'aujourd'hui. Dans l'interview exclusive que nous vous proposons aujourd'hui, James Blake Wiener s'entretient au nom de World History Encyclopedia (WHE), avec le professeur Strauss sur l'épopée des grands hommes qui ont façonné la puissance et la civilisation de l'Empire romain.

JBW : Professeur Strauss, c'est toujours un immense plaisir de vous avoir parmi nous, et je me réjouis que vous soyez venu nous parler de votre nouvel ouvrage intitulé Ten Caesars.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce qui vous a poussé à écrire ce livre?

BS : Bonjour, et merci de m'accueillir parmi vous. Depuis que j'ai découvert (dans les années 70 !) la série I, Claudius dans le cadre de l'émission Masterpiece Theatre de la chaîne de télévision américaine PBS, je n'ai cessé d'être fasciné par la personnalité des empereurs romains. C'étaient des hommes hors du commun, qui ont certes accompli des choses extraordinaires, mais qui pouvaient aussi se montrer très cruels. Écrire un livre sur eux fut un défi qu'il m'a plu de relever. Il me semble également que l'histoire des empereurs romains est une leçon pour notre époque. Ils furent confrontés aux mêmes défis que nous aujourd'hui: une société vaste, multiculturelle et en pleine mutation, marquée par l'immigration, la pauvreté et plusieurs menaces venant de l'étranger.

Les empereurs romains avaient un talent remarquable: Ils se sont toujours adaptés au changement plutôt qu'ils ne s'y sont opposés. Ils ont accepté l'évolution de la société romaine tout en préservant les aspects qu'ils jugeaient essentiels à leur mode de vie. Ils étaient avant tout pragmatiques, souvent sans pitié, parfois hélas sanguinaires.

JBW : Comment avez-vous sélectionné les dix empereurs dont vous parlez dans votre livre, à savoir: Auguste (règne 27 avant Jésus-Christ-14 après Jésus-Christ), Tibère (règne 14-37 après Jésus-Christ), Néron (règne 54-68 après Jésus-Christ), Vespasien (règne 69-79 après Jésus-Christ), Trajan (règne 98-117 après Jésus-Christ), Hadrien (règne 117-138 après Jésus-Christ), Marc Aurèle (règne 161-180 après Jésus-Christ), Septime Sévère (règne 193-211 après Jésus-Christ), Dioclétien (règne 286-305 après Jésus-Christ) et Constantin (règne 306-324 après Jésus-Christ) ?

BS : Pour ce qui est de la moitié d'entre eux, ce n'est pas moi qui les ai choisis, mais eux qui se sont imposés à moi! Comment parler de l'Empire romain sans évoquer Auguste, Néron, Hadrien, Marc Aurèle et Constantin? Quant à Tibère et Septime Sévère, ils furent des personnages clés tout à fait fascinants que je ne pouvais guère passer sous silence. Vespasien, Trajan et Dioclétien ne furent pas moins importants, mais j'aurais pu les remplacer par Caligula (règne 37-41 après Jésus-Christ), Commode (règne 177-180 après Jésus-Christ) et Aurélien (règne 270-275 après Jésus-Christ).

Or, parmi les trois empereurs que je viens de citer, seul Aurélien, il me semble, aurait présenté un intérêt comparable à celui de Vespasien, Trajan et Dioclétien. Aurélien est donc celui que j'ai dû laisser de côté. Soit dit en passant, j'ai décidé de m'arrêter à Constantin, car l'histoire de l'Empire romain prend ensuite une tournure tout à fait différente.

JBW : Dans d'autres interviews vous avez déclaré que Marc Aurèle était votre empereur préféré et que Néron était celui que vous appréciiez le moins. Cela étant dit, j'aimerais savoir lequel des dix empereurs dont vous parlez dans Ten Caesars est, selon vous, le plus méconnu, et pourquoi?

BS : Je dirais que c'est Tibère, car il a souffert du syndrome de la deuxième génération. Si Auguste est bien la figure emblématique fondatrice de l'Empire romain, c'est son successeur, Tibère, qui en a assuré la pérennité. Comme tous ceux qui ont succédé à un fondateur visionnaire, Tibère est resté sous-estimé. Pourtant, c'est lui qui a pris certaines mesures de sécurité, certes déplaisantes mais nécessaires, afin de protéger le régime en installant de manière permanente la Garde prétorienne à Rome. Il est regrettable que Tibère ait fait exécuter certains sénateurs, mais c'était peut-être inévitable. Plus important encore, Tibère sut mettre un terme à l'expansion de Rome.

En se retirant du territoire qui forme l'actuelle Allemagne, Tibère amorça le processus qui fit passer Rome d'un empire conquérant à un empire administratif et bureaucratique, assurant ainsi la pérennité de l'Empire. Pourtant il ne récolta que l'opprobre et ne fut jamais déifié. Un peu comme un grand joueur de football non reconnu à sa juste valeur et qui n'aurait jamais été élevé au rang de star.

JBW : Quelles sources primaires avez-vous consultées au cours de vos recherches pour l'écriture ce nouvel ouvrage? J'imagine que vous avez lu le De Vita Caesarum de Suétone (vers 69-122 après Jésus-Christ), bien que cet auteur fût particulièrement friand de ragots, comme beaucoup d'écrivains romains, n'est-ce pas?

BS : En effet, les Vies de Suétone sont riches en anecdotes qu'on pourrait qualifier de potins, mais son œuvre n'en demeure pas moins exceptionnelle et incontournable. Parmi les autres sources littéraires que j'ai consultées, je citerais en premier lieu Tacite (vers 56-120 après Jésus-Christ), Flavius Josèphe (vers 37-100 après Jésus-Christ), Pline le Jeune (61-113 après Jésus-Christ), Dion Cassius (155-235 après Jésus-Christ), Hérodien (170-240 après Jésus-Christ) et les Méditations de Marc Aurèle. Je me suis également inspiré de nombreuses inscriptions, j'ai lu une bonne quantité de textes de la littérature antique, aussi bien romaine que grecque, et j'ai consulté bien d'autres sources. J'ai aussi eu l'immense privilège de visiter un grand nombre de sites antiques.

JBW : Professeur Strauss, vous soulignez l'importance de nombreuses femmes au sein de l'Empire romain, — des mères, des épouses et maîtresses d'empereurs — qui ont exercé une influence et un pouvoir considérables sur leurs pairs masculins.

BS : C'est vrai, de nombreuses femmes ont joué un rôle prépondérant, même si leur situation fut loin d'être toujours évidente. Auguste, par exemple, sanctionna la stérilité, le célibat et l'adultère (si tant est que celui-ci était commis avec une femme libre, pas avec une esclave), car il entendait reconstruire la famille romaine et relancer la natalité après des décennies de guerre civile. Il s'en prit même publiquement à sa propre fille.

Il accorda cependant un pouvoir extraordinaire à sa sœur, Octavie (69-11 avant Jésus-Christ), et à sa propre épouse, Livie (27 avant Jésus-Christ-14 après Jésus-Christ), les affranchissant de toute tutelle masculine et leur conférant une immunité absolue. Octavie comme Livie jouirent d'une immense richesse; elles géraient elles-mêmes leurs foyers, et financèrent même la construction d'édifices publics. Livie fut la première, parmi les femmes de l'élite romaine, à voyager à l'étranger avec son mari; à une époque où il était plutôt de bon ton pour les épouses de rester à la maison. Elle exerça également une grande influence en tant que conseillère de son mari. Finalement, c'est le fils de Livie, Tibère, qui hérita du pouvoir de son beau-père Auguste et lui succéda. On a parfois accusé Livie d'avoir empoisonné les petits-fils d'Auguste afin de les écarter du pouvoir en faveur de Tibère, mais sans doute ne s'agit-il ici que de calomnies infondées. Auguste ne sera malheureusement pas parvenu à faire disparaître la traditionnelle hostilité des Romains envers les femmes de pouvoir.

JBW : Parmi les femmes les plus influentes de l'époque que vous avez étudiée, quelle est celle qui vous a le plus fasciné et qui incarna peut-être le mieux, selon vous, la Rome impériale?

BS : On pourrait en vain rechercher la "femme romaine typique" à Ostie par exemple ou dans l'un des nombreux quartiers d'immeubles que comptait Rome à l'époque. On pourrait aussi tenter d'en retrouver les traces dans les très nombreuses inscriptions funéraires qui ont été mises au jour. Dans mon livre, je parle de nombreuses femmes de l'élite romaine, mais aucune n'est à mon avis réellement représentative. Cependant il en est une dont l'ascension sociale m'a fasciné; je veux parler de Caenis. Caenis était née esclave; elle était probablement d'origine grecque, et c'était une femme exceptionnellement intelligente et dotée d'une formidable mémoire. Elle fut la secrétaire de la très puissante Antonia la Jeune (36 avant Jésus-Christ – 37 après Jésus-Christ), qui elle-même fut mère de l'empereur Claude et grand-mère de Caligula (Caius). C'est Caenis qui rédigea la lettre qu'Antonia envoya à Tibère pour dénoncer le complot de Séjan (20 avant Jésus-Christ – 31 après Jésus-Christ), ce qui permit de sauver Tibère et de faire tomber Séjan.

Caenis fut affranchie par Antonia, puis elle devint la maîtresse de Vespasien, soldat talentueux et ambitieux. Je soupçonne que c'est elle qui aida ce dernier à accéder au pouvoir. Plus tard, devenu empereur et veuf, Vespasien prit Caenis pour concubine. Elle acquit alors une grande fortune et vécut dans une somptueuse villa aux portes de Rome. On raconte qu'elle vendait des faveurs et l'accès à l'empereur. Après sa mort, sa villa fut réaménagée en bains publics. Devenue une femme libre, elle affranchit à son tour des esclaves. L'un d'entre eux lui dédia un magnifique monument funéraire, orné de couronnes de laurier en référence discrète à l'empereur. L'histoire de Caenis nous offre un aperçu fascinant de la mobilité sociale, des relations hommes-femmes et du pouvoir dans la Rome impériale du Ier siècle de notre ère.

JBW : Au IVe siècle de notre ère, l'Empire romain avait tellement changé sur les plans géographique, ethnique, religieux et culturel qu'Auguste lui-même aurait eu du mal à le reconnaître. Cependant, la conversion de Constantin au Christianisme ne semble être qu'un élément parmi d'autres dans la transformation de l'Empire romain et dans sa renaissance sur les rives orientales de la Méditerranée aux IVe et Ve siècles de notre ère.

Il me semble que cette renaissance de l'Empire romain en Orient soit due non seulement à l'essor du Christianisme et à la présence d'une vaste population de langue grecque sur son territoire, mais aussi à la puissance militaire de la Perse sassanide. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce glissement politique, culturel et économique complexe vers l'Est?

BS : Les frontières de Rome ont toujours été poreuses, surtout à l'est, où les échanges commerciaux et culturels se faisaient dans les deux sens. Une exposition passionnante, intitulée The World Between Empires : Art and Identity in the Ancient Middle East (Le monde entre les empires : art et identité dans le Moyen-Orient antique), consacrée à cette région frontalière, s'est tenue au Metropolitan Museum de New York. On y comprend bien que l'orient a toujours été le moteur culturel et économique de l'Empire romain.

Cependant, et vous avez raison, Rome a dû faire face à la menace de la Perse sassanide. Les empereurs romains n'ont eu d'autre choix que de consacrer des ressources colossales à la guerre et à la diplomatie en zone frontalière, même s'ils auraient mieux fait d'éviter certaines entreprises périlleuses, telles que la campagne de Julien en Mésopotamie. La Perse fut la seule puissance capable de rivaliser avec Rome. Les peuples germaniques de l'Ouest qui défièrent Rome étaient bien moins bien organisés. En ce sens, il est ironique que l'Empire romain ait survécu à l'Est alors qu'il s'est effondré à l'Ouest.

JBW : Professeur Strauss, outre la nécessité de s'adapter aux circonstances et de toujours persévérer quel qu'en soit le prix, quels enseignements les empereurs romains de l'Antiquité nous transmettent-ils encore au XXIe siècle?

BS : C'est une excellente question, à laquelle il existe tant de réponses que je ne saurais par où commencer. Je vais donc essayer de présenter mon opinion en cinq points:

  1. Tout dirigeant doit commencer son mandat par "faire le ménage chez lui". Il doit s'y atteler avec fermeté et rapidité dès le début, et c'est seulement par la suite qu'il pourra se faire des alliés. L'attitude inverse, qui consiste à commencer par se montrer sympathique pour ensuite se montrer plus dur, peut se révéler catastrophique et n'engendre que de l'opposition. Auguste et Hadrien l'avaient bien compris; Tibère, en revanche, fit le contraire et dut en payer le prix.
  2. Dans un deuxième temps, et pour réussir, un dirigeant doit également pouvoir compter sur un bras droit exceptionnel et digne de confiance. Auguste, par exemple, n'aurait jamais pu accéder au pouvoir sans Agrippa (vers 64-12 avant Jésus-Christ), et il lui aurait été infiniment difficile de conserver ce pouvoir sans ce dernier. Pour les mêmes raisons, il est indispensable d'avoir un époux ou une épouse qui vous soit favorable et vous soutienne. On pense notamment à Livie pour Auguste, à Caenis pour Vespasien (bien qu'elle n'ait été que sa concubine, et non son épouse au sens strict), à Plotine (m. vers 122) pour Trajan, et à Julia Domna (160-217 après Jésus-Christ) pour Septime Sévère.
  3. Ensuite, les empereurs romains ont réussi parce qu'ils ont su faire du changement leur allié. Prenons l'exemple de la diversité culturelle. Les dirigeants de Rome ont toujours accueilli les gens venus d'ailleurs, accordant la citoyenneté romaine à nombre d'entre eux. Ils ont su travailler avec esclaves et affranchis, incarnant eux-mêmes l'ouverture du système romain au changement. Auguste lui-même n'appartenait à la noblesse que du côté de sa mère. De nombreux empereurs étaient originaires de pays étrangers: d'Espagne, d'Afrique du Nord, de Syrie et des Balkans, pour ne citer que les exemples les plus marquants.
  4. En contrepartie ils ne nous ont pas laissé que de bons modèles: on peut citer à ce titre le recours à la violence. L'Empire romain s'est bâti par la persuasion et la force. Si les Empereurs romains ont su se montrer exceptionnellement généreux lorsqu'il s'agissait d'accorder la citoyenneté romaine, ils n'en demeuraient pas moins extrêmement violents. Tous sans exception, même les plus sympathiques – je pense en particulier à Marc Aurèle - se sont toujours montrés prêts et disposés à recourir à la force pour conserver le pouvoir. Ils en ont souvent abusé, comme lors des répressions brutales menées en Bretagne ou en Judée, entre autres. L'exemple romain nous amène à nous interroger sur les circonstances dans lesquelles un grand État peut ou doit avoir recours à la force.
  5. Enfin, rien ne remplace la grandeur. Regardons les choses en face: la plupart des empereurs romains furent plutôt médiocres. Mais un petit nombre ont su relever le défi et se montrer à la hauteur d'une tâche exceptionnellement difficile. La manière dont des hommes tels qu'Auguste, Hadrien, Septime Sévère et Dioclétien, pour ne citer qu'eux, tous originaires d'horizons différents, ont réussi à s'imposer, donne matière à réflexion. La question de savoir comment on devient un dirigeant exceptionnel est plus que jamais d'actualité, et les Romains nous fournissent une source inépuisable d'inspiration.

JBW : Vous concluez votre ouvrage par un épilogue consacré à la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 de notre ère puis à sa résurrection et sa transformation en une entité nouvelle, à l'Est: l'Empire byzantin. Vous abordez également brièvement la vie de Justinien (règne 527-565) et de Théodora (règne 527-548).

En quoi ces personnages constituent-ils le "point d'orgue" idéal d'un ouvrage consacré à l'histoire de l'Empire romain? En quoi s'inscrivent-ils dans la lignée de leurs prédécesseurs de l'Antiquité tout en préfigurant déjà un style de gouvernance plus "médiéval"?

BS : À l'instar de leurs prédécesseurs de l'Antiquité, Justinien et Théodora formèrent un couple tenace et impitoyable et se soutinrent mutuellement dans la quête du pouvoir. Ils n'eurent rien à envier ni à Auguste et Livie, ni à Septime Sévère et Julia Domna. Ils essayèrent par tous les moyens de s'implanter, même modestement, dans l'ancien cœur de l'Empire, c'est-à-dire l'Italie actuelle. Sous leur règne, l'importance accordée aux courses de chevaux à Constantinople, pour le meilleur ou pour le pire, rappelle celle de la Rome impériale.

Pourtant, le style hiératique des mosaïques de Ravenne, qui dépeint une organisation ordonnée de l'Église et de l'État autour de l'empereur Justinien et de l'impératrice Théodora, semble plus anticiper l'ère de la foi chrétienne que le monde des philosophes. Il y a quelque chose de statique à la fois dans la vision du monde telle qu'elle est représentée par ces mosaïques et dans l'espace intérieur de Sainte-Sophie, qui préfigure davantage les notions médiévales de l'ordre que celles de la Rome impériale. Ainsi, oui, Justinien et Théodora ont bel et bien constitué un couple à l'image de Janus, dont le visage est tourné à la fois vers le passé et l'avenir.

JBW : Au nom de World History Encyclopedia, je vous remercie infiniment de m'avoir accordé cet entretien. Comme à chaque fois que nous nous rencontrons, je vous souhaite bonne chance dans la poursuite de vos passionnants travaux de recherche.

BS : Merci James!

Le Professeur Barry S. Strauss est un historien spécialisé dans l'histoire militaire et navale, ainsi que dans les études classiques. Il est également consultant. En tant que directeur de la collection Princeton History of the Ancient World, il fait autorité dans le domaine du leadership et des enseignements que l'on peut tirer des vies des principaux dirigeants politiques et militaires du monde antique (César, Hannibal, Alexandre, et bien d'autres). Il est l'auteur de huit ouvrages sur l'histoire antique, dont Ten Caesars, The Death of Caesar (2016), The Battle of Salamis (sélectionné par le Washington Post comme l'un des meilleurs livres de l'année 2004) et The Trojan War: A New History (2006). Dans un article publié dans le Washington Post, Tom Holland a salué son ouvrage The Spartacus War (2009) pour son "suspense digne d'un thriller", tandis que le site Books & Culture l'a classé parmi ses meilleurs livres de l'année 2009. Ses ouvrages ont été traduits en 14 langues étrangères, du français au coréen. Le professeur Strauss est titulaire d'une licence de l'université Cornell, ainsi que d'une maîtrise et d'un doctorat de l'université Yale.